Le changement climatique provoque-t-il des divorces d’albatros? // Climate change could be causing albatross divorces

Le changement climatique et le réchauffement de la planète affectent les régions arctique et antarctique. Une étude publiée en août 2021 prévient qu’en Antarctique, les manchots empereurs disparaîtront d’ici 2100 si la banquise antarctique continue de se rétrécir au rythme actuel.
Toujours dans l’hémisphère sud, une étude récente a révélé que la hausse de température de la mer est liée à une augmentation des « divorces » chez les albatros. L’étude, publiée en novembre 2021 par la Royal Society de Nouvelle-Zélande, a révélé une augmentation des divorces chez les albatros – qui s’accouplent généralement pour la vie – pendant les années où la température de surface de la mer est plus élevée.
Les scientifiques ont observé 15 500 couples reproducteurs d’albatros à sourcils noirs sur New Island dans les Malouines sur une période de 15 ans. L’étude montre un « lien direct entre l’augmentation de température de surface de la mer et l’augmentation de la probabilité de divorce chez les oiseaux. »
Les chercheurs ont découvert que le taux de divorce moyen parmi les albatros était de 3,7%. Mais ce taux augmente les années où la température de surface de la mer est plus élevée. Il a atteint 7,7 % en 2017. Le divorce est principalement causé par une incapacité à se reproduire avec succès.
Pour leur étude, les scientifiques ont contrôlé l’établissement des couples et déterminé si au cours de la saison de reproduction suivante, les deux membres du couple ont survécu, et si au moins l’un des oiseaux s’est accouplé avec un autre individu. C’est ainsi que se définit le divorce d’un point de vue scientifique.
Les chercheurs expliquent qu’une température de surface plus basse de la mer est le signe d’eaux avec plus de nourriture, tandis que des eaux plus chaudes indiquent des conditions de ressources pauvres. En conséquence, lorsque la température de surface de la mer est plus chaude, les albatros doivent fournir plus d’efforts pour trouver de la nourriture et parcourir une plus grande zone.
Cette situation a deux impacts majeurs sur les populations d’albatros. D’une part, les oiseaux doivent passer plus de temps à faire le plein de nourriture dans ces conditions. Cela signifie qu’ils regagnent plus tard leurs colonies de reproduction, ce qui risque de provoquer une « asynchronie » entre les deux membres du couple. D’autre part, une nourriture moins abondante peut générer du stress chez les femelles. Les albatros femelles, qui initient généralement les divorces, peuvent interpréter cet excès de stress comme une mauvaise performance du partenaire et donc aller voir ailleurs et choisir un partenaire plus efficace.
Les chercheurs font remarquer que le taux de divorce parmi les albatros cités dans l’étude n’est pas forcément pas le signe que leur population va s’effondrer dans les années à venir. Cependant, d’autres études ont montré que les populations d’oiseaux marins sont en chute libre dans le monde entier.
Source : USA Today.

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Climate change and global warming are affecting both the Arctic and Antarctic regions. A study released in August 2021 warns that in Antarctica Emperor penguins will become effectively extinct by 2100 if Antarctic sea ice continues to decline at current rates,

Still in the Southern hemisphere, a recent study revealed that waming sea temperatures are linked to an increase in “divorces” among albatrosses. The research, published in November 2021 by New Zealand’s Royal Society, found an increase in the probability of divorce among albatrosses – which usually mate for life – during years with warmer sea surface temperatures.

The research examined 15,500 breeding pairs of black-browed albatrosses on New Island in the Falklands over 15 years. It shows a “direct link between the increase in sea surface temperatures and the increase in the probability of divorce.”

Researchers found that the average divorce rate among the birds was 3.7%. But the divorce rates increased in years when the sea surface temperatures were warmer, rising to 7.7% in 2017. Divorce is mainly caused by an inability to successfully reproduce.

For their study, the scientists were able to monitor the establishment of the pairs, and investigate whether in the following breeding season, both members of the pair survived, and if at least one of them mated with another individual. This is how they define divorce.

