Bonnes nouvelles pour l’environnement dans l’Arctique // Good news for the Arctic environment

drapeau-francaisLa compagnie pétrolière BP, gestionnaire du plus grand gisement de pétrole de la région de North Slope en Alaska, le long de la côte de l’océan Arctique, prévoit une forte réduction de l’activité de forage cette année en raison de la baisse du prix du pétrole. Cette décision va entraîner une diminution de la production d’or noir dans la majeure partie du site de Prudhoe Bay, point de départ de l’oléoduc trans-alaskien.
La décision de faire fonctionner les plates-formes au ralenti a été annoncée en mars, peu de temps après que le prix du brut produit à North Slope ait chuté à 27 dollars le baril. Les cours ont certes remonté depuis pour atteindre 45 dollars, mais c’est encore moins de la moitié du cours du brut il y a deux ans.
Le plan annuel prévoit l’utilisation de 32 puits de forage, contre 60 l’an dernier. Il faudrait que le prix du brut à North Slope atteigne un niveau acceptable, au-dessus de 50 dollars le baril, avant que d’autres plates-formes de forage puissent reprendre du service à Prudhoe Bay. Leur nombre ne devrait pas recommencer à augmenter avant 2018, à condition que les cours soient favorables.

De son côté, la compagnie pétrolière Shell a décidé de renoncer à toutes ses concessions sauf une en Mer des Tchouktches, ce qui semble mettre un terme définitif à un investissement de plusieurs milliards de dollars destiné à transformer les eaux arctiques au large du nord-ouest de l’Alaska en une nouvelle frontière pour la production de pétrole. Cette stratégie est toutefois conforme à une décision antérieure de ne pas explorer au large des côtes de l’Alaska dans les années à venir. Les concessions en Mer des Tchouktches devaient arriver à leur terme en 2020. Malgré tout, Shell détient toujours des concessions dans la mer de Beaufort au large du nord de l’Alaska, ainsi que d’autres en Alaska territoriale.
Certains sont déçus par la décision de Shell de renoncer à ses concessions en Mer des Tchouktches. Avec un oléoduc qui est aux trois quarts vide et un déficit budgétaire de 4 milliards de dollars, il est absolument essentiel que la compagnie pétrolière trouve de nouvelles opportunités de forage à la fois sur terre et en mer en Alaska
D’autres disent que la décision d’abandonner les concessions est une bonne nouvelle. Dans la perspective d’un avenir durable pour l’Océan Arctique, la compagnie Shell a été forcée de reconnaître que l’exploration pétrolière offshore dans l’Arctique ne mérite pas de prendre des risques environnementaux ou économiques.

Ce sont là de bonnes nouvelles, à condition que les décisions prises par les deux sociétés soient valables sur le long terme. Il est à craindre que si le prix du pétrole augmente à nouveau, les grandes compagnies pétrolières seront tentées d’entreprendre de nouveaux forages dans l’Arctique, quelles que soient les conséquences environnementales.

Source : Alaska Dispatch News.

D’autres compagnies pétrolières comme Total, Eni, Encana, Armstrong et Iona ont déjà abandonné leurs concessions trop coûteuses dans les mers arctiques.

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drapeau-anglaisBP, the operator of the largest oil field on the North Slope, along the Arctic Ocean in Alaska, is planning a big reduction in drilling activity this year because of low oil prices, a step that will lead to less oil production from the largest part of Prudhoe Bay, starting point of the trans-Alaska pipeline. .

The decision to idle the rigs was announced in March, not long after Alaska North Slope crude was selling for $27 a barrel. The price of that oil has since risen, to $45, still less than half what it was two years ago.

The annual plan calls for 32 wells to be drilled, compared to 60 the year before. North Slope crude prices will need to rise to a sustainable level above $50 before more drilling rigs can be returned to work at Prudhoe Bay. The Prudhoe Bay rig count is not expected to begin increasing until 2018, provided prices are favourable.

