Islande  : leçons de l’éruption à Heimaey en 1973 // Iceland : Lessons from the 1973 Heimaey eruption

Il y a 51 ans, le 23 janvier 1973, une fracture éruptive s’ouvrait sur la petite île islandaise de Heimaey, à environ un kilomètre de la ville de Vestmannaeyjar, qui comptait à l’époque quelque 5 000 habitants. L’île a été rapidement évacuée. L’éruption du volcan Eldfell a duré environ six mois, recouvrant une grande partie de Vestmannaeyjar de cendres, détruisant plusieurs centaines de maisons et envoyant des coulées de lave vers le port.

Crédit photo: Wikipedia

D’énormes efforts, couronnés de succès, ont été déployés pour ralentir et contrôler la coulée de lave qui menaçait de le condamner. Les puissantes pompes fournies par l’armée américaine ont permis d’envoyer de l’eau de mer sur le front des coulées. Ainsi, le port a pu être sauvé.

Crédit photo: Wikimedia Commons

Il semble qu’aujourd’hui, en 2024, le gouvernement islandais ait compris les leçons de l’opération de sauvetage de Heimaey en 1973. Il vient d’approuver l’octroi de près d’un demi-milliard de couronnes islandaises (environ 3,3 millions d’euros) pour l’achat d’équipements destinés à refroidir la lave avec de l’eau près de Grindavík et de Svartsengi, sur la péninsule de Reykjanes, au cas où des coulées menaceraient ces sites.

Svartsengi et Grindavik sous la menace de la lave? (Source: Met Office)

Le directeur de la Protection Civile explique que ces équipements, qui peuvent également aider à lutter contre les incendies de végétation, seront essentiels pour protéger les infrastructures là où les digues de terre sont insuffisantes ou inexistantes. Ils permettront d’arrêter ou dévier les coulées de lave qui mettent en danger des infrastructures critiques. Le directeur de la Protection Civile précise que l’acheminement de l’eau à Svartsengi pour le refroidissement de la lave, qui nécessite de puissantes pompes en raison de la distance considérable sur laquelle l’eau doit être transportée, pose un défi de taille. Les équipements, cependant, pourront être utilisés pour bien plus que le simple refroidissement de la lave. Ils peuvent également être utilisés pour la pose de longues canalisations afin de lutter contre les incendies de végétation pouvant survenir lors d’éruptions. Les équipements seront stockés dans des unités portables et déployés selon les besoins.

Source  : Iceland Review.

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51 years ago, on January 23rd, 1973, a fissure opened up on the small Icelandic island of Heimaey, about one kilometer from the town of Vestmannaeyjar, which had a population of about 5,000 at the time. The entire island was safely evacuated. The newly-formed Eldfell volcano erupted for about six months, covering much of Vestmannaeyjar in ash, destroying several hundred homes, and sending lava flows toward the harbor. An enormous and largely-successful effort was made to slow and control the lava flow by pumping seawater and spraying the leading edge of the flows.

It looks as if today, in 2024, the Icelandic government is drawing lessons from the 1973 Heimaey rescue operation. It has approved the allowance of nearly half a billion Icelandic crowns (about 3.3 million euros) for equipment to cool lava near Grindavík and Svartsengi on the Reykjanes Peninsula. The Director of the Department of Civil Protection explains that this equipment, which can also combat wildfires, is crucial for protecting infrastructure where earthen barriers may fail, are nonexistent or inadequate to halt or redirect lava flow from critical infrastructure.

The Director of the Department of Civil Protection has stated that delivering water to Svartsengi for lava cooling, which requires large and powerful pumps due to the considerable distance the water must be transported, poses a significant challenge. The equipment, however, can be used for more than just lava cooling. It can also be used for laying long pipelines to combat wildfires that may occur during eruptions eruptions. The equipment will be stored in portable units and deployed as needed.

