Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Dans son dernier rapport hebdomadaire, l’AVO indiquait que l’émission lente de lave se poursuivait sur le Great Sitkin (îles Andreanof / Alaska), avec une épaisse coulée de lave confinée au cratère sommital.
Aujourd’hui, une étude menée par des scientifiques de l’Université Purdue (Indiana) révèle que le Great Sitkin possède deux chambres magmatiques. Cette découverte explique les changements de localisation de l’activité sismique qui intriguent les scientifiques depuis le début de l’éruption du volcan en mai 2021.
À l’aide des données recueillies par l’AVO entre 2019 et 2020, l’équipe scientifique a conçu un modèle de vitesse sismique pour les 6 km constituant la partie supérieure du volcan. Les chercheurs ont découvert deux chambres magmatiques qui expliquent l’alternance d’activité sismique entre les parties nord-ouest et du sud-est du sommet du volcan. Une telle alternance d’activité sismique a été observée sur d’autres volcans, mais le Grand Sitkin constitue une étude de cas très intéressante en raison de la migration latérale évidente de la sismicité.
L’équipe scientifique pense que le Grand Sitkin fonctionne selon un cycle d’éruption en six étapes, qui diffère du cycle typique en cinq étapes. L’étape supplémentaire provient de l’activation d’une deuxième chambre magmatique, moins profonde, après la première éruption qui est probablement déclenchée par la chambre plus profonde. Cette interaction entre les deux chambres se traduit par l’alternance des éruptions dans la zone sommitale du volcan.
Source : Geophysical Research Letters, 8 juin 2023.

 

Source: AVO

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L’éruption du Kilauea (Hawaii) est toujours en mode PAUSE. L’arrêt brutal de l’émission de lave a surpris tout le monde car l’activité de la bouche SO était très intense quelques minutes auparavant. Personne ne sait si – ou quand – l’éruption reprendra dans le cratère de l’Halema’uma’u….ou ailleurs sur le Kilauea.

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L’éruption du Mayon (Philippines) ne semble pas s’intensifier. Dans ses dernières mises à jour, le PHIVOLCS indique que l »émission très lente de lave se poursuit, avec des coulées qui atteignent des longueurs de 2,5 km et de 1,8 km dans les ravines Mi-isi et Bonga. Des effondrements de coulées de lave sont observés dans les deux ravines à moins de 3,3 km du cratère. De nombreux éboulements sont également enregistrés, ainsi que plusieurs coulées pyroclastiques causées par l’effondrement du dôme sommital. Les émissions de SO2 ont été mesurées à 507 tonnes / jour le 20 juin 2023. Le panache éruptif s’élève à environ 800 mètres au-dessus du cratère. L’édifice volcanique est toujours en phase d’inflation. Le niveau d’alerte est maintenu à 3 sur une échelle de 4.

Source : Phivolcs.

Crédit photo: PHIVOLCS

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On observe une hausse de la sismicité sur l’Ubinas (Pérou) depuis la mi-mai. Au cours de la première quinzaine de juin, les panaches fumerolliens s’élevaient à 500 m au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte a été relevé à la couleur Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs) le 20 juin 2023.
Source : IGP.

Source: IGP

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L’éruption du Sabancaya (Pérou) continue avec une vingtaine d’explosions chaque jour. Elles génèrent des panaches de cendres qui montent à environ 1,5 km au-dessus du sommet.

Source : IGP.

Source: IGP

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Une hausse des émissions de gaz et de vapeur est observée sur le Lokon-Empung (Sulawesi / Indonésie), avec des panaches qui s’élèvent à 400 m au-dessus du cratère Tompaluan. Ces émissions s’accompagnent d’un tremor continu. Depuis le début de l’année 2023, ces émissions s’élevaient généralement de 20 à 150 m au-dessus du cratère et la sismicité était généralement dominée chaque jour par 1 à 2 séismes volcaniques peu profonds. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est rappelé au public de ne pas s’approcher du cratère à moins de 1,5 km.
Source : CVGHM.

