Jour de la Terre : les volcans et notre environnement // Earth Day : volcanoes and our environment

Ces derniers jours en France, tous les bulletins d’information étaient focalisés sur l’élection présidentielle. Les médias ont laissé de côté la pandémie de Covid-19, et pas un mot n’a été prononcé sur le Jour de la Terre – Earth Day – le 22 avril. Comme je l’ai écrit précédemment, personne ne se soucie du sort de notre planète. Le Jour de la Terre a été créé le 22 avril 1970 pour sensibiliser le public aux effets nocifs de l’industrialisation sur l’environnement.
Dans son dernier article Volcano Watch, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) explique que la participation au Jour de la Terre peut se limiter à une démarche très simple comme éteindre la lumière en sortant d’une pièce. Pour nombreuses personnes – au moins aux Etats Unis – c’est une occasion de se renseigner sa propre empreinte carbone. C’est également le bon moment pour réfléchir à l’influence des événements naturels sur notre environnement.
Par exemple, on sait que la végétation disparaît sur les pentes d’un volcan juste après une éruption. Lors d’une puissante éruption, la flore et la faune sont détruites par la cendre, les gaz volcaniques, la lave ou même les lahars. Le paysage ainsi bouleversé semble inhospitalier au début, mais au bout d’un certain temps, les dépôts volcaniques se décomposent et libèrent des nutriments sur lesquels les plantes se développent. Dans la partie orientale de l’île d’Hawaii, exposée au vent et à l’humidité, les importantes précipitations accélèrent la croissance des plantes. En conséquence, la région peut passer d’une coulée de lave stérile à une forêt tropicale florissante en moins de 150 ans.
L’influence volcanique ne se limite pas à la surface du sol à proximité du volcan. Les panaches de cendres provenant de grandes éruptions peuvent bloquer temporairement le soleil, transformant le jour le plus clair en nuit la plus sombre. L’obscurité peut durer de quelques heures à quelques jours, jusqu’au moment où les particules de cendres sont redescendues à la surface de la Terre. Cependant, les plus petites particules restent en suspension dans la haute atmosphère et sont transportées par les vents sur des milliers de kilomètres. Ces particules sont des milliards de minuscules miroirs qui renvoient le rayonnement solaire dans l’espace. De la même façon, le SO2 se mélange aux gouttelettes d’eau dans l’atmosphère et bloque lui aussi le rayonnement solaire.

De grandes éruptions volcaniques peuvent bloquer le rayonnement solaire au point d’affecter brièvement le climat. Par exemple, l’éruption du Krakatau en Indonésie en 1883 a plongé la région dans l’obscurité totale pendant deux jours et demi et a fait baisser la température de la planète pendant cinq ans. L’éruption encore plus importante du Tambora en 1815 a provoqué «l’année sans été» en Europe et l’Amérique du Nord. Cependant, le refroidissement global généré par les éruptions volcaniques n’est que temporaire et n’est pas une solution à la crise du réchauffement climatique que connaît notre planète.
Les volcans émettent également des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, mais une seule éruption n’entraîne pas une hausse significative des températures à l’échelle de la planète. Une telle hausse a été observée il y a des millions d’années lorsque des événements volcaniques à grande échelle comme les Trapps de Sibérie ont duré des millions d’années et ont produit d’énormes quantités de lave à travers cette région. Ces éruptions ont produit des champs de lave constitués de nombreuses et vastes coulées de lave qui se sont empilées les unes sur les autres. L’éruption desTrapps de Sibérie a provoqué le plus grand événement d’extinction de masse jamais observé sur Terre. Les gaz volcaniques ont largement contribué à l’événement d’extinction, mais le magma a également mis le feu à d’énormes gisements de charbon souterrains qui ont libéré de grandes quantités de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre.
Aujourd’hui, les activités humaines produisent chaque année 100 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que les volcans de la planète. En d’autres termes, le Mont St. Helens devrait entrer en éruption plus de 3 500 fois par an pour atteindre les émissions anthropiques de CO2. Les volcans influencent notre environnement local et le climat mondial, mais il ne faut pas compter sur eux pour résoudre nos problèmes climatiques actuels.
Source : Surveillance des volcans, USGS, HVO.

