Histoire de nuages de cendre volcanique… // About volcanic ash clouds…

drapeau-francaisEn 2010, dans le sillage de l’éruption de l’Eyjafjallajökull et les volumineux nuages de cendre qui ont occasionné des perturbations monstres sur le trafic aérien en Europe, des voix se sont fait entendre pour jurer haut et fort qu’un tel événement ne se reproduirait plus ; elles assuraient que l’on trouverait des solutions pour sécuriser le transport aérien. Les scientifiques ont commencé à plancher sur la question et ont inventé des systèmes censés avertir les pilotes d’aéronefs de la présence de ces maudits nuages de cendre. On a entendu parler du système AVOID qui, comme son nom l’indique devait permettre aux pilotes d’éviter de se retrouver dans une situation aussi délicate que leurs collègues pris dans les nuages de cendre du Redoubt en Alaska ou du Galunggung en Indonésie.

Assez étrangement, ces nouveaux systèmes ont été testés alors qu’il ne se passait rien au-dessus des volcans actifs en Europe. On a même déversé des sacs de cendre au-dessus du Golfe de Gascogne pour tester ces équipements. Par contre, au moment de manifestations éruptives de l’Etna et du Stromboli, ce fut le silence radio dans les médias qui sont pourtant friands de ce genre de démonstrations. En septembre 2016, l’éruption du Rinjani en Indonésie a provoqué de nombreux retards et annulations de vols au départ et à destination de Bali et de l’Australie. Là encore, point de système de détection de cendre volcanique à l’horizon!

Ces derniers temps, les Américains s’inquiètent quand ils voient les nuages de cendre du Bogoslof monter à plus de 10 kilomètres de hauteur car ce volcan des Iles Aléoutiennes se trouve sur un couloir aérien très fréquenté entre l’Asie et l’Amérique. D’autres volcans actifs somme l’Augustine ou le Cleveland se trouvent sur cette trajectoire. Là encore, aucun système de détection de cendre en vue.

En 2014, alors que je volais au sud de l’Islande en me rendant à Vancouver pendant l’éruption dans l’Holuhraun, le nuage éruptif de couleur sombre stagnait au-dessus de l’île et jusqu’au sud. J’ai été très surpris de constater que le pilote n’avait pas été informé de l’éruption et de la présence de ce nuage. A mon arrivée à destination, j’ai pu avoir une discussion avec lui et il m’a confié que son appareil (un Boeing 777) n’était pas équipé de système de détection de cendre volcanique et que la rencontre d’un tel nuage poserait de gros problèmes.

Il y aura forcément une nouvelle éruption en Islande dans les prochains mois ou les prochaines années. Le Katla, le Bardarbunga et leurs copains ont la faculté de produire des nuages de cendre qui ne manqueront pas d’envahir les cieux européens. Je serais fort étonné que les compagnies aériennes acceptent de mettre en danger leurs clients et il faudra donc s’attendre à de nouvelles grosses perturbations. A supposer que le système AVOID refasse parler de lui, il n’est pas du tout certain que les compagnies aériennes lui fassent confiance en apprenant que les tests n’ont jamais été vraiment réalisés dans un contexte éruptif à grande échelle.

Une chose est certaine: je ne prendrai pas l’avion dans de telles circonstances!

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drapeau-anglaisIn 2010, in the wake of the eruption of Eyjafjallajökull and the voluminous ash clouds that caused huge disruptions in air traffic in Europe, voices were heard to swear loud and clear that such an event would never happen again; they ensured that solutions could be found to secure air transport. Scientists began to work on the issue and invented systems supposed to warn aircraft pilots of the presence of these damned ash clouds. We heard of the AVOID system which, as the name suggests, would allow pilots to avoid being in such a delicate situation as their colleagues with the ash clouds of Mt Redoubt in Alaska or Mt Galunggung in Indonesia.
Quite strangely, these new systems were tested while nothing was happening over active volcanoes in Europe. Bags of ash were even dumped over the Bay of Biscay to test this equipment. Later, at the time of eruptions of Mt Etna and Stromboli, there was n news of any experiment in the media which are so fond of this kind of demonstrations.
Recently, American authorities were worried when they saw the ash clouds from Bogoslof rising to more than 10 kilometers above sea level because this volcano of the Aleutian Islands is on a busy air corridor between Asia and America. Other active volcanoes, such as Augustine or Cleveland, are on this route too. Again, no ash detection system is being used.
In 2014, while flying south of Iceland on my way to Vancouver during the Holuhraun eruption, the dark, eruptive cloud was stagnating over the island and south of it. I was very surprised that the pilot had not been informed of the eruption and the presence of this cloud. When I arrived at Vancouver, I could talk to him and he told me that his aircraft (a Boeing 777) was not equipped with a volcanic ash detection system and that encountering such a cloud would pose major problems.
There will inevitably be a new eruption in Iceland in the coming months or years. Katla, Bardarbunga and others have the ability to produce ash clouds that can invade the European skies. I would be very surprised if the airlines were willing to put their customers at risk and more major disruptions are to be expected. Assuming that the AVOID system is mentioned again, it is by no means certain that airlines will trust it when they hear that the tests have never been performed in a large-scale eruptive context.

