Nouvelle mise en garde avant la COP 28 // New warning before COP 28

C’est aujourd’hui que s’ouvre la COP 28 à Dubaï. Rappelez-vous : en 2015, nos gouvernants se sont réunis à Paris pour la COP 21 et ont convenu de limiter le réchauffement de la planète bien en dessous de 2 degrés Celsius et si possible à 1,5°C. Les efforts pour atteindre cet objectif ont été totalement insuffisants jusqu’à présent et un rapport de l’ONU publié en 2022 a révélé que la planète était en passe de se réchauffer d’environ 2,8 degrés Celsius d’ici 2100, par rapport à l’époque préindustrielle. Un récent rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement a révélé qu’il est prévu d’extraire et produire sur Terre deux fois la quantité de combustibles fossiles qui serait nécessaire pour maintenir les températures mondiales à 1,5°C.
Comme je l’ai fait remarquer à plusieurs reprises sur ce blog, en 2023, les scientifiques ont observé une série de signes inquiétants au niveau de la banquise et des glaciers. La glace de mer antarctique a atteint son niveau le plus bas depuis que les scientifiques ont commencé les mesures en 1979. Les glaciers suisses ont perdu environ 10 % de leur masse restante au cours des deux dernières années. Le Groenland a connu la deuxième fonte de surface la plus élevée de son histoire. Qui plus est, les scientifiques ont prévenu une fois de plus que la disparition de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental semble inévitable et que les glaciers du Groenland fondent cinq fois plus vite qu’il y a 20 ans.
Alors que nos gouvernants se réunissent à nouveau pour la COP 28 à Dubaï, un rapport publié le 16 novembre dernier par l’International Cryosphere Climate Initiative, un réseau d’experts en politique et de chercheurs, exhorte les chefs d’états ou leurs représentants à tenir compte de leurs mises en garde lors de cette nouvelle conférence sur le climat. Plus de 60 scientifiques ont contribué à la rédaction du rapport qui indique que si les températures globales s’établissent à 2 degrés Celsius au-dessus de la moyenne préindustrielle, la planète pourrait être confrontée à une élévation du niveau de la mer de plus de 1,20 mètre, ce qui chamboulerait les populations et leur mode de vie dans le monde entier. Cela obligerait de nombreuses personnes à fuir les régions côtières.
Le nouveau rapport explique également comment la fonte des glaciers de montagne menace les approvisionnements hydroélectriques et met en danger les sources d’eau potable, comment le pergélisol pourrait intensifier le réchauffement climatique en libérant de fortes quantités de méthane, et comment les eaux polaires deviennent de plus en plus acides, ce qui menace la survie des coquillages.et de nombreuses espèces.
Dans sa conclusion, le rapport prévient que sans un changement radical de politique climatique, l’humanité pourrait se trouver « confrontée à une vitesse d’élévation du niveau de la mer bien en dehors de la plage d’adaptabilité ».
Source  : NBC News via Yahoo Actualités.

D’après une enquête de la BBC, Sultan al-Jaber qui va présider la COP 28 a profité de son poste pour conclure des marchés dans les énergies fossiles!

Dernière minute: le Pape, grippé, n’ira pas à Dubaï….

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COP 28 is opening today in Dubai. Remember : in 2015, world leaders met in Paris for COP 21 and agreed to limit warming to well below 2 degrees Celsius and also to aim for 1.5 degrees. But efforts to reach this goal have been totally insufficient up to now.and a 2022 U.N. report found the planet was on track to warm about 2.8 Celsius above preindustrial times by 2100. A recent United Nations Environment Programme report found that world leaders plan to extract and produce twice the amount of fossil fuels needed to keep global temperatures from exceeding 1.5°C.

In 2023, scientists have observed a series of concerning signs for the world’s ice. I have mentioned most of them on this blog. Antarctic sea ice reached its lowest-ever maximum since scientists began measuring in 1979. Swiss glaciers lost about 10% of their remaining mass in the past two years. Greenland experienced the second-highest surface melt in recorded history. What is more, scientists warned one more time that the collapse of the West Antarctic Ice Sheet might already be inevitable and that Greenland’s glaciers are melting at five times the rate they were 20 years ago.

As world leaders are meeting for COP 28 in Dubai, a report released on November 16th, 2023 from the International Cryosphere Climate Initiative, a network of policy experts and researchers, pleads with world leaders to heed their warnings as they gather for the climate conference. More than 60 scientists contributed to the report which says that if global average temperatures settle at 2 degrees Celsius above the preindustrial baseline, the planet could be committed to more than 1,20 meter of sea-level rise, which would reshape societies across the globe. It would force many to flee coastal communities.

