Le magma du Mont Tauhara (Nouvelle Zélande)

drapeau francaisAprès le Mont Hood aux États-Unis, voici le Mont Tauhara en Nouvelle-Zélande. Le volcan est situé à proximité du lac Taupo et sa dernière éruption remonte à environ 65.000 ans.
Un travail de recherche récemment mené par une équipe de scientifiques de l’Université de Victoria pourrait aider à mieux comprendre les éruptions rares mais dangereuses qui ont lieu dans le centre de l’Ile du Nord.
En comprenant les caractéristiques de la lave émise pendant l’éruption du Tauhara, les chercheurs seraient mieux en mesure de prédire le comportement de volcans de composition semblable, dans des régions comme les chaînes des Cascades et des Andes, en Amérique du Nord et du Sud.
Pour comprendre comment le magma s’est formé, l’équipe a effectué des recherches sur les cristaux identifiés dans les roches à l’aide d’un équipement de pointe dans le laboratoire de géochimie de l’Université de Victoria. La chimie minérale a donné des informations sur la composition du magma, ainsi que sur la pression et la température auxquelles il a été soumis pendant sa formation. Les scientifiques ont pu calculer qu’il a fallu seulement entre deux mois et deux ans pour que le magma s’accumule sous le volcan et seulement deux à trois semaines pour que le magma remonte à la surface et produise une éruption.
Des populations vivent à proximité de la zone volcanique de Taupo ; il est donc important d’avoir les meilleures informations possibles sur les différents types d’éruptions qui peuvent se produire.
Source : New Zealand Herald .

A côté du volcanisme, une belle légende entoure le Mont Tauhara. Comme souvent avec les volcans, c’est l’histoire d’une femme avec plusieurs prétendants. Ces derniers ont pris la forme de quatre montagnes – Taranaki, Putauaki, Tongariro and Tauhara. Ils sont éperdument amoureux de Pihanga, une belle montagne qui domaine Turangi, à la pointe sud du Lac Taupo. Une bataille acharnée oppose bientôt les quatre amoureux qui espérent gagner le cœur de Pihanga et c’est Tongariro qui sort vainqueur de ce combat de titans. Après leur défaite, les autres montagnes décident que s’éloigner de Tongariro. Elle voyagent le plus loin possible pendant la nuit suivante. Taranaki court vers l’ouest en direction du soleil couchant tandis que Putauaki et Tauhara se dirigent tout aussi vite vers l’est et le soleil levant. Putauaki décide de s’établir près de Whakatane où on le connaît aussi sous le nom de Mont Edgecumbe. Tauhara est en proie à une grande tristesse et il avance lentement, le cœur lourd. Quand l’aube apparaît, il a seulement atteint la rive nord-est du Lac Taupo. C’est là qu’on peut le voir aujourd’hui en train de contempler avec un regard triste sa bien-aimée Pihanga, de l’autre côté du lac.

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drapeau anglaisAfter Mount Hood in the United States, here is Mount Tauhara in New Zealand. The volcano is located close to Lake Taupo and last erupted about 65,000 years ago.

A recent research undertaken by a team of scientists at Victoria University could help understand the rare but hazardous eruptions in the central North Island.

By understanding the characteristics of the magma erupted from Tauhara, scientists would be better able to predict the behaviour of volcanoes of similar compositions, in regions such as the Cascades and Andes ranges of North and South America.

To understand how the unusual magma formed, the team carried out investigations on individual crystals found in the rocks using the state-of-the-art geochemistry laboratory at Victoria University. The mineral chemistry gave information about the composition of the molten magma it grew in, as well as the pressure and temperature at which it formed.

This provided information about what depths the magma formed and was stored, and also, importantly, for how long. For instance, the scientists were able to calculate that it took only two to three weeks for the magma to ascend to the surface and erupt.

People are living close to the Taupo Volcanic Zone, so it is vital to have the best information possible about the different types of eruptions that can occur.

Source: New Zealand Herald.

Independently of volcanism, there is a nice legend around Mount Tauhara. As often with volcanoes, it is the story of a woman with several lovers. The claimants were four mountains – Taranaki, Putauaki, Tongariro and Tauhara. They were deeply in love with Pihanga, a mountain that stands above Turangi at the southern end of Lake Taupo. There was a fierce battle to win Pihanga’s heart and the victor was Tongariro. After their defeat, the other mountains decided to leave Tongariro’s domain. They travelled as far away as they could in the course of one night. Taranaki fled west towards the setting sun while Putauaki and Tauhara fled north towards the sunrise. Putauaki moved fast and is now located near Whakatane where he is also known as Mt Edgecumbe. Tauhara was sad and with a heavy heart so that he travelled slowly and reluctantly. When overtaken by dawn he had only reached the north eastern shore of Lake Taupo. Here he stands to this day looking mournfully across the lake towards his lost love, Pihanga.

