Séisme ressenti en Limousin !

Un séisme de magnitude M 5,3 sur l’échelle de Richter a été ressenti jusqu’à Limoges à 18h38 le 16 juin 2023. L’épicentre a été localisé à la frontière entre les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime. L’hypocentre se trouvait à faible profondeur (environ 1 km). La secousse a duré une quinzaine de secondes au niveau de la commune de Verneuil sur Vienne où j’habite. .

Aucun dégât majeur n’est à déplorer en Haute-Vienne, selon les sapeurs-pompiers.

Puissant séisme en Turquie // Powerful earthquake in Turkey

Il ne s’agit pas de volcans, mais d’un événement géologique majeur. Un puissant séisme, dont la magnitude a atteint M 7,8 selon l’USGS, a frappé la région frontalière très peuplée de la Turquie et de la Syrie à 04h17 (heure locale) le 6 février 2023.
L’épicentre était situé à environ 26,2 km à l’E de Nurdağı (12 827 habitants), 33,6 km à l’ONO de Gaziantep (1 065 975 habitants) et 46,6 km au NNO de Kahramanmaraş (376 045 habitants). L’hypocentre a été localisé à une profondeur de 18 km, ce qui est assez peu profond et explique les dégâts considérables et le nombre de morts très élevé. De nombreuses répliques modérées à très fortes ont été enregistrées, dont un événement de M 6.7.
Les premiers bilans faisaient état d’environ 500 morts mais ce nombre est malheureusement susceptible d’augmenter et plusieurs milliers de personnes ont probablement été tuées par l’effondrement des bâtiments. Il convient de noter que le séisme s’est produit très tôt le matin alors que la plupart des gens étaient encore chez eux. . Des milliers de personnes ont été blessées et beaucoup sont toujours prisonnières des décombres
Il s’agit du séisme le plus puissant en Turquie depuis 1939 et le deuxième plus puissant depuis celui qui a secoué le nord de l’Anatolie (M 7.8-8.0) en 1668
Dans son ensemble, la population de cette région réside dans des structures extrêmement vulnérables aux secousses sismiques, bien que certaines soient plus résistantes.
La Turquie, zone sismique très active, se trouve sur la plaque anatolienne, qui borde deux failles majeures dans un processus de collision avec l’Eurasie au nord-est. La faille nord-anatolienne traverse le pays d’ouest en est et la faille est-anatolienne traverse la région sud-est du pays.
La prévision sismique est égale à zéro. On sait que certaines régions de la Terre sont exposées aux séismes (la Turquie en fait partie). On est capable de décrire ce qui se passe lors d’un tremblement de terre, mais on ne sait toujours pas les prévoir, ce qui explique pourquoi tant de personnes meurent lors d’un événement majeur.
Source : médias d’information internationaux.

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It does not concern volcanoes, but it is still a major geological event. A powerful earthquake registered by the USGS as M7.8 hit the highly populated Turkey – Syria border region at 04:17 (local time) on February 6th, 2023.

The epicenter was located about 26.2 km E of Nurdağı (population 12 827), 33.6 km WNW of Gaziantep (population 1 065 975), and 46.6 km NNW of Kahramanmaraş (population 376 045). The hypocenter was located at a depth of 18 km, which is quite shallow and avccounts fo the huage damage and the very high death toll. Numerous moderate to very strong aftershocks were registered, including an M6.7 event.

The first reports told about 500 deaths but this number is unfortunately likey to increase ans several thousand people probably got killed by the collapse of structures. Il should be noted that the quake occurred in the very early morning when most people are still in their homes. . Thousands of people have also been injured and many are still trapped under the rubble

This is the strongest earthquake to hit Turkey since 1939 and the second-strongest since the Northern Anatolia M7.8-8.0 earthquake in 1668

Overall, the population in this region resides in structures that are extremely vulnerable to earthquake shaking, though some resistant structures exist.

