Le réchauffement climatique intensifie les événements extrêmes // Global warming intensifies extreme events

Concentrations de CO2 : 429,52 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85  ppb

L’archipel hawaïen vient d’être frappé par deux dépressions de Kona, des tempêtes printanières courantes à cette période de l’année, mais exceptionnelles par leur intensité. Elles confirment que le réchauffement climatique intensifie les phénomènes météorologiques extrêmes. Ces deux épisodes ont provoqué des pluies torrentielles, entraînant des inondations à grande échelle, des glissements de terrain, des fermetures de routes et des lignes électriques endommagées. Les autorités locales ont déclaré l’état d’urgence à Hawaï.
La NOAA explique qu’une dépression de Kona, ou tempête de Kona, se forme généralement pendant les mois d’hiver. Ce système est une zone de basse pression qui se forme au nord-ouest des îles et peut stagner à proximité. Contrairement aux alizés habituels qui sont les vents dominants à Hawaï, une dépression de Kona apporte des vents plus frais et humides du sud au sud-ouest. Cette direction de vent inhabituelle peut engendrer des précipitations importantes. Des records ont été battus à plusieurs endroits, avec jusqu’à 70 centimètres de pluie en trois jours à Maui. Le barrage de Wahiawa, sur l’île d’Oʻahu, a été placé sous alerte de risque de rupture imminente le 20 mars. Les autorités ont émis des ordres d’évacuation pour les communautés en aval exposées à des inondations potentiellement mortelles.

Carte des risques d’inondations soudaines à Oahu le 20 mars 2026. (Source : National Weather Service)

°°°°°°°°°°

Une crise météorologique majeure pour la saison a également frappé l’Islande, avec des vents violents et des tempêtes de sable qui ont paralysé le pays. La compagnie nationale Icelandair a pris la décision radicale d’annuler la totalité de ses vols, qu’ils soient domestiques ou internationaux. Des milliers de passagers ont été bloqués à l’aéroport de Keflavík, ou dans d’autres hubs internationaux (comme aux États-Unis et en Europe).

Sur les routes, la situation était critique par endroits. À Hvalnes, une violente tempête de sable a littéralement pulvérisé les vitres de dizaines de véhicules, mettant les passagers en détresse. La nationale 1, l’axe principal du pays, a été fermée sur plusieurs tronçons en raison d’une visibilité nulle et de vents dépassant les 150 km/h.

Source : médias d’information nationaux.

——————————————–

The Hawaiian Islands have just vbeen battered by two kona lows, spring storms that are a normal phenomenon at this time of the year, but were exceptional by their intensity. They are another indication that global warming intensifies extreme events. The two events unleashes torrential rain that caused widespread flooding, landslides, road closures and downed power lines. Local authorities declared State of Emergency in Hawaii.

NOAA explains that a kona low, or kona storm, typically forms during the winter months. The system is a type of low-pressure weather pattern that develops northwest of the Islands and can stall near them. Unlike Hawaii usual trade winds, a kona low brings cooler, moisture-rich winds from the south to southwest. This unusual wind direction can produce significant rainfall. Records were broken in several places with up to 70 centimeters of water in 3 days in Maui. Wahiawa Dam on the island of Oʻahu was placed under an imminent failure risk alert on March 20, prompting authorities to issue evacuation orders for downstream communities exposed to potential life-threatening flooding.

°°°°°°°°°°

A major weather crisis for this time of year also struck Iceland, with violent winds and sandstorms paralyzing the country. The national airline, Icelandair, made the drastic decision to cancel all its flights, both domestic and international. Thousands of passengers were stranded at Keflavík Airport or in other international hubs (such as in the United States and Europe). On the roads, the situation was critical in some areas. In Hvalnes, a violent sandstorm shattered the windows of dozens of vehicles, leaving passengers stranded. National Route 1, the country’s main artery, was closed in several sections due to zero visibility and winds exceeding 150 km/h.

Source : National newsmedia

Cinéma et réchauffement climatique // Cinema and global warming

Concentrations de CO2 : 429,14 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Dans la nuit du 15 au 16 mars 2026 se tenait à Hollywood (Californie) la 98ème cérémonie des Oscars, censée révéler au public les meilleurs films sur le marché. En marge de la cérémonie, certains se sont attardés sur l’intérêt porté par les réalisateurs cinématographiques au réchauffement climatique.