The new report also outlines how the declining mass of mountain glaciers threatens hydropower supplies and endangers drinking water sources, how permafrost could intensify warming by releasing massive amounts of methane, and how polar waters are becoming increasingly acidified, which threatens the survival of shell-building creatures and numerous species.

In its conclusion, the report warns that without a dramatic turn in the pace of climate action, those factors could leave humanity “facing rates of sea-level rise way outside the range of adaptability.”

Source : NBC News via Yahoo News.

According to a BBC investigation, Sultan al-Jaber, who will chair COP 28, took advantage of his position to conclude deals in fossil fuels!

Last minute: the Pope has the flu’ and will not go to Dubai…

Nouvel iceberg géant en Antarctique // New giant iceberg in Antarctica

Dans une note publiée le 21 mai 2021, j’indiquais qu’un iceberg géant baptisé A-76, mesurant 170 km de long et 25 km de large, d’une superficie totale de 4 320 km², s’était détaché de la plate-forme glaciaire de Ronne en Antarctique. Selon les médias, il s’agissait du plus grand iceberg au monde, grand comme la moitié de la Corse et plus grand que l’île de Majorque. À sa naissance, l’A-76 était pourtant plus petit que l’A-68 qui s’est détaché de la plate-forme Larsen C en juillet 2017. L’A-68 avait une longueur de 175 km, une largeur de 50 km, pour une superficie de 5 800 km2, soit deux fois la taille du Luxembourg.
Aujourd’hui, un article de la BBC nous informe que « le plus gros iceberg du monde est en mouvement après être resté ancré plus de 30 ans au fond de l’océan. » Appelé A-23a, il s’est séparé de la plate-forme glaciaire Filchner en 1986, mais est resté bloqué dans la mer de Weddell où il a pris l’aspect d’une île de glace.

Source: USGS / Landsat

Avec une superficie de près de 4 000 kilomètres carrés et une épaisseur de 400 mètres, il fait plus de deux fois la taille du Grand Londres. Avant de se détacher de la banquise, la masse de glace abritait une station de recherche soviétique. Quand les Russes ont compris que l’iceberg allait partir à la dérive, ils ont dépêché une expédition pour retirer le matériel avant qu’il soit perdu.
Après presque 40 ans d’immobilité, l’A-23a est en mouvement. Comme il faisait partie d’une plate-forme glaciaire, il flottait à la surface de la mer et ne contribuera pas à élever le niveau des océans dans le monde. Ce serait très différent si les glaciers situés derrière la banquise venaient terminer leur course dans l’océan Austral. L’iceberg était bloqué depuis 1986, mais sa taille a fini par diminuer suffisamment pour qu’il perde son ancrage et commence à bouger. Le premier mouvement a été repéré en 2020.

Source: Polar View

Poussé par les vents et les courants, l’A-23a se trouve maintenant au large de la pointe nord de la péninsule Antarctique. Comme la plupart des icebergs du secteur de Weddell, il sera presque certainement absorbé par le courant circumpolaire antarctique, qui l’enverra vers l’Atlantique Sud sur une trajectoire désormais connue sous le nom d’«Allée des icebergs ». Au bout du compte, tous les icebergs sont voués à fondre et à disparaître.

Source: Polar View

Le seul événement redouté est que l’A-23a s’échoue en Géorgie du Sud et cause des problèmes aux millions de phoques, manchots et autres oiseaux marins qui se reproduisent sur l’île. L’énorme masse de glace pourrait perturber les routes normales d’alimentation des animaux, les empêchant de nourrir correctement leurs petits.
Malgré tout, ce serait une erreur de considérer les icebergs comme de simples objets dangereux. Leur importance pour l’environnement au sens large est de plus en plus reconnue. En fondant, ces gros icebergs libèrent la poussière minérale qui se trouvait à l’intérieur de leur glace lorsqu’ils raclaient le substrat rocheux de l’Antarctique. Cette poussière est une source de nutriments pour les organismes qui constituent la base des chaînes alimentaires océaniques. Comme l’a fait remarquer un chercheur de la Woods Hole Oceanographic Institution : « À bien des égards, ces icebergs sont sources de vie ; ils sont le point d’origine de nombreuses activités biologiques. »
Source : BBC News, British Antarctic Survey.

