Arctique : incendies et dégel du permafrost // Arctic : wildfires and permafrost thawing

J’ai écrit plusieurs articles sur le dégel du pergélisol dans l’Arctique et ses impacts sur l’environnement, en particulier en Sibérie où des pingos et des cratères sont apparus sur la Péninsule de Yamal

Le réchauffement climatique reste la principale cause du dégel du pergélisol dans la partie arctique de l’Alaska, mais une nouvelle étude prenant en compte 70 ans de données révèle que les incendies dans la toundra accélèrent ce dégel et participent à l’apparition de « thermokarst », autrement dit des affaissements brutaux de terrain provoqués par le dégel du permafrost. L’étude, intitulée « Accélération des thermokarsts dans la toundra arctique à cause du changement climatique et des incendies de végétation », est la première à prendre en compte sur plusieurs décennies le rôle du feu dans le dégel global du pergélisol.
On sait que le pergélisol arctique représente une énorme accumulation de matières végétales et animales congelées; c’est une immense réserve de carbone qui, si elle dégelait et se dégradait, pourrait plus que doubler la quantité de carbone dans l’atmosphère. Ce processus est imprévisible, est mal connu. L’objectif de cette nouvelle étude est de faire progresser notre compréhension de l’écosystème du pergélisol.
L’équipe de chercheurs a analysé 70 années d’imagerie aérienne et satellitaire pour calculer la vitesse de formation des thermokarsts dans différentes régions du nord de l’Alaska. Les scientifiques ont également utilisé des modèles d’apprentissage automatique pour déterminer les contributions relatives du changement climatique, des incendies et de la morphologie du paysage au déclin du pergélisol.

Ils ont découvert que la formation des thermokarsts s’est accélérée de 60 % depuis les années 1950. Bien que le changement climatique soit le principal moteur de cette accélération, le feu a joué un rôle non négligeable dans ce processus. Le feu n’a brûlé que 3 % du paysage arctique au cours de cette période, mais il est responsable de plus de 10 % de la formation des thermokarsts.
Les chercheurs ont découvert que des incendies à répétition dans les mêmes zones continuent d’endommager la toundra mais n’accélèrent pas davantage la formation des thermokarsts. L’étude révèle qu’un seul incendie peut accélérer la formation de thermokarsts pendant plusieurs décennies.
Les modèles prévoient que la multiplication des thermokarsts ne fera qu’augmenter avec le réchauffement climatique. En plus du dégel du pergélisol, le réchauffement de l’atmosphère assèche la toundra et augmente son inflammabilité. Il est donc probable que la foudre déclenchera davantage d’incendies, ce qui provoquera encore plus de dégradation du pergélisol.
Le dégel et l’affaissement du pergélisol ont d’autres effets sur le paysage. Par exemple, les lacs situés dans des dépressions où le pergélisol est encore gelé peuvent se vider lorsqu’il se dégrade. La disparition du pergélisol engendrera forcément un chamboulement de l’environnement arctique.
Source : médias d’information américains.

———————————————–

I have written several posts on the thawing of permafrost in the Arctic and its impacts on the environment, especially in Siberia where pingos and craters appeared on the Yamal Peninsula.

While climate change is the primary driver of permafrost degradation in Arctic Alaska, a new analysis of 70 years of data reveals that tundra fires are accelerating that decline, contributing to a phenomenon known as « thermokarst, » the abrupt collapse of ice-rich permafrost as a result of thawing. The study, entitled « Thermokarst acceleration in Arctic tundra driven by climate change and fire disturbance », is the first to calculate the role of fire on permafrost integrity over many decades.

It is known that the Arctic permafrost is a vast storehouse of frozen plant and animal matter, a carbon stockpile that, if thawed and degraded, could more than double the amount of carbon in the atmosphere. This process, which is unpredictable, is poorly understood. The aim of the new study is to advance our understanding of the permafrost ecosystem.

The research team analyzed seven decades of air and satellite imagery to calculate the rate of thermokarst formation in different regions of Arctic Alaska. The scientists also used machine-learning-based modeling to determine the relative contributions of climate change, fire disturbance and landscape features to observed permafrost declines.