Sur 16 films en compétition dont l’intrigue se déroule sur Terre, dans un passé proche, au présent ou dans le futur, cinq ont pris en compte l’enjeu climatique. Ils vont du film d’animation intimiste à la franchise de blockbuster. Ils cumulent à eux seuls près d’un milliard de dollars (environ 870 millions d’euros) de recettes mondiales au box-office. Selon les analystes, « tous montrent que le climat peut se décliner sous d’innombrables formes cinématographiques, tout comme il se décline à travers d’innombrables expériences vécues. » Voici les cinq films en question :

Arco est un conte écologique enchanteur du Français Ugo Bienvenu, nommé pour l’Oscar du meilleur film d’animation. On nous explique qu’ « à travers une animation époustouflante et une galerie de personnes touchantes et variées, cette histoire nous rappelle qu’il faut tout un village pour élever des enfants, se protéger les uns les autres et prendre soin de la Terre. »

Autre film, Bugonia, de Yorgos Lanthimos, « nous invite à nous demander si nous saurons nous unir face à l’urgence environnementale. »

Jurassic World, de Gareth Edwards, « transmet un message clair : l’ego humain, la cupidité et la perturbation de l’équilibre fragile de la nature mènent à la ruine – en l’occurrence, dans les mâchoires des dinosaures ».

The Lost Bus, de Paul Greengrass, « traite de la nature et des incendies de forêt comme des personnages à part entière. »

Sirat, d’Oliver Laxe, « met en lumière la vérité selon laquelle nous sommes tous des migrants dans un monde marqué par le changement climatique ».

La présence croissante de la thématique du réchauffement climatique est jugée primordiale, alors que le phénomène touche tous les continents et que de plus en plus de populations sont vulnérables à ses impacts. Beaucoup pensent que les œuvres culturelles ont un rôle important à jouer, notamment celles qui touchent le plus grand nombre.

 Il reste tout de même beaucoup à faire. En 2025, l’Observatoire de la fiction établissait que 30% des films présentés au Festival de Cannes évoquaient l’écologie ou l’environnement, « mais le plus souvent sous une forme très ponctuelle ou anecdotique ». De son côté, le « Climate reality check » se fixe l’objectif, pour 2027, de « 50% des films nommés aux Oscars » qui aborderont le thème du réchauffement climatique. »

Source : France Info.

Il ne faudrait pas oublier, comme indiqué plus haut, que tous ces films permettent d’engranger des sommes considérables. Je ne suis donc pas certain que la plupart des réalisateurs s’intéressent au réchauffement climatique pour des motivations purement environnementales. L’intérêt pécuniaire occupe une place au moins aussi importante. Il faut juste espérer que le message que ces films sont censés porter trouvera un écho parmi les spectateurs.

—————————————

On the night of March 15-16, 2026, the 98th Academy Awards ceremony, intended to reveal the best films on the market, was held in Hollywood, California. On the sidelines of the ceremony, some focused on the interest shown by filmmakers in addressing global warming.
Of the 16 films in competition whose plots take place on Earth, in the recent past, present, or future, five addressed the climate issue. They range from intimate animated films to blockbuster franchises. Together, they have grossed nearly one billion dollars (approximately 870 million euros) worldwide. According to analysts, « all of them show that climate can be expressed in countless cinematic forms, just as it is expressed through countless lived experiences. » Here are the five films in question:
Arco is an enchanting ecological tale by Frenchman Ugo Bienvenu, nominated for the Academy Award for Best Animated Feature. We are told that « through stunning animation and a gallery of touching and diverse characters, this story reminds us that it takes a village to raise children, protect one another, and care for the Earth. »
Another film, Bugonia, by Yorgos Lanthimos, « invites us to consider whether we will be able to unite in the face of the environmental emergency. »
Jurassic World, by Gareth Edwards, « conveys a clear message: human ego, greed, and the disruption of nature’s fragile balance lead to ruin—in this case, in the jaws of dinosaurs. »
The Lost Bus, by Paul Greengrass, « treats nature and forest fires as characters in their own right. »
Oliver Laxe’s Sirat « highlights the truth that we are all migrants in a world marked by climate change. »
The growing presence of the theme of global warming is considered crucial, as the phenomenon affects every continent and more and more populations are vulnerable to its impacts. Many believe that cultural works have an important role to play, especially those that reach the widest possible audience.
There is still much to be done, however. In 2025, the Observatory of Fiction determined that 30% of the films presented at the Cannes Film Festival addressed ecology or the environment, « but most often in a very specific or anecdotal way. » For its part, the « Climate Reality Check » has set a goal of having « 50% of Oscar-nominated films address the theme of climate change » by 2027.
Source: France Info.