Taupo-blog

Le lac Taupo  (Photo:  C. Grandpey)

White Island (Nouvelle Zélande): Dernières nouvelles // Latest news

drapeau francaisLes scientifiques du GNS ne sont rendus à plusieurs reprises sur White Island la semaine dernière et ils ont pu constater que le niveau d’activité volcanique restait élevé.

Le niveau du lac de lave dans le cratère continue de monter. Les observations sur le terrain et les photos montrent une hausse d’environ 5 mètres par rapport à la fin de l’année dernière.

Les émissions quotidiennes de SO2 varient  de 133 à 924 tonnes par jour, ce qui reste beaucoup comparé aux relevés effectués avant 2012 quand leur niveau avoisinait en général moins de 300 tonnes par jour.

La température du lac varie de 37 à 58°C, avec une moyenne de 51-52°C. La température des gaz au niveau des bouches sur le dôme de lave se situe entre 200 et 330°C ; elle atteint même 400°C sur l’une des bouches. Ces mesures confirment la présence de gaz volcaniques à haute température dans l’édifice.

Les scientifiques ont par ailleurs testé un instrument à diode laser pour quantifier les émissions de CO et CO2, ainsi qu’un spectromètre infrarouge par transformée de Fourier qui permet de mesurer tout un échantillonnage de gaz différents.

La conclusion de ces observations est que l’activité volcanique reste bien présente à White Island et que des éruptions sont toujours susceptibles de se produire sans prévenir.

Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 1 et celui concernant l’alerte aérienne reste au Vert.

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drapeau anglaisGNS Scientists made several visits to White Island last week and could see the volcano remains in an elevated state of unrest.

The water level of the crater lake is continuing to rise, with observations and photographs suggesting it’s about five metres higher than late last year.

The daily SO2 flux ranges from 133 to 924 tonnes per day, which is still high compared to levels before 2012 when daily averages were generally less than 300 tonnes per day.

The lake temperature ranges from 37 to 58 °C and averages 51-52 °C.  The temperature of the gas vents on the lava dome range from around 200 to 330 °C, up to over 400 °C at one vent. These observations confirm hot volcanic gases are still passing through the edifice.

The scientists have also tested a Diode Laser instrument to evaluate carbon monoxide and carbon dioxide gas emissions and a Fourier transform infrared spectrometer which can measure a very wide range of different gases.

The conclusion of the observations is that White Island remains in a state of volcanic unrest and eruptions can start with no prior warning.

The Volcanic Alert Level remains at Level 1. Aviation Colour Code remains Green.

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Bouche avec émission de gaz sur le dôme de lave  (Photo:  C.  Grandpey)

Séisme en Nouvelle Zélande // An earthquake in New Zealand

drapeau francaisCe n’est pas volcanique mais ça s’est passé dans l’Ile du Nord de la Nouvelle Zélande où les volcans ne sont jamais très loin. Un séisme de M 6,2 a frappé la partie sud de l’île hier après-midi, près de la petite ville d’Eketahuna. On ne déplore aucune victime mais une série de dégâts matériels: chutes de bibelots, étagères qui lâchent prise et coupures de courant.

La partie centrale de l’île a subi une série de répliques aujourd’hui. L’événement le plus significatif avait une magnitude de 4,2, à une dizaine de kilomètres au NO de Castle point.

drapeau anglaisIt is not volcanic but it took place in New Zealand’s North Island where volcanoes are never far away. An M 6.2 earthquake struck the lower part of the island yesterday in the afternoon near Eketahuna. There were no casualties but quite a lot of broken ornaments, collapsed shelves and power outages.

The central North Island continues to be shaken with a series of aftershocks. The largest was a M 4.2 event, located 10 kilometres north-west of Castlepoint.

White Island & Tongariro (Nouvelle Zélande)

drapeau francaisLes derniers bulletins émis par GNS Science les 5 et 6 août 2013 concernaient White Island et le Tongariro.

Dans le bulletin du 5 août, on peut lire que l’activité est en baisse dans le cratère de White Island où le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 1 alors que le niveau d’alerte aérienne a été abaissé à la couleur Verte.