Crédit photo: Wikipedia

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À l’attention de ceux qui ont l’intention de visiter les îles Éoliennes : l’activité du Stromboli (Sicile) est actuellement centrée sur deux bouches (N1 et N2) dans la zone cratèrique Nord, dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, et sur quatre bouches dans la zone C-S (Sud-Centre) de la terrasse cratèrique. Des explosions de faible et moyenne intensité, à raison de 3 à 7 événements par heure, dans la zone N2, éjectent des matériaux jusqu’à 150 m de hauteur. Des explosions de faible à forte intensité se produisent en moyenne 8 à 14 fois par heure à partir des trois bouches du secteur S2 (zone C-S). De faibles émissions de gaz accompagnent parfois ces événements explosifs. Il est bon de rappeler que l’accès au sommet du volcan est interdit. Les touristes peuvent seulement atteindre 400 mètres au-dessus du niveau de la mer avec l’accompagnement des guides locaux.
Source : INGV.

Source: INGV

Saute d’humeur du Stromboli le 23 juin 2023 à 18 heures…

…et à 23 heures (captures images webcam)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world.

In its latest weekly report, AVO indicated that slow lava effusion continued at Great Sitkin (Andreanof Islands / Alaska), producing a thick lava flow confined to the summit crater.

Today, a study conducted by scientists at Purdue University reveals that the Great Sitkin has two magma chambers. This discovery explains the changing locations of seismic activity that has puzzled scientists since the volcano began erupting in May 2021.

Using data collected by the Alaska Volcano Observatory from 2019 to 2020, the scientific team constructed a seismic velocity structure for the uppermost 6 km of the volcano. The researchers found two magma chambers, providing an explanation for the alternating seismic activity observed in regions northwest and southeast of the volcano summit. Such an alternating seismic activity has been observed at other volcanoes, but Great Sitkin offers a unique case study due to the clear lateral migration of seismicity.

The scientific team thinks that Great Sitkin operates on a six-stage eruption cycle, diverging from the typical five-stage cycle. The additional stage involves the activation of a second, shallower magma chamber following the initial eruption, most likely triggered by the deeper chamber. This interaction between the two chambers results in alternating eruptions.

Source : Geophysical Research Letters, June 8th, 2023.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) is still in PAUSE mode. The sudden halt in lava emission came as a surprise to everyone, as activity in the SW vent had been very intense just a few minutes before the stoppage. No one knows if – or when – the eruption will resume in Halema’uma’u crater…. or elsewhere on Kilauea Volcano.

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It does not look as if the eruption of Mt Mayon (Philippines) is intensifying. In its latest updates, PHIVOLCS indicates that the very slow effusion of lava continues over lengths of 2.5km and 1.8km in the Mi-isi and Bonga drainages. Lava collapses are observed in both gullies within 3.3km from the crater. Numerous rockfall events are also recorded, as well as several pyroclastic flows caused by the collapse of the summit dome. SO2 emissions were measured at 507 tonnes / day on June 20th, 2023. The eruptive plume rises about 800 meters above the crater. The volcanic edifice is still inflated. The alert leval is kept at 3 on a scale of 4.

Source : Phivolcs.

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Seismicity at Ubinas (Peru) has been increasing since mid-May. In the first fortnight of June, fumarolic plumes rose 500 m above the crater rim. The Volcano Alert Level was raised to Yellow (the second level on a four-color scale) on June 20th, 2023.

Source : IGP.

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The eruption of Sabancaya (Peru) continues, with around twenty explosions every day. They generate ash plumes that rise up to about 1.5 km above the summit.
Source : IGP.

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Increased gas and steam emissions are observed at Lokon-Empung (Sulawesi / Indonesia), with dense white plumes rising 400 m above the rim of Tompaluan Crater. The emissions are followed by a period of continuous tremor. During 2023 white emissions generally rose 20-150 m above the crater rim and seismicity was generally dominated by 1-2 daily shallow volcanic earthquakes. The volcano Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is reminded not to approach the crater within a radius of 1.5 km.

Source : CVGHM.