They found that thermokarst formation has accelerated by 60% since the 1950s. Although climate change is the main driver of thermokarst acceleration, fire played a disproportionately large role in that process. Fire burned only 3% of the Arctic landscape in that time period but was responsible for more than 10% of thermokarst formation.

The researchers found that repeated fires in the same areas continued to damage the tundra but did not further accelerate thermokarst formation. The study reveals that a single fire can accelerate thermokarst formation for several decades.

Models predict that thermokarst will only increase with climate change. In addition to thawing permafrost, climate warming dries out the tundra, increasing its flammability. This makes it more likely that lightning strikes will spark fires, causing even more permafrost degradation.

Thawing and collapsing permafrost also leads to other landscape changes. For example, lakes sitting in frozen permafrost depressions may drain when that permafrost degrades. The loss of permafrost will inevitably upset the Arctic environment.

Source: US news media.

La toundra recouvre la majeure partie du nord de l’Alaska

Thermokarst dans le nord de l’Alaska

(Photos : C. Grandpey)

Les richesses de la Russie dans l’Arctique // Russia’s wealth in the Arctic

Avec la fonte de la banquise et de la glace de mer, de nouvelles voies de navigation comme la Route Maritime du Nord s’ouvrent dans l’Arctique et l’extraction de minéraux précieux devient beaucoup plus facile. La Russie – qui détient la plus grande partie de l’Arctique – a parfaitement compris tous les avantages qu’elle peut tirer de la nouvelle donne. L’Arctique semble être la version moderne de la caverne d’Ali Baba. Il y a de tout dans l’Arctique en matière de ressources naturelles, mais la rigueur du climat et le manque d’infrastructures ont, jusqu’à présent, entravé l’exploitation de ces richesses. Elles n’étaient pas, non plus, indispensables dans une économie basée sur les combustibles fossiles.
Aujourd’hui, avec l’envolée de la demande croissante en métaux conventionnels et pour certains minéraux considérés comme essentiels dans la transition énergétique comme le cobalt ou les terres rares, il semble y avoir une volonté, au moins en Russie, de favoriser le développement des ressources qui se cachent dans le nord inhospitalier.
Il suffit de prendre l’exemple du cuivre. Le métal est largement utilisé dans les véhicules électriques. Alors que le moteur à combustion interne classique contient environ 20 kilos de cuivre, la voiture électrique en contient jusqu’à quatre fois plus. Il n’est donc pas étonnant que la demande de cuivre pour la fabrication des véhicules électriques augmente énormément entre 2020 et 2030.
L’Arctique russe possède également d’importantes réserves de lithium. Les gisements de lithium en Sibérie orientale et en Yakoutie pourraient fournir 3,5 % du lithium de la planète d’ici 2025.
L’importance grandissante de ces minerais est la raison pour laquelle la Russie envisage de construire cinq nouvelles centrales nucléaires flottantes, toutes destinées à alimenter des projets miniers. L’option nucléaire a été préférée par le Kremlin à l’idée de centrales à gaz flottantes. Les cinq centrales nucléaires flottantes coûteront 2,2 milliards de dollars.
Les centrales électriques flottantes sont la première étape à franchir sur la voie du développement des ressources en métaux et en minerais dans l’Arctique russe. Sans électricité, la construction des routes et d’autres infrastructures vitales dans le cadre d’un projet minier serait beaucoup plus difficile. Avec l’électricité, le principal problème est résolu.
L’économie mondiale vise une transition progressive vers une énergie décarbonée, et c’est en train de devenir une réalité en Russie où le Premier ministre a déclaré : « Il faut se préparer à une réduction progressive de l’utilisation des combustibles traditionnels : pétrole, gaz, charbon. Il faut améliorer l’efficacité énergétique, développer les énergies alternatives, construire des infrastructures appropriées. »
La Russie, en d’autres termes, commence à se préparer à un monde post-fossiles, ou du moins à un monde qui a moins besoin des hydrocarbures utilisés depuis près de 200 ans. Ce monde remplacera les hydrocarbures par des métaux et des minéraux. Heureusement pour la Russie, elle a tout ce qu’il faut : beaucoup d’hydrocarbures, de métaux et de minéraux.
Source : Yahoo News.