Source : Iceland Review.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le  monde :

L’éruption sur la péninsule de Reykjanes (Islande) qui a débuté le 29 mai 2024 se poursuit au niveau du seul cratère actif sur la fracture éruptive. L’activité a semblé marquer le pas au cours des dernières heures. Après la déflation observée depuis le début de l’éruption dans le secteur de Svartsengi, le Met Office indique qu’un soulèvement du sol semble avoir à nouveau débuté. Il est difficile de prédire combien de temps durera encore cette éruption.

L’événement marquant de ces derniers jours a été l’envahissement de la Grindavikurvegur par un débordement de lave. Le Blue lagoon est resté fermé pendant plusieurs jours
Source : Met Office.

La lave recouvre la Grindavikurvegur ((Crédit photo: Protection Civile)

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L’éruption a commencé sur le Kilauea Hawaii) vers 0 h 30 (heure locale) le 3 juin 2024, probablement à environ 1 ou 2 km au sud de la caldeira du Kilauea est maintenat terminée et aucune activité éruptive n’est actuellement observée sur le volcan. Les émissions de gaz volcaniques sur le site de l’éruption ont considérablement diminué et se rapprochent de la normale. La sismicité dans la région sommitale reste élevée, tandis que le tremor a retrouvé son niveau normal. Le soulèvement du sol se poursuit. Bien que l’éruption soit terminée, de nouveaux épisodes de sismicité et de déformation du sol pourraient déboucher sur de nouveaux épisodes éruptifs dans le secteur de la dernière éruption ou ailleurs dans la région sommitale.

Source : HVO.

Vue de l’éruption du 3 juin 2024 (Crédit photo: HVO)

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L’éruption de l’Ibu (Halmahera / Indonésie) se poursuit avec de volumineux panaches de cendres et de vapeur. Le niveau d’alerte reste à 4 (le niveau le plus élevé sur une échelle de quatre niveaux) et le public est prié de rester à 4 km du cratère actif.

 Panaches de cendres sur le volcan Ibu (Crédit photo: VSI)

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Toujours en Indonésie, l’activité éruptive au niveau du cratère Laki-laki du Lewotobi s’est intensifiée en mai-juin avec des panaches de cendres et de vapeur s’élevant de 100 à 900 m au-dessus du sommet. Le nombre de séismes volcaniques ainsi que les signaux indiquant des événements éruptifs et des avalanches ont considérablement augmenté. L’incandescence au sommet était visible sur une image de la webcam le 5 juin, et on pouvait voir une activité strombolienne le 9 juin. Le 10 juin, le niveau d’alerte a été porté à 3 et le public a été invité à rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km autour du cratère Laki-laki, à 4 km au NNE et à 5 km sur les flancs NE. L’activité strombolienne s’est poursuivie le 10 juin et plusieurs émissions de cendres sont montées jusqu’à 600m-1 000 m au-dessus du sommet.

Source : PVMBG.

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Des pluies intenses le 6 juin 2024 ont mobilisé les cendres déposées lors de l’éruption du Kanlaon (Philippines) le 3 juin, et déclenché des lahars sur le flanc S. des coulées de boue ont impacté plusiers localités. Un bulletin spécial a été émis le 8 juin en raison de niveaux élevés de SO2. Lors d’une visite sur le terrain, le Phivolcs a constaté que les émissions de SO2 étaient en moyenne de 4 397 tonnes par jour, ce qui est le niveau le plus élevé enregistré jusqu’à présent cette année et la deuxième mesure la plus élevée pour le Kanlaon. Ces émissions ont toujours été élevées en 2024, atteignant en moyenne 1 458 tonnes par jour. La sismicité d’origine volcanique s’est maintenue à des niveaux supérieurs à la normale, avec une moyenne de 33 événements par jour. Selon un article de presse du 12 juin, au moins 1 237 familles, soit 4 190 habitants dans cinq barangays, étaient toujours dans des centres d’hébergement provisoires ; beaucoup de personnes souffrent de problèmes de santé dus à une exposition au dioxyde de soufre et aux cendres. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le PHIVOLCS rappelle au public de rester en dehors de la zone de danger permanente de 4 km de rayon autour du volcan.