The scientists explain that lower sea surface temperatures are indicative of waters with more food, while warmer waters are indicative of resource-poor conditions. Therefore, when sea surface temperatures are warmer, the albatrosses have to struggle to find food at sea and search over a greater area.

This situation has two major impacts on the albatross populations. First, the birds have to spend longer fueling up under the conditions, which meant they return to their breeding colonies later, potentially introducing « an asynchrony » between the two members of the pair. Second, less plentiful food can induce the females to be more stressed. Some female albatrosses, which usually initiate divorces, might interpret this higher stress as a poor performance by the partner and therefore decide to go for an alternative mate.

The researchers emphasize that the divorce rates among the albatrosses cited in the study are not a signal that their immediate population will plummet in the coming years. However, other research has found that populations of the seabirds around the world are collapsing.

Source: USA Today.

Photo: C. Grandpey

 

Le nouveau comportement des ours polaires // Polar bears’ new behaviour

Une vidéo très intéressante parue en 2020 dans la revue Polar Biology montrait un ours polaire en train de s’en prendre à un renne. Les images confirment que le changement climatique et la fonte de la glace de mer obligent les espèces à adapter leur alimentation à de nouvelles conditions de vie.

De mauvaise qualité mais parfaitement lisible, la vidéo a été tournée par des scientifiques polonais dans l’archipel du Svalbard. On peut voir une ourse adulte poursuivre un renne, le tirer sous l’eau et le noyer. Quelques instants plus tard, on voit le plantigrade traîner sa proie sur le rivage afin de la dévorer.
Les scientifiques polonais ont déclaré avoir vu à deux reprises l’animal utiliser « à peu près la même méthode » pour tuer un renne, ce qui les pousse à croire qu’il pourrait s’être « spécialisé » dans la chasse au renne.

Alors que la fonte de la glace de mer s’amplifie dans l’Arctique en raison du réchauffement climatique, les chercheurs ont observé que les ours polaires passent plus de temps sur terre dans la région du Svalbard. Le manque de glace limite l’accès des ours à leur principale proie – les phoques – et les oblige à rechercher des sources de nourriture terrestres riches en calories.
Les ours polaires sont classés comme mammifères marins en raison de leur habitat et de leurs sources de nourriture. Il n’est pas impossible que les scientifiques les fassent changer de catégorie et les considèrent aussi comme des animaux terrestres.

Les chercheurs qui étudient la faune arctique n’ont trouvé aucune preuve que les ours polaires chassaient le renne avant 2000. Toutefois, en 2013, des restes de rennes ont été retrouvés à plusieurs reprises dans leurs excréments. Ils ont conclu que le renne pourrait de plus en plus faire partie intégrante du régime alimentaire des ours polaires.
Bien qu’il ne soit pas aussi gras que les phoques, le renne pourrait devenir une source de nourriture de plus en plus importante pendant les mois d’été. Les chercheurs expliquent que si les mères apprennent à leurs oursons à chasser le renne avec succès, ces derniers, qui restent avec leur mère pendant plus de deux ans, pourraient, eux aussi, devenir des chasseurs de rennes.
Les scientifiques pensent également que le nouveau comportement des ours polaires aura un impact sur les oiseaux du Svalbard, même si les phoques continueront probablement d’être la principale source de nourriture au printemps et au début de l’été. Dans un article rédigé il y a plusieurs années, j’expliquais que les ours peuvent parcourir de grandes distances pour rechercher une nourriture alternative sur terre. Ils passent beaucoup plus de temps à proximité des aires de nidification des oiseaux, en particulier les oies polaires, ce qui laisse supposer que les œufs sont devenus une source de nourriture importante. Cette chasse aux œufs à grande échelle peut dévaster les populations d’oiseaux nicheurs. Si elle se poursuit dans les années à venir, on peut se demander ce qu’il adviendra de la population d’oies. Si leur nombre diminue – ​​ce qui serait logique – cela aura un impact sur l’ensemble de l’écosystème terrestre. Par exemple, les renards arctiques dépendent des jeunes oies pour se nourrir; l’alimentation des rennes est facilitée par les oies qui paissent dans la toundra et fertilisent le sol avec leurs déjections. Toute une chaîne alimentaire sera perturbée.
Source : Médias d’information internationaux.

