L’acidification des océans : une bombe à retardement // Ocean acidification : a ticking time bomb

Alors que l’UNOC-3 se déroule à Nice (France), nous apprenons que les profondeurs océaniques ont franchi une limite cruciale qui menace leur capacité à fournir aux eaux de surface leur nourriture et leur oxygène.
Près des deux tiers des eaux océaniques situées à moins de 200 mètres de profondeur, ainsi que près de la moitié de celles situées au-dessus, ont dépassé les niveaux d’acidité qui assuraient leur sécurité. Telles sont les conclusions d’une nouvelle étude publiée par le Plymouth Marine Laboratory (PML) dans la revue Global Change Biology. Il convient de noter que cette étude a été financée en partie par la National Oceanographic and Atmospheric Administration (NOAA), agence fédérale américaine ciblée par d’importantes réductions budgétaires de la part de l’Administration Trump, en grande partie en raison de son rôle dans l’étude du réchauffement climatique.
Selon le PML, la baisse du pH des océans est « une bombe à retardement pour les écosystèmes marins et les économies côtières ». Certains des changements les plus importants dans les eaux profondes se produisent au large des côtes de l’ouest de l’Amérique du Nord, là où sont installées de vastes pêcheries de crabe et de saumon.

Le cœur du problème est celui contre lequel les scientifiques mettent en garde depuis longtemps : la combustion continue de combustibles fossiles à l’échelle mondiale. Cette combustion libère du dioxyde de carbone qui, une fois dissous dans l’eau, rend les mers et les océans plus acides. En conséquence, les eaux océaniques deviennent moins accueillantes pour des espèces telles que les coraux et les palourdes qui constituent le fondement de l’écosystème océanique. On peut lire dans l’étude : « Au vu de l’évolution de ces eaux profondes, les conséquences de l’acidification des océans pourraient être bien pires que prévu.»
Il y a cinq ans, les océans ont probablement déjà franchi un seuil critique quand le niveau de carbonate de calcium, essentiel au développement des coquilles des animaux, est tombé à plus de 20 % en dessous des niveaux préindustriels. Si cela se confirme, ce changement signifie que la Terre a franchi sept des neuf limites nécessaires au maintien de son écosystème, comme l’a constaté en 2024 l’Institut de recherche sur l’impact climatique de Potsdam. Ce changement signifie également que nous assistons à la perte d’habitats essentiels dont dépendent d’innombrables espèces marines.
On peut également lire dans l’étude : « Que ce soit avec les récifs coralliens qui favorisent le tourisme ou les industries conchylicoles qui permettent aux communautés côtières de subsister, nous mettons en jeu la biodiversité et des milliards de dollars de valeur économique chaque jour où nous tardons à agir.»
Les autres conséquences sont encore plus graves. L’augmentation de l’acidité des océans s’explique par le fait que leurs eaux ont absorbé environ un tiers du dioxyde de carbone généré par la combustion en surface du charbon, du pétrole et du gaz. Or, plus ces eaux absorbent de dioxyde de carbone, plus leur capacité à absorber davantage de réchauffement en surface diminue. Encore plus grave, selon la NASA, les mers et les océans ont également absorbé 90 % du réchauffement climatique émis à la surface de la Terre.
En plus d’absorber la chaleur et le dioxyde de carbone, l’océan fournit également 50 % de l’oxygène de la Terre, qui provient de ces écosystèmes marins menacés par le réchauffement et l’acidification. La perte d’écosystèmes et la combustion de combustibles fossiles signifient que le niveau d’oxygène sous la surface diminue, et avec lui, plus lentement, l’oxygène au-dessus de la surface.
Source : The Hill, via Yahoo News.

Le blanchissement des coraux est l’une des principales conséquences de l’acidification des océans (Crédit photo: NOAA)

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While UNOC-3 is taking place in Nice (France), we leran that the deep oceans have crossed a crucial boundary that threatens their ability to provide the surface with food and oxygen.