It shouldn’t be forgotten, as mentioned above, that all these films generate considerable sums of money. Therefore, I’m not sure that most directors are interested in global warming for purely environmental reasons. Financial gain plays at least as important a role. We can only hope that the message these films are supposed to convey resonates with audiences.

Mesure des concentrations de méthane dans l’atmosphère // Measuring methane concentrations in the atmosphere

Concentrations de CO2 : 429,36 ppm

Concentrations de CH4 ; 1945,85 ppb

Les mesures scientifiques ont montré que les concentrations de méthane dans l’atmosphère ont fortement augmenté au cours des dernières années.
Le méthane (CH4) est un puissant gaz à effet de serre et le deuxième plus important responsable du réchauffement climatique après le dioxyde de carbone (CO2). Une molécule de méthane retient davantage de chaleur qu’une molécule de CO2, mais sa durée de vie dans l’atmosphère est relativement courte (7 à 12 ans). Le CO2, quant à lui, peut persister pendant des centaines d’années, voire plus. La concentration de CO2 dans l’atmosphère avoisine actuellement 430 ppm (parties par million).
Le méthane provient à la fois de sources naturelles et d’activités humaines. On estime que 60 % des émissions actuelles de méthane sont dues aux activités humaines. Les principales sources de méthane sont l’agriculture, les combustibles fossiles et la décomposition des déchets d’enfouissement. Les processus naturels représentent 40 % des émissions de méthane, les zones humides constituant la principale source naturelle.
Les données relatives aux concentrations de CH4 sont mises à jour trimestriellement ou annuellement. Les dernières données disponibles remontent à novembre 2025 date à laquelle la concentration de méthane atteignait 1945,85 ppb (parties par milliard), contre 1 941 ppb en septembre de cette même année. La concentration de méthane dans l’atmosphère a plus que doublé au cours des 200 dernières années. Les scientifiques estiment que cette augmentation est responsable de 20 à 30 % du réchauffement climatique observé depuis la révolution industrielle (qui a débuté en 1750). C’est pourquoi la concentration de méthane accompagnera la concentration de CO2 au début de mes notes sur le réchauffement climatique.

Source : NASA

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous découvrirez une animation de la NASA illustrant les variations complexes des émissions de méthane à travers le monde au fil des saisons. Cette animation présente les émissions de méthane en 2018, d’après les données satellitaires, les inventaires des activités humaines et les modèles atmosphériques de la NASA.
https://assets.science.nasa.gov/content/dam/science/esd/climate/video_items/MethaneNarrationSM.mp4

Bien qu’il soit relativement simple de mesurer la quantité de méthane dans l’atmosphère, il est plus difficile d’en déterminer l’origine. Les scientifiques de la NASA utilisent plusieurs méthodes pour suivre les émissions de méthane. L’un des outils utilisés par la NASA est l’Airborne Visible InfraRed Imaging Spectrometer-Next Generation (AVIRIS-NG), spectromètre imageur visible et infrarouge aéroporté de nouvelle génération (AVIRIS-NG). Cet instrument, installé sur des avions, mesure la lumière réfléchie par la surface de la Terre. Le méthane absorbe une partie de cette lumière. En mesurant les longueurs d’onde de la lumière absorbée, l’instrument AVIRIS-NG peut déterminer la quantité de gaz à effet de serre présents.
En 2022, la NASA a ajouté l’instrument EMIT (Earth Surface Mineral Dust Source Investigation) à la Station spatiale internationale (ISS). Bien que conçu principalement pour étudier les tempêtes de poussière et les minéraux, les chercheurs ont découvert qu’il pouvait également détecter d’importantes sources de méthane.
Ces instruments embarqués à bord d’avions et de satellites détectent les émissions de méthane provenant de la production de pétrole et de gaz, des pipelines, des raffineries, des décharges et de l’élevage. Dans certains cas, ces mesures ont permis de réparer des fuites et de diagnostiquer des équipements défectueux dans les champs pétroliers et gaziers.
L’Arctique est une région riche en sources naturelles de méthane, notamment les zones humides, les lacs et le dégel du pergélisol. L’instrument ABoVE (Arctic Boreal and Vulnerability Experiment) de la NASA mesure les émissions de méthane provenant de sources naturelles comme le dégel du pergélisol en Alaska et au Canada.
Source : NASA.