Turkey, a hotbed of seismic activity, sits on the Anatolian Plate, which borders two major faults as it grinds northeast against Eurasia. The North Anatolian fault traverses the country from west to east and the East Anatolian fault rests in the country’s southeastern region.

Sismic prediction equals to zero. It is well known that some regions on Earth are exposed to earthquakes (Turkey is one of them). We are able to describe what happens during a quake, but we are not yet able to predict them, which explains why so many people get killed when a major event occurs.

Source : International news media.

Le séisme s’est produit sur la faille est anatolienne

Le système de failles en Turquie (Source: Wikipedia)

Le séisme en Turquie affole les sismographes sur l’Etna (Source: INGV)

Essaim sismique sur la Péninsule de Reykjanes (suite) // Seismic swarm on the Reykjanes Peninsula (continued)

La sismicité reste intense en ce 1er août 2022 sur la péninsule islandaise de Reykjanes. Plusieurs événements montrent des magnitudes supérieures à M 3,0, voire M 4,0. Les hypocentres se maintiennent à des profondeurs entre 3,6 et 4,7 km.

En regardant la carte du Met Office, on se rend compte que la hausse de la sismicité affecte une zone relativement vaste, même si les secousses les plus significatives restent concentrées dans la partie de centrale de la péninsule. Les événements avec la plus forte intensité ont été localisés à l’ENE de Fagradalsfjall (le site de la dernière éruption), au SE de Keilir, au NO de Grindavik, ou encore au NE de Krysuvik.

Comme je l’ai indiqué avant que se produise la dernière éruption,, la péninsule de Reykjanes est une zone complexe. Son histoire montre qu’elle a été exposée aussi bien à des événements sismiques que volcaniques. La prévision éruptive est donc difficile. Heureusement, la région ne présente pas une grande densité de population et il serait relativement facile de procéder à des évacuations si une éruption devait se produire.

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Seismicity remains intense on August 1st, 2022 on the Icelandic Reykjanes Peninsula. Several events had magnitudes greater than M 3.0, even M 4.0. The hypocenters have been located at depths between 3.6 and 4.7 km.
Looking at the Met Office map, one can see that the increase in seismicity affects a relatively large area, although the most significant tremors remain concentrated in the central part of the peninsula. The events with the strongest intensity were located ENE of Fagradalsfjall (the site of the last eruption), SE of Keilir, NW of Grindavik, or NE of Krysuvik.
As I stated before the last eruption, the Reykjanes Peninsula is a complex area. Its history shows that it has been exposed to both seismic and volcanic events. Eruptive prediction is therefore difficult. Fortunately, the area does not have a high population density and it would be relatively easy to carry out evacuations if an eruption were to occur.

Source: IMO

Mesure sismique : les échelles de Mercalli et Richter // Seismic measurement : the Mercalli and Richter scales

L’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) a publié un article très intéressant sur l’histoire de la mesure des séismes à Hawaï, des origines à nos jours.

Avant que les sismologues disposent d’équipements de pointe pour calculer l’ampleur des séismes, les gens se référaient aux dégâts physiques et aux observations humaines. De telles observations pouvaient être compilées et analysées afin de déterminer l’endroit où l’événement semblait le plus intense et donc identifier son épicentre.
En 1930, des cartes de rapport sismique ont été distribués à la population par le personnel du HVO afin que les gens puissent écrire de manière détaillée ce qu’ils avaient observé pendant les séismes.
Ces bulletins étaient très importants pour comprendre les séismes à une époque où les méthodes de mesure étaient limitées ou inexistantes. Ces rapports d’observation ont permis d’estimer l’intensité des séismes historiques en comparant les modes d’observation dans le passé et comment ils sont observés aujourd’hui. Les observations sismiques rédigées sur ces cartes ont fourni des données essentielles qui ont permis de déterminer les intensités de différents événements ressentis dans différentes régions.
Aujourd’hui, le HVO ne fournit plus de cartes de rapport sismiques, mais les gens peuvent se connecter sur Internet, aller sur le site du HVO et remplir la rubrique «Did You Feel It» (DYFI), autrement dit « Avez-vous ressenti le séisme ? »