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For the attention of those who intend to visit the Aeolian Islands, activity at Stromboli (Sicily) is currently centered at two vents (N1 and N2) in Area N (North), within the upper part of the Sciara del Fuoco, and from four vents in Area C-S (South-Central) in the crater terrace. Low- and medium-intensity explosions at a rate of 3-7 events per hour from Area N2 eject material up to 150 m above the vents. Low- to high-intensity explosions average 8-14 events per hour from the three vents in sector S2 (Area C-S). Weak emission of gas sometimes accompany these explosive events. Access to the summit of the volcano is forbidden. Tourists can only reach 400 meters above sea level with the accompaniement of the local guides.
Source : INGV.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Les risques d’une vie sur les pentes du Mayon (Philippines) // The hazards of life on the slopes of Mt Mayon (Philippines)

Un article publié dans plusieurs journaux anglo-saxons décrit des scènes observées aux philippines sur le volcan Mayon. Elles sont très semblables à celles qui ont déjà été décrites lors de l’éruption du volcan Merapi en Indonésie en 2010.
Au début de l’article, la police locale interpelle une femme dont le village se trouve dans la zone de danger permanent et fait partie de ceux qui ont été évacués en raison du risque d’une violente éruption du Mayon. La femme explique qu’elle connaît les risques mais demande de rester quelques minutes de plus pour récupérer l’uniforme scolaire de sa fille et pour nourrir les cochons. Elle dit prier pour que l’éruption ne s’aggrave pas, car sa famille vit ici. Il leur est difficile de rester dans le camp d’évacuation où il y a trop peu de toilettes pour tant de monde et où il fait chaud. « Les enfants tombent malades. »
Son village, Calbayog, se trouve sur les pentes nord-est du Mayon et se situe bien à l’intérieur de la zone de danger permanent d’un rayon de 6 kilomètres. L’accès y est interdit, mais des milliers de villageois pauvres font fi des restrictions et continuent à y vivre depuis des générations. Des activités permettant de gagner un peu d’argent, comme l’extraction de sable et de gravier ; les visites touristiques se sont développées malgré l’interdiction et les fréquentes éruptions du Mayon, 53 depuis 1616.
Le clocher de pierre de l’église franciscaine de Cagsawa, qui date du 16ème siècle, dépasse du sol. Il représente un symbole de la fureur mortelle du Mayon. Le clocher est la seule chose qui reste de l’église qui a été ensevelie lors d’une éruption en 1814. Elle a tué quelque 1 200 personnes, dont beaucoup s’étaient réfugiées dans l’église située à environ 13 kilomètres du volcan.
Les milliers de villageois qui vivent dans la zone de danger du Mayon reflètent la situation critique de nombreux Philippins pauvres qui sont contraints de vivre dans des endroits dangereux à travers l’archipel, que ce soit près de volcans actifs comme le Mayon, sur des flancs de montagne exposés aux glissements de terrain, le long de côtes vulnérables, sur des failles sismiques, et dans des villages exposés à des crues soudaines. De plus, chaque année, une vingtaine de typhons et de tempêtes s’abattent sur les Philippines.
La plupart des habitants de Calbayog ont été évacués lorsque le Mayon a commencé à expulser doucement de la lave après plusieurs jours d’activité. Des journalistes ont été autorisés par la police à participer brièvement à une patrouille de contrôle maison par maison dans un quartier de Calbayog. Ils ont pu constater que certains habitants faisaient fi de l’interdiction et persistaient à vivre dans leurs maisons. Un villageois a expliqué à la police qu’il devait rester parce que les 40 coqs de combat qu’il élevait risquaient d’être volés s’il partait. Dans deux autres maisons, on pouvait entendre de la musique ou des émissions d’information à la radio, et dans au moins trois autres, du linge était suspendu au soleil.
À Mi-isi, un autre village situé bien à l’intérieur de la zone de danger permanent, un habitant se moque des mises en garde des autorités et des volcanologues. Il a déclaré : « Moi, je n’ai pas peur, mais les étrangers auront probablement une crise cardiaque s’ils vivent ici ». Il a ajouté qu’il ne savait plus combien de fois il avait été témoin de la fureur du Mayon. Il a survécu pendant des décennies grâce à sa ferme maraîchère, sa porcherie, sa cocoteraie et un travail intermittent pour le compte d’une carrière de gravier et de sable située à proximité.
En dépit de ces exceptions, le gouvernement philippin prend des mesures pour protéger la population. Depuis que le volcan a commencé à émettre de la lave, l’armée, la police et les autorités locales ont déplacé plus de 20 000 villageois de la zone de danger. Ces personnes ont été transférées vers 28 abris temporaires, principalement des écoles. Comme je l’ai indiqué dans une note précédente, la plupart des salles de classe étant désormais occupées par des foules de personnes évacuées et leurs effets personnels, les enseignants sont contraints de faire cours dans les couloirs, dans les chapelles et sous les arbres.
La crise éruptive du Mayon est un défi supplémentaire pour le président Ferdinand Marcos Jr, qui a pris ses fonctions en juin 2022. Il a hérité d’une économie mise à mal par la pandémie de coronavirus qui a aggravé la pauvreté, le chômage et la dette dans pays. Il s’est rendu à Albay pour distribuer des paquets de nourriture et rassurer les personnes évacuées sur l’aide du gouvernement. Il a aussi averti que l’éruption du Mayon pourrait se prolonger pendant des mois. Le nombre de villageois déplacés pourrait plus que doubler si l’éruption du Mayon devenait violente et mettait des vies en danger.
Par le passé, on a relogé des milliers de villageois dans des maisons loin du Mayon, mais beaucoup sont retournés sur ses pentes fertiles du volcan en raison de l’insuffisance des moyens de subsistance dans les sites de réinstallation établis par le gouvernement. Le manque d’emplois et d’opportunités ailleurs oblige les gens à continuer à risquer leur vie en cultivant des légumes et en cherchant d’autres sources de revenus sur les pentes du volcan. Ils sont confrontés à une sorte de roulette russe qui oscille entre la vie et la mort.
Sources : ABC News, The Independent, BBC World.