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In a post released on May 21st, 2021, I indicated that a giant iceberg dubbed A-76, measuring 170 km long and 25 km wide, with a total area of ​​4,320 km², had broken off from the Ronne ice shelf in Antarctica. According to media reports, it was the biggest iceberg in the world, as big as half of Corsica and bigger than the island of Mallorca in the Balearic Islands. At birth, however, it was smaller than the A-68 which broke away from the Larsen C segment of the Larsen Barrier in July 2017. The A-68 had a length of 175 km, a width of 50 km , for an area of ​​5,800 km2, which is twice the size of Luxembourg.

Today, a BBC news article informs us that « the world’s biggest iceberg is on the move after more than 30 years being stuck to the ocean floor. » Called A23a, it split from the Filchner Ice Shelf on the Antarctic coastline in 1986, but remained grounded in the Weddell Sea, becoming, essentially, an ice island.

At almost 4,000 square kilometers in area and 400 meters thick , it’s more than twice the size of Greater London. Before breakin off from the ice shelf, the mass of ice was hosting a Soviet research station. Moscow then dispatched an expedition to remove equipment, fearing it would be lost.

After almost 40 years of immobility, A23a on the move. As it was part of an ice shelf and, as such, floating on the sea, A-23a will not contribute to raising sea level around the world, which would be very different if the glaciers behind the ice shelves happened to end up into the Southern Ocean. The iceberg had been grounded since 1986 but it eventually decreased in size, sufficiently to lose grip and start moving. The first movemet was spotted in 2020.

Driven by winds and currents,A-23a is now passing the northern tip of the Antarctic Peninsula. Like most icebergs from the Weddell sector, it will almost certainly be ejected into the Antarctic Circumpolar Current, which will throw it towards the South Atlantic on a path that has become known as « iceberg alley ». In the end, all icebergs are doomed to melt and wither away.

The only feared event is that A-23a might ground at South Georgia and cause problems for the millions of seals, penguins and other seabirds that breed on the island. The huge mass of ice could disrupt the animals’ normal foraging routes, preventing them from feeding their young properly.

However, it would be wrong to think of icebergs as being just objects of danger. There is a growing recognition of their importance to the wider environment. As these big bergs melt, they release the mineral dust that was incorporated into their ice when they were scraping along the rock bed of Antarctica. This dust is a source of nutrients for the organisms that form the base of ocean food chains. AS one researcher at the Woods Hole Oceanographic Institution said : « In many ways these icebergs are life-giving; they are the origin point for a lot of biological activity. »

Source : BBC News, British Antarctic Survey.

Pérou : la fonte des glaciers et ses conséquences // Peru : glacier melting and its consequences

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril – Les effets du réchauffement climatique », j’explique que le Pérou est l’un des pays les plus touchés par la hausse des températures. Les glaciers fondent très vite, avec des conséquences sur les populations qui en dépendent pour leur approvisionnement en eau, leur hydroélectricité et l’irrigation de leurs cultures. Si ces personnes ne disposent plus de cette eau essentielle, elles devront partir.
Un nouvel article de l’agence Associated Press confirme que le Pérou a perdu plus de la moitié de sa surface glaciaire au cours des 60 dernières années et que 175 glaciers ont disparu en raison du réchauffement climatique entre 2016 et 2020.Les glaciologues font remarquer qu’en 58 ans, 56,22 % de la couverture glaciaire enregistrée en 1962 a disparu. Ils confirment que le facteur qui a le plus grand impact est la hausse de la température moyenne à l’échelle de la planète ; cela provoque une accélération du recul des glaciers, notamment dans les zones tropicales.
Le Pérou dispose encore de 1 050 kilomètres carrés de couverture glaciaire, soit une superficie représentant environ 44 % de celle enregistrée en 1962, lorsque le premier inventaire des glaciers a été réalisé.
Sur certaines chaînes de montagnes au Pérou, les glaciers ont presque disparu, notamment le Chila, qui a perdu 99 % de sa surface glaciaire depuis 1962. Le Chila est symbolique car les premières eaux qui donnent naissance au fleuve Amazone descendent de ce glacier.
Comme je l’ai écrit plus haut, la fonte des glaciers va devenir un véritable problème pour les populations qui dépendent de leur eau, sans oublier le risque que peut engendrer leur fonte. Comme on peut le voir sur la chaîne himalayenne, l’eau de fonte forme des lacs retenus par des moraines fragiles qui peuvent s’éventrer, comme ce fut le cas en mai 1970 lorsqu’une immense masse de glace s’est détachée du glacier Huascarán, dans le nord des Andes, sous l’effet d’un séisme de magnitude 7,9. La masse de glace a terminé sa course dans le lac de fonte, déclenchant une avalanche de boue qui a détruit la ville de Yungay et fait plus de 20 000 morts.
Source : Associated Press.

