Islande : le Met Office croit toujours à une éruption // Iceland : the Met Office still believes an eruption might occur

Dans sa mise à jour du 27 novembre 2023, le Met Office islandais estime toujours qu’une éruption pourrait se produire le long de l’intrusion magmatique sur la péninsule de Reykjanes.

L’activité sismique a diminué ces derniers jours et est désormais relativement stable. La plupart des événements ont lieu près de Sýlingarfell et Hagafell.

Les données des stations GPS et les images satellite montrent que le soulèvement du sol se poursuit dans la région de Svartsengi et que la déformation est toujours en cours le long et autour du dyke magmatique
Selon le Met Office, les données sismiques et de déformation montrent que le magma continue de s’accumuler sous le secteur de Svartsengi et de s’écouler dans la partie médiane du dyke détecté le 10 novembre. En conséquence, une éruption le long de l’intrusion magmatique est toujours considérée comme probable tant que l’afflux de magma se poursuit. La zone où le risque d’une éruption est le plus élevé se situe au milieu du dyke entre Hagafell et Sýlingarfell.
[NDLR : Il est à noter que le tremor continue de montrer des valeurs basses. Pour l’instant, il ne semble pas que l’afflux de magma mentionné par le Met Office soit suffisamment fort pour que la lave puisse percer la surface.]

Le tremor le 28 novembre 2023 (Source: IMO)

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In its update of November 27th, 2023, the Icelandic Met Office still believes that an eruption might occur somewhere along the magma intrusion on the Reykjanes Peninsula.

Seismic activity has declned in the past days and is now relatively stable. Most of the events are located near Sýlingarfell and Hagafell.

Data from GPS stations and satellite images show that uplift continues in the area of Svartsengi and deformation is still ongoing along and around the dike.

According to the Met Office, both seismic and deformation data suggest that magma continues to accumulate beneath Svartsengi and to flow into the middle portion of the dike which formed on November 10th. As a consequence, an eruption along the dike is still considered likely as long as the magma inflow continues. The area with the highest likelihood for an eruption is in the middle part of the dike between Hagafell and Sýlingarfell.

[Editor’s note : It should be noted that the tremor is keeping low values. For the time being, it does not look as if the magma influx mentioned by the Met Office is strong enought for lava to pierce the surface].

Prévision éruptive en Islande : peut mieux faire ! // Eruption prediction in Iceland : could be better!

Le regretté Maurice Krafft disait qu’un volcan en passe d’entrer en éruption présente un peu les mêmes symptômes qu’un malade ou un blessé. Il a de la fièvre, des frissons et une mauvaise haleine. La blessure enfle. C’est un peut la même chose quand un volcan va se réveiller. Les sismographes s’agitent ; les inclinomètres montrent des déformations du sol, la composition des gaz se modifie et leur température augmente.

Source: Wikipedia

Ces derniers temps, trois de ces paramètres semblaient réunis sur la péninsule islandaise de Reykjanes pour que l’on assiste à une belle éruption. Un essaim sismique avait démarré le 24 octobre 2023. Une déformation significative du sol avait fait de même trois jours plus tard. Le 16 novembre, des émissions de SO2 étaient détectées dans un trou de forage à proximité de la centrale géothermique de Svargentsi. Aucune mesure de température n’était indiquée par le Met Office. Il semble que les satellites n’aient détecté aucune anomalie thermique.

Source: IMO

Toujours est-il que les signes habituels d’une éruption imminente étaient présents et il était évident que l’on avait affaire à une intrusion magmatique de grande ampleur, d’une quinzaine de kilomètres de longueur du nord au sud, selon les scientifiques islandais.

C’est pourquoi une alerte éruptive a été déclenchée. Le sacro-saint principe de précaution a été mis en œuvre. La sismicité et la déformation les plus intenses étant dans le secteur de Grindavik (3500 habitants), il a été décidé dans l’urgence d’évacuer la ville le 11 novembre. Les habitants n’avaient que quelques minutes pour récupérer leurs biens essentiels car une éruption dans le secteur semblait IMMINENTE, un mot répété à foison par les médias internationaux.