À la recherche de nourriture sur terre, les ours polaires peuvent rencontrer des grizzlis, notamment dans le nord de l’Alaska où ils viennent se nourrir de carcasses de baleines. L’accouplement a lieu entre les deux espèces d’ours, donnant naissance à ce que l’on a appelé les « ours pizzly. »  C’est à lire dans cette note:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2019/01/22/quand-grizzlis-et-ours-polaires-se-rencontrent-when-grizzlies-and-polar-bears-go-together/

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A very interesting video (see above) released in 2020 in the journal Polar Biology showed a polar bear attacking and killing a reindeer. It confirms that because of climate change and the melting of sea ice, the species are adapting their diet to their new living conditions.

The shaky hand-held video was shot by Polish scientists stationed in the Svalbard archipelago. One can see an adult female bear chasing a reindeer, then pulling it underwater and drowning it. Moments later the bear can be seen dragging its lifeless prey onto the shore in order to consume it.

Polish scientists said the bear was observed using “much the same method” to kill reindeer twice, leading them to think it could be becoming “specialized” at hunting the species.

As sea ice melting worsens across the Arctic due to global warming, researchers have observed polar bears are spending more time on land around Svalbard. The lack of ice is limiting the bears’ access to their primary prey, seals, forcing them to look for land-based high-calorie food sources.

Polar bears are classified as marine mammals due to their habitat and food sources, so their changing behaviour could one day lead to an adjustment as to how scientists categorize them.

Researchers studying the animals did not find evidence that polar bears had been hunting reindeer before 2000, but by 2013 their remains were found on several occasions through their scats. They concluded that reindeer could increasingly be forming a regular part of polar bear diets.

Despite not being as fatty as seals, reindeer appear to be an increasingly important food source during the summer months. Researchers say that if polar bear mothers learn to hunt reindeer efficiently, their offspring, which stay with their mothers for over two years, may also become reindeer hunters.

Scientists also believe their impact on the island’s birds will also likely increase, even though seals will likely continue to be a key food source during spring and early summer. As I put it in a post several years ago, bears may wander greater distances in search of alternative land-based food. They spend a lot more time near bird nesting grounds, which suggests eggs have become a significant food source. This type of mass egg hunting can devastate nesting bird populations. If it goes on in the coming years, one may wonder what will happen to the geese population in the future. If numbers decline – which is to be expected –it will have an impact on the whole terrestrial ecosystem. For example, Arctic foxes depend on young geese as food; reindeer food intake is facilitated by geese grazing the tundra. A whole food chain will be disrupted.

Source: International news media.

Looking for food on land, polar bears may encounter grizzlies ,especially in northern Alaska where they come to feed on the carcasses of whales. Mating occurs between the two species of bears, giving birth to what has been called « pizzly bears »:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2019/01/22/quand-grizzlis-et-ours-polaires-se-rencontrent-when-grizzlies-and-polar-bears-go-together/

Photo: C. Grandpey

Les oies polaires sont de plus en plus souvent au menu des ours blancs (Photo: C. Grandpey)

Le Grand Lac Salé (Utah) menacé par le réchauffement climatique // The Great Salt Lake (Utah) under the threat of climate change