Shell has decided to give up all but one of its federal offshore leases in the Chukchi Sea, bringing what appears to be an anticlimactic end to its multibillion-dollar effort to turn those icy Arctic waters off northwestern Alaska into a new oil-producing frontier. This action is consistent with an earlier decision not to explore offshore Alaska for the foreseeable future

The Chukchi Sea leases were scheduled to expire in 2020. Shell still holds leases in the Beaufort Sea off northern Alaska,as well as leases in Alaska state territory

Some think the news that Shell will be relinquishing all but one of its offshore leases in the Chukchi Sea is disappointing. With a pipeline that is three-quarters empty and a $4 billion budget deficit, it is absolutely critical that the company finds safe and responsible opportunities to drill for more oil both on-shore and off-shore in Alaska

Others say the company’s decision to give back the leases is good news. In the effort to have a sustainable future for the Arctic Ocean, Shell has had to recognize that offshore oil exploration in the Arctic is not worth the environmental or economic risks.

This is good news, provided the decisions taken by both companies are kept for the long term. We may fear that if oil prices rise again, the big oil companies will be tempted to start new drilling in the Arctic, whatever the environmental consequences.

Source: Alaska Dispatch News.

It should be noted that other companies have already dropped their too costly offshore Arctic leases, including Total, Eni, Encana, Armstrong and Iona.

prudhoe

Vue de l’Alaska, avec la Mer des Tchouktches, la Mer de Beaufort, la région de North Slope avec Prudhoe Bay, et en rouge l’oléoduc trans-alaskien.

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Portion de l’oléoduc trans-alaskien (longueur: 1300 km) entre Prudhoe Bay au nord et Valdez au sud.

(Photo: C. Grandpey)

Les effets négatifs du tourisme de masse en Islande (suite)

Ma note à propos des effets négatifs du tourisme de masse en Islande a déclenché bon nombre de réactions dans le même sens que mes propos. J’ai choisi de vous faire partager le point de vue de Patrick Marcel – responsable du secteur pédagogique de de L.A.V.E. – paru dans le bulletin de la Société de Volcanologie Genève (SVG) au retour de l’été 2013 passé en Islande.
L’Islande se mérite, disait-on. On l’imaginait réservée à quelques courageux baroudeurs prêts à sacrifier des journées de soleil et beaucoup de confort dans leurs vacances estivales pour accéder à des paysages extrêmes uniques au monde. On avait tort… C’était compter sans l’avidité d’une civilisation prête à sacrifier son âme pour faire de l’argent. Et c’est ainsi que le tourisme devint une industrie, et les beautés islandaises des marchandises. Certes la crise est passée par là, mais est-ce une excuse ? Les islandais eux-mêmes sont partagés sur ce qui arrive à leur pays, et les affrontements idéologiques au sein de cette communauté de 300 000 âmes répercutent des préoccupations qui nous concernent tous, entre préservation de l’environnement et exploitation des ressources. Constat amer de celui qui a connu l’Islande autrement ? Sans aucun doute. C’est vrai «qu’avant», on n’était pas obligé de faire la queue pour essayer d’apercevoir le Strokkur ni d’attendre une heure pour pouvoir photographier les glaçons du Jokulsarlon sans la pollution visuelle des grosses embarcations amphibies jaunes… Alors quitter la N1 pour s’enfoncer dans les montagnes du centre peut sembler une bonne chose pour retrouver un peu de calme… sauf que beaucoup ont la même idée ! Et quand on est très nombreux au même endroit à chercher la solitude… Le trek Landmannalaugar – Thorsmork – Skogar est devenu une véritable autoroute. Et quand on s’écarte un peu des sentiers battus, c’est pour être survolé pendant plusieurs minutes par un hélicoptère vrombissant et sa cargaison de touristes volants. Alors, pourquoi retourner en Islande, me demanderez-vous avez raison ? Parce que la première goulée d’air islandais a un goût de paradis. Parce que la lumière y est plus belle qu’ailleurs. Parce que quand j’y pose les pieds, j’ai comme l’impression d’être en symbiose avec cette terre. Parce que j’ai autant d’attirance pour ses paysages que les nuées de mouches du lac Myvatn en ont pour mes trous de nez…

Islande blog 19

L’Islande possède de superbes paysages, comme dans le Landmannalaugar.