Source: Iceland Review

Les heures et les jours ont passé et point d’éruption à l’horizon. L’imminence d’un tel événement ne semble plus à l’ordre du jour. Sismicité et déformation du sol ont bien décliné et le magma ne semble plus décidé à percer la surface. Le bulletin du Met Office du 23 novembre 2023 n’écarte pas l’éventualité d’une éruption, mais « éruption imminente » et « éruption soudaine » ne sont plus d’actualité.

Les scientifiques islandais ont des idées divergentes sur la question. Il y a quelques jours, un volcanologue islandais m’a écrit que, selon lui, ce serait une affaire de mois. Avec une telle déclaration, on n’est plus dans le domaine de la prévision. C’est comme dire qu’il y aura un risque de vague de froid au mois de février ! En revanche, une scientifique du Met Office expliquait le 18 novembre que la diminution de l’activité sismique et de la déformation du sol indiquait que le magma avait pénétré très haut dans la croûte. Cette dernière étant déjà très fracturée, le magma n’avait pas besoin de beaucoup de force pour atteindre la surface. Ce n’est pas dans mes habitudes de critiquer des scientifiques, mais un telle explication m’a beaucoup surpris, c’est le moins que je puisse dire !

De mon côté, en observant les différents paramètres pré-éruptifs sans que se produise une éruption, j’ai gardé à l’esprit l’expérience que j’avais vécue dans les années 1990 dans le secteur du volcan Krafla, dans le nord-est de l’Islande. Je campais à Reykjalid alors que la sismicité était intense. Allongé sous ma tente, je ressentais clairement des ondes de choc pendant la nuit. Le sol s’était soulevé d’environ un mètre sous la centrale géothermique locale. Je suis resté une journée supplémentaire dans le secteur du lac Myvatn avec l’espoir d’assister à une belle éruption, mais je suis reparti bredouille. Quelques semaines après mon retour en France, j’ai eu l’occasion de rencontrer le regretté Maurice Krafft à l’issue d’une séance de Connaissances du Monde. Il m’a dit, avec son exubérance habituelle : « Ne t’inquiète pas, l’éruption a avorté. » Cela signifiait que le magma avait réussi a se frayer un chemin dans les fractures du sous-sol islandais. Il s’est ensuite solidifié, sans jamais percer la surface. C’est probablement ce qui s’est passé ces derniers temps sur la péninsule de Reykjanes et c’est pour cela que j’ai été pratiquement le seul à évoquer l’hypothèse d’une éruption avortée. Quarante années d’observation sur le terrain sont parfois utiles…

Photo: C. Grandpey

Cela n’exclut pas une nouvelle éruption dans la région comme en 2021 et en 2022. De toute façon, il faut rester vigilant car un nouvel afflux de magma sur le site de l’intrusion changerait la donne.

La question est maintenant de savoir s’il faut autoriser les habitants de Grindavik a rentrer chez eux. Une épée de Damoclès va rester présente, au moins un certain temps, au-dessus de leurs têtes, avec la crainte d’une sortie soudaine de la lave au cœur ou à proximité immédiate de leur bourgade. C’est quand le risque éruptif se trouve à proximité de zones habitées ou de structures essentielles (comme la centrale de Svartsengi) que la prévision éruptive prend toute son importance, pas quand la lave menace de sortir dans une zone désertique.

S’agissant de l’édification des digues de terre, ce n’est ps un souci. Même si elles ne servent à rien cette fois-ci, rien ne dit que ces protections n’auront pas un rôle à jouer un jour ou l’autre. Il semble que depuis 2020 le magma trouve agréable le séjour sur la péninsule de Reykjanes.

