Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le volcan Ebeko (Ile Paramushir / Kouriles) a connu un épisode éruptif le 6 février 2022, avec un panache de gaz et de cendre. On remarque un peu de phréatomagmatisme dans une petite vidéo mise en ligne sur les réseaux sociaux, probablement à cause du contact du magma avec la couche de neige qui recouvre le volcan.

https://fr.style.yahoo.com/russie-volcan-ebeko-entre-%C3%A9ruption-104335406.html

Le volcan s’était déjà manifesté à partir du 12 janvier 2022, avec une activité fumerollienne dans le cratère Korbut.

Le seul risque d’une éruption dans la région concerne le trafic aérien entre l’Amérique et l’Asie.

Source: KVERT.

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Une éruption relativement puissante a été observée sur le Sangay (Equateur) dans la matinée du 8 février 2022. Le volcan a émis un volumineux panache de cendre qui, selon le VAAC de Washington, est monté à 9 km au-dessus du niveau de la mer. Des retombées de cendre étaient prévues dans les secteurs ouest et nord-ouest du volcan.

Source; Washington VAAC, Instituto Geofisico.

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Un épisode éruptif a commencé sur l’Anak Krakatau (Indonésie) le 3 février 2022, avec de volumineux panaches de gaz et possiblement de cendre qui se sont élevé à environ 200 m au-dessus du cratère. L’événement s’est accompagné d’un tremor volcanique continu. L’éruption s’est poursuivie toute la journée du 3 février et jusqu’au 4 février, avec une colonne éruptive s’élevant jusqu’à environ 1 100 m au-dessus du niveau de la mer.
L’observatoire volcanologique de l’Anak Krakatau a élevé la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange. Le dernier épisode éruptif de l’Anak Krakatau a eu lieu du 25 mai au 7 novembre 2021.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï) se poursuit tranquillement dans le cratère de l’Halema’uma’u. La faible émission de lave reste confinée au cratère et rien n’indique que l’éruption a tendance à migrer ailleurs sur le volcan.
Source : HVO.

 

Image thermique typique du cratère de l’Halema’uma’u ces jours-ci (Source: HVO)

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Le bilan hebdomadaire de l’activité de la Montagne Pelée (Martinique) pour la période du 28 janvier 2022 au 4 février 2022 fait état de 42 séismes de type volcano-tectonique. Aucun de ces événements n’a été ressenti par la population. Ces séismes de faible énergie ont été localisés à l’intérieur de l’édifice volcanique entre 0.5 km et 1.0 km de profondeur. Cette sismicité superficielle est associée à la formation de micro-fractures dans l’édifice volcanique.

On observe toujours une zone de dégazage en mer à faible profondeur entre Saint-Pierre et Le Prêcheur. L’IPGP a procédé à des prélèvements afin d’évaluer une relation éventuelle avec le système hydrothermal de la Montagne Pelée.

Source: OVSM.

Photo: C. Grandpey

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L’INGV indique que l’activité strombolienne observée ces derniers jours au niveau du Cratère SE de l’Etna (Sicile) a pris fin le 2 février 2022.

Un séisme de magnitude M 3,3 a été enregistré le 5 février 2022 au matin dans la région de Santa Venerina, avec un hypocentre à 19 km de profondeur. La secousse a été ressentie dans de nombreuses localités, sans toutefois causer de dégâts.

A noter que quatre touristes étrangers de nationalité américaine, tunisienne, polonaise et néerlandaise en difficulté sur le versant nord de l’Etna, dans la zone de Piano Provenzana, Grotta del Gelo, ont été contraints d’appeler les secours Ils ont réussi à atteindre le refuge de Monte Spagnolo d’où ils ont pu lancer un appel de détresse. Plusieurs équipes de secours se sont déplacées et les touristes ont pu être ramenés à Piano Provenzana où ils ont été pris en charge par les services sanitaires.

Ce sauvetage intervient après celui d’un randonneur qui a chuté dans une cavité fumerollienne sur le Mont Hood (Oregon / Etats Unis). Ma dernière note sur la sécurité en montagne n’était peut-être pas superflue…

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L’IGP indique que l’activité du Sabancaya (Pérou) se maintient à un niveau modéré, avec en moyenne 25 explosions par jour. Elles génèrent des panaches de cendre et de gaz qui montent à environ 1,7 km au-dessus du sommet du volcan. L’IGP ajoute que cette activité devrait rester stable dans les prochains jours.

