L’océan trop chaud fait fondre les glaciers arctiques // Overheated ocean melts Arctic glaciers

J’ai expliqué dans plusieurs notes sur ce blog que les plateformes glaciaires en Antarctique fondent car elles sont rongées par en dessous par les eaux chaudes de l’océan Austral.

 

Source : British Antarctic Survey

Des scientifiques de l’Institut polaire norvégien, du Centre Bjerknes pour la recherche climatique, de l’Université de l’Oregon et d’au moins trois universités norvégiennes ont découvert que le même phénomène est à l’origine de la fonte des glaciers dans l’Arctique. Ils ont étudié la fonte de l’Austfonna, le troisième plus grand glacier d’Europe, dont le nom signifie « calotte glaciaire orientale ».

 

Source : Wikipedia

Les résultats des observations sur le terrain, publiés dans la revue Nature Communications, expliquent pourquoi le glacier a reculé malgré les basses températures qui prévalent dans cette région de la planète.
L’Austfonna est une calotte glaciaire, un glacier en forme de dôme, dont les ramifications s’étalent dans toutes les directions avant d’atteindre l’océan. Il recouvre une grande partie de Nordaustlandet, une île de l’archipel norvégien du Svalbard. Comme d’autres glaciers dans le monde, l’Austfonna recule et les chercheurs ont voulu comprendre pourquoi. Ils ont découvert que le réchauffement des eaux océaniques, et pas seulement celui de l’atmosphère, est l’une des principales causes de la fonte du front du glacier C’est ce qui explique pourquoi l’Austfonna a fondu, même pendant les journées les plus froides et et les plus sombres que l’on rencontre dans l’Arctique. En réalité, c’est la température de l’océan qui contrôle l’ablation frontale de la calotte glaciaire. Suite à leurs observations, les scientifiques ont expliqué que les glaciers du Haut-Arctique qui viennent vêler dans l’océan, et sont donc exposés à l’atlantification, sont sujets à des changements rapides qui devront être pris en compte dans les projections glaciaires futures. (Le terme « atlantification » fait référence au réchauffement des eaux de l’océan Arctique.)

Photo: C. Grandpey

Alors que l’on pensait auparavant que le réchauffement de l’atmosphère avait un effet majeur sur la fonte, la nouvelle étude souligne les véritables impacts du réchauffement de l’océan sur la perte de masse des glaciers. L’océan retient mieux l’énergie que l’atmosphère, ce qui lui permet de rester chaud jusqu’en automne, provoquant la fonte et accélérant le vêlage des glaciers.
L’étude nous rappelle que la fonte des glaciers est un facteur d’élévation du niveau de la mer. Le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sur l’état du climat indique que cette élévation a doublé depuis le début des mesures par satellite. L’élévation du niveau de la mer accentue l’érosion littorale et menace les zones habitées de l’Arctique, d’autant plus que la glace de mer disparaît et ne constitue plus le rempart qui protégeait les côtes contre les déferlantes lors des tempêtes.
Source : Yahoo News.

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I have explained in several posts that the ice shelves in Antarctica are melting because the warm water from the Southern Ocean saps them from beneath. Scientists from the Norwegian Polar Institute, the Bjerknes Centre for Climate Research, the University of Oregon, and at least three Norwegian universities, have discovered that the same phenomenon is melting glaciers in the Arctic. They studied the melting of Austfonna, Europe’s third largest glacier, whose name means « eastern ice cap. » Their findings, published in the journal Nature Communications,.explain why the glacier has been shrinking even when it has been cold outside.

Austfonna is an ice cap, a domed glacier flowing outward in every direction. It covers a huge portion of Nordaustlandet, an island that is part of the Norwegian archipelago of Svalbard. Like other glaciers in the world, Austfonna is retreating and the researchers wanted to understand why. They have discovered that warming ocean waters, rather than simply the warming atmosphere, have been a main cause behind the melting of the glacier front. This explains why Austfonna has melted even during the coldest and darkest days in the Arctic. It is the ocean temperature that controls the frontal ablation. From their observations, the scientists explained that marine-terminating glaciers in high Arctic regions exposed to Atlantification are prone to rapid changes that should be accounted for in future glacier projections. « Atlantification » describes the warming of Arctic Ocean waters.