——————————————–

The amount of methane in the atmosphere has increased in recent decades as observed by scientific measurements.

Methane (CH4) is a potent greenhouse gas and is the second-largest contributor to Earth’s warming after carbon dioxide (CO2). A molecule of methane traps more heat than a molecule of CO2, but methane has a relatively short lifespan of 7 to 12 years in the atmosphere. CO2 can persist for hundreds of years or more. CO2 concentrations in the atmosphere are curreltly about 430 ppm (parts per million).

Methane comes from both natural sources and human activities. An estimated 60% of today’s methane emissions are the result of human activities. The largest sources of methane are agriculture, fossil fuels, and decomposing landfill waste. Natural processes account for 40% of methane emissions, with wetlands being the largest natural source.

The data about CH4 concentrations is updated quarterly to annually. The latest measurement data dates back to September 2025 when CH4 concentrations reached 1941 ppb (parts per billion), after 1941 ppb in September of that same year.

The concentration of methane in the atmosphere has more than doubled over the past 200 years. Scientists estimate that this increase is responsible for 20% to 30% of Earth’s warming since the Industrial Revolution (which began in 1750).

By clicking on the link below, you’ll see a NASA visualization of the complex patterns of methane emissions around the globe and throughout the seasons. It shows methane emissions in 2018, based on data from satellites, inventories of human activities, and NASA atmospheric models.

https://assets.science.nasa.gov/content/dam/science/esd/climate/video_items/MethaneNarrationSM.mp4

Although it’s relatively simple to measure the amount of methane in the atmosphere, it’s harder to pinpoint where it’s coming from. NASA scientists are using several methods to track methane emissions.

One tool that NASA uses is the Airborne Visible InfraRed Imaging Spectrometer-Next Generation (AVIRIS-NG). This instrument, which gets mounted onto research planes, measures light that is reflected off Earth’s surface. Methane absorbs some of this reflected light. By measuring the exact wavelengths of light that are absorbed, the AVIRIS-NG instrument can determine the amount of greenhouse gases present.

NASA added the Earth Surface Mineral Dust Source Investigation (EMIT) instrument to the International Space Station (ISS) in 2022. Though built principally to study dust storms and minerals, researchers found that it could also detect large methane sources.

These aircraft and satellite instruments are finding methane rising from oil and gas production, pipelines, refineries, landfills, and animal agriculture. In some cases, these measurements have led to leaks being fixed, and faulty equipment in oil and gas fields.

The Arctic is one region with many natural sources of methane, including wetlands, lakes, and thawing permafrost. NASA’s Arctic Boreal and Vulnerability Experiment (ABoVE), has been measuring methane coming from natural sources like thawing permafrost in Alaska and Canada.

Source : NASA.

Février 2026 encore trop chaud // February 2026 was still too hot

Concentrations de CO2 : 430,46 ppm.

Février 2026 a été le cinquième mois de février le plus chaud jamais enregistré dans le monde, avec une température de 1,49 °C supérieure aux niveaux préindustriels. La température moyenne de l’air en surface a atteint 13,26 °C, nettement au-dessus de la moyenne de février sur le long terme. Elle est supérieure de 0,53 °C à la moyenne de février de la période 1991-2020 et de 1,49 °C au niveau préindustriel estimé pour la période 1850-1900. Le mois de février le plus chaud jamais enregistré reste celui de 2024.

L’étendue de la banquise arctique s’est classée au troisième rang des plus faibles étendues pour ce mois.
Février 2026 a été marqué par une série de tempêtes et de fortes précipitations, notamment en Europe occidentale et en Afrique du Nord. La France, l’Espagne, le Portugal et le Maroc ont connu des conditions exceptionnellement humides, avec de graves inondations dans plusieurs régions. Des inondations ont également touché d’autres pays en février, notamment l’Australie, le Mozambique et le Botswana.
Selon Copernicus, les événements extrêmes de février 2026 soulignent les impacts croissants du réchauffement climatique et l’urgence d’une action à l’échelle mondiale.

Anomalie de température de l’air en surface pour février 2026

Source: Copernicus.

Une étude de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du réchauffement climatique, publiée le 6 mars 2026 dans les Geophysical Research Letters, montre que la hausse des températures s’est accélérée « statistiquement » depuis 2015. Le taux moyen de réchauffement aurait atteint environ 0,35 °C sur les dix dernières années, contre un peu moins de 0,2 °C par décennie entre 1970 et 2015. Les années 2023, 2024 et 2025 sont confirmées comme les trois années les plus chaudes jamais enregistrées.