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During my conference « Glaciers at risk – The effects of global warming », I explain that Peru is onr of the countries most affected by rising temperatures. Glaciers are melting very fasyt, with consequences for the populations that depend on them for thir water supply, hydroelectricity and irrigation of their cultures. If these people no longer have this essential water, they will have to leave.

A newAssociated Press article confirms that Peru has lost more than half of its glacier surface in the last six decades, and 175 glaciers became extinct due to global warming between 2016 and 2020. Glaciologistswarn that in 58 years, 56.22% of the glacial coverage recorded in 1962 has been lost. They confirm that the factor that causes the greatest impact is the increase in the average global temperature, causing an accelerated retreat of glaciers, especially those in tropical areas.

Peru has 1,050 square kilometers of glacial coverage left, an area representing about 44% of what was recorded in 1962, when the first glacier inventory was carried out.

There are some mountain ranges in Peru where glaciers have almost disappeared, namely Chila, which has lost 99% of its glacial surface since 1962. Chila is key because the first waters that give rise to the Amazon River descend from the glacier.

As I put it above, the loss of glaciers will become a real problem for the people who depend on their water, without forgetting the risk their melting may cause. Meltwater forms lakes which are held by fragile moraines that may break open as was the case in May 1970 when a huge sheet of ice from the snow-capped Huascarán Glacier, in the northern Andes, broke off after an M 7.9 earthquake. The mass of ice fell in sucha lake, causing a mud avalanche that destroyed the city of Yungay and left more than 20,000 dead.

Source : Associayed Press.

 

Le 31 mai 1970, à 15 h 23, alors que la plupart des habitants de Yungay écoutaient sur leurs radios le match de coupe du monde Brésil-Italie, un décrochement de faille s’est produite dans la zone de subduction au large du Pérou, provoquant un séisme de M 7,9. La secousse a déstabilisé des millions de tonnes de neige, de roche et de glace qui ont ensuite parcouru 15 km jusqu’à Yungay, avant de détruire la ville, ne laissant rien d’autre que le cimetière sur une petite colline à la périphérie. Il s’agit de l’avalanche la plus meurtrière du Pérou. La ville a été reconstruite à proximité et le site d’origine a été déclaré cimetière national.

At 1523 on May 31st, 1970, while most of the inhabitants of Yungay were listening to the Brazil-Italy world cup match on their radios, a fault ruptured in the subduction zone off Peru atriggered an M 7.9 earthquake. The quake dislodged millions of tons of snow, rock and ice that travelled the 15 km to Yungay, obliterating the city, leaving nothing but the cemetery on a small hill at the edge of town. It was the country’s deadliest known avalanche in Peru. The town was rebuilt nearby, and the original site has been declared a national cemetery.