Exemple de carte de rapport sismique en 1967 (Source : HVO)

Au début des années 1900, le volcanologue italien Giuseppe Mercalli a mis au point une échelle pour catégoriser l’intensité des secousses sismiques en fonction des effets rapportés par la population affectée. L’Echelle d’Intensité de Mercalli (ou plus précisément l’Echelle d’Intensité de Mercalli Modifiée – MM ou MMI) est une échelle permettant de mesurer l’intensité des séismes. Contrairement à l’échelle de Richter (voir ci-dessous), l’échelle de Mercalli ne prend pas en compte directement l’énergie d’un séisme. Elle classe les événements en fonction de leurs effets et de la destruction qu’ils provoquent. Lorsqu’il y a peu de dégâts, l’échelle décrit comment les gens ont ressenti le séisme ou combien de personnes l’ont ressenti. Très souvent, les non spécialistes utilisent cette échelle, car il est plus facile pour les gens de décrire les dégâts causés par un tremblement de terre que d’effectuer des calculs pour obtenir une valeur sur l’échelle de Richter.
Les valeurs vont de I – Instrumental à XII – Catastrophic.
Giuseppe Mercalli a initialement créé l’échelle, avec dix niveaux. En 1902, Adolfo Cancani lui a adjoint deux niveaux supplémentaires. August Heinrich Sieberg a transformé l’échelle. C’est pour cette raison qu’elle est parfois appelée échelle Mercalli-Cancani-Sieberg, ou échelle MCS.
Harry O. Wood et Frank Neumann ont traduit l’échelle en anglais et l’ont publiée sous le nom d’Echelle Mercalli – Wood – Neumann (MWN).

Charles Francis Richter l’a également améliorée avant de mettre au point son Echelle de Richter.
Les valeurs de l’échelle de Mercalli vont de I – Instrumental à XII – Catastrophique. Les degrés inférieurs traitent de la manière dont le séisme est ressenti par la population. Les nombres les plus élevés de l’échelle sont basés sur les dégâts subis par les structures.

Source : USGS

Bien que l’intensité soit un excellent moyen d’évaluer les effets dans les zones autour du tremblement de terre, les sismologues avaient besoin d’une méthode objective et rapide pour déterminer la taille d’un tremblement de terre qui ne repose pas sur une zone peuplée autour des tremblements de terre.
Dans les années 1930, le sismologue Charles Richter a mis au point la première méthode connue pour décrire la taille des tremblements de terre basée sur l’amplitude maximale mesurée à partir de sismographes spécifiques déployés dans le sud de la Californie.
L’échelle de magnitude de Richter a été développée en 1935. Elle fonctionnait initialement comme un sismogramme, mesuré par un type particulier de sismomètre à une distance de 100 kilomètres du séisme. Richter a défini un séisme de magnitude 3 comme produisant une oscillation maximale de 1 mm (3/64 de pouce) sur un sismographe à torsion situé à 100 km (62 miles) de l’épicentre du séisme.
Les séismes de magnitude 4,5 ou plus sur l’échelle de Richter peuvent être mesurés partout dans le monde. Un séisme de magnitude M 3,0 est environ 10 fois plus puissant qu’un événement de M 2,0. L’énergie libérée augmente d’un facteur d’environ 32. Chaque augmentation de 1 sur l’échelle de Richter correspond à une augmentation d’amplitude d’un facteur 10 car on a affaire à une échelle logarithmique.
Le séisme avec la plus grande magnitude a été enregistré au Chili en 1960. Il avait une magnitude de M 9,5 sur l’échelle de Richter. Environ 6 000 personnes ont péri. Aucun séisme n’a atteint plus de 10 sur l’échelle de Richter.