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Pour rappel, le maire de Lipari a publié une ordonnance rouvrant l’accès à Vulcano (Iles Eoliennes / Sicile) aux non-résidents à partir du 1er février 2022. Cela ne signifie pas forcément que la totalité de l’île pourra être visitée par les touristes car des émissions de CO2 restent élevées dans la zone rouge autour de Porto Levante. De la même façon, l’accès au cratère de La Fossa reste interdit. Il sera prudent de se renseigner avant de prendre le bateau ou l’aliscaphe.

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Le Piton de la Fournaise (Ile de la réunion) est calme en ce moment. Si vous êtes en manque de lave, je vous invite à regarder une très belle vidéo du volcan réalisée par Benoît Lincy.

https://youtu.be/sAJuJcGxkL0

Vous en saurez plus sur lui en visitant son site web:

https://www.volkaventure.com/

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Ebeko volcano (Paramushir Island / Kuriles) went through an eruptive episode on February 6th, 2022, with a plume of gas and ash. There was some phreatomagmatism in a small video posted on social networks, probably because of the contact of the magma with the layer of
snow covering the volcano.

https://fr.style.yahoo.com/russie-volcan-ebeko-entre-%C3%A9ruption-104335406.html
The volcano had already shown some unrest since January 12th, 2022, with fumarolic activity in the Korbut crater.
The only risk of an eruption in the region concerns air traffic between America and Asia.

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A significant ash eruption started at Sangay (Ecuador in the morning of February 8th, 2022. According to the Washington VAAC, the ash column rose up to 9 km above sea level. Ashfall was expected in areas W and NW of the volcano.

Source; Washington VAAC, Instituto Geofisico.

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An eruptive episode started at Anak Krakatau (Indonesia) on February 3rd, 2022, with thick gas plumes and possible ash content that rose to about 200 m above the crater. The event was accompanied by continuous volcanic tremor. The eruption continued through the day and into February 4th, with an eruptive column rising up to about 1,100 m above sea level

The Anak Krakatau Volcano Observatory raised the Aviation Color Code to Orange. The last eruptive episode at tAnak Krakatau lasted from May 25th to November 7th, 2021.

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii) continues quietly within Halemaʻumaʻu crater Weak lava activity remains confined to the crater, and there are no indications of the eruption migrating elsewhere on the volcano.

Source: HVO.

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The weekly update of the activity of Mount Pelée (Martinique) from January 28th to February 4th, 2022 reports 42 volcano-tectonic earthquakes. None of these were felt by the population. These low energy events were located inside the volcanic edifice between 0.5 km and 1.0 km deep. This shallow seismicity is associated with the formation of micro-fractures in the volcanic edifice.
There is still a shallow degassing area at sea between Saint-Pierre and Le Prêcheur. IPGP took samples to assess a possible relationship with the Mount Pelée hydrothermal system.
Source: OVSM.

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INGV indicates that the Strombolian activity observed within Mt Etna‘s SE Crater (Sicily) in the past days came to aan end on February 2nd, 2022.

An M 3.3 earthquake was recorded on the morning of February 5th, 2022 in the Santa Venerina area, with a hypocenter at a depth of 19 km. The tremor was felt in many lmunicipalities, but did not cause any damage.

It should be noted that four foreign tourists of American, Tunisian, Polish and Dutch nationality in difficulty on the northern slope of Etna, in the area of Piano Provenzana, Grotta del Gelo, were forced to call for help. They managed to reach the Monte Spagnolo refuge from where they were able to launch a distress call. Several rescue teams managed to reach the stranded tourists and bring them back to Piano Provenzana where they were taken care of by the health services.
This rescue comes after that of a hiker who fell into a fumarolic cavity on Mount Hood (Oregon / United States). My last post on mountain safety was perhaps not superfluous…

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IGP indicates that the activity of Sabancaya (Peru) remains at a moderate level, with an average of 25 explosions per day. They generate plumes of ash and gas that rise about 1.7 km above the summit of the volcano. IGP adds that this activity should remain stable in the coming days.

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As a reminder, the mayor of Lipari has issued an ordinance allowing access to Vulcano (Aeolian Islands / Sicily) to non-residents from February 1st, 2022. This does not necessarily mean that the entire island can be visited by tourists because CO2 emissions are still high in the red zone around Porto Levante. In the same way, access to La Fossa crater remains prohibited. It would be a good odea to ask for information before taking the boat.