———————————————

With the melting of sea ice, new shipping lanes like the Northern Sea Route are opening in the Arctic and the mining of precious minerals is getting much easier. Russia – which owns most of Arctic – has perfectly understood all the benefits it can draw from the new situation. The Arctic seems to be the modern version of Ali Baba’s treasure cave.There is everything in the Arctic in terms of natural resources, but the harsh climate and lack of basic infrastructure have up to now interfered with the development of these resources. There has also not been much need for them in a fossil fuel-based economy.

Now, with the surge in demand expected for most basic metals and certain minerals considered critical for the energy transition such as cobalt or rare earths, there seems to be strong motivation, at least in Russia, to push ahead with resource development in the inhospitable northern region.

Take copper, for example. The metal is used abundantly in electric vehicles. If the average internal combustion engine contains about 20 kilos of copper, the average electric car contains as much as four times that. No wonder, then, that copper demand from the EV industry alone is set to grow enormously between 2020 and 2030.

The Russian Arctic has also significant lithium reserves.The lithium deposits in eastern Siberia and Yakutia might become the source of 3.5 percent of the world’s lithium by 2025.

This is rthe reason why the country plans to build five more floating nuclear power plants, all to supply mining projects. The nuclear option was preferred by the Kremlin to the idea for floating gas-fired power plants. The five floating power plants will cost $2.2 billion.

Floating power plants are the first step that needs to be made on the road to the development of Russia’s metal and mineral wealth in the Arctic. Without electricity, the task of building roads and other vital infrastructure for a mining project is a lot more challenging. With electricity, the first big problem is solved.

The world economy is aimed at a gradual transition to low-carbon energy, and this is already a new reality. Russia’s Prime Minister, said : « It is necessary to prepare for a step-by-step reduction in the use of traditional fuels: oil, gas, coal. It is necessary to improve energy efficiency, develop alternative energy, build appropriate infrastructure.

Russia, in other words, is beginning to prepare for a post-fossil fuel world, or at least a world that needs less of the hydrocarbons that have fuelled it for close to 200 years now. This world will replace hydrocarbons with metals and minerals. Fortunately for Russia, it has a lot of both hydrocarbons and metals and minerals.

Source: Yahoo News.

Extrême nord russe (Source: Wikipedia)

La fonte des glaciers himalayens // The melting of Himalayan glaciers

Une nouvelle étude effectuée par des chercheurs britanniques et parue dans la revue Scientific Reports confirme que les glaciers de l’Himalaya fondent à un rythme « exceptionnel » en raison du réchauffement climatique. Le phénomène menace l’approvisionnement en eau de millions de personnes en Asie. L’étude révèle également que les glaciers himalayens reculent beaucoup plus rapidement que leurs homologues dans d’autres parties du monde.
Elle montre clairement que la glace de l’Himalaya disparaît à un rythme au moins 10 fois supérieur à la tendance au cours des siècles passés. Cette accélération de la fonte est apparue au cours des dernières décennies et coïncide avec le changement climatique d’origine anthropique.
Les chercheurs ont calculé que les glaciers himalayens ont perdu environ 40 % de leur superficie au cours des derniers siècles. Un rapport publié en 2019 explique que cette situation est d’autant plus inquiétante que ces glaciers sont une source d’eau essentielle pour environ 250 millions de personnes dans les montagnes et 1,65 milliard d’habitants dans les vallées fluviales en aval, dont celles du Gange, de l’Indus et du Brahmapoutre.
La chaîne himalayenne héberge la troisième plus grande quantité de glace dans le monde, après l’Antarctique et l’Arctique. La région est souvent considérée comme le «Troisième pôle» de la planète en raison de son énorme réserve de glace.
Bien que les montagnes existent depuis des dizaines de millions d’années, leurs glaciers sont extrêmement sensibles au changement climatique. Depuis les années 1970, lorsque le réchauffement climatique a été observé pour la première fois, ces énormes masses de glace se sont progressivement amincies et ont reculé.
La dernière étude rappelle que nous devons agir de toute urgence pour atténuer l’impact du changement climatique d’origine humaine sur les glaciers. Les habitants de la région constatent déjà des changements qui dépassent tout ce qui a été observé depuis des siècles. Ils s’accélèrent et auront un impact significatif sur des pays et des régions entières.
Source : Yahoo News, USA Today.