Nappes phréatiques et axe de la Terre // Aquifers and Earth’s axis

Il y a quelques semaines, en revenant d’Italie, j’ai fait une halte dans le parc national français de la Vanoise afin de faire un peu de randonnée en haute altitude, avant de rentrer en Limousin. J’ai rencontré un garde du parc et nous avons parlé de la fonte du glacier qui se trouvait devant nous. Le garde s’inquiétait beaucoup des conséquences qu’aura cette fonte sur l’approvisionnement en eau de notre pays et même du reste de la planète. Comme je l’ai écrit récemment dans une note, la fonte des glaciers himalayens entraînera de sérieux problèmes d’approvisionnement en eau en Asie du sud-est où la densité de population est très élevée.
Le 3 mai 2021, j’ai également écrit un article intitulé « La fonte des glaciers et des calottes glaciaires fait se déplacer l’axe de la Terre ». Cette information a été confirmée dans une autre note publiée le 29 mars 2023. Les causes de ce déplacement de l’axe de la Terre sont mal connues et plusieurs suggestions ont été formulées par les scientifiques, toutes en relation avec le réchauffement climatique. .
Une étude publiée en juin 2023 dans la revue Geophysical Research Letters propose une hypothèse différente. Elle nous apprend que les êtres humains pompent tellement d’eau dans le sol que cela fait se déplacer l’axe de la Terre. Entre 1993 et 2010, l’inclinaison de la Terre s’est décalée de 80 centimètres, ce qui correspond aux prélèvements d’eau souterraine effectués par les populations sur Terre.
Sur la base de recherches antérieures, l’étude révèle que les gens ont pompé environ 2 150 gigatonnes d’eau dans les nappes phréatiques au cours de la période mentionnée par les chercheurs. C’est suffisant pour remplir 860 millions de piscines olympiques. L’étude ajoute que cette quantité d’eau équivaut à une élévation globale du niveau de la mer d’environ un quart de pouce, soit 0,6 cm. Le déplacement de cette eau, dont une grande partie sert à l’irrigation avant de s’écouler vers les océans, s’est produit plus rapidement que la reconstitution des aquifères.
L’axe de la Terre, la ligne imaginaire inclinée autour de laquelle tourne notre monde, se déplace avec la redistribution des masses. Une partie du changement d’inclinaison de l’axe de la Terre est un processus naturel que les scientifiques ont déjà observé. Comme je l’ai écrit plus haut, ils ont attribué les écarts à des facteurs tels que la fonte des glaciers et des calottes glaciaires, et à l’eau retenue derrière les barrages.
Ce qui inquiète particulièrement les auteurs de l’étude, c’est que le déplacement des pôles montre que l’épuisement des eaux souterraines joue un rôle important dans le changement du niveau de la mer. L’un des auteurs a déclaré : « Notre étude montre que parmi les causes liées au climat, la redistribution des eaux souterraines a le plus grand impact sur la dérive de l’axe de rotation. En tant qu’habitant sur Terre et père de famille, je suis inquiet et surpris de constater que le pompage des eaux souterraines est une autre source d’élévation du niveau de la mer. »
Maintenir les réserves d’eau souterraines à un bon niveau est nécessaire non seulement pour éviter une oscillation supplémentaire de l’axe de la Terre, mais également pour empêcher le sol de s’enfoncer et garantir aux gens suffisamment d’eau pour boire et cultiver. De nombreuses organisations prodiguent des conseils pour protéger et économiser l’eau, notamment en choisissant des plantes qui absorbent l’eau, en réparant rapidement les fuites et en utilisant des produits économes en eau. Ces actions ont le double avantage d’économiser de l’argent et de venir en aide à la planète.
Source  : Yahoo Actualités.

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A few weeks ago, while returning from Italy, I made a stop in the French national park of La Vanoise in order to do some climbing before going back home. I met a park ranger and we talked about the melting of the glacier in front of us. The man worried a lot about the consequences of this melting on the water supply in our countrry and even around the world. As I put it in a recent post, the melting of Himalayan glaciers will lead to serious problems with the water supply in that part of the world where the populayion density is very high.

On May 3rd, 2021, I also wrote a post entitled «  The melting of glaciers and ice sheets shifts Earth’s axis ». This was confirmed by another post published on March 29th, 2023. The causes of the displacement of Earth’s axis are poorly known and several suggestions have been made, all in relation with global warming..

A study published in June 2023 in the journal Geophysical Research Letters, humans are pumping water from the ground quickly enough to move Earth’s axis.

Between 1993 and 2010, the tilt of the Earth shifted by 80 centimeters, corresponding with people’s worldwide withdrawals of underground water.

Based on prior research, people pumped an estimated 2,150 gigatons of water from the aquifers during the study’s time frame. That’s enough to fill 860 million Olympic pools. The study added that this amount of water equates to a global sea-level rise of about a quarter-inchor .6 cm. Displacement of this water, much of which serves irrigation purposes and ultimately flows to oceans, has happened faster than aquifer replenishment.

Earth’s axis, the imaginary tilted “pole” around which the world spins, shifts with weight redistribution. Some of the change in tilt relative to the Earth’s surface is a natural process, and scientists have already observed divergence from this. As I put it above, they previously linked discrepancies to factors including melting glaciers, ice sheets, and water held behind dams.

What especially concerns the study’s authors is that the pole shift suggests groundwater depletion’s role in sea level change is significant. One of the authors declared : “Our study shows that among climate-related causes, the redistribution of groundwater actually has the largest impact on the drift of the rotational pole. As a resident of Earth and a father, I’m concerned and surprised to see that pumping groundwater is another source of sea-level rise.”

Maintaining healthy groundwater supplies is helpful not just to avoid extra Earth wobble but also to keep ground from sinking and ensure people have enough for drinking and farming. Many organizations have tips to protect and save water, including choosing water-sipping plantings, making prompt leak repairs, and using water-saving products. These actions usually have the added benefit of saving you money while helping the planet.

La Terre, une belle mais fragile planète (Source : NASA)