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Piton de la Fournaise (Reunion Island) is quiet these days. If you are missing the lava, I invite you to watch a very nice video of the volcano shot by Benoît Lincy.

https://youtu.be/sAJuJcGxkL0

You can learn more about this man by visiting his website:

https://www.volkaventure.com/

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’éruption du Cumbre Vieja continue sur l’île de La Palma. Le volcan reste très actif et continue à déverser sa lave. Les dégâts sont de grande ampleur, tant aux habitations qu’aux bananeraies qui sont la principale ressource économique de l’île.

Vous trouverez une description de l’éruption dans les différentes notes publiées quotidiennement sur ce blog.

Capture écran webcam

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L’éruption du Kilauea (Hawaii) continue et reste confinée à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u. La lave est émise par une bouche unique dans la paroi ouest du cratère. La surface du lac de lave s’élève en moyenne de un à deux mètres par jour et se trouve actuellement à 794 m d’altitude. . Le total de lave émise est estimé à environ 20 millions de mètres cubes. La sismicité et les émissions de SO2 restent élevées. Elles atteignaient 2600 tonnes par jour le 25 octobre 2021. Les tiltmètres enregistrent actuellement une légère tendance à la déflation de l’édifice volcanique. Aucune activité particulière n’a été observée sur l’East Rift Zone.

 

Vue de la bouche active qui alimente le lac de lave (Crédit photo : HVO)

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Dans une note précédente, j’ai écrit qu’il était fort probable que l’éruption du Fagradalsfjall (Islande) soit terminée. De leur côté, les scientifiques de l’Université d’Islande affirment que l’éruption, qui a débuté le 19 mars, ne sera déclarée terminée que lorsque le cratère sera inactif depuis au moins trois mois. Cinq semaines se sont écoulées depuis la dernière détection d’une coulée de lave. Le cratère devra donc rester inactif pendant encore près de deux mois avant que la fin de l’éruption ne soit officiellement déclarée.
Lorsque l’Eyjafjallajökull est entré en éruption en 2010, la dernière activité a été détectée les 6 et 7 juin, mais la fin de l’éruption n’a été déclarée qu’en octobre de la même année.

Capture écran webcam

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Une éruption soudaine a eu lieu sur l’Anak Krakatau (Indonésie) à 07h13 (UTC) le 26 octobre 2021. L’événement a duré 45 secondes. La couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange. Le nuage de cendres aurait atteint environ 660 m d’altitude, mais il y a des doutes sur cette hauteur.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).

Panache de cendre du Krakatau (Photo: C. Grandpey)

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Le Vanuatu Meteorology and Geohazards Department (VMGD) indique que l’activité sismique a légèrement augmenté sur le Yasur à partir de 13h30 le 22 octobre 2021 Les émissions ont également augmenté et de volumineux panaches de cendres et de gaz étaient visibles au-dessus du cratère sur les images de la webcam. En conséquence, le VMGD a étendu la zone de sécurité à un rayon de 1 km autour du cône. Le VAAC de Wellington a noté que les panaches de cendres s’élevaient jusqu’à 1,2 km d’altitude. Le niveau d’alerte reste à 2, sur une échelle de 0 à 4.

Crédit photo: Wikipedia

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L’AVO indique que les émissions de lave se poursuivent sur le Great Sitkin (Îles Andreanov / Alaska). La lave avance sur les flancs S et W sur une distance d’environ 500 m. Des anomalies thermiques étaient visibles sur les images satellites du 25 au 26 octobre. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Vigilance (Watch).

Source: AVO

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange pour le Sheveluch et le Karymsky, et Jaune pour le Bezymianny et l’Ebeko.

Episode éruptif sur le Sheveluch (Source: KVERT)

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The eruption of Cumbre Vieja continues on the island of La Palma. The volcano remains very active and continues to pour out its lava. The damage is extensive, both to homes and banana plantations which are the main economic resource of the island.

You will find a description of the eruption in the weekly updates posted on this blog.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) continues and remains confined inside Halema’uma’u Crater. Lava is emitted from a single vent in the western wall of the crater. The surface of the lava lake rises by about one to two meters per day on average and currently lies 792 m above sea level. The total lava emitted is estimated at about 20 million cubic meters. Seismicity and SO2 emissions remain high. They reached 3,200 tons per day on October 22nd, 2021. The tiltmeters are currently recording a slight deflationary trend No particular activity was observed in the East Rift Zone.