——————————————–

A new study by British researchers, which appeared in the journal Scientific Reports, confirms that glaciers in the Himalayas are melting at an « exceptional » rate because of global warming, threatening the water supply of millions of people in Asia. The study reveals that Himalayan glaciers are shrinking far more rapidly than glaciers in other parts of the world.

The study clearly show that ice is now being lost from Himalayan glaciers at a rate that is at least 10 times higher than the average rate over past centuries. This acceleration in the rate of loss has only emerged within the last few decades and coincides with human-induced climate change.

Researchers have calculated that Himalayan glaciers have lost roughly 40% of their area in the past several hundred years. This is all the more worrying as the glaciers are a critical source of water for about 250 million people in the mountains and an additional 1.65 billion who live in the river valleys below, according to a report in 2019. These rivers include the Ganges, Indus and Brahmaputra.

The Himalayan mountain range is home to the world’s third-largest amount of glacier ice, after Antarctica and the Arctic. The region is often referred to as the world’s “Third Pole” for its huge store of ice.

Though the mountains are tens of millions of years old, their glaciers are extremely sensitive to the changing climate. Since the 1970s, when global warming first set in, these huge masses of ice have steadily thinned and retreated.

The last study is a reminder that we must act urgently to reduce and mitigate the impact of human-made climate change on the glaciers. People in the region are already seeing changes that are beyond anything witnessed for centuries. Those changes are accelerating and they will have a significant impact on entire nations and regions.

Source: Yahoo News, USA Today.

Source: NASA

New York abandonne le chauffage au gaz // New York gives up gas heating

On a souvent reproché aux grands pollueurs comme la Chine, la Russie et les États-Unis d’ignorer le réchauffement climatique et son impact sur notre planète. Pourtant, les autorités new-yorkaises viennent de prendre une décision qui fera date dans la lutte contre le changement climatique. Le conseil municipal a voté à une écrasante majorité le 15 décembre 2021 l’interdiction de raccordement des nouveaux bâtiments au réseau de gaz. La nouvelle loi interdit les nouvelles cuisinières, chaudières et autres appareils de chauffage à gaz dans les nouveaux bâtiments et ceux qui sont soumis à des rénovations.
Avec cette décision, les autorités new-yorkaises indiquent clairement que la prochaine génération de bâtiments sera composée uniquement de bâtiments électriques. Elles envoient un message fort au reste du monde et montrent que si cela peut être fait à New York, cela peut être fait n’importe où ailleurs.
New York est la plus grande ville des États-Unis et de loin la plus grande métropole à décréter une interdiction des nouveaux raccordements au réseau de gaz. Auparavant, seule une poignée de villes de la côte pacifique, comme San Jose et Berkeley en Californie, avaient mis en place de telles politiques.
Même si, au début, l’impact sur les émissions de gaz à effet de serre sera modeste, il prendra de l’ampleur avec le temps. Selon le bureau du maire pour la durabilité, la combustion des combustibles fossiles pour le chauffage et l’eau chaude représente 40 % des émissions de gaz à effet de serre de la ville de New York. Une étude a révélé que d’ici 2040, la nouvelle loi permettra de réduire les émissions de gaz nocifs de l’équivalent des gaz d’échappement de 450 000 voitures.
Le chaudières et les cuisinières à gaz seront remplacées par des cuisinières et radiateurs électriques. Bien que la production d’électricité de la ville de New York ne soit pas propre à 100%, le passage du gaz à l’électricité générera moins d’émissions polluantes. Il s’agit d’une avancée significative dans les efforts visant à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et à réduire la dépendance aux combustibles fossiles.
Bien que le projet de loi ait été adopté à une écrasante majorité, il a demandé des semaines d’âpres négociations en coulisses sur les détails. Le secteur immobilier, bien que pas totalement opposé, a plaidé avec succès pour des délais de mise en œuvre. Ainsi, la loi entrera en vigueur en décembre 2023 pour les immeubles de six étages ou moins et en 2027 pour les immeubles plus hauts.
Les écologistes espèrent que d’autres villes suivront l’exemple de New York, mais il faudrait garder à l’esprit que la politique de transition des combustibles fossiles est beaucoup plus favorable à New York où les Démocrates détiennent une large majorité au conseil municipal et dans les deux chambres de l’Assemblée législative de l’État. Sans surprise, dans 20 autres États, les législatures d’État dominées par les Républicains ont adopté des lois empêchant les villes d’établir des codes de construction plus écologiques.
Source : Yahoo News.