Whereas the warming atmosphere was previously thought to have a major effect on melting, the new study underscores the real impacts of ocean warming on glacier mass loss. The warm ocean retains energy better than the atmosphere, so that the ocean can stay warm well into autumn, cause melting and calving of glacier fronts,

The study reminds us that glacier melting is a driver of sea level rise. The World Meteorological Organization’s latest State of the Global Climate report indicates that the rate has doubled since satellite measurements began. Rising sea levels are eroding land and threatening communities in the Arctic, all the more as the sea ice is disappearing and is no longer a rampart the protects the shores against the breaking waves during the storms. .

Source : Yahoo News.

La fonte des glaciers chinois (2ème partie) // The melting of Chinese Glaciers (part 2)

Un article du Courrier de l’UNESCO confirme que, dans sa course contre la fonte des glaciers, la Chine a mis au point des solutions créatives telles que des couvertures de nanomatériaux et des systèmes de neige artificielle pour ralentir le processus, et que ces solutions donnent des résultats prometteurs.
L’utilisation de telles techniques pour préserver les calottes glaciaires n’est pas nouvelle. Depuis le début du 21ème siècle, un nombre croissant de pays, dont l’Autriche, la France, l’Allemagne, l’Italie et la Suisse, ont commencé à protéger les glaciers en les recouvrant de géotextiles. Ces revêtements visent à augmenter l’albédo et à réduire l’absorption du rayonnement solaire, ralentissant ainsi la fonte des glaciers.

Couverture géotextile sur le glacier du Rhône en Suisse (Photo : C. Grandpey)

La Chine a adopté cette méthode et a mené une série d’expériences sur plusieurs glaciers. Des progrès prometteurs ont été réalisés. À 4 830 mètres d’altitude, sur le glacier Dagu, une zone d’essai de 500 mètres carrés a été sélectionnée et recouverte de géotextiles spécialement conçus. Au final, la fonte du glacier a été réduite d’environ 34 % entre août 2020 et octobre 2021.

 

Vue du glacier Dagu (Crédit photo : The Hindustan Times)

Parallèlement, des nanomatériaux plus performants ont été utilisés pour recouvrir une partie de la surface du glacier Ürümqi n°1, entre 3 740 et 3 990 mètres d’altitude. Cette technique permet d’« habiller » le glacier d’une couche de « protection de haute technologie », ce qui ralentit considérablement le processus de fonte, notamment pendant les saisons chaudes. Ces nanofibres, aux propriétés optiques et électriques remarquables, ont contribué à réduire la fonte du glacier jusqu’à 70 % pendant l’été. Néanmoins, des travaux supplémentaires seront nécessaires pour déterminer comment cette technique peut être étendue et rendue plus respectueuse de l’environnement. Bien qu’elle se soit avérée efficace pour ralentir le recul des glaciers, elle présente des risques environnementaux, des coûts élevés et ne peut être appliquée qu’à de petites zones.

Vue de l’expérience sur le glacier Ürümqi n°1 (Crédit photo : UNESCO)

La production de neige artificielle est une autre méthode de protection des glaciers. Elle consiste à intensifier les précipitations dans les zones montagneuses pour accroître la masse du glacier. Parallèlement, cela contribue à nettoyer la surface du glacier, ce qui améliore son albédo.
D’avril à mai 2023, un laboratoire chinois a mené une opération tridimensionnelle (générateurs de fumée, lancements de fusées et opérations aériennes) pour produire de la neige artificielle dans le bassin du glacier Bailanghe, dans les monts Qilian. À l’issue de l’opération, des chercheurs chinois ont développé un algorithme innovant qui améliore les méthodes d’évaluation traditionnelles. Les résultats ont montré que la production de neige a contribué à un gain de 5,9 % de la masse du glacier et a permis de réduire sa fonte en augmentant l’albédo de surface au cours des 1 à 2 jours suivants.

Production de neige artificielle pendant les Jeux d’Hiver de Sotchi (Crédit photo: presse chinoise)

Le rétrécissement rapide des glaciers est principalement dû au réchauffement climatique provoqué par les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine depuis la révolution industrielle. En conséquence, pour freiner efficacement ce processus, il est nécessaire de réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. Les émissions de poussière et de carbone noir issues des activités humaines devraient être réduites à l’échelle régionale car ces particules, en absorbant la lumière, accélèrent la fonte de la glace et de la neige en réduisant l’albédo.