Nearly two-thirds of the ocean below 200 meters, as well as nearly half of that above, have breached “safe” levels of acidity. These are t he findings of a new study published by the British Plymouth Marine Laboratory (PML) in the journal Global Change Biology. It should be noted that the research was funded in part by the National Oceanographic and Atmospheric Administration (NOAA), a federal agency that has been targeted for steep cuts by the Trump Administration, in large part because of its role in investigating global warming.

According to the PML, the fall in ocean pH is “a ticking time bomb for marine ecosystems and coastal economies. ” Some of the biggest changes in deep water are happening off the coast of western North America, home to extensive crab and salmon fisheries.

The core problem is one scientists have warned about for a long time: the continued global burning of fossil fuels, which releases carbon dioxide, an acid when dissolved in water, which is making the seas and oceans more acidic. As a consequence, ocean waters are getting less hospitable to species such as corals and clams that form the foundation of the ocean’s ecosystem. One can read in the study : « Since these deeper waters are changing so much, the impacts of ocean acidification could be far worse than we thought. »

As of five years ago, the oceans may have crossed a critical threshold in which oceanic levels of calcium carbonate, the main ingredient in limestones, and also the shells of those animals, fell to more than 20 percent below pre-industrial levels. If true, that shift would mean the Earth has passed seven out of nine of the critical “planetary boundaries” needed to maintain its ecosystem, as the Potsdam Institute for Climate Impact Research found last year. That shift also means we are witnessing the loss of critical habitats that countless marine species depend on.

One can also read in the study : “From the coral reefs that support tourism to the shellfish industries that sustain coastal communities, we’re gambling with both biodiversity and billions in economic value every day that action is delayed.”

The further implications are even more serious. The reasons for the ocean’s rise in acid, or fall in base, is that its waters have absorbed about one-third of all the carbon dioxide released by surface burning of coal, oil and gas. But the more carbon dioxide it absorbs, the lower its ability to absorb more warming on the surface. Making that dynamic even more dramatic, seas and oceans have also absorbed 90 percent of the global heating that the Earth’s surface would have otherwise experienced, according to NASA.

In addition to absorbing heat and carbon dioxide, the ocean also provides 50 percent of the Earth’s oxygen, which comes from the very marine ecosystems that warming and acidification are threatening. Ecosystem loss and fossil fuel burning mean that levels of oxygen below the surface are decreasing, as, more slowly, is oxygen above the surface.

Source : The Hill, via Yahoo News.

Avril 2025 le deuxième plus chaud ! // April 2025, the second hottest !

Dans son dernier bulletin, l’agence européenne Copernicus sur le changement climatique indique qu’avril 2025 a été le deuxième mois le plus chaud de son ensemble de données, qui s’appuie sur des milliards de mesures provenant de satellites, de navires, d’avions et de stations météorologiques. Au cours des 22 derniers mois, tous les mois, sauf un, ont dépassé 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, la limite de réchauffement fixée par l’la COP 21de Paris en 2016, limite au-delà de laquelle des changements climatiques et environnementaux majeurs et durables deviennent inévitables. De nombreux scientifiques estiment que l’objectif de 1,5°C n’est plus atteignable et sera dépassé d’ici quelques années.
À l’échelle mondiale, les températures sont restées à des niveaux proches des records en avril 2025, prolongeant une vague de chaleur sans précédent et soulevant des interrogations sur la rapidité du réchauffement climatique. Cette vague de chaleur exceptionnelle était censée s’atténuer avec la disparition des conditions plus chaudes du phénomène El Niño l’année dernière et l’arrivée de La Niña, mais les températures restent obstinément à des niveaux records ou quasi records. En 2025, elles maintiennent l’accélération de la tendance au réchauffement.