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In a previous post, I wrote it was highly likely the Fagradalsfjall eruption (Iceland) was over. For their part, scientists at the University of Iceland say that he volcanic eruption, which began on March 19th, will not be declared over until the crater has been inactive for at least three months. Five weeks have gone by since a lava flow was last detected, so the crater will have to remain inactive for nearly another two months before the end of the eruption is declared.

When Eyjafjallajökull volcano erupted in 2010, the last activity was detected on June 6th and 7th, whereas the end of the eruption was not declared until October that year.

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A sudden eruption took place at Anak Krakatau (Indonesia) at 07:13 (UTC) on October 26th, 2021. The event lasted 45 seconds. The Aviation Color Code was raised to Orange. The ash cloud is said to have reached around 660 m above sea level, but there adoubts about this height.

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1 – 4).

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The Vanuatu Meteorology and Geohazards Department (VMGD) reports that seismic activity slightly increased at Yasur beginning at 13:30 on October. 22nd, 2021 Emissions also increased and large, dense ash-and-gas plumes were visible rising from the crater in webcam images. As a consequence, VMGD expanded the restricted area to a 1-km radius around the cone. The Wellington VAAC noted that ash plumes rose as high as 1.2 km a.s.l. The Alert Level remains at 2, on a scale of 0-4.

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AVO indicates that lava effusion continues at Great Sitkin (Andreanov Islands / Alaska). Lava advances down the S and W flanks over about 500 m. Elevated surface temperatures were visible in satellite images during 25-26 October. The aviation colour code and the volcano alert level remain at Orange and Watch, respectively.

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In Kamchatka, the aviation color code is kept at Orange for Sheveluch and Karymsky, and Yellow for Bezymianny and Ebeko.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Pas de risque de « méga-tsunami » à La Palma (Iles Canaries) // No « mega-tsunami » hazard at La Palma (Canary Islands)

Au début de l’éruption du volcan Cumbre Vieja sur l’île canarienne de La Palma, certains scientifiques – en particulier un chercheur anglais – ont affirmé que le volcan pourrait s’effondrer et générer un tsunami qui dévasterait la côte est de l’Amérique du Nord et du Sud. Un article publié dans la série « Volcano Watch » par l’Observatoire des volcans d’Hawaii (HVO) examine si une telle approche est concevable
Les éruptions sur l’île de La Palma ressemblent aux éruptions hawaïennes, et ces deux régions de la planète partagent le potentiel d’effondrement de leurs flancs, avec le risque de tsunami. Les archipels canarien et hawaiien sont susceptibles de connaître des glissements de terrain majeurs avec des intervalles de quelques centaines de milliers d’années, une découverte faite pour la première fois dans les années 1960 par Jim Moore, à l’époque responsable du HVO. Selon lui, une partie importante d’une île peut être détruite lors de l’effondrement d’un de ses flancs, avec le déplacement d’énormes quantités d’eau de mer, générant des vagues de tsunami pouvant atteindre localement plus de 100 mètres de hauteur. De cette constatation est née l’idée que l’effondrement d’un volcan – en particulier dans les îles Canaries – pourrait déclencher un «méga-tsunami» à l’échelle de l’océan.
En 2001, une étude a suggéré que l’effondrement de La Palma pourrait générer des vagues de tsunami pouvant atteindre 25 m de haut le long des côtes est de l’Amérique du Nord et du Sud. Ce scénario a fait la une des médias.
La question est de savoir si des effondrements pouvaient réellement générer ces « méga-tsunami » loin de leurs sources. Les dernières recherches jettent le doute sur cette hypothèse.
Le scénario du «méga-tsunami» aux îles Canaries suppose l’effondrement d’un bloc unique, cohérent et massif qui a atteindrait une vitesse élevée très rapidement. Le problème, c’est que la cartographie des fonds océaniques autour des îles Canaries montre que les effondrements se produisent plutôt de manière progressive. De plus, les géomorphologues ont découvert, via l’analyse de la stabilité des pentes, que le volume d’effondrement potentiel est beaucoup plus réduit que ce qui a été envisagé par l’étude de 2001.
La modélisation des tsunamis a également considérablement progressé depuis 2001. Des études sur les vagues induites par les glissements de terrain montrent qu’elles se déplacent à des vitesses différentes et interagissent davantage sur de longues distances, ce qui conduit à une hauteur de vague moindre loin de la source. Une meilleure connaissance de la bathymétrie océanique, de la topographie insulaire et côtière, ainsi que du transfert d’énergie entre le glissement des blocs d’effondrement et l’eau de mer ont également contribué à une modélisation plus précise.
Ces nouvelles simulations montrent que la hauteur maximale des vagues le long de la côte Est des Amériques à partir d’un effondrement de très grande ampleur à La Palma serait de l’ordre de 1 à 2 mètres. Une telle vague serait certes dangereuse, mais pas plus que celles provoquées par les tempêtes que nous connaissons.
Un manque de preuves géologiques remet également en question l’hypothèse du « méga-tsunami ». En effet, les tsunamis laissent des dépôts de sédiments caractéristiques sur les côtes qu’ils impactent. Or aucun dépôt de ce type n’a été identifié sur les côtes est de l’Amérique du Nord et du Sud.
De plus, les effondrements de volcans des îles Canaries sont rares; ils se produisent sur des échelles de temps de centaines de milliers d’années, et seraient précédés de signes d’instabilité des flancs tels que la hausse de la sismicité et la déformation de la surface du sol. Les volcans des îles Canaries entrent régulièrement en éruption – les dernières ont eu lieu en 1971 et 1949 – et les analyses de stabilité des pentes menées à La Palma indiquent que leur structure est stable. Le volcan devrait donc croître de manière significative avant qu’un effondrement se produise. Il ne semble pas que l’éruption actuelle soit suffisante pour provoquer un tel événement.
Il ne faudrait toutefois pas oublier que les tsunamis d’origine volcanique existent et représentent une menace réelle. Par exemple, l’éruption de 1883 du Krakatau a provoqué un tsunami qui a tué des dizaines de milliers de personnes sur les côtes voisines. En 2018, une éruption de moindre ampleur et l’effondrement de l’Anak Krakatau ont également entraîné un tsunami qui a fait des centaines de morts.
Des tsunamis locaux peuvent également être générés par d’autres processus volcaniques. Sur l’île d’Hawaii, l’effondrement du delta qui se forme quand la lave entre dans l’océan peut provoquer de petits tsunamis qui ont un impact sur les zones adjacentes au delta. Par ailleurs, le glissement le long de la faille sous-jacente au flanc sud du Kilauea a déclenché des séismes de magnitude M7-8, ainsi qu’un tsunami local en 1868 et 1975, avec plusieurs victimes.
Source : USGS, HVO.