Noircissement du Glacier Athabasca (Canada) par les particules de carbone (Photo: C. Grandpey)

D’autres mesures peuvent contribuer à réduire rapidement la vitesse de fonte des glaciers. Les opérations d’ensemencement des nuages, qui améliorent la capacité d’un nuage à produire de la pluie ou de la neige, pourraient être renforcées dans les zones glaciaires. Les méthodes de précipitations alpines pourraient être étudiées plus en détail et des programmes d’enneigement artificiel plus systématiques pourraient être mis en œuvre dans les zones glaciaires. L’intégration de modèles de fonte des glaciers permettrait de développer un système complet d’évaluation de l’enneigement artificiel, de la fonte des glaciers et des variations du ruissellement.
L’électricité verte pourrait être utilisée plus efficacement pour produire la neige artificielle en utilisant l’eau de fonte des glaciers pour reconstituer la masse glaciaire. L’électricité verte pourrait également alimenter des pompes à eau de fonte afin de nettoyer la surface des glaciers en évacuant les particules sombres qui absorbent la lumière. Ces techniques permettent de traiter les surfaces de manière écologique, efficace et rentable. Parallèlement, les drones peuvent être utilisés pour améliorer l’approvisionnement en neige et contribuer ainsi à reconstituer les glaciers.
Source : Courrier de l’UNESCO.

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An article in the UNESCO Courier confirms that in the race to save melting glaciers, China has come up with creative solutions – such as nanomaterial blankets and artificial snow systems – to slow the melting process, and they are yielding promising results.

The use of such techniques to preserve ice sheets is not new. Since the early 21st century, an increasing number of countries, including Austria, France, Germany, Italy, and Switzerland, have started to protect glaciers by covering them with geotextiles. Such coverings aim to increase surface albedo and reduce its absorption of solar radiation, thereby slowing down glacier melting.

China has adopted the method and has conducted a series of experiments on several glaciers. Some exciting progress has been made. At 4,830 metres above sea level on the Dagu Glacier, a 500 square metre trial area was selected and covered with specially designed geotextiles. As a result, the melt rate was reduced by approximately 34 per cent between August 2020 and October 2021.

Meanwhile, more advanced nanomaterials were used to cover a section of the surface of Ürümqi Glacier No.1 between 3,740 and 3,990 metres above sea level. This technique allows the glacier to be “dressed” in a layer of “high-tech protective gear”, which significantly slows down the melting process, particularly during hot seasons. These nanofiber materials, with their remarkable optical and electrical properties, have helped reduce the melting rate by as much as 70 per cent during the summer. Nevertheless, more work is needed to see how this technique can be expanded and made more environmentally friendly. While it has proven effective in slowing down glacier retreat, it does present environmental risks, high costs, and can only be applied to small areas.

Making artificial snow is another glacier protection method. It works by increasing precipitation in mountainous areas to supply more mass to the glacier. At the same time, it helps to clean the glacier surface, enhancing its albedo.

From April to May 2023, a Chinese laboratoryconducted a three-dimensional operation (smoke generators, rocket launches, and aircraft operations) to make artificial snow in the Bailanghe Glacier basin in the Qilian Mountains. After completing the operation, Chinese researchers developed an innovative algorithm that improves traditional evaluation methods. The results showed that the operation of making snow contributed to a 5.9 per cent gain in glacier mass, and helped reduce glacier melt by increasing surface albedo over the following 1-2 days.

The rapid shrinking of glaciers is mostly driven by global warming due to human-related greenhouse gas emissions since the industrial revolution. So, to effectively curb the process, greenhouse gas emissions must be reduced on a global scale. Dust and black carbon emitted by human activities should be decreased at the regional level, because these light-absorbing particles can accelerate the melting of ice and snow by reducing albedo.

Glacier Chine

Glacier Laohugou No. 12 dans les Qilian mountains de la province de Gansu (Crédit photo : Wikipedia)

Other measures can help to rapidly reduce the rate of glacier melt. Cloud seeding operations, which improve a cloud’s ability to produce rain or snow, could be strengthened in glacier basins. Alpine precipitation methods could be further investigated, and more systematic artificial snowing programs implemented in glacier areas. By integrating glacier melt models, a comprehensive system that assesses artificial snowing, glacier melting, and runoff changes can be developed.

Green electricity could be used more effectively to power the artificial snowmaking using glacier meltwater to reconstitute glacier mass. Green electricity can also drive meltwater pumps to clean glacier surfaces by flushing light-absorbing particles away. These techniques allow surfaces to be supplied and treated in a green, efficient, and cost-effective manner. Meanwhile, drones can enhance snow supply and replenish glaciers.

Source : UNESCO Courier.