Ces derniers jours, une journaliste du journal Le Point m’a contacté, ainsi que Jacques-Marie Bardintzeff, à propos des différents moyens utilisés pour essayer de détourner une coulée de lave. Vous trouverez l’article à cette adresse:

https://www.lepoint.fr/environnement/en-islande-de-la-terre-et-de-l-eau-envisagees-comme-remparts-contre-la-lave-24-11-2023-2544441_1927.php

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The late Maurice Krafft used to say that a volcano about to erupt presents somewhat the same symptoms as a sick or injured person. He has a fever, chills and bad breath. The wound swells. It’s a bit the same thing when a volcano is about to erupt. Seismicity increases; the ground inflates , the composition of the gases changes and their temperature increases.
Recently, three of these parameters seemed to come together on the Icelandic Reykjanes peninsula to lead to a nice eruption. A seismic swarm started on October 24th, 2023. A significant deformation of the ground did the same three days later. On November 16th, SO2 emissions were detected in a borehole near the Svargentsi geothermal power plant. No temperature measurements were given by the Met Office. However, it appears that the satellites did not detect any thermal anomalies.
Still, the usual signs of an imminent eruption were present and it was obvious that there was a large-scale magma intrusion, around fifteen kilometers long from north to south, according to Icelandic scientists. .
This is why an eruptive alert was triggered. The sacrosanct precautionary principle was implemented. As the most intense seismicity and deformation were in the Grindavik area (pop. 3,500), it was urgently decided to evacuate the town on November 11th. Residents had only minutes to collect their essential goods as an eruption in the area appeared IMMINENT, a word repeated profusely by international media.
Hours and days have passed and there is no eruption on the horizon. The imminence of such an event no longer seems to be on the agenda. Seismicity and ground deformation have declined significantly and magma no longer seems determined to break through the surface. The Met Office bulletin of November 23rd, 2023 does not rule out the possibility of an eruption, but “imminent eruption” and “sudden eruption” are no longer relevant.
Icelandic scientists have divergent ideas on the issue. A few days ago, an Icelandic volcanologist wrote to me that, according to him, it would be a matter of months. With such a statement, we are no longer in the realm of prediction. That’s like saying there will be a risk of a cold snap in February! On the other hand, a Met Office scientist explained on November 18th that the reduction in seismic activity and ground deformation indicated that magma had penetrated very high into the crust. The latter being already very fractured, magma did not need much energy to reach the surface. It’s not my habit to criticize scientists, but such an explanation surprised me a lot !
For my part, while observing the different pre-eruptive parameters without an eruption occurring, I kept in mind the experience I had in the 1990s in the area of the Krafla volcano, in the north- east of Iceland. I was camping in Reykjalid when seismicity was intense. Lying in my tent, I clearly felt shock waves during the night. The ground had risen about one meter under the local geothermal power plant. I stayed an extra day in the Lake Myvatn area with the hope of witnessing a nice eruption, but nothing happened. A few weeks after my return to France, I had the opportunity to meet the late Maurice Krafft after a Connaissances du Monde session. He said to me, with his usual exuberance, “Don’t worry, the eruption has aborted. » This meant that magma had managed to find its way into the fractures in the Icelandic subsoil. It then solidified, without ever breaking through the surface. This is probably what happened recently on the Reykjanes peninsula and that is why I was practically the only one to raise the hypothesis of an aborted eruption.
This does not exclude a new eruption in the region as in 2021 and 2022. In any case, one should remain vigilant because a new influx of magma at the site of the intrusion would change the situation.
The question now is whether to allow the residents of Grindavik to return home. A sword of Damocles will remain present, at least for a certain time, above their heads, with the fear of a sudden lava emission in the heart or in the immediate vicinity of their town. It is when the eruptive risk is near populated areas or essential structures (such as the Svartsengi power plant) that eruptive prediction becomes important, not when lava pierces the surface in a desert area.
Regarding the construction of earth dikes, this is not a concern. Even if they are of no use this time, these protections may have a role to play one day or another. It seems that since 2020 magma has enjoyed staying on the Reykjanes peninsula.

