Le Nicaragua voit vert // Nicaragua sees green

drapeau francaisLe Nicaragua ne produit pas de pétrole, mais c’est une terre où le vent souffle fort, où brille le soleil tropical et où se dressent 19 volcans actifs. Certains d’entre eux comme le Telica, le Cerro Negro, le San Cristobal ou le Concepción se réveillent de temps en temps et les autorités nicaraguayennes ont compris quel profit elles pouvaient tirer de toute cette énergie naturelle. Dans quelques années, la majeure partie de l’électricité du Nicaragua sera produite par les barrages hydroélectriques, les centrales géothermiques et les éoliennes.
Le plus grand parc éolien se trouve sur les rives du lac Nicaragua qui étale ses eaux au milieu du pays et jouit vents très réguliers qui font tourner les pales de dizaines d’éoliennes sur la rive occidentale du lac.
Il y a quelques années, le Nicaragua était presque totalement dépendant du pétrole nécessaire à la production de son électricité. De plus, le pays n’avait pas suffisamment de centrales thermiques pour subvenir à ses besoins. De fréquentes coupures de courant de 12 heures entravaient l’économie et pénalisaient la vie quotidienne. En 2005, le gouvernement a décidé de tirer parti de toute son énergie naturelle. Un ensemble de politiques a été mis en place afin de développer des projets d’énergie renouvelable au Nicaragua.
Une entreprise, Ram Power dont la maison mère se trouve dans le Nevada, a investi plus de 400 millions de dollars dans la centrale géothermique Polaris située à côté du volcan Telica. Le principe de fonctionnement est relativement simple : La roche chaude se trouve à environ 5-7 kilomètres de profondeur. Elle chauffe l’eau souterraine qui est ensuite remontée à la surface. La vapeur produite est injectée dans des turbines qui produisent de l’électricité. Outre la réduction des émissions de carbone, l’énergie géothermique permet au Nicaragua de moins dépendre du pétrole étranger.
Les énergies renouvelables génèrent aujourd’hui près de la moitié de l’électricité du Nicaragua, un chiffre qui, selon les responsables gouvernementaux, pourrait atteindre 80 pour cent d’ici quelques années, contre seulement 13 pour cent aux États-Unis. Et ce n’est peut être qu’un début. Il y a tellement d’énergie inexploitée au Nicaragua que le gouvernement envisage d’exporter l’électricité vers ses voisins d’Amérique centrale.
Source: Presse nicaraguayenne .

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drapeau anglaisNicaragua produces no oil, but is a land of fierce winds, tropical sun and 19 active volcanoes. Some of them like Telica, Cerro Negro, San Cristobal or Concepción come to life from time to time and Nicaraguan authorities have understood they can tap all this natural energy. Within a few years the vast majority of Nicaragua’s electricity will come from hydroelectric dams, geothermal plants and wind farms.

Nicaragua’s largest wind farm lies on the shores of Lake Nicaragua, which stretches halfway across the country and enjoys nearly constant winds that rotate the dozens of wind turbines that rise up from the western shore of the lake.

Just a few years ago, Nicaragua was almost totally dependent on imported fuel oil to generate power. The country also lacked thermal plants to turn that fuel oil into electricity. The result was frequent 12-hour blackouts that damaged the economy and made daily life a real mess. In 2005, the government set out to harness all that natural energy. A set of policies was put in place that would allow renewable energy projects to be developed in Nicaragua.

One firm, Nevada-based Ram Power, has sunk more than $400 million into the Polaris geothermal plant located next to Telíca volcano. The hot rock resource is usually about 5 to 7 kilometres below the earth’s crust. It heats underground water which then is brought to the surface. The resulting steam is fed into turbines to produce electricity. Besides reducing carbon emissions, geothermal power has made Nicaragua less dependent on foreign oil.

Renewables now generate nearly half of Nicaragua’s electricity, a figure that government officials predict could rise to 80 percent within a few years. That compares to just 13 percent in the United States. And it may be just the beginning. There is so much untapped energy in Nicaragua that it’s planning to export electricity to its Central American neighbours.

Source : Nicaragua news media.

Cerro-Negro

Le Cerro Negro, l’un des 19 volcans actifs du Nicaragua  (Crédit photo:  Wikipedia)

Nicaragua: Pas de risque éruptif? // Nicaragua: No eruptive risk?