There is one sure thing: I will never take the plane in such circumstances.

Eyjafjallajokull-blog

Nuage de cendre de l’Eyjafjallajökull en 2010 (Crédit photo: Wikipedia)

easyJet AVOID volcanic ash testing press trip 6.12.11 Light research aircraft with AVOID system and gas in-situ measurement system flies past the volcanoe Mount Etna in Sicily,Italy. DEVISE FITTED UNDER TEST AIRCRAFT EMBARGOED UNTIL THURSDAY 00.01 FREE PHOTO USAGE

Détecteur de cendre AVOID (Crédit photo: EasyJet)

Prévention sismique en Alaska: il reste beaucoup à faire // Insufficient seismic prevention in Alaska

drapeau-francaisLorsque la Maison Blanche a tenu un sommet sur la préparation aux séismes la semaine dernière, l’Alaska était aux abonnés absents. Le 49ème Etat n’a pas été convié, même si les 10 séismes les plus puissants aux États-Unis ont été enregistrés en Alaska, et même si les habitants d’Anchorage venaient de subir une secousse de M 7.1 la semaine précédente.
Cependant, il convient de noter que, même si l’Alaska n’a pas été invité à participer au sommet, le bureau du gouverneur a contacté la Maison Blanche et demandé à participer aux futures réunions traitant de la préparation aux séismes.
La raison la plus importante de cette absence à la Maison Blanche est que l’Etat d’Alaska n’est pas prêt. Son réseau sismique aurait besoin d’être modernisé pour pouvoir prétendre à un système d’alerte précoce.
Le Japon est la référence dans ce domaine. Dans le pays, les portes des casernes de pompiers sont connectées à des capteurs et s’ouvrent automatiquement. Les trains ralentissent automatiquement pour éviter les déraillements. Les usines peuvent arrêter de fonctionner ou désactiver les conduites de gaz. Pendant le séisme de M 9 qui a secoué le Japon en 2011, une alerte a été émise et les trains à grande vitesse qui roulent à plus de 320 km/heure ont ralenti, évitant tout déraillement.
L’Alaska ne possède pas le type d’infrastructure nécessaire qui permettrait de mettre en place un système d’alerte précoce efficace. Contrairement à la Californie et à l’Etat de Washington, les équipements de détection alaskiens ne répondent pas aux normes nationales.
Anchorage est certainement l’une des villes qui devraient déployer en priorité un système d’alerte. En outre, il devrait y avoir suffisamment de stations de détection à travers l’Alaska, ainsi que des sismomètres et des systèmes informatiques performants capables de diffuser un message dès que la terre commence à trembler.
Aucune estimation du coût de l’extension de la surveillance sismique n’a été formulée pour Anchorage, Las Vegas ou d’autres villes sujettes aux séismes, mais qui ne font pas partie des projets de systèmes d’alerte précoce à l’échelle nationale. Le respect des normes officielles coûterait probablement à l’Alaska quelque 7 millions de dollars par an. Il faudrait déjà que l’Etat réponde aux normes du système sismique national, ce qu’il ne fait pas. En ce moment, la National Science Foundation conduit un programme de 40 millions de dollars, avec l’installation de 260 capteurs à travers l’Alaska, à des fins de recherche. Le problème est que ces capteurs seront retirés dans cinq ans, sauf si l’Etat peut trouver de l’argent pour les acheter et les entretenir, au moins dans certaines régions.
Adapté d’un article du journal Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisWhen the White House held a summit on earthquake preparedness last week, Alaska was conspicuously absent. Nobody invited Alaska, even though the 10 largest earthquakes in the United States have been in Alaska and even though the residents of Anchorage had just felt an M 7.1 event the week before.
However, it should be noted that, even if the state of Alaska was not invited to participate in the White House meeting, the governor’s office has been in touch with the White House to express interest in participating in any future earthquake preparedness efforts.
The most important reason for this absence is that Alaska is simply not ready. Its seismic network would need considerable upgrading to be at a position where it could contemplate an early warning system.
Japan is the reference as far as warning systems are concerned: Firehouse doors connected to sensors open automatically. Trains automatically slow down to prevent derailments. Factories can halt operations or turn off gas lines. During Japan’s M 9 earthquake in 2011, the alert went out and bullet trains travelling more than 320 km per hour slowed, avoiding derailment.
Alaska doesn’t have the kind of infrastructure onto which it could build an efficient early warning system. Unlike California and Washington, the state’s detection equipment is not up to national standards.
Anchorage is certainly one of the cities that would need future deployment of an alert system. Besides, there should be enough sensor stations across the state, as well as seismometers and computer systems that operate without any delay, to get the message out when the earth starts moving.
No cost estimate is available yet for expanding earthquake monitoring to Anchorage, Las Vegas or other earthquake-prone cities that are not part of the current plans for early warning systems. Meeting national standards would probably cost Alaska about 7 million dollars annually. But that’s if the state already met the standards of the Advanced National Seismic System, which it doesn’t. Currently, the National Science Foundation is carrying out a $40 million program installing 260 sensors across Alaska for research purposes. The problem is that these sensors will be removed in five years unless the state can find the money to buy and maintain them, at least in part of the state.
Adapted from an article in Alaska Dispatch News.