°°°°°°°°°°

La météo du mois de février 2026 en France a été exceptionnelle à plus d’un titre. Il s’agit du mois de février le plus chaud après février 1990 et à égalité avec 2024 (+3,5°C). C’est le 8ème mois de février consécutif avec des températures supérieures à la normale. De très nombreux records de chaleur ont été battus les 24 et 25 février. Par exemple, on a relevé 29,6°C dans les Pyrénées-Atlantiques le 24 février

Février 2026 a été le mois de février le plus pluvieux depuis 1959 (+116% à l’échelle nationale), avec des crues et des inondations majeures. Février 2026 a aussi été très agité avec le passage de plusieurs tempêtes. Avec la saturation des sols, les crues et inondations se sont rapidement multipliées, notamment sur les grands bassins versants de la Loire et de la Garonne.

Au final, l’ensoleillement a été déficitaire de -25% à l’échelle de la France.

Il est bon de préciser que les pluies abondantes ont permis une bonne recharge des nappes phréatiques, mais cela n’empêchera pas une sécheresse de surface si le temps est durablement chaud et sec cet été. Dans une région comme le Limousin où il n’y a pas de nappes phréatiques à cause du socle granitique à faible profondeur, la pénurie en eau peut se produire très vite en cas de sécheresse prolongée.

En montagne, toutes les conditions (humidité et températures pas très froides) étaient réunies pour des chutes de neige abondantes, en particulier au passage de la tempête Nils où les précipitations se sont durablement bloquées sur les Alpes et les Pyrénées. Il s’en est suivi un fort risque d’avalanches. Par sécurité, certaines stations de ski ont dû fermer momentanément.

Avec les conditions météo très douces et humides du mois, la végétation est déjà très en avance et se trouvera vulnérable aux gelées de printemps. Gare aux fameux saints de glace !

Source : Météo France.

———————————————

February 2026 was the fifth warmest February worldwide as the temperature was recorded at 1.49°C above pre-industrial levels.Average surface air temperature reached 13.26°C, well above long-term February average. This was 0.53°C higher than the 1991–2020 February average and 1.49°C above the estimated 1850–1900 pre-industrial level. The warmest February on record continues to be 2024.

Arctic sea ice extent ranked as the third-lowest for the month.

The month was marked by a series of intense storms and heavy precipitation, particularly across western Europe and northern Africa. France, Spain, Portugal and Morocco recorded exceptionally wet conditions, resulting in severe flooding in several regions. February also witnessed flooding events elsewhere, including in Australia, Mozambique and Botswana.

The extreme events of February 2026 highlight the growing impacts of global warming and the pressing need for global action.

Source : Copernicus.

A study by the Potsdam Institute for Climate Impact Research on the effects of global warming, published on March 6, 2026, in Geophysical Research Letters, shows that the rise in temperatures has accelerated « statistically » since 2015. The average rate of warming has reached approximately 0.35°C over the last ten years, compared to just under 0.2°C per decade between 1970 and 2015. The years 2023, 2024, and 2025 are confirmed as the three warmest years ever recorded.

°°°°°°°°°°

The weather in France in February 2026 was exceptional in more ways than one. It was the warmest February after February 1990 and tied with 2024 (+3.5°C). It was the eighth consecutive February with above-average temperatures. Numerous heat records were broken on February 24th and 25th. For example, a temperature of 29.6°C was recorded in the Pyrénées-Atlantiques department on February 24th.

February 2026 was the wettest February since 1959 (+116% nationally), with major flooding. February 2026 was also very turbulent, with several storms. With saturated groundwater, floods quickly multiplied, particularly in the major Loire and Garonne river basins.
Overall, sunshine levels were 25% below average across France.
It is worth noting that the abundant rainfall allowed for good groundwater recharge, but this will not prevent surface drought if the weather remains hot and dry for an extended period this summer. In a region like the Limousin, where there are no groundwater reserves due to the shallow granite bedrock, water shortages can occur very quickly in the event of a prolonged drought.
In the mountains, all the conditions (humidity and not-too-cold temperatures) were ripe for heavy snowfall, particularly during Storm Nils, when precipitation became trapped over the Alps and Pyrenees. This resulted in a high risk of avalanches. As a precaution, some ski resorts had to close temporarily.
With the very mild and humid weather conditions this month, vegetation is already well advanced and will be vulnerable to spring frosts. Beware of the infamous Saints de Glace (Ice Saints)!
Source: Météo France.