La fonte des pôles continue // The melting of the poles continues

Les mauvaises nouvelles s’accumulent concernant la glace dans les régions polaires. Le Centre national de données sur la neige et la glace (NSIDC) vient d’indiquer que la banquise arctique a connu sa plus faible étendue hivernale depuis le début des relevés il y a 47 ans. On a donc une confirmation des effets du réchauffement climatique, une situation qui aura des répercussions à l’échelle planétaire.
En Arctique, la banquise (aussi appelée glace de mer) atteint son maximum en mars de chaque année, puis entame une période de fonte de six mois. Le maximum mesuré le 29 mars 2025 était de 14,33 millions de kilomètres carrés, soit environ 80 000 kilomètres carrés de moins que le pic le plus bas précédent, en 2017.
L’année de plus grande étendue pour la banquise arctique depuis le début des relevés remonte à 1979, avec 16,64 millions de kilomètres carrés.
Lorsque la banquise hivernale se porte bien, elle peut s’étendre sur plus de la moitié de la surface de la Terre vers l’équateur ; elle atteint le Japon, la Chine et le golfe du Saint-Laurent au Canada. Malheureusement, une telle situation n’est plus observée. L’étendue de la banquise diminue tout au long des quatre saisons. L’été reste la saison la plus importante pour la santé globale de la glace arctique. En effet, en été les eaux libres de glace se réchauffent plus rapidement, retiennent davantage d’énergie et rendent l’automne et l’hiver plus chauds et plus fragiles.
Les minimas hivernaux les plus significatifs de la banquise ont été enregistrés depuis 2015. Il convient de noter que début mars 2025, l’Antarctique a frôlé le record de banquise la plus réduite, avec le deuxième niveau de banquise le plus bas jamais enregistré. En février, la banquise dans son ensemble – Arctique et Antarctique réunis – a atteint un niveau historiquement bas.
Source : Médias d’information internationaux, Associated Press, NSIDC.

Photo: C. Grandpey

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Bad news is accumulating about ice in the polar regions. The National Snow and Ice Data Center (NSIDC) has just informed the public that Arctic sea ice had its weakest winter buildup since record-keeping began 47 years ago, a confirmation of global warming that will have repercussions globally.

The Arctic reaches its maximum sea ice in March each year and then starts a six-month melt season. The peak measurement taken on March 29th, 2025 was 14.33 million square kilometers, about 80,000 square kilometers smaller than the lowest previous peak in 2017.

Arctic sea ice’s biggest year since record-keeping began was 1979, at 16.64 million square kilometers.

When winter sea ice is doing well it can extend more than halfway down the Earth toward the equator, reach Japan, China and Canada’s Gulf of St. Lawrence. This no longer occurs. Sea ice extent is shrinking all four seasons, but the most important season for the overall health of the Arctic ice is the summer. This is because ice-free waters warm up quicker, hold more energy and make fall and winter warmer and weaker.

The five lowest amounts for winter peak Arctic sea ice have been since 2015. It should be noted that in early March 2025, Antarctica came close to breaking a record for record low sea ice and ended up with the second-lowest sea lice evel on record. In February, global sea ice – the combination of Arctic and Antarctic – hit a record low.

Source : International news media, Associated Press, NSIDC.

Glaciers : la hausse de la zone d’accumulation et ses conséquences // Glaciers : the rise of the accumulation zone and its consequences

Les glaciers sont constutués de deux zones principales : la zone d’accumulation et la zone d’ablation. La zone d’accumulation se trouve en amont ; c’est là que la neige de l’hiver s’accumule, se compacte sous son propre poids et se transforme en glace, donnant naissance au glacier. Normalement, la température y reste très froide de sorte que cette partie du glacier reste couverte de neige durant toute l’année.

La deuxième partie, en aval du glacier, est la zone d’ablation. Dans cette partie du glacier, soumise à des températures plus élevée, la neige de l’hiver fond, puis la langue de glace rétrécit, à la fois en épaisseur et en longueur.

La zone d’accumulation et la zone d’ablation sont séparées par une ligne imaginaire, la ligne d’équilibre. Il est relativement aisé de la voir à la fin de l’été. Elle se situe à la limite entre la zone restée blanche, où la neige n’a pas pu fondre, et la zone plus foncée, où la glace apparaît directement.

Pour un glacier en équilibre avec les conditions climatiques, la surface de la zone d’accumulation correspond plus ou moins à deux fois la surface de la zone d’ablation. Toutefois, la position de la ligne d’équilibre varie selon le climat et la position géographique. Plus on monte vers les hautes latitudes, plus la ligne d’équilibre s’abaisse. Elle se situe à 600 m au Groenland et au niveau de la mer en Antarctique. Dans les Alpes suisses, elle se situe, en moyenne, vers 2750 mètres d’altitude, contre 2400 mètres en moyenne dans le massif du Mont Blanc.