Vue de l’éruption du Kanlaon le 3 juin 2024 (Source: réseaux sociaux)

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Toujours aux Philippines, le PHIVOLCS a indiqué dans un rapport spécial que les émissions de SO2 restent élevées sur le Taal ; elles atteignaient en moyenne 11 072 tonnes par jour le 6 juin 2024. Chaque jour, les émissions de vapeur et de gaz s’élèvent jusqu’à 1,9 à 2,4 km au-dessus du Main Crater. Les 7 et 8 juin, il y a eu cinq épisodes significatifs de tremor volcanique. Un événement phréatique de deux minutes a également été enregistré. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5) et le PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ).

Source : PHIVOLCS.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The eruption on the Reykjanes Peninsula (Iceland) that began on May 29th, 2024 continues at the only active crater on the eruptive fissure. It looks as if activity has been declining during the past hours. After the deflation observed in the Svartsengi area since the start of the eruption, the Met Office indicates that ground uplift may have started again. It is difficult to predict how long this eruption will last.

The most significant event of recent days was the invasion of the Grindavikurvegur by a lava overflow. The Blue Lagoon remained closed for several days

Source : Met Office.

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The eruption that began at Kilauea (Hawaii) around 12:30 a.m. (local time) on June 3rd, 2024 is now over and the volcano is not erupting. Volcanic gas emissions at the eruption site have decreased significantly and are approaching background levels. Seismicity in the summit region remains elevated, while the tremor has dropped to background levels. Ground inflation at the summit continues. Although the eruption has ended, renewed pulses of seismicity and deformation could result in new eruptive episodes within the area or elsewhere within the summit region.
Source: HVO.

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The eruption at Ibu (Halmahera / Indonesia) continues with voluminous ash and steam plumes. The alert level remains at 4 (the highest level on a four-level scale) and the public is asked to stay 4 km away from the active crater.

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Still in Indonesia, eruptive activity at Lewotobi’s Laki-laki crater increased during in May-June with ash-and-steam plumes rising 100-900 m above the summit. The number of volcanic earthquakes as well as earthquake signals indicating eruptive events and avalanches significantly increased. Incandescence at the summit was visible in a 5 June webcam image, and Strombolian activity was periodically visible on 9 June. On 10 June the alert level was raised to 3 and the public was asked to stay outside the 3-km exclusion zone around Laki-laki crater, 4 km to the NNE, and 5 km on the NE flanks. Strombolian activity continued on 10 June and several ash emissions rose 600-1,000 m above the summit.
Source : PVMBG.

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Intense rain on 6 June 2024 mobilized ash deposited during the 3 June eruption at Kanlaon (Philippines) causing lahars to descend the S flank and impact local communities.
A special notice was issued on 8 June due to elevated SO2 levels. During a field survey SO2 emissions averaged 4,397 tonnes per day, which was the highest level recorded so far this year and the second highest measurement for Kanlaon. These emissions were elevated in 2024, averaging 1,458 tonnes per day. The rate of volcanic earthquakes persisted at above-background levels with an average of 33 events per day. At least 1,237 families or 4,190 residents of five barangays remained in evacuation shelters according to a 12 June news article; many had health problems from exposure to sulfur dioxide gas and ash. The alert level remains at 2 (on a scale of 0-5) and PHIVOLCS reminded the public to remain outside the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

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Still in the Philippines, PHIVOLCS has indicated in a special report that SO2 emissions are elevated at Taal, averaging 11,072 tonnes per day on 6 June 2024. Daily steam-and-gas emissions are rising 1.9-2.4 km above the rim of Main Crater. During 7-8 June there were five significant periods of volcanic tremor. A two-minute phreatic event was also recorded. The alert level remains at 1 (on a scale of 0-5), and PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ).

Source : PHIVOLCS.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Islande : la lave de l’éruption a recouvert la Grindavíkurvegur // Iceland : lava from the eruption has flowed over Grindavíkurvegur

Le Met Office islandais a annoncé que la lave avait traversé la Grindavíkurvegur juste au nord des digues de terre de Svartsengi, en ouvrant une brèche dans ces remparts. L’événement a eu lieu le 8 juin au matin ; la lave qui s’était accumulée en amont de la digue de terre s’est ensuite répandue rapidement vers la route. C’est la troisième fois que de la lave recouvre la route dans ce secteur.