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Dernière minute : Environ 18 999 personnes issues de 5 466 familles sont actuellement hébergées dans 28 centres d’hébergement provisoire établis, généralement dans des salles de classe de la province d’Albay, en raison de l’éruption du Mayon. Cependant, le nombre total de personnes déplacées est plus élevé, car beaucoup ont trouvé refuge auprès d’amis et de parents.
On apprend aujourd’hui qu’au moins 628 personnes déplacées, âgées de 2 à 64 ans, sont tombées malades dans les centres d’hébergement. C’est ce qu’indique un rapport publié par le Conseil national de gestion des catastrophes. Ces personnes ont contracté diverses affections comme la fièvre, la toux, la gastro-entérite, les infections respiratoires aiguës et les maladies de peau.
Le gouvernement provincial, qui a déclaré l’état de catastrophe naturelle, a apporté une aide importante aux localités touchées. Environ 1,47 million de dollars d’aide ont été distribués. Cette aide comprend des produits de première nécessité tels que de l’eau distillée, des kits d’hygiène, des tentes et des matériaux pour les abris, des paquets de nourriture pour les familles, des kits de couchage et du combustible.
Le niveau d’alerte du Mayon est maintenu à 3. Le passage au niveau d’alerte 4, qui suppose une éruption potentiellement explosive dans les heures ou les jours à venir, n’est pas à l’ordre du jour pour le moment
Source : Médias philippins.

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An article publisehed in several Anglo-saxon newspapers describes scenes on Mount Mayon (Philippines) very similar to those that had already been described during the 2010 eruption of Mount Merapi in Indonesia.

At the beginning of the article, the local police spots a woman whose village lies within the danger zone and is among those that have been evacuated beccause of the risk of a violent eruption of Mt Mayon. The woman said she knew the risks but begged to stay a few minutes more to get her daughter’s school uniform from their shack and feed her pigs. She sys she is praying this eruption won’t get worse because the livelihood of her family is here and it’s difficult to stay in the evacuation camp with few toilets for so many, and the heat. ” Children are getting sick there.”