Avec le réchauffement climatique, on assiste à une élévation de la zone d’accumulation, Par voie de conséquence, les glaciers sont moins alimentés. Ils reculent et perdent de l’épaisseur. Le phénomène affecte toutes les chaînes de montagnes de la planète, avec des conséquences qui deviendront inévitablement catastrophiques sur le long terme .

Ainsi, le réchauffement climatique et la sécheresse font monter la limite des neiges dans l’Himalaya, ce qui entraîne des incendies de végétation plus fréquents et des pénuries d’eau inquiétantes.
Les images satellite révèlent que l’altitude de la zone d’accumulation dans l’Himalaya s’élève à un rythme anormal. Selon les observations de la NASA, cette élévation inquiète les scientifiques depuis début 2021. Entre le 11 décembre 2024 et le 28 janvier 2025, la limite des neiges s’est élevée de près de 150 mètres ! La seule année récente où la limite des neiges de janvier était proche de ses niveaux habituels était 2022.
Les glaciologues pensent qu’une grande partie de la disparition de la neige dans l’Himalaya est due à la sublimation, et non à la fonte. Cela signifie que davantage de neige s’évapore au lieu de se transformer en eau et de donner naissance à des torrents.
Les scientifiques ne cessent de tirer la sonnette d’alarme car l’élévation de la zone d’accumulation entraîne un risque accru d’incendies de végétation et une réduction de l’approvisionnement en eau pour les communautés voisines. Selon le Nepali Times, la saison des feux de forêt au Népal a commencé plus tôt en 2025. Cela est dû à des sécheresses hivernales prolongées, avec un manteau neigeux anormalement mince. La faible accumulation de neige représente un risque très sérieux de pénurie d’eau, avec des conséquences en chaîne. En effet, ces pénuries d’eau peuvent entraîner de mauvaises récoltes, avec à la clé des pénuries alimentaires.

Source: Yahoo Actualités, NASA.

Crédit photo: UCLA

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Glaciers consist of two main zones: the accumulation zone and the ablation zone. The accumulation zone is located upslope; this is where winter snow accumulates, compacts under its own weight, and transforms into ice, giving rise to the glacier. Normally, the temperature remains very cold, so this part of the glacier remains covered in snow throughout the year.
The second part, downslope of the glacier, is the ablation zone. In this part of the glacier, subject to higher temperatures, the winter snow melts, and then the ice tongue shrinks, both in thickness and length.
The accumulation zone and the ablation zone are separated by an imaginary line, the equilibrium line. It is relatively easy to see it at the end of summer. It is located at the boundary between the white zone, where the snow has not melted, and the darker zone where the ice appears directly. For a glacier in equilibrium with climatic conditions, the surface area of ​​the accumulation zone corresponds roughly to twice the surface area of ​​the ablation zone. However, the position of the equilibrium line varies according to climate and location. The higher one goes towards higher latitudes, the lower the equilibrium line becomes. It is located at 600 m in Greenland and at sea level in Antarctica. In the Swiss Alps, it is located, on average, around 2750 meters above sea level, compared to an average of 2400 meters in the Mont Blanc massif.
With global warming, the accumulation zone is getting higher and higher. As a result, glaciers are less fed. They are retreating and losing thickness. This phenomenon affects all the mountain ranges on the planet, with consequences that will inevitably become disastrous in the long term. For instance, global warming and drought are causing the snowline to rise in the Himalayas, leading to more frequent wildfires and worrying water shortages.
Satellite images reveal that the elevation of the accumulation zone in the Himalayas is rising at an abnormal rate. According to NASA observations, this rise has been worrying scientists since early 2021. Between December 11, 2024, and January 28, 2025, the snowline rose nearly 150 meters! The only recent year when the January snowline was close to its usual levels was 2022.
Glaciologists believe that much of the snow loss in the Himalayas is due to sublimation, not melting. This means that more snow is evaporating instead of turning into water and creating torrents. Scientists are constantly sounding the alarm because the elevation of the accumulation zone leads to an increased risk of wildfires and a reduction in water supplies for neighboring communities. According to the Nepali Times, the forest fire season in Nepal started earlier in 2025. This is due to prolonged winter droughts, with abnormally low snowpack. Low snowpack poses a very serious risk of water shortages, with knock-on effects. Indeed, these water shortages can lead to poor harvests, leading to food shortages.

Source: Yahoo News, NASA.