(Photo: C. Grandpey)

Les effets négatifs du tourisme de masse en Islande // The negative effects of mass tourism in Iceland

drapeau-francaisCeux qui ont visité l’Islande récemment savent que le tourisme a connu un plein essor en 2015. Quelque 1,3 millions de touristes sont arrivés dans le pays l’année dernière, soit près de 30% de plus qu’en 2014, et ce chiffre ne comprend pas les 100 000 passagers descendus brièvement de 108 navires de croisière qui ont fait étape en Islande. Les Britanniques et les Américains ont été les touristes les plus nombreux. Ils sont suivis par les Allemands (8,2%), les Français (5,2%) et les Norvégiens (4,1%). Les plus fortes augmentations par rapport à 2014 concernent les visiteurs en provenance des États-Unis, du Royaume-Uni, de Chine et d’Allemagne.

Cependant, on peut se demander si ce tourisme de masse est une aubaine pour l’Islande, pays où la Nature est très fragile. Certains conducteurs étrangers ont été surpris en train de faire du hors-piste au volant de leurs 4 X 4, au milieu d’un environnement qui demande à être protégé.

Avec autant de visiteurs, la sécurité est de plus en plus difficile à assurer. Le nombre de touristes imprudents est en hausse lui aussi. Ces derniers jours, les équipes de secours ont été appelées quand un groupe de onze étrangers a ignoré les panneaux de fermeture d’une route et leur minibus s’est retrouvé prisonnier des congères. Les autorités avaient fermé cette route de la Langadalur à cause du mauvais temps, et les secouristes furent surpris de recevoir un appel de détresse en provenance de cette région.

Un autre exemple de désobéissance est apparu à la chute d’eau de Gullfoss où le sentier inférieur est fermé pendant l’hiver. En effet, les embruns en provenance de la chute se transforment en une glace dangereusement glissante qui pourrait provoquer des accidents graves. Malgré cette précaution des autorités, les traces sur la neige révèlent que de nombreux touristes ignorent l’interdiction et veulent s’approcher de la chute d’eau pour faire de meilleures photos. L’un d’eux a déclaré froidement qu’il avait voyagé depuis l’autre côté de la planète pour voir la chute d’eau. Selon lui, « vous voulez aller au plus près, c’est normal, c’est humain ».

Il y a quelques jours, j’ai écrit une note à propos d’un groupe de 40-50 touristes qui est resté coincé sur un iceberg qui s’était éloigné de la rive à Jokulsarlon. Quelques jours avant cette mésaventure, on avait vu d’autres touristes sauter d’un iceberg à l’autre, avec le risque évident de tomber dans l’eau glacée!

La police a arrêté la surveillance de la plage de Reynisfjara et neuf panneaux de mise en garde en plusieurs langues ont été installés sur le site. Malgré cela, la semaine dernière,  six personnes d’origine asiatique se sont retrouvées en grave danger lorsqu’une vague les a jetées au sol. Le groupe avait décidé de faire des photos de mode sur la plage avec le modèle debout à côté des orgues de basalte de la falaise, tandis que les autres se tenaient plus loin sur la plage. Une vague a happé six personnes qui furent en danger de mort avec une eau à zéro degré. Elles ont eu la chance d’être secourues par un guide local qui les a tirées de l’eau glacée.
Il convient de noter que ces gens étaient encore plus près du bord de l’eau qu’un touriste chinois qui s’est noyé il y a deux semaines.

La zone des geysers et sources chaudes de Geysir est actuellement recouverte d’une couche de glace très glissante qui a causé plusieurs chutes. Les guides locaux ont peur que leurs clients se blessent grièvement. Ils ont proposé à l’Agence Islandaise de l’Environnement de sabler la zone pour la sécuriser, mais cette idée a été rejetée car le secteur est protégé et le sable est interdit.