En conséquence, le Blue Lagoon a été fermé. Le Met Office ajoute que « c’est quelque chose qui était attendu ». Le front du champ de lave se trouve à environ 800 mètres des conduites d’eau chaude et avance dans cette direction. Le Mat Office affirme que la situation est sous étroite surveillance et qu’un nouveau débordement de lave ne peut être exclu dans les prochains jours.
Les pompiers sont prêts à éteindre d’éventuels incendies de végétation.
Source  : Iceland Monitor.
Une bouche reste active sur la fracture éruptive, même si on a observé un certain déclin ces derniers jours. Le tremor éruptif reste relativement stable. Cela fait maintenant plus de 10 jours que l’éruption a commencé.

Vue du front de lave d’une hauteur impressionnante en train de recouvrir la Grindavíkurvegur le 8 mai en fin de matinée (Crédit photo : Protection Civile).

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The Icelandic Met Office has announced that lava has reached Grindavíkurvegur Road just north of the Svartsengi defense walls in which a gap has been filled. A lava pond broke on June 8th in the morning and subsequently lava flowed rapidly toward the road. This is the third time that lava has flowed over the road in these areas. As a consequence, the Blue Lagoon has been closed. The Met Office adds that “it was something that was expected to happen.” The front of the lava field has reached about 800 meters away from the hot water pipelines and is slowly moving towards them. The Mat Office says that the situation will be closely monitored, and another surge cannot be ruled out in the coming days.

The local fire department is on standby ready to shut down possible wildfires.

Source : Iceland Monitor.

La bouche éruptive reste active sur la fracture, même si on a observé un certain déclin ces dernier jours. Le tremor éruptif reste relativement stable. Cela fait plus de 10 jours que l’éruption a commencé.

Kilauea (Hawaii) : plus d’informations sur l’éruption du 3 juin 2024 // More information on the June 3rd eruption

Dans un nouvel épisode de la série « Volcano Watch », l’Observatoire des volcans hawaïens (HVO) explique le processus éruptif qui a conduit à la brève éruption du Kilauea le 3 juin 2024. Le Kīlauea a commencé à entrer en éruption à partir de fissures au sud-ouest de Kaluapele (la caldeira sommitale) juste après minuit le 3 juin et l’éruption a cessé neuf heures plus tard, même si les coulées de lave ont continué à se propager lentement pendant plusieurs heures.
Avant la brève éruption, le HVO avait enregistré pendant plusieurs semaines une hausse de l’activité sismique dans la zone sommitale. Cette hausse de la sismicité était liée aux mouvements du magma sous terre.
Le système d’alimentation du Kilauea comporte trois chambres principales : le réservoir sous l’Halema’uma’u, le réservoir sous la caldeira sud et le réservoir sous Keanakāko’i. Dans les semaines qui ont précédé la dernière éruption, il y a eu trois périodes d’activité distinctes. Du 27 avril au 3 mai, du 6 au 9 mai et du 17 au 18 mai. Deux essaims sismiques distincts se sont produits dans la caldeira sud et dans l’Upper East Rift Zone, comme on peut le vois sur les cartes ci-dessous.

 

Cartes montrant le comportement des deux groupes d’essaims sismiques sur le Kilauea au cours des quatre périodes d’activité. Le nombre d’événements dans le groupe de la caldeira sud augmente tandis que celui du groupe de l’Upper East Rift Zone diminue entre la première et la quatrième période. (Source: HVO)