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At the start of the Cumbre Vieja eruption on the Canary island of La Palma, there was speculation among some scientists – especially an Englidh researcher – that the volcano might collapse, creating a tsunami that would devastate the east coast of North and South America. An article published in the « Volcano Watch » series by the Hawaiian Volcano Observatory » (HVO) examines whether such a scenario is possible or likely.

The eruption style in La Palma is similar to Hawaiian eruptions, and both locations share the potential for flank collapse and tsunami. Both islands tend to experience catastrophic landslides every few hundred thousand years, a discovery first made by HVO Scientist-in-Charge Jim Moore in the early 1960s. A significant portion of an island is removed during collapse and has the potential to displace tremendous amounts of seawater, generating local tsunami waves that are thought to be over 100 meters high. From this understanding grew a notion that collapsing volcanoes — particularly in the Canary Islands — could generate ocean-wide “mega-tsunami.”

In 2001, a research suggested that collapse of La Palma could result in tsunami waves up to 25 m high along the east coasts of North and South America. This scenario made headlines in the media.

But can collapses actually generate these “mega-tsunami” far from their sources? Subsequent research casts doubt on this idea.

The Canary Islands “mega-tsunami” scenario assumed a single, coherent, massive collapse block that reached a high velocity very quickly. Ocean floor mapping surrounding the Canary Islands, however, indicates that collapses instead occur in incremental fashion. In addition, geomorphologists found, via slope stability analysis, that the potential collapse volume is much smaller than was simulated by the 2001 paper.

Tsunami modeling has also advanced considerably since 2001. Studies of landslide-induced waves show that they travel at different speeds and interact more across long distances, leading to smaller wave height far from their sources. Better knowledge of ocean bathymetry, island and coastal topography, and the transfer of energy between slide blocks and water also contributed to more accurate modeling.

These new simulations suggest that the maximum wave height along the east coast of the Americas from a “worst-case scenario” collapse of La Palma would be on the order of 1-2 meters, still hazardous, but similar to common storm surge.