Il est bon de rappeler que l’installation ou le remplacement de chaudières au fuel sera interdit en France à partir de “mi-2022” (donc certainement au début de l’été) au lieu du 1er janvier 2022 comme initialement annoncé. Il sera toujours possible de réparer les installations au fioul existantes. Des dérogations sont prévues, notamment pour les foyers vivant dans des zones rurales non raccordées au gaz de ville. L’objectif n’est pas d’interdire purement et simplement de se chauffer au fioul, mais d’encourager une sortie progressive de ce mode de chauffage cher et polluant.

—————————————————

Major polluters like China, Russia and the United States have often been reproached for ignoring global warming and its impact on outr planet. However, in a landmark moment for the effort to combat climate change, the New York City Council voted overwhelmingly on December 15th, 2021 to ban gas hookups in new buildings. The new law bans new gas stoves, boilers and heaters in new buildings and buildings that undergo gut renovations.

With this decision, New York authorities are making it clear that the next generation of buildings will be electric buildings.They day they are sending a message to the world that if it can be done in New York, it can be done anywhere.

New York is the largest city in the United States and by far the largest in the country to adopt a ban on new gas hookups. Previously, only a handful of cities on the Pqacific coast, such as San Jose and Berkeley in California, had such policies in place.

While the initial effect on greenhouse gas emissions will be modest, it will grow over time. Burning fossil fuels for heat and hot water accounts for 40 percent of New York City’s greenhouse gas emissions, according to the Mayor’s Office of Sustainability. A study has found that by 2040, the new law will reduce emissions by the equivalent of taking 450,000 cars off the road.

In the absence of gas for heating, hot water and cooking, those services will be provided by electric stoves and heaters. Although New York City’s electricity generation portfolio is not 100 percent clean, switching from burning gas on-site to using electricity has a lower emissions output. It is a significant step forward in the efforts to reach carbon neutrality by 2050 and reducethe reliance on fossil fuels.

Although the bill was adopted with an overwhelming majority, its passage marked the culmination of weeks of behind-the-scenes negotiations over the details. The real estate industry, though not wholly opposed, successfully advocated for delays in implementation: The law will take effect in December 2023 for buildings of six stories or less and in 2027 for taller buildings.

While environmentalists hope other cities will follow in New York City’s footsteps, the politics of transitioning away from fossil fuels are much more favorable in New York, where Democrats currently hold a large majority on the city council and in both chambers of the state Legislature. With no surprise, in 20 states, Republican-dominated state legislatures have passed laws preempting cities’ ability to set greener building codes.

Source: Yahoo News.

It should be remembered that the installation or replacement of oil-fired boilers will be prohibited in France from “mid-2022” (which means the beginning of summer) instead of January 1st , 2022 as initially announced. . It will still be possible to repair existing oil installations. Exemptions are planned, in particular for households living in rural areas not connected to town gas. The objective is not to ban fuel heating altogether, but to encourage a gradual exit from this expensive and polluting method of heating.

 Photo: C. Grandpey