Iceland : déclin de l’activité // Iceland : activity is declining

Voici la traduction de la dernière mise à jour du Met Office publiée le 23 novembre 2023 :

« Le 21 novembre, quelque 300 séismes ont été détectés dans la région de l’intrusion magmatique. Le 22 novembre entre minuit et 18h00 ‘UTC), une centaine de secousses ont été enregistrées dans la même région, ce qui est nettement moins que ces derniers jours. De plus, le nombre de séismes supérieurs à M 2,0 a diminué.
L’alimentation en magma de l’intrusion continue de diminuer. Malgré tout, le soulèvement de la croûte près de Svartsengi se poursuit au même rythme. Les modèles géodésiques basés sur les données du 21 novembre montrent que l’afflux de magma dans l’intrusion est le plus important près de la ligne de cratères de Sundhnúkur, à environ 4 km au nord-est de Grindavík. Des déplacements mineurs de surface ont été détectés dans la région du graben à l’intérieur et autour de Grindavík.
La probabilité d’une éruption le long de l’intrusion magmatique persiste. Il est possible que la lave sorte dans la zone située entre Hagafell et Sýlingarfell. Cependant, à mesure que la sismicité diminue, en même temps que l’afflux de magma dans l’intrusion, la probabilité d’une éruption imminente diminue avec le temps.
Sur la base des dernières données et compte tenu de l’évolution de l’activité depuis le 10 novembre, la probabilité d’une éruption soudaine dans la zone urbaine de Grindavík diminue de jour en jour et est actuellement considérée comme faible. On peut supposer que le magma qui s’est récemment mis en place sous Grindavík s’est partiellement solidifié, réduisant ainsi le risque d’une sortie de la lave dans la ville. »
Bien que l’activité ait diminué le long de l’intrusion magmatique, il convient de rester prudent car un nouvel afflux de magma pourrait réactiver l’intrusion. Cependant, des précurseurs tels qu’une intense sismicité et des déformations rapides du sol seraient détectés par les instruments.

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Here is the Met Office’s latest update released on November 23rd, 2023 :

« On 21 November, approximately 300 earthquakes were detected in the region of the magma intrusion. From midnight on 22 November to 18:00 UTC on the same day, around 100 earthquakes had been recorded in the same region, which is considerably less than in recent days. Additionally, the intensity of earthquakes above magnitude 2.0 has decreased.

Magma inflow rates and crustal adjustments related to the formation of the intrusion continue to diminish. Additionally, crustal uplift near to Svartsengi continues at a similar pace. Geodetical models based on data from 21 November suggest that the influx into the intrusion is greatest near to the Sundhnúkur crater row, about 4 km northeast of Grindavík. Minor surface displacements have been detected within the graben region in and around Grindavík.

The likelihood of a volcanic eruption at some location along the length of the magma intrusion persists. It is possible that magma could emerge in the area between Hagafell and Sýlingarfell. However, as crustal relaxation continues to occur and seismicity decreases, along with a decrease in magma inflow to the intrusion, the likelihood of an imminent volcanic eruption diminishes with time.

Based on the latest data, and considering the evolution of activity since 10 November, the likelihood of a sudden eruption within the Grindavík urban area is decreasing daily, and it is presently assessed as low. It can be assumed that newly emplaced magma beneath Grindavík has solidified partially, thereby reducing the likelihood that the magma will reach the surface within the city limits. »

Although activity has declined along the site of the magma intrusion, one should remain careful as a new influx of magma might reactivate the intrusion. However, precursors such as pronounced seismicity and rapid ground displacements would be detected by the instruments.