Seisme anchorage

Sismogramme du séisme de mars 1964 à Anchorage (Source: IRIS)

Volcans et éducation des populations // Volcanoes and population education

drapeau francaisAu cours de mes interventions en public, j’insiste beaucoup sur l’importance de la prévention et de l’éducation des populations dans les pays où se manifestent les volcans actifs. Je donne en priorité l’exemple de Kagoshima au Japon où les habitants sont sous la menace permanente du Sakurajima. Ils ont appris à vivre avec les éruptions et sont parfaitement préparés à subir une alerte à n’importe quel moment.
Au Vanuatu, les scientifiques essayent d’établir un lien avec la population locale. Douglas Charley, technicien géologue à l’Orstom, surveille les volcans en activité. D’île en île, il gagne la confiance des habitants, explique les mesures qu’il prend, donne des informations sur l’état du cratère. En retour, les croyances et les légendes que racontent les chefs de village nourrissent la science, car ce sont quasiment les seules archives disponibles sur la vie présumée des volcans.
A Hawaii, Madame Pélé a permis l’an dernier une étroite relation entre les scientifiques et la population du District de Puna. La lave menaçait la petite bourgade de Pahoa avec ses commerces et ses écoles. Elle menaçait aussi de couper la Route 130, principale artère de communication dans cette partie de la Grande Ile. L’histoire s’est bien terminée car Madame Pélé a arrêté la lave à 155 mètres de la route et épargné les maisons de Paoha.
Avant l’apparition de la coulée de lave – baptisée coulée du 27 juin car elle était née ce jour-là – la population de Paoha était étrangère au vocabulaire technique de la volcanologie. Les habitants n’avaient jamais entendu parler d’inflation et de déflation du sommet du Kilauea, de tremor, pas plus que de bouches éphémères. Leur éducation s’est faite rapidement, ce qui leur a permis de mieux comprendre le comportement du volcan, mais aussi les difficultés rencontrées par les scientifiques du HVO pour faire des prévisions.
Une très bonne réciprocité s’est établie entre la population et les scientifiques qui ont toujours accepté de répondre aux questions de la population sur la trajectoire des coulées de lave. Les moments les plus forts ont été les réunions publiques organisées entre le 24 août 2014 et le 22 janvier 2015 pendant lesquelles, devant une salle comble, les membres du HVO présentèrent des cartes et des diapositives illustrant clairement la situation.