Une vaste étude menée par des dizaines de climatologues, qui n’a pas encore été validée par leurs pairs, a récemment conclu que le réchauffement climatique atteindrait 1,36 °C en 2024. De son côté, Copernicus estime le chiffre actuel à 1,39 °C et prévoit que 1,5 °C pourrait être atteint mi-2029, voire plus tôt, compte tenu de la tendance au réchauffement observée ces 30 dernières années.
Les scientifiques sont unanimes : la combustion des combustibles fossiles est en grande partie responsable du réchauffement climatique à long terme. C’est ce qui a rendu les catastrophes météorologiques extrêmes plus fréquentes et plus intenses. Les climatologues sont moins certains des autres facteurs qui ont pu contribuer à cet épisode de chaleur persistant.
Les scientifiques pensent que les modifications de la configuration des nuages ​​à l’échelle mondiale, la pollution atmosphérique et la capacité de la Terre à stocker le carbone dans des puits naturels comme les forêts et les océans peuvent également contribuer au réchauffement de la planète.
Cette poussée de chaleur a propulsé 2023, puis 2024, au rang des années les plus chaudes jamais enregistrées, et 2025 étant pressentie pour suivre la tendance. Les scientifiques affirment que la période actuelle sera probablement la plus chaude que la Terre ait connue depuis 125 000 ans.

La banquise et les glaciers vous remercient.
Source : Copernicus.

Recul du Glacier Blanc dans le massif français des Écrins

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In its latest bulletin, the Copernicus Climate Change Service said that April 2025 was the second-hottest in its dataset, which draws on billions of measurements from satellites, ships, aircraft and weather stations. All but one of the last 22 months exceeded 1.5 degrees Celsius above pre-industrial levels, the warming limit enshrined in the 2016 Paris agreement, beyond which major and lasting climate and environmental changes become more likely. Many scientists believe this target is no longer attainable and will be crossed in a matter of years.

Global temperatures were stuck at near-record highs in April, extending an unprecedented heat streak and raising questions about how quickly the world might be warming. The extraordinary heat spell was expected to subside as warmer El Niño conditions faded last year, but temperatures have stubbornly remained at record or near-record levels well into 2025 when temperatures are remaining at this accelerated trend in warming.

A large study by dozens of climate scientists, which has not yet been peer reviewed, recently concluded that global warming reached 1.36°C in 2024. Copernicus puts the current figure at 1.39°C and projects 1.5°C could be reached in mid 2029 or sooner based on the warming trend over the last 30 years.

Scientists are unanimous that burning fossil fuels has largely driven long-term global warming that has made extreme weather disasters more frequent and intense.

But they are less certain about what else might have contributed to this persistent heat event.

Experts think changes in global cloud patterns, airborne pollution and Earth’s ability to store carbon in natural sinks like forests and oceans, could be factors also contributing to the planet overheating.

The surge pushed 2023 and then 2024 to become the hottest years on record, with 2025 tipped to be third. Scientists say the current period is likely to be the warmest the Earth has been for the last 125,000 years.

The sea ice and the glaciers thank you !

Source : Copernicus.

La COP 28 de Dubaï ? À quoi bon ?

Avant même que la COP 28 débute à Dubaï dans les Emirats Arabes Unis (EAU) le 30 novembre 2023, on sait qu’il n’en sortira rien et que ce sera un échec pour notre planète. Il est bien évident qu’ayant lieu dans un pays producteur de pétrole, elle ne pourra pas déboucher sur davantage de décisions positives que la COP 24 qui a eu lieu en Pologne, dans le bassin houiller de Silésie. Sans oublier la COP 27 de 2022 à Charm El-Cheikh où la présence de six cents lobbyistes des énergies fossiles avait réussi à contrecarrer les propositions les plus ambitieuses et à annihiler toute mesure concrète. Cerise sur le gâteau, la COP 28 aura à sa tête Sultan Al Jaber, président du géant pétrolier des Emirats Arabes Unis, ADNOC. C’est à mes yeux une véritable provocation. Il est impensable de confier la présidence d’un tel événement à un représentant du lobby pétrolier, l’un des secteurs responsables de l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Sultan Al Jaber a appelé le 8 octobre les gouvernements à renoncer à leurs « fantasmes », en prenant comme exemple l’abandon précipité des infrastructures énergétiques existantes pour atteindre les objectifs en matière de climat. On appréciera l’état d’esprit ! Il a fait cette déclaration à l’ouverture de la Semaine du climat du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, une conférence organisée par les Nations Unies à Riyad.