drapeau francaisAprès la série de séismes qui a frappé le Nicaragua au cours de la semaine passée et les craintes que certains volcans puissent se réveiller, les autorités nicaraguayennes ont déclaré qu’ »il n’y a aucune preuve scientifique » d’une éruption imminente du Momotombo et de l’Apoyeque malgré l’activité sismique récente enregistrée le long des lignes de failles.
Dans un rapport publié par la Sécurité Civile du Nicaragua ( SINAPRED ), une équipe d’experts nationaux et étrangers a indiqué que l’activité sismique actuelle « pourrait conduire à des scénarios futurs d’activité volcanique » au nord de Managua, mais qu’il n’y avait aucune preuve d’une éruption immédiate.
Les scientifiques font remarquer qu’il n’y a pas de modification de la qualité de l’eau dans les cratères des volcans et dans les puits à proximité. On ne relève pas non plus d’émissions de dioxyde de soufre, et pas de changement dans la morphologie des volcans, ce qui signifie qu’une éruption est peu probable à court terme.
Cependant, le rapport indique que l’augmentation spectaculaire de l’activité sismique de la semaine dernière ressemble fortement aux « centaines de séismes » qui ont précédé l’éruption du volcan Cerro Negro en 1999.
Le rapport du SINAPRED indique que l’activité sismique entre le Momotombo et l’Apoyeque semble diminuer, mais les autorités n’excluent pas la possibilité de nouvelles répliques avec des magnitudes entre M 5 et M 6.
Les scientifiques ont déclaré que l’activité sismique avait eu lieu le long d’une ligne de failles de 20 km au nord de Managua, entre Nagarote et Mateare, région qui a subi le plus gros des dégâts du tremblement de terre de M 6,2 le 10 Avril dernier.
Les scientifiques ont également pris en compte la récente « déformation » de la berge du lac de Managua, qui a fait reculer l’eau dans le lac. Ils disent continuent à étudier la situation mais pensent que c’est « un aspect secondaire de l’importante activité sismique dans la région. » Le rapport indique que les températures moyennes de l’eau du lac sont considérées comme normales et que la hausse des températures évoquée précédemment pourrait être due à la présence de sources chaudes dans différentes parties du lac.
Le rapport recommande de maintenir le Nicaragua en état d’alerte et recommande à l’Institut Nicaraguayen d’Etudes Territoriales (INETER) d’ »intensifier le travail de recherche pour aboutir à une meilleure connaissance des risques sismiques. »

Source : Nicaragua Dispatch.

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drapeau anglaisAfter the series of earthquakes around Nicaragua over the past week and the fears that some of the volcanoes in the country might erupt, Nicaraguan authorities said “there’s no scientific evidence” of a pending eruption of Momotombo and Apoyeque volcanoes despite recent earthquake activity along nearby fault lines.

In a report released by Nicaragua’s Disaster Response Agency (SINAPRED), a team of national and foreign experts say the current seismic activity “could lead to future scenarios of volcanic activity” north of Managua, but there’s no evidence of an immediate eruption.

The scientists say there’s no variation to the water quality in the volcanic craters and nearby wells, no emission of sulfur dioxide, and no change to the structure of volcanoes, which means an eruption is unlikely to occur in the short term.

However, the report says the dramatic increase in seismic activity over the past week is similar to the “hundreds of earthquakes” that preceded the 1999 eruption of Cerro Negro volcano.

The SINAPRED report says seismic activity between Momotombo and Apoyeque appears to be diminishing, but authorities are not ruling out the possibility of additional aftershocks with magnitudes between M 5 and M 6.

Scientists said the current earthquake activity has occurred along a 20-km fault line north of Managua, between Nagarote and Mateare, which suffered the brunt of the damage from the M 6.2 quake on April 10th.

Scientists also note the recent “deformation” of the coastline of Lake Managua, which caused the water to recede in the lake. They say they’re investigating the matter, but think it’s “secondary to the high amount of seismic activity in the region.” The report says the overall water temperatures in the lake are considered normal, and said earlier claims of rising temperatures could be due to natural hot springs found in different parts of the lake.

The report recommends that Nicaragua remain on high alert and is calling on the Nicaraguan Institute of Territorial Studies (INETER) to “significantly increase their investigations to generate better knowledge of the seismic risks.”

Source : Nicaragua Dispatch.

Momotombo-blog

Le Momotombo et le lac de Managua (Crédit photo: Wikipedia)

San Cristobal (Nicaragua)

drapeau francais   Une augmentation de l’activité sismique du San Cristobal et de petites explosions dans la matinée de vendredi ont mis l’armée en alerte. L’INETER a enregistré 14 explosions de faible intensité qui se sont accompagnées de nuages de gaz et de cendre. Toutefois, cette activité est restée concentrée à l’intérieur du cratère et ne devrait pas représenter un danger pour les 20 villages situés dans un rayon de 5 kilomètres du volcan.

Dans un bulletin diffusé en fin de journée le 7 juin, l’INETER indiquait que l’activité avait diminué et que les dernières explosions faisaient partie d’un comportement habituel du San Cristobal.

 

drapeau anglais   An increase in seismic activity and small-scale eruptions at San Cristobal volcano on Friday put the Nicaraguan Army on alert. INETER registered some 14 mini-eruptions, accompanied by a cloud of gas and ash over the crater. However, all volcanic activity was concentrated inside the crater, and therefore should not be a danger to the 20 communities situated within a five-kilometre radius of San Cristobal.
In a report released late in the afternoon on June 7th, INETER indicated that volcanic activity had decreased and that the past small-scale eruptions were part of a frequent behaviour of San Cristobal.

San-Cristobal

Le volcan San Cristobal   (Crédit photo:  Wikipedia)