Her village, Calbayog, lies in Mayon’s northeastern foothills and is well within the 6-kilometer radius permanent danger zone. Entry is prohibited, but thousands of poor villagers have flouted the restrictions and made it their home for generations. Lucrative businesses such as sand and gravel quarrying and sightseeing tours have also thrived openly despite the ban and the mountain’s frequent eruptions which amount to 53 since 1616.

A terrifying symbol of Mayon’s deadly fury is the belfry of the 16th-century Franciscan stone church of Cagsawa which protrudes from the ground. It’s all that’s left of the church that was buried in an 1814 eruption which killed about 1,200 people, including many who sought refuge in the church, about 13 kilometers from the volcano.

The thousands of villagers who live within Mayon’s danger zone reflect the plight of many impoverished Filipinos who are forced to live in dangerous places across the archipelago, near active volcanoes like Mayon, on landslide-prone mountainsides, along vulnerable coastlines, atop earthquake fault lines, and in low-lying villages often engulfed by flash floods. Each year, about 20 typhoons and storms lash the Philippines.

Most residents were evacuated from Calbayog when Mayon started to gently expel lava after days of unrest. Journalists were allowed by police to briefly join a house-to-house patrol of a Calbayog neighborhood and saw a few defiant residents still in their houses. One villager insisted to police that he had to remain because the 40 roosters he had bred for cockfights might be stolen if he left. Dance music or radio news broadcasts could be heard at two houses, and at least three others had laundry hanging on clotheslines in the sun.

At Mi-isi, another village well inside the permanent danger zone, one resident laughed off warnings from authorities and volcano scientists. He said : « I’m not scared, but outsiders will probably have a heart attack if they live here.” He added that he had lost count of the times he had witnessed Mayon’s fury. He has survived for decades thanks to his vegetable farm, piggery, coconut grove and on-and-off work as caretaker of a nearby gravel and sand quarry.

Despite these exceptions, the Philippine government is taking mrasures to protect the population. Since the volcano began expelling lava, soldiers, police and local officials have moved more than 20,000 villagers from the danger zone in forced evacuations to 28 temporary shelters, mostly schools. As I put it in a previous post, with most classrooms now crammed with impoverished evacuees and their belongings, teachers have been forced to hold classes in school corridors, in chapels and under trees.

The crisis is an additional challenge for President Ferdinand Marcos Jr., who took office in June 2022 and inherited an economy battered by the coronavirus pandemic, which deepened poverty, unemployment, hunger and the country’s debt. He has flown to Albay to hand out food packs and reassure the evacuees of government help, but warned that Mayon’s gentle eruption may drag on for months, keeping them away from their homes. Indeed, the number of displaced villagers could more than double if Mayon’s eruption turns violent and life-threatening.

Thousands of villagers have been given homes away from Mayon in the past, but many returned to its fertile slopes because of inadequate livelihood options in government-established relocation sites. The lack of jobs and opportunities elsewhere forces people to continue risking their lives farming vegetables and scrounging for other sources of income at the foot of the volcano. It’s a kind of Russian roulette.You either get lucky or you get killed.

Sources : ABC News, The Independent, BBC World.

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Latest : Around 18 999 individuals from 5 466 families are currently being housed in 28 established evacuation centers, typically in school classrooms, throughout Albay province, because of the Mayon eruption. However, the total number of displaced persons is higher, with many seeking refuge with friends and relatives.

We learn today that at least 628 displaced persons, aged between 2 to 64 years old, have fallen ill in evacuation centers, according to a report released by the National Disaster Risk Reduction and Management Council. These persons have contracted various illnesses, including fever, coughs, colds, gastroenteritis, acute respiratory infection, and skin disease.

The provincial government, which has declared a state of calamity, has extended significant assistance to the affected communities. About 1.47 million dollars of aid have been dispensed. This assistance includes necessities such as distilled water, hygiene kits, tents and shelter materials, family food packs, sleeping kits, and fuel.