Source : USGS

 Source: USGS / HVO.

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The Hawaiian Volcanoes Observatory (HVO) has released a very interesting article about the history of earthquake measurement in Hawaii, from the origins to today.

Before seismologists had today’s state-of-the -art equipment to calculate the magnitudes of earthquakes, people relied on physical damage and human observations. Such observations could be compiled and analyzed to determine where the event seemed very intense and identify the epicentre.

By 1930, earthquake report cards (see image above) were distributed to the population by HVO staff so that people might write detailed information about what they observed during earthquakes.

These report cards became crucial for understanding seismicity while methods for measuring earthquakes were limited or non-existent. The reports helped estimate the sizes of historic earthquakes by comparing how earthquakes were observed in the past to how they are observed today. Earthquake observations recorded in these report cards provided vital data points that helped determine the intensities of the earthquakes felt in different regions.

Today, HVO no longer provides earthquake report cards but instead, people can go online and fill out a “Did You Feel It” (DYFI) report.

In the early 1900s, Italian volcanologist Giuseppe Mercalli developed a scale to categorize the intensity of shaking from an earthquake based on the effects reported by the impacted community. The Mercalli intensity scale (or more precisely the Modified Mercalli Intensity scale – MM or MMI) is a scale to measure the intensity of earthquakes (see image above). Unlike with the Richter scale (see below), the Mercalli scale does not take into account energy of an earthquake directly. Rather, it classifies earthquakes by the effects they have (and the destruction they cause). When there is little damage, the scale describes how people felt the earthquake, or how many people felt it. Very often, non-geologists use this scale, because it is easier for people to describe what damage an earthquake caused, than to do calculations to get a value on the Richter scale. The values range from I – Instrumental to XII – Catastrophic.

Giuseppe Mercalli originally developed the scale, with ten levels. In 1902, Adolfo Cancani extended the scale to include twelve levels. August Heinrich Sieberg copletely rewrote the scale. For this reason, the scale is sometimes named Mercalli-Cancani-Sieberg scale, or MCS scale.

Harry O. Wood and Frank Neumann translated it into English, and published it as Mercalli–Wood–Neumann (MWN) scale. Charles Francis Richter also improved it. He also developed the Richter scale, later on.

The values of the Modified Mercalli Intensity scale range from I – Instrumental to XII – Catastrophic.The lower degrees of the MMI scale generally deal with the manner in which the earthquake is felt by people. The higher numbers of the scale are based on observed damage to structures.

While intensity is a great way to assess the effects in areas around the earthquake, seismologists needed an objective and quick method to determine an earthquake’s size that does not rely on having a populated area around the earthquakes.

In the 1930s, seismologist Charles Richter came up with the first known method to describe earthquake size based on the maximum amplitude measured from specific seismographs deployed in southern California.

The Richter magnitude scale is a scale of numbers used to tell the magnitude of earthquakes ‘see image above). Charles Richter developed the Richter Scale in 1935. His scale worked like a seismogram, measured by a particular type of seismometer at a distance of 100 kilometres from the earthquake. He defined a magnitude-3 earthquake as producing a 1 mm (3/64 inch) peak swing on a torsion seismograph located 100 km (62 miles) away from the earthquake epicentre.

Earthquakes 4.5 or higher on the Richter scale can be measured all over the world. An earthquake a size that scores 3.0 is about 10 times the amplitude of one that scores 2.0. The energy that is released increases by a factor of about 32. Every increase of 1 on the Richter scale corresponds to an increase in amplitude by a factor of 10 so therefore, it is a logarithmic scale.

The earthquake with the biggest recorded magnitude was the Great Chilean Earthquake. It had a magnitude of 9.5 on the Richter scale and occurred in 1960. Around 6,000 people died because of the earthquake. No earthquake has ever hit 10+ on the Richter Scale.

Source : USGS / HVO.