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drapeau-anglaisDuring my conferences, I insist much on the importance of prevention and education of the population in countries where active volcanoes happen to erupt. I give the example of Kagoshima in Japan, where the residents are under the constant threat of Sakurajima. They have learned to live with the eruptions and are fully prepared to react at any time.
In Vanuatu, scientists are trying to set up a link with the local people. Douglas Charley, a technician and geologist at ORSTOM, monitors volcanoes. Travelling from one island to another, he won the confidence of the inhabitants by explaining his actions, providing information on activity in the craters. In return, beliefs and legends told by village leaders feed science, because they are virtually the only records available on the presumed life of volcanoes.
In Hawaii, Madame Pele last year allowed a close relationship between scientists and the population of the District of Puna. Lava threatened the small town of Pahoa with its shops and schools. It also threatened to cut off Highway 130, the main artery of communication in this part of the Big Island. The story ended well as Madame Pele stopped the lava 155 meters from the road and spared the houses of Paoha.
Before the appearance of the lava flow – called June 27 because it was born on that day – the Paoha population had never heard of the technical vocabulary of volcanology. The people had never heard of inflation and deflation of the summit of Kilauea, tremor, nor breakouts. Their education was done quickly, which allowed them to better understand the behavior of the volcano, but also the difficulties encountered by HVO scientists to make predictions.
A very good reciprocity was established between the population and scientists who have always agreed to answer questions from the public about the path of lava flows. The best moments were undoubtedly yhe public meetings held between 24 August 2014 and the 22 January 2015 during which, before a packed house, HVO members presented maps and slides clearly illustrating the situation.

Coulées

La lave était une menace pour Pahoa à la fin de l’année 2014 (Source: USGS / HVO)

Risque d’un puissant séisme en Islande? // Risk of a powerful earthquake in Iceland?

drapeau francaisSelon la Protection Civile, les dernières mesures des mouvements de la croûte terrestre dans le sud-ouest de l’Islande révèlent la présence de tensions tectoniques susceptibles de générer de puissants séismes. Ces dernières semaines ont vu une augmentation de l’activité sismique sur la péninsule de Reykjanes et dans les régions avoisinantes, avec en particulier un événement de M 4.0 à la fin mai qui a été ressenti jusqu’à Reykjavik.
Si un séisme majeur se produisait, la zone affectée pourrait aller du lac Kleifarvatn sur la péninsule de Reykjanes jusqu’à la rivière Ölfus qui traverse Selfoss à l’est. Les données historiques indiquent que les séismes dans cette région peuvent atteindre M 6,5. Plusieurs événements de M 6.0 ont été enregistrés dans le secteur de  Bláfjöll en 1929 et 1968.

En conséquence, la Protection Civile islandaise donne des conseils sur les mesures de sécurité à prendre et sur la façon de réagir en cas de tremblement de terre. Il va fallor que les Islandais aient une bonne mémoire, car la liste est longue !
1) Les mesures de sécurité:
Sécuriser les armoires, les étagères et autres objets lourds au sol ou au mur.
Ne pas garder d’objets lourds sur des étagères ou sur les murs.
Sécuriser les équipements de chauffage et les radiateurs. Se renseigner pour savoir où se trouve le compteur d’eau et le disjoncteur électrique.
Sécuriser cadres et luminaires sur les murs.
Mettre des verrous de sécurité sur les portes des armoires.
Eviter que des objets puissent tomber sur les lits.
S’assurer que les panneaux des plafonds et les planchers flottants sont correctement fixés.
Couvrir les fenêtres pour empêcher les éclats de verre dans le cas où elles se briseraient.
Ne pas placer les lits sous les fenêtres s’il y a risque de tremblement de terre.

2) Les mesures préventives:
Garder à l’esprit 3 choses en cas de séisme: se protéger, se mettre à l’abri, ne pas bouger.
– Ceux qui sont à l’intérieur quand un puissant séisme se produit doivent éviter:
Les meubles qui peuvent se déplacer.
Les objets qui peuvent tomber des étagères et des armoires (en particulier dans les cuisines).
Les radiateurs qui peuvent se déplacer.
Le verre brisé.
Les chutes de matériaux de construction.
– Ceux qui sont à l’extérieur doivent:
Chercher un espace bien dégagé et éviter les bâtiments et les poteaux électriques. Il faut garder une distance de sécurité par rapport aux structures qui sont aussi grandes ou plus grandes qu’un être humain.
Baisser la tête et la protéger à l’aide d’une couverture (ou au moins avec les mains) si on ne peut pas atteindre un espace dégagé.
Éviter les chutes de pierres et les glissements de roches dans les zones montagneuses.
Ceux qui sont au volant doivent arrêter leur véhicule dans un endroit sûr.