The alert level for Mayon is kept at 3. A rise to Alert Level 4, suggesting a potentially explosive eruption within hours to days, is not anticipated at present.

Source : Philippine news media.

Crédit photo: Wikipedia

Crédit photo: Phivolcs

Les centres d’évacuation du Mayon (Philippines) // Mt Mayon’s evacuation shelters

J’ai écrit dans une note précédente qu’en date du 13 juin 2023, 16 152 personnes avaient été évacuées des pentes du Mayon ; parmi elles, 15 493 se trouvent dans des centres provisoires d’hébergement et 659 étaient hébergées par des amis et de la famille. La plupart des personnes contraintes de quitter leurs domiciles vivent dans des fermes situées dans la zone de danger permanent d’un rayon de 6 kilomètres. Les écoles sont souvent utilisées comme abris temporaires, ce qui perturbe les condirions d’enseignement pour des milliers d’élèves. Beaucoup suivent les cours dans des chapelles et des tentes ou sous des arbres en plein air.
Pour le moment, l’éruption n’a fait ni blessé ni mort. Le problème, c’est que personne ne sait combien de temps elle va durer. Les évacuations pourraient s’éterniser pendant des mois et provoquer une crise humanitaire prolongée.
Dans les écoles, chaque salle de classe est devenue un lieu d’hébergement surpeuplé pour plusieurs familles, avec des nattes de couchage, des sacs de vêtements, des réchauds et des jouets pour les enfants. Plus de 17 000 étudiants de cinq villes de la province d’Albay sont concernés par les désagréments provoqués par l’éruption. Environ 80% suivent les cours chaque jour à la maison ou ailleurs grâce à un système dans lequel les parents participent à l’enseignement de leurs enfants en utilisant des «modules d’apprentissage» fournis par l’école.
Cette approche d’apprentissage à distance a été largement utilisée pendant les deux années de pandémie de coronavirus, lorsque la majeure partie des Philippines était en quarantaine, obligeant les gens à rester chez eux
L’un des défis pour les enseignants aujourd’hui est de retrouver les écoliers qui ont été évacués afin de pouvoir confier les modules d’apprentissage à leurs parents.
Certains enseignants tentent de poursuivre les cours en présentiel. Ils retrouvent alors leurs élèves à l’intérieur des salles des fêtes, des chapelles, des gymnases et des garderies, ou bien à l’extérieur dans les jardins et sous les arbres, voire dans les couloirs de l’école.
Dans l’école primaire de San Jose, qui compte plus de 2 400 villageois évacués vers la ville de Malilipot, les enseignants donnent des cours le long d’étroites allées en plein air, dans un jardin fleuri, à l’intérieur d’un minuscule abri prévu pour accueillir des réceptions, et à l’ombre d’un arbre.
Le président Ferdinand Marcos s’est rendu à Albay pour rassurer les personnes évacuées, distribuer de la nourriture et discuter avec le gouverneur de la province et les maires de la ville de l’impact de l’éruption sur les villageois, les écoliers et l’économie de la province.
L’éruption est l’une des calamités naturelles auxquelles est confrontée l’administration locale. Une vingtaine de typhons et autres tempêtes frappent les Philippines chaque année, et les 24 volcans actifs de l’archipel sont secoués par de fréquents séismes.
Certains des villageois évacués se sont plaints de la chaleur et de la surpopulation dans les centres d’hébergement. Les autorités locales se sont engagées à fournir davantage de ventilateurs électriques et à améliorer leur confort. Les centres d’hébergement sont aussi des foyers de problèmes sanitaires et de promiscuité. On le sait : plus l’évacuation sera longue, plus il y aura de problèmes.
Les autorités sont très prudentes aujourd’hui lorsque le PHIVOLCS annonce que le Mayon connaît une hausse d’activité. Ils se souviennent de la dernière éruption de 2018, qui a déplacé des dizaines de milliers de personnes. Une éruption de 1814 a enseveli des villages entiers et tué plus de 1 000 personnes.
Source : The Independent.