La question de l’abandon des combustibles fossiles présente pourtant un caractère d’urgence au moment où les températures mondiales s’approchent du seuil de 1,5°C au-dessus des niveaux de l’ère pré-industrielle, fixé par l’accord de Paris en 2015. Selon Sultan Al Jaber, « nous ne pouvons pas débrancher le système énergétique d’aujourd’hui avant de construire le système de demain. Ce n’est tout simplement ni pratique ni possible »,

La messe est dite.

Source : France Info.

Dubaï by night (Photo : Ivan Siarbolin / Wikipedia)

2021 : Rapport très inquiétant de la NOAA sur le climat // 2021 : NOAA’s very worrying Climate Report

Dans le Rapport de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) sur l’état du climat publié le 31 août 2022, on peut lire que le réchauffement climatique a continué de s’aggraver en 2021, avec de nouveaux records pour les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère; cela a contribué à faire s’élever à des niveaux record le niveau de la mer et la teneur en chaleur des océans. Le rapport a été alimenté par les recherches de plus de 530 scientifiques de plus de 60 pays. Les chercheurs ont analysé les données de 2021 et ont proposé ce qu’ils appellent « la mise à jour la plus complète des indicateurs climatiques de la Terre ».
Selon le rapport, il existe de plus en plus de preuves scientifiques irréfutables que le réchauffement climatique a des impacts à;l’échelle de la planète et ne montre aucun signe de ralentissement. Avec de nombreuses zones habitées touchées par des inondations millénaires, une sécheresse exceptionnelle et une vague de chaleur historique en 2021, il est clair que la crise climatique n’est pas une menace pour le futur, mais un phénomène auquel nous devons faire face aujourd’hui.
Parmi les conclusions du nouveau rapport, il est indiqué que la combustion de combustibles fossiles continue d’aggraver l’effet de serre. Les principales concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre – dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote – ont chacune continué d’augmenter et atteint de nouveaux records en 2021.
Bien que 2021 n’ait pas été l’année la plus chaude jamais enregistrée, elle se classe au sixième rang des plus chaudes de l’histoire. Il convient de noter que les sept années les plus chaudes figurent toutes parmi les sept dernières années.
La température de l’océan a établi un nouveau record en 2021. Cela est dû au fait que l’océan emmagasine l’essentiel de l’énergie excédentaire piégée dans le système terrestre par les gaz à effet de serre et d’autres facteurs. Le contenu thermique global de l’océan, mesuré depuis sa surface jusqu’à une profondeur de plus de 1 800 m, a continué d’augmenter et a atteint de nouveaux records en 2021.
La quantité de réchauffement déjà présente sur la planète à cause de la combustion de combustibles fossiles est tenue responsable de la fonte de la calotte glaciaire du Groenland qui entraînera près de 30 centimètres d’élévation du niveau de la mer d’ici 2100, selon une étude publiée le 27 août 2022 dans la revue Nature Climate Change.
Le niveau de la mer a déjà commencé à monter, à raison en moyenne de 25 centimètres depuis 1880, selon les données de la NOAA. Le plus inquiétant est la vitesse de cette augmentation. Au cours des 25 dernières années, le niveau de la mer s’est élevé en moyenne de 7,5 centimètres. Le nouveau rapport de la NOAA montre que cette accélération ne ralentit pas.
Pour la 10ème année consécutive, le niveau moyen de la mer dans le monde a atteint un nouveau record en 2021 et était supérieur d’environ 97,0 mm à la moyenne de 1993, année qui marque le début des mesures par satellite.
L’élévation du niveau de la mer a été en grande partie causée par la fonte de la banquise arctique et antarctique. Une étude menée par des chercheurs de l’Institut météorologique finlandais et publiée en août dans la revue Communications Earth & Environment a révélé qu’au cours des 43 dernières années, l’Arctique s’est réchauffé à un rythme 3,8 fois plus rapide que la moyenne mondiale.
Le rapport de la NOAA note que 2021 a été l’année la plus froide dans l’Arctique depuis 2013, bien qu’elle soit la 13ème année la plus chaude jamais enregistrée. Cette moyenne, ainsi que plusieurs épisodes de chaleur extrême, ont suffi à faire monter le niveau de la mer.
Lors d’une vague de chaleur sévère dans l’ouest de l’Amérique du Nord, une température de 39,9 °C a été enregistrée le 30 juin à Fort Smith, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada. Il s’agit de la température la plus élevée jamais enregistrée au-dessus de 60 degrés de latitude nord. De plus, un événement de fonte généralisée sur la calotte glaciaire du Groenland le 14 août 2021 a coïncidé avec les premières chutes de pluie observées en 33 ans à la station Summit – dans la zone sommitale de l’île – à plus de 3 200 mètres) d’altitude.
Source : NOAA.