A lack of geologic evidence also calls the “mega-tsunami” hypothesis into question. Tsunamis leave characteristic sediment deposits on the coastlines they impact. But no such deposit has ever been identified on the east coasts of North and South America.

Collapses of Canary Island volcanoes are rare, occurring on timescales of hundreds of thousands of years, and should be preceded by signs of flank instability: increases in earthquakes and ground surface deformation. Canary Island volcanoes also erupt regularly – La Palma last erupted in 1971 and 1949 – and slope stability analyses conducted at La Palma indicate that the structure is stable. The volcano would have to grow significantly before a collapse was likely. The current eruption is unlikely to trigger such an event.

However, one should not forget that tsunamis that are generated by volcanoes are a real process and a significant threat. For example, the 1883 explosive eruption of Krakatau caused a local tsunami that killed tens of thousands on nearby coastlines. In 2018, a smaller eruption and collapse of Anak Krakatau also resulted in a local tsunami that killed hundreds.

Local tsunamis can also be generated by other volcanic processes. On the Island of Hawai‘i, lava delta collapse at lava-ocean entries can cause small tsunamis that impact areas adjacent to the delta. Slip on the fault underlying Kilauea’s south flank, associated with M7–8 earthquakes, caused local tsunami in 1868 and 1975 that took lives.

Source: USGS, HVO.

 

Sommet du Cumbre Vieja avec la caldeira de Taburiente dans le lointain. On aperçoit les anciennes bouches éruptives qui s’alignent le long d’une fracture. Peut-elle provoquer un glissement de terrain et un tsunami? C’est la question que se posent certains scientifiques (Crédit photo: Wikipedia).

Les mystères autour du tableau «Le Cri» d’Edvard Munch

Le célèbre tableau « Le Cri » d’Edvard Munch vient de faire la une des journaux à propos d’une mystérieuse inscription rédigée au crayon de bois qui avait été découverte dans le coin gauche en haut de la toile. Cette inscription – « Ne peut avoir été peint que par un fou »– a longtemps nourri les conjectures sur l’identité de leur auteur. La théorie dominante voulait que les mots aient été ceux d’un spectateur indigné par l’œuvre.

Un examen par thermographie infrarouge effectué par le Musée national de la Norvège qui possède la version concernée de Le Cri vient de révéler que l’inscription est sans aucun doute de Munch lui-même.

Ce n’est pas la première fois que cette toile d’Evard Munch est source de discussions. On a longtemps pensé que Munch faisait partie des peintres qui avaient été inspirés par l’éruption du Kralatau (Indonésie) en 1883. C’est l’hypothèse émise en 2004 par des astronomes américains. Selon eux, Munch a peint un ciel fortement coloré par les particules émises par l’éruption volcanique du Krakatoa en 1883.

Toutefois, le 24 avril 2017, lors d’une réunion de la European Geosciences Union à Vienne, des scientifiques ont proposé une interprétation différente. Ils ont émis l’hypothèse selon laquelle l’inspiration d’Edward Munch se trouve dans des nuages noctulescents qui se forment de temps à autre dans des zones froides de haute altitude. Le tableau de Munch représenterait ces nuages nacrés que l’on observe parfois au-dessus de la ville d’Oslo. De tels nuages apparaissent dans les régions très froides de la stratosphère inférieure à environ 15 – 25 km d’altitude et bien au-dessus des nuages ​​troposphériques. Ils présentent des couleurs très vives après le coucher du soleil et avant l’aube car à ces hauteurs ils sont encore éclairés par le soleil. Ils se forment lorsque le méthane présent dans l’atmosphère réagit avec l’ozone.
Selon les chercheurs présents à Vienne, une éruption volcanique ne produit pas des nuages en forme de «vague» comme ceux de l’œuvre de Munch. De plus, les couchers de soleil colorés produits par une éruption volcanique sont en général présents pendant plusieurs années après un tel événement, alors que le visage horrifié du tableau de Munch traduit de toute évidence une expérience ponctuelle, comme l’artiste l’a écrit dans son journal où l’on peut lire que « le ciel est devenu soudain rouge sang ». Selon les chercheurs, « il n’est pas impossible qu’Edvard Munch ait été terrifié lorsque le ciel a soudain pris la teinte « rouge sang. » C’est donc probablement un épisode de nuages ​​noctulescents qui constitue l’arrière-plan naturel du célèbre tableau ‘Le Cri’ ».
Source : Presse internationale, Channelnewsasia.com.

Source : Wikipedia