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I wrote in a previous post that by June 13th, 2023, 16,152 people had been evacuated from the slopes of Mt Mayon; of those, 15,493 were in evacuation shelters and 659 were staying with friends and family. Most of those forced to evacuate live in farming villages within the 6-kilometer radius permanent danger zone. Schools are often used as shelters, disrupting education for thousands of students, many of whom are having classes in chapels and tents or under trees in the open.

For the moment, the eruption has not caused any injuries or death. But nobody knows how long it will last. The evacuations could drag on for months and cause a prolonged humanitarian crisis.

In the schools, every classroom has turned into an overcrowded sanctuary for several families with sleeping mats, bags of clothes, cooking stoves and toys for children. More than 17,000 students in five Albay towns are among those affected by the displacements for the eruption. About 80% are continuing their daily school lessons through an emergency system in which parents teach their children at home or elsewhere using school-provided “learning modules.”

The temporary distant-learning approach for students was extensively used during the two years of the coronavirus pandemic, when most of the Philippines was under police-enforced quarantine that restricted people to their homes.

One of the challenges for the teachers today is how to track the displaced school children so they can give their parents the learning modules.

Some teachers are trying to continue in-person classes, meeting with their students inside village halls, chapels, gymnasiums and daycare centers, outside in gardens and under trees, or even in school corridors.

At the San Jose elementary school campus now crammed with more than 2,400 displaced villagers in Malilipot town, teachers are holding classes along narrow open-air walkways, in a flower garden, inside a tiny guest hut and under the shade of a tree.

President Ferdinand Marcos has flown to Albay to reassure displaced villagers, hand out food and discuss with the provincial governor and town mayors the impact of the eruption on villagers, schoolchildren and the province’s economy.

The eruption is one of the natural calamities the local administration has to face. About 20 typhoons and storms lash the Philippines every year, and the archipelago’s 24 active volcanoes are shaken by frequent earthquakes.

Some of the displaced villagers have complained about heat and overcrowding in emergency shelters. Local officials pledged to provide more electric fans and improve their condition. Shelters are also hotbeds for sanitary problems and promiscuity. The longer the evacuation, the more problems there are.

Authorities are very cautious today when PHIVOLCS warns that Mt Mayon is becoming active. They remember the last eruption of 2018, which displaced tens of thousands. An 1814 eruption buried entire villages and killed more than 1,000 people.

Source : The Independent.

Personne ne sait comment évoluera l’éruption du Mayon, ni combien de temps elle durera (Crédit photo: Phivolcs)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

L’éruption du Kilauea (Hawaii) continue. La webcam en direct du HVO a filmé un vortex provoqué par le vent, et rarement observé dans le cratère de l’Halema’uma’u.

https://youtu.be/55SE_hqe8VE

Le vortex s’est formé directement au-dessus du lac de lave et a pris la forme d’un entonnoir avant de se dissiper au bord du cratère.
Les scientifiques expliquent que ces vortex se forment en raison de la chaleur extrême. La température à la surface du lac de lave atteint environ 1150°C. Le vortex arrache et faut voler des morceaux de lave.
L’USGS ajoute que des vortex provoqués par le vent ont également été observés en 2018 lors de l’éruption explosive au sommet du Kilauea.

Image extraite de la vidéo

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Le PHIVOLCS enregistre toujours des séismes volcaniques et de nombreuses chutes de blocs sur le Mayon (Philippines). La cendre provoquée par les chutes de blocs et le dégazage modéré du cratère génèrent des panaches riches en vapeur qui glissent le long des tentes du volcan avant de se disperser. L’incandescence du cratère est toujours visible la nuit. La lave qui s’écoule lentement depios le cratère sommital donne naissance à une coulée de lave et de débris qui emprunte les ravines Mi-isi et Bonga. On observe également des coulées pyroclastiques de courte durée. .
Selon le PHIVOLCS, le Mayon montre « actuellement un niveau d’activité relativement élevé », en raison de la présence de magma dans le cratère. Le volcan est en niveau d’alerte 3 depuis le 8 juin 2023. L’Institut demande au public de se méfier des coulées pyroclastiques et des lahars susceptibles d’emprunter les ravines le long de l’édifice volcanique. Les pilotes doivent éviter de voler à proximité du volcan.