Situé dans la partie nord de l’Utah, le Grand Lac Salé est le plus grand lac salé du continent américain et le quatrième lac endoréique* au monde. C’est aussi l’un des cinquante plus grands lacs de la planète. Une année ordinaire, la superficie du lac est de 4 400 km2 mais sa taille fluctue selon le volume des précipitations. Ainsi, en 1963, le lac ne recouvrait plus que 2 460 km2 alors que sa taille était de 8 547 km2 en 1983.
Selon un nouveau rapport publié dans le Salt Lake Tribune, le réchauffement climatique fait des ravages dans le Grand Lac Salé et le transforme en « une flaque d’eau ». Le lac s’est rétréci de façon spectaculaire et ne contient plus que la moitié de sa moyenne historique. L’Utah est l’un des nombreux États de l’Ouest des Etats Unis à connaître des conditions de sécheresse extrême que les chercheurs attribuent au réchauffement climatique. En juillet 2021, l’eau du lac a atteint un nouveau niveau catastrophique.
Le réchauffement climatique est en grande partie responsable de la vitesse à laquelle le Grand Lac Salé disparaît, mais le détournement par l’Homme des cours d’eau qui s’y déversent a également affecté son niveau. Au final, selon le Salt Lake Tribune, de plus en plus de rivages sont désormais exposés, avec une menace pour les artémias qui vivent dans ce qui reste du lac et les oiseaux qui en dépendent pour se nourrir.
Bien que l’eau du lac ne soit pas potable pour la population, elle abrite un écosystème qui présente des effets bénéfiques. Les tempêtes de neige à effet de lac, par exemple, apportent de l’eau à une grande partie de la région environnante. En revanche, l’assèchement du lac constitue une menace pour la qualité de l’air à Salt Lake City et introduit davantage de poussière dans le manteau neigeux. Comme dans l’Arctique, on observe un déclin de l’albédo, ce qui fait fondre la neige plus tôt dans l’année; cela perturbe encore davantage l’approvisionnement en eau dans l’écosystème environnant. Le lac est confronté à une séquence d’événements en cascade contre laquelle les scientifiques mettent en garde depuis longtemps.
Plus globalement, les climatologues expliquent qu’à mesure que nous changeons le climat, nous modifions également fondamentalement la quantité d’eau que nous obtenons et où nous l’obtenons; nous modifions aussi l’intensité des tempêtes, les précipitations, la sévérité des sécheresses et des inondations, la demande en eau des cultures et de la végétation qui nous entoure.
Sources : Yahoo News, Salt Lake Tribune.

* Le lac est endoréique ce qui signifie que toute l’eau entrant dans le lac en ressort uniquement par évaporation et non par un cours d’eau. Le lac est de ce fait beaucoup plus salé que les océans. En effet, les sels s’accumulent au fil des ans sans pouvoir être transportés hors du lac. La profondeur maximale du lac est 10,7 mètres, avec une moyenne de 4 mètres.

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Lying in the northern part of Utah, the Great Salt Lake is the largest salt lake of the American continent and the fourth endorheic* lake in the world. It is also one of the fifty laqrgest lakes on the planet. In a typical year, the surface area of the lake is 4,400 km2 but its size fluctuates with the amount of precipitation. Thus, in 1963, the lake covered only 2,460 km2 while its size was 8,547 km2 in 1983.
Climate change is taking a toll on the Great Salt Lake, rendering it “a puddle of its former self,” according to a new report published in the Salt Lake Tribune. The lake has shrunk dramatically and now holds only half as much as its historical average. Utah is one of several Western states experiencing extreme drought conditions that researchers have linked to climate change, and in July 2021, the lake’s water level hit a new low.

Climate change is a major driver behind the rate at which the Great Salt Lake is disappearing, but human diversion of tributaries that empty into it has also affected its water level. The result, according to the Salt Lake Tribune, is that more shoreline is now being exposed, threatening the brine shrimp that live in what remains of the lake and the birds that rely on them for food.

While the lake’s water is not drinkable for humans, it is home to an ecosystem that benefits them. Lake-effect snowstorms, for instance, help generate water for much of the surrounding area. The exposed dry lake, meanwhile, poses a threat to the air quality in Salt Lake City and is adding more dust into the snowpack, causing it to melt earlier in the year, further disrupting the supply of water in the surrounding ecosystem. It is a cascading sequence of events that scientists have long warned about.

More globally, climate scientists explain that as we change the climate, we are also fundamentally changing how much water we get and where we get it, the intensity of storms, rainfall patterns, the severity of droughts and floods, the demand for water from crops and from our natural vegetation.

Sources: Yahoo News, Salt Lake Tribune.