J’aime la Nature, mais pas avec des foules de gens bruyants, indisciplinés, voire stupides, autour de moi. J’adorais l’Islande, mais ce n’est plus un endroit pour moi. Un de mes amis qui a visité le pays cet hiver a confirmé tout ce qui est écrit ci-dessus. Cet été, je vais faire escale à l’aéroport de Keflavik pendant mon voyage vers l’Alaska, mais je n’en profiterai pas pour passer quelques jours en Islande comme je l’ai fait il y a une vingtaine d’années en allant à New York!
Source: Iceland Review.

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drapeau anglaisThose who visited Iceland recently know it : Tourism has been booming in 2015. Some 1.3 million tourists arrived in the country last year, almost 30% more than in 2014. This figure does not include the 100,000 passengers stepping briefly ashore from the 108 cruise ships that also visited the country. Brits and Americans were the most numerous visitors. They are followed by visitors from Germany (8.2%), France (5.2%) and Norway (4.1%). The biggest year-on-year increases from 2014 were in tourists from the USA, the UK, China and Germany.

However, we may wonder whether this mass tourism is a godsend for Iceland, a Country where Nature is very fragile. Some foreign drivers have been caught driving off-track with their 4-wheel vehicles in the middle of an environment that needs to be protected.

With so many visitors, safety is more and more difficult to ensure. The number of reckless tourists is growing too. In recent days, rescue teams were called when a group of eleven foreign visitors ignored road closure signs and got mired in deep snow. Authorities had closed off the road in Langadalur because of poor weather, and were therefore rather surprised to receive a distress call from the area.

Another example of people disobedience is obvious at Gullfoss waterfall where the lower footpath is closed during the wintertime. Indeed, the spray of water from the falls causes dangerously slippery ice which could lead to serious accidents. However, the footsteps on the snow reveal that many tourists ignore the interdiction and want to get closer for better shots.
One of them said he had travelled from the other side of the planet to see the waterfall: « You want to get closer, it’s normal, it’s human ».

A few days ago, I wrote about a group of 40-50 tourists who got stuck on an iceberg which has drifted away from the shore at Jokulsarlon. A few days before the mishap, other tourists had been seen hopping between icebergs!
Police have stopped surveillance of Reynisfjara beach and instead brand new warning signs in several languages have been put up on the site. However, six foreign individuals of Asian origin were in grave danger as a wave knocked them down. The group had decided to do a fashion shoot on the beach with a model standing next to the basalt pillars in the cliffs with others standing further down the beach. A wave hit six people who were in extreme danger with zero degree water and were lucky to get the help of a local guide who helped to drag them from the ice-cold water.
It should be noted that these people were considerably closer to the water’s edge than a Chinese tourist who drowned two weeks ago.

The Geysir hot spring area is now covered with a coat of very slippery ice that has caused several visitors to fall down. Local guides are afraid their clients might get seriously injured. They have complained to The Environment Agency of Iceland and proposed to sand the area, which was denied as the area is under environmental protection and sand is not allowed.

I love Nature but not with crowds of noisy or stupid folks around me. I used to love Iceland, but this is no longer a place for me. A friend of mine who visited the country this winter confirmed all that is written above. This summer, I will make a stop in Keflavik airport on my way to Alaska but I will not spend some days in Iceland like I did some twenty years ago!
Source: Iceland Review.

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Photo: C. Grandpey

La fonte de l’Arctique: Un bienfait pour les compagnies pétrolières! // Arctic melting: A blessing for oil companies!

