Des mesures pour protéger l’Océan Arctique ? // Measures to protect the Arctic Ocean ?

Avec le changement et le réchauffement climatiques et la fonte de la glace de mer, de plus en plus d’eaux s’ouvrent à la navigation dans l’Arctique, d’où la nécessité de protéger l’environnement dans cette partie du monde.
Deux idées ont été émises pour protéger l’Océan Arctique : l’interdiction du fioul lourd et un moratoire sur la pêche commerciale dans les eaux internationales. Elles ont été adoptées par les gouvernements, les autochtones et les écologistes, mais leur mise en oeuvre est lente et bien en retard par rapport aux paroles officielles.
L’interdiction de l’utilisation du fioul lourd dans l’Arctique est préconisée par les écologistes qui veulent l’ajouter au nouveau Code Polaire, un ensemble de règles environnementales et de sécurité contraignantes mises en vigueur au début de l’année par l’Organisation Maritime Internationale (OMI ), organisme qui définit les règles de navigation internationales pour 172 états membres, dont les États-Unis, la Russie, le Canada et les États scandinaves. Bien que le Code Polaire interdise l’utilisation du fioul lourd dans les eaux antarctiques, l’interdiction ne s’appliquait pas encore à l’Arctique, situation que les groupes environnementaux et autochtones essaie de changer.
Le fioul lourd, bien qu’il soit moins coûteux à fabriquer et à l’achat que d’autres combustibles, est considéré comme particulièrement dangereux dans l’Arctique car il est extrêmement visqueux et particulièrement lent à se dégrader dans un environnement froid. Lors de sa combustion, le fioul lourd produit également plus de polluants que d’autres combustibles. Le carbone noir est particulièrement préoccupant car il assombrit les surfaces de glace et de neige, ce qui entraîne une fonte et un réchauffement plus rapides.
La Russie, le pays avec le littoral arctique le plus étendu et la majorité des navires dans les eaux de l’Arctique, traîne les pieds à l’idée d’une interdiction. Les navires russes utilisent le fioul lourd à la fois comme carburant et comme cargaison. Un document du gouvernement russe envoyé à l’OMI l’automne dernier a contesté l’affirmation selon laquelle le fuel lourd produirait suffisamment de carbone noir pour accélérer la fonte des glaces et le changement climatique de l’Arctique. Selon le document russe, les émissions noires de carbone ne représentent qu’un faible pourcentage des émissions des navires dans l’Arctique. Les États-Unis et six autres pays – le Canada, la Finlande, la Norvège, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Islande – ont soumis une demande conjointe à l’OMI pour trouver les moyens de mieux contrôler le fioul lourd et ses effets dans l’Arctique, mais on est encore loin d’une proposition spécifique qui viserait à interdire ce carburant.

Dans le même temps, un projet émanant de 10 gouvernements et visant à interdire la pêche commerciale dans les eaux internationales de l’Océan Arctique n’a pas encore abouti à un accord contraignant. La dernière négociation a eu lieu le mois dernier à Reykjavik. C’était la cinquième réunion de négociations visant à mettre en place un plan contraignant pour interdire la pêche commerciale dans la zone de 1,1 million de kilomètres carrés d’eaux internationales connue sous le nom de Doughnut Hole – « Trou de Beigne » – de l’Arctique. Participaient à cette réunion les « Arctic Five », autrement dit les pays dont le territoire borde les eaux internationales de l’Océan Arctique central : les États-Unis, le Canada, la Norvège, la Russie et le Danemark avec le Groenland. L’Islande, le Japon, la Corée, la Chine et l’Union européenne, qui ont également des intérêts dans l’Arctique, participent également aux négociations. Toutes les délégations ont réaffirmé leur désir d’interdire la pêche non réglementée en haute mer dans l’Océan Arctique central, ainsi qu’un engagement à promouvoir la conservation et l’utilisation durable des ressources marines vivantes et à protéger les écosystèmes marins. Il existe malgré tout des désaccords sur la définition des eaux internationales dans cette région où plusieurs nations font de nouvelles revendications territoriales.
La pêche commerciale n’a pas encore débuté dans la grande zone internationale de l’Océan Arctique central. La région était jusqu’à présent couverte de glace toute l’année. La crainte est que, avec la migration des poissons vers le nord dans les eaux maintenant dépourvues de glace, les flottes de pêche suivent cette migration et viennent installer leurs filets avant même que les responsables aient pu contrôler l’écosystème de la région.
Source: Alaska Dispatch News.

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With climate change, global warming and the melting of sea ice, more and more open waters will be open to shipping in the Arctic, hence the need to protect the environment in that part of the world.

Two ideas for protecting the rapidly changing Arctic Ocean – a ban on heavy fuel oil and a moratorium on commercial fishing in international waters – have been embraced by governments, indigenous groups and environmentalists. But international action on those initiatives is slow, lagging far behind official words of support.

The proposed ban on heavy fuel oil use in the Arctic is being advocated by environmentalists who want it added to the new Polar Code, a set of binding environmental and safety rules put into effect at the start of the year by the International Maritime Organization (IMO), a body that sets international shipping rules for 172 member states, including the United States, Russia, Canada and the Scandinavian states. Though the Polar Code bans the use of heavy fuel oil in Antarctic waters, it includes no such ban for the Arctic, a situation that a coalition of environmental and indigenous groups is trying to change.

Heavy fuel oil, while cheaper to manufacture and buy than other fuels, is considered especially pernicious in Arctic conditions because it is extremely viscous and especially slow to degrade in a cold environment compared to other fuels. Heavy fuel oil, when burned, also produces more pollutants than do other fuels. Of particular concern is black carbon because it darkens ice and snow surfaces, leading to faster melt and warming.

Russia, the country with the world’s most Arctic coastline and the most ships sailing Arctic waters, is resisting the idea of a ban. Russian ships use the oil as fuel and deliver it as cargo. A Russian government document sent to the IMO last fall disputed the claim that heavy fuel oil produces enough black carbon to accelerate ice melting and Arctic climate change. Black carbon emissions made up on only a tiny percentage of vessel emissions in the Arctic, the Russian document said. The United States and six other nations have submitted a joint request to the IMO to investigate ways to better control heavy fuel oil and its effects in the Arctic, though the request falls far short of a specific proposal to ban the fuel. The six nations joining the United States are Canada, Finland, Norway, Germany, the Netherlands and Iceland.

Meanwhile, a 10-government plan to prevent commercial fishing in international waters of the Arctic Ocean has yet to produce a binding agreement. The most recent negotiation was held last month in Reykjavik, Iceland. It was the fifth in a session of negotiating meetings aimed at a binding plan to prevent commercial fishing in the 1.1 million-square-mile area of international waters known as the Arctic « doughnut hole. » Participating in the sessions are the so-called « Arctic Five, » nations that have territory bordering international waters of the central Arctic Ocean : the United States, Canada, Norway, Russia and Denmark, which includes Greenland. Iceland, Japan, Korea, China and the European Union, who also have interests in the Arctic, are taking part in the negotiations as well. All delegations reaffirmed their commitment to prevent unregulated high seas fishing in the central Arctic Ocean as well as a commitment to promote the conservation and sustainable use of living marine resources and to safeguard healthy marine ecosystems in the central Arctic Ocean. Still, there are sticking points. They include disagreements over the definition of international waters in a region where several nations are making new territorial claims.

In the larger international zone of the Central Arctic Ocean, commercial fishing has yet to take place. The area has been dependably covered by year-round ice — until recently. The concern is that as fish migrate north into newly open waters, fishing fleets will follow, and harvests may start before fishery managers know enough about the region’s ecosystem to provide responsible oversight.

Source : Alaska Dispatch News.

Photo: C. Grandpey

 

 

Confirmation de la fonte de l’Antarctique // Confirmation of the melting of Antarctica

Un article paru dans la revue Sciences et Avenir confirme un phénomène révélé depuis plusieurs mois par la presse américaine, tout en apportant quelques informations supplémentaires. La surface de la banquise en Antarctique, jusqu’alors relativement préservée des effets du réchauffement climatique, s’est brusquement réduite au cours des derniers mois, comme le montre le graphique ci-dessous.

Source: NOAA

 Contrairement à la glace du Groenland dont la surface se réduit considérablement année après année, la surface de la banquise antarctique demeurait, relativement stable, voire très légèrement à la hausse. C’est terminé. L’extension de la glace a brutalement décroché, passant de 16 à 14 millions de kilomètres carrés durant le mois de novembre qui correspond au début du printemps en Antarctique. Le phénomène a été provoqué en partie par des températures supérieures de 2 à 4°C aux normales saisonnières. Officiellement, l’origine précise de cette hausse des températures reste inconnue…

Il faudra observer attentivement la situation l’année prochaine au moment où la banquise va se reformer, après cette rupture hors norme qui marque peut-être la fin d’une tendance légèrement à la hausse observée depuis au moins les années 1970 (ligne bleue sur le graphique ci-dessus). Les glaciologues pensent que cette légère extension de la surface de glace en Antarctique était probablement due à trois facteurs : 1) Un brassage relativement faible entre les eaux de surface très froides et celles en profondeur dont la température est un peu plus élevée. Ce brassage naturel a peut-être été affaibli par l’apport d’eau douce, issue de la fonte des glaciers de l’Antarctique dans l’océan. 2) Des vents violents qui poussent régulièrement la glace de la banquise vers le large, ce qui contribue à augmenter son étendue sur l’océan. 3) Des eaux relativement froides dans le sud du Pacifique qui creusent un système de basse pression en mer d’Amundsen ; ce phénomène génère des vents qui contribuent à étendre la couverture de glace. Les données ne permettent pas actuellement de désigner lequel de ces facteurs a joué un rôle majeur dans le décrochage de la couverture glaciaire.

Des signes inquiétants sont apparus au niveau de l’énorme complexe glaciaire de l’Ouest Antarctique qui restait jusqu’à présent relativement stable. Depuis octobre 2016, une gigantesque fracture a fait son apparition et elle se propage très rapidement,  à la vitesse de cinq terrains de football par jour, de sorte qu’un gigantesque iceberg [NDLR : de la taille du département de la Lozère] menace de se détacher dans les mois à venir.

En l’état, la libération de cette énorme plaque n’aura sans doute pas de graves conséquences sur l’élévation des mers. Le problème, c’est que cette zone constitue une sorte de bouchon de glace. S’il venait à céder, une partie de ce qui est en amont pourrait glisser dans l’eau. Il est à noter que l’Antarctique représente 90% des réserves d’eau douce de notre planète. Si tout cet immense glacier venait à fondre, le niveau des océans pourrait s’élever d’une soixantaine de mètres. Nous n’en sommes pas encore là, mais les chercheurs pensent que la contribution de l’Antarctique prévue par le GIEC a été sous-estimée. Alors que les rapports du GIEC tablaient sur une contribution à l’élévation générale du niveau des mers inférieur à 10 cm d’ici 2100, des travaux scientifiques récents penchent plutôt pour un impact de l’ordre de plusieurs dizaines de centimètres. Afin de mieux prévoir les évolutions climatiques futures, un nouveau modèle – CNRM-CM6 – a été mis en place. La représentation de la physique de l’atmosphère est plus précise et celle du manteau neigeux a été nettement améliorée. L’accent a été mis sur l’hydrologie continentale ainsi que la modélisation des nappes d’eau souterraines.

Source : Sciences et Avenir.

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An article published in the magazine Sciences et Avenir confirms a phenomenon revealed for several months by the American press, while bringing some additional information. The Antarctic ice cap, previously relatively untouched by the effects of global warming, has abruptly shrunk in recent months, as shown in the graph below.

Unlike the ice of Greenland, whose surface area has considerably reduced year after year, the surface of the Antarctic ice remained relatively stable, even slightly increasing. It’s over. Ice extensions suddenly dropped from 16 to 14 million square kilometers during the month of November, which coincides with early spring in Antarctica. The phenomenon was caused in part by temperatures 2 to 4 ° C above seasonal normals. Officially, the precise origin of this rise in temperatures remains unknown …
Careful attention will have to be paid to the situation next year when the sea ice is re-forming, after this extraordinary decrease, which may mark the end of a slightly upward trend observed since at least the 1970s (blue line on the graph above). Glaciologists believe that this slight extension of the ice surface in Antarctica was probably due to three factors: 1) Relatively low mixing between very cold surface waters and those with a slightly higher temperature. This natural mixing may have been weakened by the supply of fresh water from the melting of Antarctic glaciers in the ocean. 2) Strong winds that regularly push the sea ice out to sea, which contributes to increasing its extent over the ocean. 3) Relatively cold waters in the southern Pacific which generate a low-pressure system in the Amundsen Sea; This phenomenon generates winds that contribute to the spread of ice cover. The data do not currently identify which of these factors has played a major role in the decrease of the ice cover.
Worrying signs have emerged in the enormous ice complex of West Antarctica, which until now had remained relatively stable. Since October 2016, a gigantic fracture has appeared and is spreading very rapidly, at the speed of five football pitches per day, so that a gigantic iceberg threatens to be released in the coming months.
As it stands, the release of this enormous plate will probably have no serious consequences on the rise of the seas. The problem is that this area is a kind of ice cork. If it were to yield, part of what is upstream could slip into the water. It should be noted that Antarctica accounts for 90% of the world’s freshwater reserves. If all this huge glacier melted, the ocean level could rise by some sixty meters. This is not hthe case yet, but the researchers believe that the contribution of Antarctica predicted by the IPCC has been underestimated. While IPCC reports assumed a contribution to the overall sea-level rise of less than 10 cm by 2100, recent scientific work has shown an impact of several tens of centimeters. In order to better predict future climate changes, a new model – CNRM-CM6 – has been developed. The representation of the physics of the atmosphere is more precise and that of the snowpack has been greatly improved. The emphasis has been put on continental hydrology and groundwater modeling.
Source: Sciences et Avenir.

Les pôles continuent à fondre // The poles keep melting

drapeau-francaisSelon l’Organisation Météorologique Mondiale, l’étendue de glace de mer dans l’Arctique et l’Antarctique en janvier a été la plus faible jamais enregistrée. La glace de mer arctique a reculé à au moins trois reprises cet hiver alors qu’elle aurait dû se développer.
En janvier, la surface moyenne couverte par la glace de mer arctique était de 13,38 millions de kilomètres carrés. Le record précédent a été établi il y a tout juste un an, en janvier 2016, alors qu’il y avait 260 000 km2 de glace en plus. La glace de l’Arctique était inférieure de 8,6% à la moyenne de janvier, alors que la glace de l’Antarctique, où c’est actuellement l’été, était de 22,8% inférieure à la moyenne, selon les chiffres fournis par la NOAA.
Ces dernières années, les climato-sceptiques faisaient généralement référence à l’Antarctique, affirmant haut et fort que la glace de mer de développait de plus en plus autour du continent. Aujourd’hui, cet argument ne tient plus. Après avoir atteint un niveau record au cours de l’année 2014, la glace de mer de l’Antarctique s’est considérablement réduite à la fin de l’année 2016 et au début de 2017.
Bien que ce soit l’été en Antarctique, la glace de mer ne couvrait que 2 287 millions de kilomètres carrés le lundi 13 février, selon des données en temps réel du National Snow and Ice Data Center. C’était pratiquement le record précédent de 2,290 millions de kilomètres carrés le 27 février 1997. Le 14 février, l’étendue de glace avait encore diminué pour atteindre 2.259 millions de kilomètres carrés, ce qui sera un nouveau record une fois que les données seront confirmées.
La glace de mer est presque totalement absente en ce moment sur la côte de l’Antarctique Ouest, cette région où les immenses glaciers sont en train de reculer rapidement et font naître des inquiétudes quant à l’élévation du niveau de la mer.
Il est également important de noter que nous ne sommes qu’à la mi-février ; il se pourrait donc que l’Antarctique perde encore plus de glace de mer avant qu’elle ne recommence à se reformer, selon son cycle saisonnier.
Source: The Washington Post.

Pendant ce temps, les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère ont atteint un niveau record, avec 405,80 ppm sur le Mauna Loa le 15 février 2017.

A noter que la chaîne de radio France Info a mise en ligne sur son site web un e belle galerie d’images montrant les lacs d’eau de fonte à la surface de la calotte glaciaire du Groenland:

http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/en-images-la-fonte-de-la-calotte-glaciaire-du-groenland-comme-vous-ne-l-avez-jamais-vue_2061703.html

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En lisant l’article du Washington Post, on ressent la prudence du journaliste qui l’a rédigé. Il n’y est jamais fait mention du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines. L’article se termine par une note optimiste, avec la perspective de voir la glace de mer se reformer avec l’arrivée de l’hiver antarctique. Il est bien évident que le Président Trump n’apprécierait pas un article cautionnant la théorie du réchauffement climatique dans un journal aussi important et populaire que le Washington Post!

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drapeau-anglaisAccording to the U.N. World Meteorological Organization, the extent of sea ice in the Arctic and Antarctic in January was the lowest on record, while concentrations of carbon dioxide in the atmosphere hit a record. There have been at least three periods this winter when Arctic sea ice has retreated, when it should have been expanding.

This January, Arctic sea ice averaged 13.38 million square kilometres. The previous record low was just a year ago, in January 2016, when there was 260,000 square km more ice. Arctic ice was 8.6 percent below the average for January, while ice in the Antarctic sea, where it is summer, was 22.8 percent below the average, according to the U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

In recent years, those who had doubts about human-induced climate change usually referred to Antarctica, saying that the sea ice around the continent was growing. Now, the argument for doubters has got really complicated. After seeing a record high for total extent in the year 2014, Antarctic sea ice had been running very low in late 2016 and early 2017.

It is summer in Antarctica right now, and sea ice on Monday February 13th only covered 2.287 million square kilometres, according to « near-real-time data » from the National Snow and Ice Data Center. If that is correct, that would barely edge out the previous record low of 2.290 million square kilometres on February 27th, 1997. The records go back to 1979.

On February 14th this year, the ice extent shrank further down to 2.259 million square kilometres, underscoring the likelihood of a record, once the data is confirmed.

Sea ice is almost completely absent right now along the coast of West Antarctica in particular, a region where huge and fast-retreating glaciers have raised major concerns about potential sea-level rise.

It is also important to note that it’s still only mid-February, so it could be that Antarctic sea will lose more ice before it begins to refreeze and expand again, according to its seasonal cycle.  .

Source : The Washington Post.

Meantime, the carbon dioxide concentrations in the atmosphere reached a new record with 405.80 pp m on Mauna Loa (Hawaii) on February 15th 2017.

The French radio France Info has released on its website a nice galery of photos showing the meltwater lakes at the surface of Greenland’s ice cap:

http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/en-images-la-fonte-de-la-calotte-glaciaire-du-groenland-comme-vous-ne-l-avez-jamais-vue_2061703.html

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While reading this Washington Post article, one feels the caution of the journalist who wrote it. There is no mention of global warming caused by human activities. The article concludes with a note of optimism, with the prospect of seeing sea ice reappear with the arrival of the Antarctic winter. Obviously, President Trump would not appreciate an article endorsing the theory of global warming in a newspaper as popular as the Washington Post.

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Concentrations de CO2 dans l’atmosphère sur le Mauna Loa (Hawaii) le 15 février 2017. La hausse est constante, avec une progression d’environ 5 ppm au cours des deux dernières années.

L’Erebus, un laboratoire interplanétaire en Antarctique // Mt Erebus, an interplanetary laboratory in Antarctica

drapeau-francaisL’Erebus est le volcan actif le plus au sud de notre planète. Il dresse ses 3794 mètres au-dessus de l’île de Ross en Antarctique. Les températures y sont glaciales la plupart du temps, mais cela n’empêche pas les scientifiques de rendre visite à ce volcan d’exception qui est l’un des rares à posséder un lac de lave. L’Erebus montre aussi une certaine ressemblance avec les mondes de glace qui se trouvent dans l’espace, ceux-là même où la NASA rêve d’envoyer un jour des robots.

Une équipe scientifique du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA, basé à Pasadena en Californie, a passé le mois de décembre 2016 à explorer les grottes de glace qui se cachent sur l’Erebus. Pendant plusieurs semaines, les chercheurs ont testé des robots, une foreuse et des outils de cartographie assistée par ordinateur qui pourraient un jour permettre de comprendre les mondes glacés de notre système solaire. Ainsi, les températures d’Europe, l’une de lunes de Jupiter, plongent à des centaines de degrés au-dessous du zéro. La glace y est certainement différente de celle de la Terre; malgré tout, il existe certaines similitudes qui font de l’Erebus un bon terrain d’essai pour les technologies futures.
Les gaz de l’Erebus ont creusé de volumineuses grottes qui sont ornées de forêts de givre et de cathédrales de glace. La chaleur du volcan y maintient une température agréable, autour de zéro degré. Les gaz chauds qui s’échappent à la surface gèlent en formant des tours spectaculaires. A l’intérieur des grottes, le mélange d’air chaud et froid forme des «cheminées» de glace qui atteignent le sol. Ces dernières années, les scientifiques ont découvert une grande variété d’organismes microscopiques à l’intérieur de ces grottes. Ces extrémophiles prouvent que la vie est peut-être possible sur des planètes éloignées qui possèdent des systèmes de grottes identiques.
Au cours de leur mission, les chercheurs ont testé le PUFFER, un robot inspiré de l’origami, qui peut rester à plat pendant son stockage et « gonfler » pour explorer une zone plus vaste. Le PUFFER a déjà été testé dans la région autour du JPL, comme l’Arroyo Seco de Pasadena et dans d’autres environnements désertiques, mais jamais sur la neige.
Un autre outil pourrait être utile pendant les futures explorations : il s’agit d’un capteur de lumière structurée destiné à créer des cartes de grottes en 3D. Toutefois, la glace est un matériau qui pose des problèmes pour le rendu en 3D, en grande partie à cause de son fort pouvoir réfléchissant. La lumière a tendance à rebondir à sa surface et un ordinateur éprouve des difficultés à lire les données et reconstituer un espace.
Une mission sur l’Erebus n’est pas chose facile en raison de l’environnement hostile. Les scientifiques ont été confrontés à trois gros blizzards pendant leur voyage, chacun d’environ une semaine. Cela a entraîné des retards lorsque les hélicoptères d’approvisionnement ne pouvaient pas se déplacer en toute sécurité. S’agissant de l’alimentation en énergie, les éoliennes sur le volcan sont la source d’énergie la plus courante, même si elles sont confrontées aux accumulations de givre sur les pales, avec des vibrations susceptibles de les faire se briser.

Source: SpaceRef .

Voici une belle galerie de photos de l’intérieur de l’Erebus mise en ligne par le National Geographic :

http://photo.nationalgeographic.fr/descente-au-coeur-du-mont-erebus-un-volcan-actif-en-antarctique-2158#dome-d-une-grotte-de-glace-32882

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drapeau-anglaisMt. Erebus is our planet’s southernmost active volcano, reaching 3,794 metres above Ross Island in Antarctica. Temperatures at the surface are well below freezing most of the year, but that doesn’t stop visits from scientists: Erebus is also one of the few volcanoes in the world with an exposed lava lake. It’s also a good stand-in for a frozen alien world, the kind NASA wants to send robots to someday.

A scientific team from NASA’s Jet Propulsion Laboratory (JPL), Pasadena, California, spent the month of December exploring ice caves beneath the volcano. For several weeks, they tested robots, a drill and computer-aided mapping technology that could one day help understand the icy worlds in our outer solar system. Thus, Europa’s temperatures are hundreds of degrees below freezing; its ice is certain to be different than that of Earth’s; but there are some similarities that make Erebus a good testing ground for future technologies.

Mt Erebus’gases have carved out massive caves, which are filled with forests of hoarfrost and cathedral-like ice ceilings. The heat from Erebus keeps the caves cozy, about 0 degrees Celsius, and drives warm gases out of vents at the surface, where they freeze into towers. Within the caves, the mixing of warm and cold air forms icy « chimneys » that reach toward the ground. In recent years, scientists have discovered a diverse array of microscopic organisms living in their interior. These extremophiles suggest that life might be possible on distant planets with similar cave systems.

During their mission, the researchers tested PUFFER, an origami-inspired robot that can sit flat during storage and « puff up » to explore a wider area. PUFFER has driven extensively around JPL, in Pasadena’s Arroyo Seco and other desert environments, but not on snow.

Another tool that that could be helpful for future explorers is a structured light sensor used for creating 3-D cave maps.

Ice is a hard material to 3-D model, in large part because it’s so reflective. Light has a tendency to bounce off its surface, making it difficult for a computer to read that data and reconstruct a space.

Working on Mt Erebus entails a lot of difficulties, due to the adverse environment. The scientists faced three large blizzards during their trip, each lasting around a week. That led to travel delays when supply helicopters couldn’t make safe passage.Wind turbines on the volcano are the most common form of energy, though they face their own challenges: frost builds up on the blades, causing them to vibrate themselves to bits.

Source : SpaceRef..

Here is a nice gallery of photos showing Mt Erebus’interior, released by the National Geographic :

http://photo.nationalgeographic.fr/descente-au-coeur-du-mont-erebus-un-volcan-actif-en-antarctique-2158#dome-d-une-grotte-de-glace-32882

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Vue aérienne du cratère de l’Erebus (Crédit photo: Wikipedia)