Au cours de ces essaims, les emplacements des séismes ont souvent basculé entre le groupe de la caldeira sud et le groupe de l’Upper east Rift Zone, car le niveau de pression du magma fluctuait au sein des différentes régions de stockage. La déformation du sol a également augmenté au cours des essaims sismiques, indiquant une hausse du magma en accumulation sous la surface.
Bien que les séismes se soient produits en groupes distincts, ils pouvaient s’expliquer par une réaction aux contraintes créées par les chambres magmatiques situées à proximité. Pour cette raison, plusieurs scénarios étaient possibles. D’une part, l’accumulation de magma pouvait s’arrêter, sans aucune éruption. Une autre possibilité était que l’accumulation de magma se poursuive avec une éruption dans la caldeira sommitale, ou bien le magma pouvait migrer vers le sud-ouest en provoquant une intrusion ou une éruption. Comme on a pu le constater, le magma a migré vers le sud-ouest où s’est produite l’éruption.
Juste après midi le 2 juin, la sismicité a de nouveau augmenté sous la caldeira sud avant de s’intensifier rapidement. Le HVO a alors décidé de relever le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne. pour le Kīlauea à 17h30.
Pendant 12 heures, des événements sismiques allant jusqu’à M4.1 ont secoué la région sommitale jusqu’à 0 h 30 le matin du 3 juin. C’est à ce moment qu’une fissure s’est ouverte à environ 2 km au sud-ouest de la caldeira. L’éruption s’est produite à proximité de fractures qui s’étaient ouvertes lors de l’intrusion de la fin janvier.

Crédit photo: HVO

Les éruptions dans cette zone – en 1971 et 1974 – ont été brèves, il n’est donc pas surprenant que la dernière éruption fissurale ait cessé neuf heures après son début. Elle s’est produite dans une zone retirée du Parc national des volcans d’Hawaii, sans causer de dégâts à des infrastructures.

C’est la première éruption dans cette zone du Kilauea depuis 50 ans, et de la première en dehors de la caldeira sommitale depuis 2018.

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In a new ‘Volcano Watch’ episode, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) explains the eruptive process that led to the the brief eruption at Kilauea Volcano on June 3rd, 2024.

Kīlauea began erupting from fissures southwest of Kaluapele (the summit caldera) just after midnight on June 3rd and the eruption ceased just nine hours later, though lava flows continued to slowly spread for several more hours.

Prior to the brief eruption, HVO had recorded increased seismic activity in the summit area for weeks. It was linked to magma movements underground

The magma plumbing system at Kilauea is divided into three main chambers: the Halemaʻumaʻu reservoir, the south caldera reservoir, and the Keanakākoʻi reservoir. In the weeks leading up to the last eruption, there were three distinct periods of activity. From April 27th to May 3rd, May 6th to 9th and May 17th–18th. Two distinct clusters of earthquakes occurred in the south caldera and the upper East Rift Zone.

During these swarms, earthquake locations often switched between the south caldera cluster and the upper East Rift Zone cluster as magma pressure levels fluctuated within the different storage regions. Rates of ground deformation also increased during the seismic swarms, indicating an increased amount of magma was accumulating beneath the surface.

Although the earthquakes occurred in distinct clusters, they could have happened in response to the stresses created by magma chambers located nearby. For this reason, there were several possibilities scenarios. First, magma accumulation could stop, and no eruption would occur. Magma accumulation could continue with an eruption in Kaluapele or magma could migrate to the southwest with either an intrusion or eruption. As we now know, magma migrated to the southwest and it erupted.

Just after noon on June 2nd, earthquakes increased again beneath the south caldera region and intensified quickly, prompting HVO to raise the alert level and aviation color code for Kīlauea at 5:30 p.m.

For 12 hours, earthquakes of up to M4.1 shook the summit region until 12:30 a.m. June 3rd in the morning, when a fissure opened about 2 km southwest of the caldera. The eruption happened in the vicinity of ground cracks that formed in the late January intrusion.

Past eruptions in this area – in 1971 and 1974 – have been brief, so it was no surprise when the fissure stopped erupting nine hours after the eruption began. Fortunately, the short-lived eruption occurred within a closed area of Hawaʻi Volcanoes National Park; it did no damage to infrastructure. This was the first eruption in this area of Kilauea in 50 years, and the first eruption outside the summit caldera since 2018.