drapeau francaisShell est sur le point de reprendre le forage dans les eaux arctiques de l’Alaska pour la première fois depuis 2012. La semaine dernière, la compagnie pétrolière a reçu une autorisation de l’administration Obama pour commencer à forer dans la mer au nord-ouest de l’Alaska. Toutefois, Shell ne peut pas commencer à forer sans un élément clé de l’équipement (transporté par le brise-glace Fennica) destiné à contenir le pétrole si un puits explose ou si d’autres problèmes se présentent.
Le brise-glace a été endommagé ce mois-ci en se dirigeant vers les sites de forage de Shell dans l’Arctique. Il a heurté un objet inconnu après avoir quitté Dutch Harbor, en Alaska. Il a du rebrousser chemin et se rendre à Portland (Oregon) pour des réparations. Cette situation a permis à des militants de Greenpeace d’essayer de perturber les plans de Shell.
Shell dépense des milliards de dollars dans l’espoir de trouver de nouvelles réserves de pétrole en mer. Les militants de Greenpeace dans le Nord-Ouest ont organisé plusieurs manifestations pour s’opposer aux projets de la compagnie. À Seattle, ils ont essayé de bloquer l’entrée du terminal où la plateforme de forage de Shell était amarrée et ils inondés d’appels téléphoniques les lignes des entreprises de Seattle qui soutenaient Shell. Les militants disent que le risque de marée noire est réel et que le nettoyage serait trop difficile.
Selon les estimations fédérales, il pourrait y avoir 25 milliards de barils de pétrole dans la région où Shell a l’intention de forer.
Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, le forage pétrolier dans l’Arctique sera une conséquence majeure du réchauffement climatique car de plus en plus de zones maritimes vont s’ouvrir avec la fonte de la glace. Je ne crois pas à la conférence sur le climat qui se tiendra à Paris vers la fin de cette année. Comme d’habitude, il y aura des promesses non contraignantes qui ne seront jamais tenues par les participants. Il est évident que l’intérêt des Américains et les Russes est de voir l’Arctique fondre le plus vite possible. Cela permettra de mettre à jour de nouveaux gisements de pétrole et de gaz et d’ouvrir de nouvelles routes maritimes … avec de nouveaux intérêts économiques. La Russie vient d’ailleurs de soumettre aux Nations Unies une revendication sur plus d’un million de kilomètres carrés dans l’Arctique, affirmant que des années de recherche scientifique démontrent son droit sur les vastes ressources naturelles situées au fond de l’océan Arctique. La Russie fait valoir qu’au vu des recherches scientifiques, elle devrait avoir la souveraineté sur 1,2 million de kilomètres carrés supplémentaires dans l’Arctique. Cette demande comprend le pôle Nord et donnerait potentiellement à la Russie l’accès à des dépôts d’hydrocarbures d’un total de 4,9 milliards de tonnes, selon les estimations du gouvernement russe.

Protection de l’environnement? Vous plaisantez!
Source: Anchorage Dispatch News.

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drapeau anglaisShell is set to resume drilling in Alaska’s Arctic waters for first time since 2012. Last week, the oil company received a permit from the Obama administration to begin drilling in the sea in Northwest Alaska. But the company cannot drill into oil-bearing zones without a key piece of equipment (carried by the Fennica icebreaker) which can stop oil from flowing if a well blows out or other measures fail.

The icebreaker was damaged early this month on its way to Shell’s Arctic drilling sites after leaving Dutch Harbor, Alaska and headed back to Portland for repairs, giving activists a chance to try to disrupt Shell’s plans.

Shell is spending billions in hopes to find new offshore oil reserves. Activists in the Northwest have staged multiple protests to oppose the company’s efforts. In Seattle, they tried to block the entrance to the terminal where Shell’s drilling rig was moored and they flooded phone lines of firms in Seattle supporting the company. The activists say the risk of an oil spill is too great and that the cleanup after a potential spill would be too difficult.

Federal estimates indicate there could be 25 billion barrels of oil in the region where Shell intends to drill.

As I put it several times, oil drilling in the Arctic will be one major consequence of global warming with more and more sea areas left open with the melting of the ice. I do not believe in the climate conference that will be held in Paris later this year. As usual, there will be promises that will never be held by the participants. It is obvious that the interest of the Americans and the Russians is to see the Arctic melt as fast as possible. This will uncover new oil and gas fields and open new maritime routes… with new economic interests. Russia has just submitted a claim to the United Nations for more than one million square kilometers in the Arctic, indicating that years of scientific research demonstrate its interest in the vast natural resources at the bottom of the Arctic Ocean.
Russia argues that in view of scientific research, it should have sovereignty over an additional 1.2 million square kilometers in the Arctic. The claim includes the North Pole and would potentially give Russia access to hydrocarbon deposits totaling 4.9 billion tonnes, according to estimates from the Russian government.

Protection of the environment? You’re kidding!

Source: Anchorage Dispatch News.

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Photo: C. Grandpey