Au 13 juin 2023, 16 152 personnes avaient été évacuées ; 15 493 se trouvaient dans des centres d’hébergement et 659 séjournaient chez des amis et de la famille.

Vue du Mayon le 14 juin 2023 (Source: PHIVOLCS)

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Il semble que le Popocatepetl (Mexique) ait retrouvé son activité normale, avec des émissions quotidiennes de vapeur et de gaz contenant parfois de petites quantités de cendres. Les panaches s’élèvent jusqu’à 1,6 km au-dessus du sommet. De petites retombées de cendres sont encore signalées dans plusieurs localité. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, Phase 2 et le public est prié de rester à 12 km du cratère.
Source : CENAPRED.

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Les explosions phréatiques se poursuivent sur le Rincón de la Vieja (Costa Rica), avec des panaches de gaz et de vapeur qui s’élèvent de 1 à 2,5 km au-dessus du bord du cratère. Le 8 juin 2023, une éruption phréatique a éjecté l’eau du lac et des sédiments à une centaine de mètres au-dessus du bord du cratère, avec un panache de vapeur qui s’est élevé à 3 km de heuteur.
Source : OVSICORI.

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De nombreux panaches de cendres denses s’élèvent jusqu’à 500 m – 3 km au-dessus du sommet de l’Anak Krakatau (Indonésie). Les images de la webcam montrent parfois des matériaux incandescents projetés au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), et il est demandé au public de rester à au moins 5 km du cratère.
Source : CVGHM.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world.

The eruption of Kilauea (Hawaii) continues. The HVO live webcam has filmed a rarely seen wind vortex in Halema’uma’u Crater.

https://youtu.be/55SE_hqe8VE

The phenomenon formed directly over the lava lake and grew into a high funnel before dissipating at the edge of the crater.

Scientists explain that these vortexes form due to extreme heat. Temperatures at the lake’s surface reach about 1150°C. The vortex can be seen sending pieces of fresh lava flinging around.

USGS officials report wind vortexes were also seen in 2018 during Kilauea’s explosive eruption at the summit.

Kilauea vortex

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PHIVOLCS still records recorded volcanic earthquakes and numerous rockfall events on Mayon (Philippines). The ash from the rockfalls and continuous moderate degassing from the crater produce steam-laden plumes that crpept downslope before drifting away. Crater incandescence can be seen at night. A very slow effusion of lava from the summit crater, generating a lava flow and collapse debris on the Mi-isi and Bonga gullies, is also observed, as well as short-lived pyroclastic flows. .

According to PHIVOLCS, Mayon is “currently in a relatively high level of unrest,” due to magma in the crater. The volcano has been on alert level 3 since June 8th, 2023. The Institute warns the public to be cautious of pyroclastic flows and lahars along channels draining the volcano edifice. Pilots are asked to avoid flying close to the volcano.

By June 13th, 2023, 16,152 people had evacuated; of those, 15,493 were in evacuation shelters and 659 were staying with friends and family.

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It looks as if Popocatepetl (Mexico) has returned to its normal activity, with daily steam-and-gas emissions, sometimes containing minor amounts of ash. The plumes rise as high as 1.6 km above the summit. Minor ashfall is still reported in several municipalities. The Alert Level remains at Yellow, Phase Two and the public is asked to stay 12 km away from the crater.

Source : CENAPRED.

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Phreatic explosions continue at Rincón de la Vieja (Costa Rica), with gas-and-steam plumes that rise 1- 2.5 km above the crater rim. On June 8th, 2023, a phreatic eruption ejected lake water with sediment about 100 m above the crater rim and produced a steam plume that rose 3 km.

Source : OVSICORI.

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Numerous dense ash plumes are visible rising 500 m – 3 km above Anak Krakatau’s summit (Indonesia). Webcam images sometimes show incandescent material being ejected above the crater. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 5 km away from the crater.

Source : CVGHM.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm