Le soufre du Kilauea (Hawaii) // The sulfur of Kilauea Volcano (Hawaii)

Le soufre est un élément chimique très répandu sur les volcans actifs où on peut le trouver sous différentes formes.
Pour de nombreux Hawaiiens, le premier contact avec les éruptions du Kilauea se fait par le « vog », raccourci pour « volcanic fog », autrement dit « brouillard volcanique », un mélange de dioxyde de soufre et de particules de sulfates. Cependant, sur le Kilauea, le soufre ne se limite pas aux composants du « vog ».

Le dioxyde de soufre (SO2) et le «vog»: Le «vog» affecte les îles hawaïennes depuis la nuit des temps, depuis que les masses des îles ont percé la surface de l’océan, ce qui a permis aux gaz volcaniques de se répandre directement dans l’atmosphère. Lorsque le magma monte vers la surface, la diminution de la pression sur la roche fondue entraîne la dissolution de soufre et d’autres éléments volatils qui vont former divers gaz. Lorsque le magma atteint une faible profondeur, le soufre dissous forme principalement du SO2. Une fois émis dans l’air, le SO2 réagit avec l’oxygène, l’humidité atmosphérique, la lumière du soleil et d’autres gaz et particules pour créer le «vog» qui est emporté par les alizés.

Le dioxyde de soufre (SO2) et l’éruption: Avec l’éruption dans la Lower East Rift Zone (LERZ) et l’affaissement du sommet du Kilauea, les émissions de SO2 ont considérablement augmenté. Leurs niveaux sont maintenant trois à sept fois plus élevés qu’avant le début de l’éruption en cours. La plus grande partie du SO2 émis sur la LERZ est émise lorsque la lave sort des fractures actives, bien qu’une partie du SO2 soit également émise par les coulées de lave et l’entrée de cette dernière dans l’océan.
Les fortes émissions de gaz dans la LERZ, principalement au niveau de la Fracture n° 8, ont entraîné une augmentation du «vog» et une mauvaise qualité de l’air en aval des bouches actives. Lorsque soufflent les alizés, le ‘vog’ est envoyé vers le sud et l’ouest, d’abord à travers le district de Puna, puis vers le district de Ka’u et le long de la côte de Kona, avant d’être emporté vers le large. Sous certaines conditions de vent, le ‘vog’ peut atteindre le sommet du Mauna Kea et traverser l’Océan Pacifique jusqu’à Guam, à environ 6 500 kilomètres du Kilauea.

Le sulfure d’hydrogène (H2S): Lorsque SO2 provenant du magma peu profond interagit avec les eaux souterraines, le SO2 se dissout et peut être réémis sous forme de sulfure d’hydrogène (H2S). Ce processus produit l’odeur d’œuf pourri observée sur les sites hydrothermaux tels que les Sulfur Banks dans le Parc National des Volcans. Le nez de l’Homme est très sensible au H2S, et la plupart des gens détectent son odeur d’œuf pourri à des concentrations dix mille fois plus faibles que les niveaux considérés comme dangereux pour la santé.

Le soufre natif: Le soufre est également stable sous sa forme élémentaire, connue sous le nom de «soufre natif». Cette forme de soufre présente une structure cristalline de couleur jaune. Sur le Kilauea, on trouve du soufre natif auprès des fumerolles volcaniques, telles que les Sulfur Banks, où sont émis aussi bien du SO2 et que du H2S.
Le soufre natif, formé à partir d’une réaction chimique (SO2 + 2H2S = 3S + 2H2O), n’est stable à l’état solide qu’à des températures relativement basses en milieu volcanique et inférieures à 115° C. Au-dessus de cette température, le soufre fond, formant un liquide de couleur orange vif. Un bon endroit pour observer ce liquide orange est le cratère du volcan Kawah Ijen sur l’île de Java en Indonésie. À l’intérieur du cratère, le soufre natif est extrait dans des conditions très difficiles et malsaines. À des températures plus élevées (près de 200° C), le soufre fondu prend des nuances de rouge très spectaculaires. Si la température approche les 450° C et que l’oxygène atmosphérique est présent, le soufre natif brûle et forme du dioxyde de soufre (S + O2 = SO2).
Source: HVO.

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Sulfur is a widespread chemical element on active volcanoes where it can be found in different forms.

For many Hawaii residents, interaction with Kilauea Volcano’s eruptions is through “vog” short for “volcanic fog” a hazy mixture of sulfur dioxide gas and sulfate particles. However, sulfur on Kilauea is not limited to vog components.

Sulfur is an exceptional element in that its atoms have a range of electron configurations (commonly referred to as oxidation states). This results in spectacularly diverse forms of sulfur, many of which are found on Kilauea, some of which are described here below.

Sulfur dioxide (SO2) and ‘vog’: ‘Vog’ has impacted the Hawaiian Islands ever since island landmasses rose above the ocean’s surface, which allowed volcanic gases to be released directly into the atmosphere. As magma rises toward the surface, decreasing pressure on the molten rock causes dissolved sulfur and other volatile elements to form various gases. When magma reaches shallow depths, dissolved sulfur primarily forms SO2 gas. Once emitted into the air, SO2 reacts with oxygen, atmospheric moisture, sunlight, and other gases and particles to create the ‘vog’ that is blown by thr trade winds.

Sulfur dioxide (SO2) and the eruption: With Kilauea’s ongoing eruption in the Lower East Rift Zone (LERZ) and continued summit subsidence, SO2 emissions from the volcano have increased substantially. Their levels are now three to seven times higher than before the current activity began. Most of the SO2 released on the LERZ is produced as lava is erupted from the active fissures, although some SO2 is also emitted from the lava flows and ocean entry.

High gas emissions from the LERZ, primarily Fissure 8, have resulted in increased ‘vog’ and poor air quality downwind of the active vents. During typical trade winds, ‘vog’ is carried south and west across the Puna District, then on toward Ka’u and along the Kona coast, before being blown farther offshore. During certain wind conditions, ‘vog’ has reached the summit of Mauna Kea and stretched across the Pacific as far away as Guam, about 6,500 kilometres from Kilauea.

Hydrogen sulfide (H2S): When SO2 gas from shallow magma interacts with groundwater, the SO2 dissolves and can be re-emitted as hydrogen sulfide gas (H2S). This process produces the rotten egg scent noted at hydrothermal features such as Sulphur Banks in Hawai‘i Volcanoes National Park. Human noses are highly sensitive to H2S, and most people can detect its rotten egg smell at concentrations about ten thousand times lower than levels considered to be hazardous to health.

Native Sulfur: Sulfur is also stable in its elemental form, known as “native sulfur.” This form of sulfur is a yellow crystalline solid. At Kīlauea, native sulfur is found at volcanic fumaroles, such as Sulphur Banks, where both SO2 and H2S gases are emitted.

Native sulfur, formed from a chemical reaction (SO2 + 2H2S = 3S + 2H2O), is stable in solid form only at relatively low volcanic temperatures of less than 115°C. Above this temperature, sulfur melts, forming a vivid orange liquid. A typical place to observe this orange liquid is the crater of Kawah Ijen Volcano on the island of Java in Indonesia. Inside the crater, native sulfur is extracted in very difficult and unhealthy conditions. At hotter temperatures (near 200°C), molten sulfur turns dramatic shades of red. If temperatures approach 450° C and atmospheric oxygen is present, native sulfur burns, forming sulfur dioxide (S + O2 = SO2).

Source: HVO.

Naissance du « vog » dans le cratère de l’Halema’uma’u

Soufre des Sulfur Banks dans le Parc National des Volcans d’Hawaii

Concrétion de soufre sur l’île de Vulcano (Sicile)

Draperie de soufre sur le Kawah Ijen (Indonésie)

Photos: C. Grandpey

Les sargasses envahissent les Antilles // Sargassas invade the West Indies

Quand on lit les textes liés à la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb, il est souvent fait référence à la Mer des Sargasses, une zone de l’Océan Atlantique nord. Elle s’étend à peu près de 70 à 40 degrés ouest, et de 25 à 35 degrés nord. Elle a une largeur de 1 100 km, et une longueur d’environ 3 200 km environ. Elle tient son nom des algues qui ont la particularité d’y flotter et de s’accumuler à la surface de la mer.

Conséquence probable du réchauffement climatique, une invasion de sargasses est en train d’empoisonner les Antilles, en particulier la Martinique et surtout la Guadeloupe, et cela fait 7 ans que ça dure.

J’étais à la Martinique au mois d’avril et la situation frisait la catastrophe. Les plages de l’Atlantique – Robert, François, Vauclin, Marin, Sainte-Anne – sont actuellement totalement polluées par les sargasses qui affluent en quantités de plus en plus importantes. La situation a pris une ampleur jamais observée auparavant, contrairement à ceux qui disent « on a toujours connu ça. » On a certes connu ça, mais jamais dans de telles proportions.

Les conséquences sont multiples et affectent plusieurs domaines. Les nuisances sont un problème pour les populations résidant sur les littoraux. L’hydrogène sulfuré (H2S) dégagé par les algues en décomposition attaque les peintures des maisons, ainsi que le matériel électronique et électrique. Plus grave, il y a des conséquences sanitaires. L’employée d’un restaurant où je déjeunais à la Pointe Faula au Vauclin était en congé de maladie car elle souffrait de vertiges. D’autres affections incluent des troubles respiratoires, des irritations oculaires, ainsi que des céphalées pouvant entraîner des pertes de connaissance.
En dehors de ces risques sanitaires qui touchent les populations locales, les conséquences sur le tourisme ne sont pas à négliger,de même que pour toutes les activités liées au tourisme (restauration en bord de mer, sports en mer, etc..). Par ailleurs, les conséquences sur la flore et la faune marine sont à prendre en compte. Si la masse d’algues est trop importante, elle étouffe toute vie marine car elle empêche le soleil d’entrer, et provoque des déserts marins. Elle pourrait donc affecter durablement la pêche en Martinique qui souffre déjà du problème de la pollution au chlordécone, un insecticide, utilisé pendant plus de vingt ans dans les bananeraies de Martinique et de Guadeloupe et qui a empoisonné pour des siècles les écosystèmes antillais.

Une cause très probable de cet afflux de sargasses est l’augmentation de la température de l’Océan Atlantique. On évoque également une modification du Gulf Stream qui provoquerait une dispersion de la Mer des Sargasses plus au sud. Un autre facteur a été avancé par les biologistes marins: la masse de plastique dans la zone de la Mer des Sargasses. Normalement, les sargasses se développent et se reproduisent en face du Mexique, Avec les courants marins, elles se déplacent ensuite vers la Mer des Sargasses. Avec l’augmentation des déchets plastiques dans cette zone, on peut se demander si les algues qui ont besoin d’un support pour se reproduire ne trouvent pas sur place, en pleine mer, grâce au plastique, le moyen de proliférer. D’autres chercheurs pensent que les algues proviennent de Guyane et non de la Mer des Sargasses et seraient liées à l’augmentation de la pollution qui créerait des conditions favorables à leur prolifération ;

S’agissant des remèdes à ce problème environnemental, on pourrait développer une filière des Sargasses qui existe déjà à la Barbade et consiste à transformer les algues en engrais végétal de très bonne qualité. En attendant, un filet anti-sargasses est actuellement testé dans la baie du Robert. Il a été déployé sur 700 mètres mais doit, à terme, être étendu sur 1200 mètres. Ce dispositif, s’il fonctionne, doit permettre de protéger les habitants de Pontaléry au Robert. Le filet est composé d’un grillage en plastique, disposé sur des poteaux en pleine mer. Il est lesté par un câble de plomb et maintenu par des flotteurs. Ce n’est qu’une mesure ponctuelle et qui semble dérisoire face à l’ampleur du problème. L’odeur pestilentielle demeure, les habitants sont mécontents et les touristes fuient…

Nicolas Hulot s’est rendu aux Antilles les 10 et 11 juin derniers. Il a admis que cette «invasion est une calamité supplémentaire dont les Antilles se seraient bien passé » . Il a ajouté qu’en métropole, « on n’avait probablement pas pris toute la mesure. »  Le ministre a indiqué que, face à ce phénomène, « il fallait gérer les urgences sanitaires, économiques, mais aussi préparer l’avenir… » La situation est d’autant plus urgente que la façade caraïbe de la Martinique commence à voir des bancs de sargasses s’échouer sur ses côtes… (voir la carte ci-dessous).

Source : Presse antillaise.

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When one reads the texts related to the « discovery » of America by Christopher Columbus, they often refer to the Sargasso Sea, an area of ​​the North Atlantic Ocean. It is about 70 to 40 degrees west and 25 to 35 degrees north. It has a width of 1,100 km, and a length of about 3,200 km. It takes its name from the algae that float there and accumulate on the surface of the sea.
As a result of global warming, an invasion of Sargassum is poisoning the West Indies, especially martinique and above all Guadeloupe. The probem has lasted for more than seven years.
I was in Martinique in April and the situation was disastrous. The beaches of the Atlantic – Robert, Francois, Vauclin, Marin, Sainte-Anne – are currently completely polluted by Sargassum invading them in larger and larger quantities. The situation has reached a scale never seen before, contrary to those who say « we have always known that. » We have certainly known that, but never in such proportions.
The consequences are multiple and affect several areas. Nuisance is a problem for people living on the coasts. Hydrogen sulfide (H2S) released by decaying algae attacks homes’ paints, as well as electronic and electrical equipment. More serious, there are health consequences. The employee of a restaurant where I had lunch at Pointe Faula in Vauclin was on sick leave because she suffered from vertigo. Other conditions include breathing problems, eye irritations, and headaches that can lead to unconsciousness.
Apart from these health risks that affect the local population, the consequences for tourism are not to be neglected, as for all activities related to tourism (restaurants by the sea, sports at sea, etc. ..). In addition, the consequences on marine flora and fauna must be taken into account. If the mass of algae is too large, it stifles all marine life because it prevents the sun from entering, and causes marine deserts. It could therefore have a lasting effect on fishing in Martinique, which is already greatly affected by the problem of pollution with chlordecone, an insecticide used for over twenty years in banana plantations in Martinique and Guadeloupe, which has poisoned Antillean ecosystems for centuries.
A very probable cause of this influx of Sargassum is the increase of temperature of the Atlantic Ocean. There is also talk of a modification of the Gulf Stream which would cause a dispersion of the Sargasso Sea further south. Another factor has been advanced by marine biologists: the plastic mass in the Sargasso Sea area. Normally, Sargassum grow and reproduce in front of Mexico; with the sea currents, they then move to the Sargasso Sea. With the increase in plastic waste in this area, one may wonder if algae that need support to reproduce can not find, on the open sea, thanks to plastic, the means to proliferate. Other researchers believe that the algae come from Guyana and not from the Sargasso Sea and are linked to the increase in pollution that would create favorable conditions for their proliferation;
As far as the remedies for this environmental problem are concerned, one could develop a Sargasso sector that already exists in Barbados and consists in transforming seaweed into vegetable fertilizer of very good quality. In the meantime, an anti-Sargassum net is being tested in Robert’s Bay. It has been deployed over 700 metres but might eventually be extended over 1200 metres. The net, if it poves efficient, will protect the inhabitants from Pontaléry to Robert. The net consists of a plastic mesh, placed on posts in open sea. It is weighted by a lead cable and maintained by floats. This is only a one-off measure and seems derisory in the face of the scale of the problem. The stench remains, the inhabitants are unhappy and the tourists are fleeing …
Nicolas Hulot visited the West Indies on June 10th and 11th. He admitted that this « invasion was an additional calamity that the West Indies would have done well ». He added that in the metropolis, « we probably had not taken the full measure. The minister said that, faced with this phenomenon, « it was necessary to manage the health and economic emergencies, but also to prepare the future … » The situation is all the more worrying as the Carribean part of the island is now affected by the sargassum as well… (see map below).
Source: Caribbean Press.

Le site web France-Antilles a publié une carte montrant les côtes impactées à différents niveaux par les bancs de sargasses:

Les sargasses envahissent le littoral. C’est leur décomposition à terre qui pose problème:

 (Photos: C. Grandpey)

La centrale géothermique de Puna survivra-t-elle à l’éruption? // Will the Puna geothermal plant survive the eruption ?

Puna Geothermal Ventures (PGV) est une centrale géothermique qui fournit environ le quart de l’électricité à la Grand Ile d’Hawaii. Elle a dû fermer ses portes car la lave du Kilauea menaçait le site et ses installations. La situation a déclenché un débat entre ceux qui veulent  maintenir la centrale en activité et ceux qui voudraient la voir fermer après la fin de l’éruption.
Personne ne sait si la centrale de 38 mégawatts survivra aux coulées de lave du Kilauea, mais l’éruption en cours a provoqué sa fermeture, obligé la sécurisation des puits et l’évacuation d’un important volume de gaz inflammable.
La lave a fini par entrer dans l’enceinte de PGV ; elle a recouvert deux puits, bloqué la route principale d’accès et détruit une sous-station et un entrepôt où était stocké du matériel de forage.
Les opposants à la centrale disent que l’arrivée de la lave sur le site ne fait que confirmer ce qu’ils ne cessent de répéter depuis des années, à savoir qu’une installation géothermique qui génère de la vapeur contenant des gaz dangereux ne devrait pas être construite à moins d’un kilomètre d’une zone habitée et – qui plus est – dans une zone de rift sur l’un des volcans les plus actifs au monde. Les personnes qui habitent à environ un kilomètre disent qu’elles ont été incommodées au fil du temps par les rejets de gaz ou de vapeur de la centrale et prétendent que PGV ne les prévient jamais quand un événement anormal se produit.

De leur côté, les partisans de la centrale disent que les opposants font de la désinformation au sujet de l’installation et que la technologie de captage de la vapeur et de l’eau chaude du sous-sol par des puits profonds est parfaitement sûre. Ils considèrent la géothermie comme une bonne solution pour réduire la dépendance d’Hawaii aux combustibles fossiles. Ils affirment que la centrale est fiable, bon marché et sûre.

En raison de l’éruption actuelle, les responsables de PGV ont déclaré qu’ils ne peuvent pas dire quand la centrale de Puna sera en mesure de reprendre du service. Un expert en géothermie a déclaré que les décisions sur l’avenir du site pourraient prendre des années.
Depuis 2008, la centrale géothermique de Puna a fourni en moyenne 22 pour cent des besoins énergétiques de la Grande Ile. En 2017 et jusqu’en avril de cette année, elle a généré 29 pour cent de l’électricité de l’île. HELCO, l’un des principaux distributeurs d’électricité à Hawaï, affirme avoir « la capacité de compenser indéfiniment » la fermeture de la centrale géothermique.
PGV a été critiquée au cours des années parce qu’elle émettait des gaz dangereux, y compris du sulfure d’hydrogène (H2S). L’incident le plus grave est survenu en 1991 lorsque l’un des puits a connu une explosion majeure. La libération incontrôlée de gaz et de vapeur a duré 31 heures et a provoqué l’évacuation de quartiers à proximité. Plus récemment, l’Agence de Protection de l’Environnement a infligé une amende de 76 500 dollars aux responsables de PGV pour avoir enfreint la loi sur la pureté de l’air. Une inspection effectuée en août 2013 a révélé que l’entreprise n’avait pas pris les mesures nécessaires pour empêcher les rejets accidentels. Un an après l’inspection de l’EPA, les habitants ont dû faire face à une autre fuite de sulfure d’hydrogène lorsque l’ouragan Iselle s’est abattu sur la Grande Ile. La Protection Civile a alors conseillé aux habitants de quitter la zone s’ils ne se sentaient pas bien, mais les arbres qui étaient tombés sur les routes ont empêché une telle évacuation.. Dans les heures et les jours suivant cette libération de gaz, des habitants ont signalé des symptômes tels que des maux de tête, des problèmes respiratoires, des gorges irritées, des nausées et de la fièvre.
Des centrales géothermiques existent ailleurs dans le monde, comme en Islande, aux Philippines, au Mexique et au Japon, mais les maisons les plus proches se trouvent à plusieurs kilomètres, voire beaucoup plus loin…
Source: Honolulu Star Advertiser.

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Puna Geothermal Ventures (PGV) is a geothermal plant that supplies about a quarter of the Big Island’s electricity. It was forced to shut down as lava from Kilauea Volcano threatened the property. The situation triggered a debate between those who want to keep it operating and those who would like to see it closed after the end of the eruption.

No one knows whether the 38-megawatt facility will survive Kilauea’s lava flows, but the ongoing eruption triggered its shutdown and led company officials to secure the plant’s wells and remove a large volume of flammable gas.

Lava eventually crossed onto the company’s property and already has overtaken two wells, blocked the main access road and burned a substation and adjacent warehouse where a drilling rig was stored.

Opponents say the lava encroachment underscores what they warned of years ago, namely that a geothermal facility that generates steam containing dangerous gases should not be built less than one kilometre from residential communities and in a rift zone on one of the most active volcanoes on the planet. Residents who live about one kilometre away say they have been sickened over the years by gas or steam releases from the plant and claim PGV never alerts them when something happens.

Supporters, however, say opponents are spreading misinformation about the facility and that the technology for tapping underground steam and hot water via deep wells is considered safe. They view geothermal as part of the answer to weaning Hawaii from heavy dependence on fossil fuels, describing it as reliable, cheap and safe.

Due to the current eruption, PGV officials said they cannot assess when the Puna complex will be able to resume operations. One geothermal expert said questions about the fate of the PGV site could take years to be fully answered.

Since 2008 the geothermal facility has supplied an average of 22 percent of the Big Island’s power needs In 2017 and through April of this year, the Puna plant generated 29 percent of the island’s power. HELCO, one of the main utilities in Hawaii, says it has “the capacity to make up for the geothermal power loss indefinitely”.

The PGV facility has been criticized over the years for releasing hazardous gases, including hydrogen sulphide (H2S). The most serious incident came in 1991 when one of its wells had a major blowout. The uncontrolled venting lasted 31 hours and triggered the evacuation of nearby neighborhoods. More recently, the Environmental Protection Agency fined PGV $76,500 for safety violations of the Clear Air Act. An August 2013 inspection found that the company failed to take necessary steps to prevent accidental releases. A year after the EPA inspection, residents dealt with another release of hydrogen sulfide when Hurricane Iselle was bearing down on the Big Island. Civil Defense advised residents to evacuate the area if they were not feeling well, but by then downed trees blocked the routes out. In the hours and days following that release, residents reported symptoms including headaches, shallow breathing, scratchy throats, nausea and fever.

 Other geothermal plants exist in the world, in Iceland, the Philippines, Mexico and Japan, but the nearest homes are several kilometres away and often much farther.

Source : The Honolulu Star Advertiser.

Vue de la centrale sous la menace de la lave (Crédit photo: USGS)

Crédit photo: Puna Geothermal Ventures

La centrale géothermique de Puna sous la menace de la lave // PGV under the threat of lava

Selon le dernier rapport de la Protection Civile, la lave a recouvert au moins un puits de la centrale Puna Geothermal Venture (PGV). Le puits a été colmaté au cas où la lave pénétrerait dans l’enceinte de l centrale, et un deuxième puits situé à une trentaine de mètres a également été sécurisé. Les bouchons qui ont été installés protègent contre les émissions potentielles d’hydrogène sulfuré qui pourrait devenir toxique au contact de la lave. Il y a une surveillance constante du niveau de H2S. Si le gaz était détecté, la Protection Civile émettrait une alerte immédiate en utilisant des sirènes et la radio et ferait du porte-à-porte pour avertir les habitants de la zone concernée.
Le travail de protection s da la centrale PGV a également consisté à retirer l’équipement hors sol sur les puits et à mettre une couche de cendre dans la fosse d’accès à chaque puits. Ainsi, il devrait  être possible de réactiver les puits après l’éruption, même si les puits ont tous été recouverts par la lave.
La lave qui avait avancé le 26 mai vers les puits mis en sécurité a ensuite ralenti sa progression le matin du 27 mai, avant de reprendre de la vigueur vers midi. Vers 15 heures ce même jour, on a estimé que la lave se trouvait à quelques mètres du premier des trois puits qui sont espacés d’une trentaine de mètres les uns des autres.
L’usine produit en moyenne 25 pour cent de l’électricité de l’île d’Hawaï. Elle a été fermée peu de temps après le début de l’éruption le 3 mai 2018.
Source: Protection Civile.

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According to Civil Defense’s latest report, lava has covered at least one capped well at the Puna Geothermal Venture (PGV) plant. The well was plugged in anticipation of the lava flow, and a second well 30 metres away has also been secured. The plugs protect against the release of hydrogen sulphide gas that could turn toxic when mixed with lava. There is constant monitoring for H2S, and if any were detected, the Civil Defense would put out an immediate alert using sirens, radio and going door to door to notify any residents in an affected area.

The protection work ay PGV also includes removing above-ground equipment on the wells and putting a layer of cinder into a pit that leads to each well. It may be possible to reactivate the wells after the eruption, even if the wells are all covered by lava.

Advancing lava that had been moving toward the deactivated wells on May 26th eased up in the morning of May 27th but then picked up around midday. As of about 3 p.m. that same day,  lava was estimated to be within just a few metres of the first of three production wells, each of which are about 30 metres apart.

The plant typically generates 25 percent of the electricity for Hawaii island. It was shut down shortly after Kilauea began spewing lava on May 3rd.

Source: Civil Defense.

Vue de l’éruption fissurale et de la proximité de la centrale géothermique

(Crédit photo: USGS)