* The lake is endorheic which means that all the water entering the lake comes out only by evaporation and not by a stream. The lake is therefore much saltier than the oceans. This is because salts accumulate over the years without being able to be transported out of the lake. The maximum depth of the lake is 10.7 meters, with an average of 4 meters.

Photo du Grand Lac Salé prise par le satellite Sentinel -2B en août 2018 après des années de sécheresse. La différence de couleurs entre les parties nord et sud du lac est provoquée par la présence d’une ligne de chemin de fer.

Réchauffement climatique et folie météorologique (suite) // Global warming and weather insanity (continued)

Dans une note intitulée « Réchauffement climatique et folie météorologique » publiée le 4 décembre, j’expliquais que des températures anormalement élevées avaient été enregistrées dans les Etats contigus des Etats Unis. J’ai aussi écrit que, dans le même temps,il faisait un froid glacial en Alaska.
King Salmon, qui sert d’escale pour se rendre dans le Parc National du Katmai, a connu son mois de novembre le plus froid de l’histoire, avec une moyenne de -15,5°C, tandis que la température à Cold Bay atteignait une moyenne de -2,3°C. Selon le National Weather Service, plusieurs autres endroits de l’État d’Alaska ont connu l’un des cinq mois de novembre les plus froids de leur histoire.
J’expliquais aussi dans l’article du 4 décembre que le dôme de haute pression qui s’est établi au-dessus de l’ouest des États-Unis et qui a provoqué les pics de chaleur, a fait se déplacer vers le nord les zones de basse pression et les intempéries qui les accompagnent. Ce phénomène a piégé l’air froid dans la partie nord-ouest de l’Amérique du Nord. Au nord de la zone d’intempéries accompagnées d’inondations qui a frappé certaines parties de l’ouest du Canada et du nord-ouest des États-Unis, une masse d’air très froid et sec s’est installée sur l’Alaska au cours des dernières semaines. Même les zones côtières du sud, qui connaissent en général des températures modérées, ont été assez froides.
Un certain nombre de facteurs sont responsables du maintien de cet poche d’air froid en Alaska pendant tout le mois de novembre. La masse d’air froid ainsi emprisonnée a empêché l’air plus chaud de s’infiltrer dans l’Etat à une époque où il reçoit une énergie solaire faible. De plus, la banquise en mer de Béring est plus établie cette saison que par le passé, ce qui a également limité l’influence modératrice des eaux océaniques plus chaudes.
Ces événements météorologiques qui affectent les États-Unis confirment que le réchauffement climatique d’origine anthropique perturbe les conditions météorologiques dans de nombreuses régions du monde.
Source : Accuweather.

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In a post entitled « Global warming and weather insanity » released on December 4th, I explained that record high temperatures were recorded in the U.S.’ Lower 48. I also wrote that in the meantime it was freezing cold in Alaska.

King Salmon, which serves as a stopover to go to Katmai National Park, endured its coldest November on record, averaging only -15.5°C, while Cold Bay averaged -2.3°C. According to the National Weather Service, multiple other locations throughout the state endured one of their five coldest Novembers in history.

I explained in the 4 December post that the dome of high pressure that has built over the western U.S., which has influenced the record-breaking high temperatures, has shifted storm patterns to the north. That ripple effect has kept cold air trapped in the northwestern portion of North America. To the north of the series of atmospheric river storms that have hit parts of western Canada and the northwest U.S., a very cold and dry air mass has settled over Alaska for the past few weeks. Even southern coastal areas which are often moderate have been quite cold.

A number of influences are responsible for keeping that cold air trapped in Alaska for the entire month of November. The trapped mass of cold air has prevented warmer air from trickling into the state to moderate temperatures amid the loss of solar energy. On top of that, the icepack in the Bering Sea has been more established this season than in years past, which has also limited any of the moderating influences that warmer ocean waters could have.

These weather events across the U.S. tend to confirm that man-caused global warming has disrupted the weather patterns in many parts of the world.

Source: Accuweather.

Carte montrant la répartition des températures en Alaska le 3 décembre 2021 (Source: Accuweather)