3) Après un séisme, il faut:
Porter des chaussures (s’il y a des débris par terre).
Se munir d’une trousse de premiers secours si nécessaire.
Voir si quelqu’un est blessé, et si oui, appeler le 112 (numéro d’urgence en Islande). S’il n’est pas possible d’obtenir de l’aide par téléphone, marquer le lieu de l’accident avec un drapeau.
Couper l’eau si une fuite est ingérable, et couper le circuit électrique principal si le bâtiment est endommagé.
Voir si il y a un incendie et ne pas utiliser de flamme s’il y a risque de départ de feu.
Quitter le bâtiment calmement si le bâtiment n’est plus habitable après un séisme. De nombreux accidents surviennent quand les gens courent à travers les décombres.

Adapter sa tenue vestimentaire aux conditions météorologiques si on quitte le bâtiment. Ne pas oublier que l’automobile est souvent le premier abri chauffé disponible et équipé d’une radio.
Garder à l’esprit l’emplacement des abris d’urgence dans les écoles.
Écouter les annonces de la Protection Civile sur la radio d’Etat
Ne jamais toucher les poteaux électriques endommagés.
S’attendre à des répliques.

Source : Iceland Review.

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drapeau francaisAccording to the Civil Protection Department, the latest measurements of crustal movements in south-west Iceland suggest the presence of tectonic tension which may cause large earthquakes. Recent weeks have seen increased seismic activity on the Reykjanes peninsula and surrounding areas, including an M 4.0 event at the end of May which was felt as far as Reykjavik.

Should a major earthquake occur, the area affected could stretch from the Kleifarvatn lake on the Reykjanes peninsula all the way east to the Ölfus river flowing through Selfoss. Historical data indicate that earthquakes in this area can reach M 6.5. M 6.0 quakes were recorded in the Bláfjöll area in 1929 and 1968.

The Civil Protection gives pieces of advice on safety measures to take and how to respond in the event of an earthquake.

1) Security measures :

Secure cabinets, shelves and heavy objects to the floor or wall.

Do not keep heavy objects on top of shelves or on walls.

Secure heating equipment and radiators.  Know where the water main and electric circuit breaker are.

Secure picture frames and wall light fixtures.

Put security latches on cabinet doors.

Prevent objects from falling on beds.

Make sure that ceiling panels and raised floors are properly fastened.

Cover windows to prevent flying glass in case they are broken.

Do not place beds under windows if there is a danger of an earthquake.

2) Preventive response

It is good to memorize the words DUCK, COVER, HOLD to remember how to react in the event of an earthquake.

– Those who are indoors when a large earthquake occurs should especially avoid:

Furniture that may move.

Objects that may fall from shelves and cabinets (especially in kitchens).

Radiators that may move.

Broken glass.

Falling building parts.

– Those who are outside should:

Find an open space and avoid buildings and electric poles. Keep a safe distance from
man-made structures that are as tall or taller than you.

Duck and cover head (at least with hands) if you cannot get to an open space.

Avoid falling rocks and gravel slides in mountainous areas.

Those who are driving should stop their automobiles in a safe place.

3) After an earthquake, one should:

Wear shoes (if debris is on the floor).

Obtain a first aid kit if needed.

See if anyone is hurt, and if so, call the Emergency Line.  If it is not possible to get help by telephone, mark the place of the accident with a flag.

Turn off the water and heat if a leak is unmanageable, and shut down the main electrical circuit if the building is damaged.

See if there is a fire and do not use an open flame if there is danger of a fire starting.

Leave calmly if you think the building is uninhabitable after an earthquake. Many accidents occur when people run out through debris after an earthquake.

Dress appropriately for the weather conditions if you leave the building. Remember that the automobile is often the first heated shelter available and it has a radio.

Remember the emergency shelters in schools.

Listen after announcements from the Civil Protection on the State Radio

Never touch damaged electric poles.

Be prepared for aftershocks.

Source : Iceland Review.

Santa-Venerina-02

Effets d’un séisme de M 4,3 sur l’Etna en 2002  (Photo:  C. Grandpey)