Les émissions de vapeur et de gaz ainsi que les projections de boue ont disparu des images fournies par les webcams. Le tremor a retrouvé un niveau proche de la normale.

Il est toutefois rappelé aux visiteurs de l’île que des événements explosifs peuvent se produire sans prévenir.

Cette dernière mise en garde était parfaitement justifiée car le 20 août à 10h23 (heure locale) , une éruption a secoué l’île pendant une dizaine de minutes. La colonne éruptive d’une hauteur d’environ 4 km était visible depuis la côte de la Bay of Plenty. Vous pourrez voir des photos en cliquant sur ce lien:

http://info.geonet.org.nz/display/volc/2013/08/20/White+Island+Eruption

L’activité semble avoir retrouvé un niveau normal. L’éruption s’est produite dans la zone du cratère où l’on avait observe de petites éruptions de boue au cours des dernières semaines. De nouvelles projections de boue et de roches ont eu lieu, accompagnées de panaches de vapeur auxquels se mêlait un peu de cendre. Il s’agit de toute évidence d’une éruption phréatique avec libération brutale d’une poche de gaz et de vapeur.

Le niveau d’alerte volcanique a été élevé à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est passée du Vert au Rouge avant de redescendre à l’Orange.

 

Le réseau sismique GeoNet a détecté une très faible sismicité sous le Tongariro. Les événements n’ont été enregistrés que par quelques unes des stations sismiques et ils étaient trop faibles pour pouvoir être localisés avec précision. Ils correspondent probablement aux signes d’activité classiques observés sur la plupart des volcans actifs. Ces petits séismes sont toutefois dignes d’intérêt sur le Tongariro car la sismicité était restée quasi inexistante depuis le mois de novembre 2012 et il se peut que ces événements indiquent des changements à l’intérieur de l’édifice volcanique.

Les émissions de CO2 et de SO2 se sont maintenues à des niveaux très bas depuis le début de l’année et correspondent environ à la moitié de la quantité produite après l’explosion de novembre 2012.

Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Vert.

Le cratère Te Māri ne s’est pas manifesté depuis le 21 novembre 2012 mais une éruption peut se produire sans prévenir. Il est donc conseillé aux randonneurs d’être vigilants.

 

drapeau anglaisThe last bulletins released by GNS Science on August 5th and 6th concerned White Island and Tongariro, respectively.

In the 5 August update, one can read that activity in WhiteIsland’s main crater has now declined. The Volcano Alert Level remains at 1 but the Aviation Colour Code has been lowered to Green.

The bursts of steam, gas and mud are no longer visible through the volcano cameras. The volcanic tremor has decreased to near-background levels.

However, explosive eruptions may occur with no warning to any visitors to the island.

The warning was fully justified ! A small eruption occurred at White Island at 10:23 on August 20th (local time) and continued for about 10 minutes. The eruption column was visible from the Bay of Plenty coast with a plume rising to about 4 km above sea level. You can see photos by clicking on this link:

http://info.geonet.org.nz/display/volc/2013/08/20/White+Island+Eruption

The activity at White Island has now returned to that before this morning’s eruption.

The eruption originated in the active crater area that had been experiencing very small mud eruptions in recent weeks. The eruption threw mud and rocks a short distance from the source, and produced large volumes of white steam. A small proportion of volcanic ash was carried with the steam. It was quite probably a phreatic eruption with the sudden release of a pocket of steam and gas.

The Volcanic Alert Level has been raised to 2 and the Aviation Colour Code from Green to Red, then lowered to Orange.

 

The GeoNet seismic network has detected a few very small earthquakes beneath Mt.Tongariro. These events have been recorded only on a few seismic stations and are too small to be precisely located. They could simply be part of the background unrest typical of most active volcanoes. The earthquakes are of interest at this time because there have been so few at Tongariro since November 2012 and potentially could signal changes occurring inside the volcano.

The amounts of CO2 and SO2 have remained at low levels since the start of this year and are about half the amount produced after the November 2012 explosion.

The Volcanic Alert Level is kept at 1 and the Aviation Colour Code at Green.

Te Māri has had no eruptive activity since an explosion on 21 November 2012 although an eruption could still occur with little or no warning.

White-Island-20-aout

C’est actuellement le crépuscule à White Island. La webcam de GNS Science montre que la situation semble redevenue normale.

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Le Red Crater, dans le massif du Tongariro  (Photo:  C. Grandpey)