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In NOAA’s State of the Climate report released on August 31st, 2022, one can read that climate change continued to worsen in 2021, setting new records for greenhouse gas concentrations in the atmosphere that helped push sea levels and ocean heat content to record highs. The report was supported by research from more than 530 scientists from over 60 countries. The researchers analyzed 2021 data to offer what it calls “the most comprehensive update on Earth’s climate indicators.”

According to the report, there is more and more compelling scientific evidence that climate change has global impacts and shows no sign of slowing, With many communities hit with 1,000-year floods, exceptional drought and historic heat in 2021, it shows that the climate crisis is not a future threat but something we must address today.

Among the findings in the new report are that the burning of fossil fuels continues to worsen the so-called greenhouse effect. The major atmospheric greenhouse gas concentrations – carbon dioxide, methane and nitrous oxide – each rose once again to new record highs during 2021.

While 2021 was not the warmest year on record, it ranked as the sixth hottest in recorded history. It should be noted that the seven warmest years have all occurred in the last seven years.

Ocean temperatures set a new record in 2021. This is due to the fact that the ocean sequesters the vast majority of the excess energy trapped in the Earth’s system by greenhouse gases and other factors. Global ocean heat content, measured from the ocean’s surface to a depth of more than 1,800 m, continued to increase and reached new record highs in 2021.

The amount of warming already unleashed on the planet thanks to the burning of fossil fuels has been held resposibble for the precipitous melting of the Greenland ice sheet that will result in nearly 30 centimeters of sea level rise by 2100, according to a study published on August 27th, 2022 in Nature Climate Change.

Sea levels have already begun rising, creeping up an average of 25 centimeters since 1880, according to data from NOAA. Most worrisome is the rate of rise. In the past 25 years, the seas have risen an average of 7.5 centimeters. The new NOAA report shows that this accelerated trajectory is not slowing.

For the 10th consecutive year, global average sea level rose to a new record high and was about 97.0 mm higher than the 1993 average, the year that marks the beginning of the satellite measurement record.

Sea level rise has largely been caused by the melting of Arctic and Antarctic sea ice. A study undertaken by researchers with the Finnish Meteorological Institute and published in August in the journal Communications Earth & Environment found that over the last 43 years, the Arctic has been warming at a rate 3.8 times faster than the global average.

NOAA’s report notes that 2021 was the coolest year for the Arctic since 2013, though it still ranked as the 13th warmest year on record. That average, as well as several extreme heat events, was enough to help push sea level rise higher.

During a massive heat wave in western North America, a temperature of 39.9°C was recorded on June 30th at Fort Smith, Northwest Territories, Canada. This was the highest temperature ever recorded above 60 degrees North latitude. Moreover, a widespread melting event on the Greenland Ice Sheet on August 14th, 2021 coincided with the first observed rainfall in the 33-year record at the Summit Station, which sits at more than 3,200 meters) above sea level.

Source: NOAA.

 

La Courbe de Keeling montre qu’en un an, les concentrations de CO2 dans l’atmosphère sont passées de 413 ppm à 416 ppm, ce qui est considérable (Source: Scripps Institution of Oceanography)