La sismicité et le tremor ont bien diminué ces derniers jours (Source: Met Office)

Islande : rien de vraiment nouveau et toute prévision reste impossible // Iceland : nothing really new and predictions are still impossible

À écouter les volcanologues islandais, il est clair que personne ne sait comment la situation va évoluer sur la péninsule de Reykjanes. Un scientifique islandais déclarait il y a quelques jours qu’« aucun pronostic ne peut être fait ». La sismicité est assez faible en intensité (la plupart des événements sont inférieurs à M 1,5) et stable (1 500 à 2 000 événements par jour) depuis le 12 novembre 2023.
Un autre volcanologue islandais a indiqué le 19 novembre que le sol autour de la centrale électrique de Svartsengi s’élevait environ 5,5 fois plus vite qu’avant l’essaim sismique qui a commencé le 10 novembre. « L’afflux de magma est également environ dix fois plus rapide. Il était d’environ 5 à 7 mètres cubes par seconde ; il est maintenant d’environ 50 mètres cubes par seconde. » Selon le scientifique, la chambre de stockage se trouve à une profondeur de 4,5 kilomètres [NDLR  : cela correspond aux hypocentres des séismes actuels], « ce qui est 8 à 10 fois plus haut qu’avant le 10 novembre. . » Le volcanologue ajoute que « ce qui se passera ensuite est difficile à dire. Nous pourrions avoir une éruption, une reprise d’activité semblable à celle du 10 novembre ou quelque chose de complètement nouveau. […] Je pense que la probabilité d’une éruption dans la partie nord de la ligne de cratères de Sundhnúkar augmente chaque jour. La probabilité d’une éruption dans ce secteur augmente en raison du soulèvement du sol dans cette zone. » Autrement dit, aucune prévision fiable ne peut être faite et les 3500 habitants de Grindavik ne savent pas de quoi demain sera fait…
Source : Iceland Monitor.

Cela fait près d’un mois que nous entendons parler d’une éruption « imminente »… et aucune éruption ne s’est encore produite !! La situation actuelle montre bien les limites de la prévision volcanique. Cette dernière est très simple (et toutes sortes de prévisions sont possibles) pour peu que l’activité se situe dans une zone désertique. Mais lorsqu’il s’agit de zones habitées comme Grindavik ou lorsque l’activité est proche d’une infrastructure comme la centrale électrique de Svartsengi, la prévision prend une autre dimension et nous sommes aux abois.

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Listening to Icelandic volcanologists, it is clear that nobody knows how the situation will evolve on the Reykjanes Peninsula. An Icelandic volcanologist said a few days ago that « no prognosis can be made ». Seismicity has been quite low in intensity (most events below M 1.5 ) and stable (1,500-2,000 events each day) since November 12th, 2023.

Another Icelandic volcanologist indicated on November 19th that the land around the Svartsengi power plant was rising about 5.5 times faster than it did before the earthquake swarm that started on November 10th. « The magma inflow is also about ten times faster. It was about 5 to 7 cubic metres per second, but now it is about 50 cubic metres per second. » According to the scientist, the storage chamber, is at a depth of 4.5 kilometres [NDLR : this is the depth of the hypocenters of the current earthquakes], « which is 8 to 10 times higher than what people were talking about before November 10th. » The volcanologist says that « what happens then, it’s hard to tell. We might get an eruption, we might have a re-run of the activitites that happened on November 10th or just something completely new. […] I think the likelihood of an eruption in the northern part of the Sundhnúkar crater row is increasing every day. I think the likelihood of an eruption there is increasing because of the land rise in that area. » In other words, no prediction can be made and the 3,500 residents of Grindavik do not know what tomorrow will bring…

Source : Iceland Monitor.

We’ve been hearing about an « imminent » or « impending » eruption for nearly a month now…and no eruption has occurred yet!! The current situation does show the limits of volcanic prediction. Prediction is very easy (and all sorts of predictions are possible) as long as activity is located in a desert area. But when it comes to populated areas like Grindavik or when activity is close to infrastructure like the Svartsengi power plant, prediction takes another dimension, and we are at a loss.

La sismicité reste stable et de moindre intensité sur la péninsule de Reykjanes (Source: Met Office).