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These last days in France , all the news bulletins were focused on the presidential election. The media left aside the Covid-19 pandemic, and not a word was pronounced about Earth Day which as supposed to be celebrated on April 22nd. As I put id before, nobody cares about the fate of our planet. Earth Day was first established on April 22, 1970, to raise awareness of some of the harmful effects industrialization was having on the environment.

In its latest Volcano Watch article, HVO explains that participating in Earth Day can be as simple as remembering to turn off the light when you leave a room. Many people use Earth Day as an opportunity to educate themselves on their own personal carbon footprint It is also the right moment to think about how natural events influence environmental change.

For example, vegetation disappears on the slopes of a volcano, following an eruption. Depending on the scale of the eruption, the surrounding flora and fauna have probably been devastated by some combination of ash, volcanic gas, lava, or lahars. The resulting landscape seems inhospitable at first, but over time the volcanic deposits break down and release nutrients on which plants thrive. On the windward and wet east side of the Island of Hawaii, the substantial rainfall drives faster rates of plant growth, meaning the region can go from a barren and young lava flow to a thriving rainforest in under 150 years!

Volcanic influence is not limited to the nearby ground surface. Ash plumes from large explosive eruptions can temporarily block out the sun, turning the clearest day into the darkest night. The darkness can last from hours to days, or until most of the ash particles make their way back down to Earth’s surface. However, the smallest particles remain suspended high in the atmosphere, carried by wind currents for thousands of kilometers. These particles are trillions of tiny mirrors reflecting solar radiation back into space. SO2 combines with water droplets in the atmosphere and blocks solar radiation in the same way. Large volcanic eruptions can block so much solar radiation in this way that they briefly impact the climate. For instance, the 1883 eruption of Krakatoa in Indonesia plunged the region into total darkness for two and a half days and lowered global temperature for five years. An even larger eruption from Mount Tambora in 1815 resulted in “the year without summer” across Europe and North America. However, global cooling brought on by volcanic eruptions is only temporary and is not a solution to the current climate change crisis our planet is currently experiencing.

Volcanoes also regularly emit greenhouse gases into the atmosphere, but we will not notice any significant rise in global temperatures due to a single volcanic eruption. For that, have to look back millions of years ago when volcanic events occurred, creating the Siberian Traps, for example. These were large-scale eruptions that spanned millions of years and spewed enormous amounts of lava across Siberia. They produced lava fields made up of numerous and extensive lava flows stacked on one another. The Siberian Traps eruption caused the largest identified mass extinction event on Earth. Emissions of volcanic gases were a major contribution to the extinction event, but the magma also ignited huge underground coal deposits that released vast amounts of carbon dioxide (CO2) and other greenhouse gases.

Today, human activities annually produce more than 100 times the greenhouse gas emissions than global volcanism. In other words, Mount St. Helens would have to erupt over 3,500 times a year to match human CO2 emissions. Volcanoes influence our local environment and global climate, but we should not rely on them to solve our current climate woes.

Source: Volcano Watch, USGS, HVO.

 

Les sabres d’argent dans le cratère Haleakala (Maui), les épilobes sur les flancs du Mont St. Helens (Etat de Washington) ; les arbustes d’‘ŏhi‘a lehua sur la lave du Kīlauea (Hawaii) sont des exemples de la rapidité avec laquelle la végétation réapparaît après une éruption volcanique (Photos : C. Grandpey) .

La renaissance des mammouths? // The rebirth of mammoths?

L’utilisation d’ADN prélevé sur des restes de mammouths dans le permafrost pour « ressusciter génétiquement » une espèce animale disparue semble sur la bonne voie. En effet, en septembre 2021 a été crée une société qui vise à faire réapparaître des mammouths laineux des milliers d’années après leur disparition dans la toundra arctique.
Grâce à un financement de 15 millions de dollars, un professeur de génétique de l’Université de Harvard, connu pour ses travaux sur le séquençage du génome et l’épissage de gènes, espère que le projet pourra « inaugurer une ère où les mammouths déambuleront à nouveau dans la toundra arctique ». En compagnie d’autres chercheurs; il espère également que cette espèce animale nouvellement créée pourra jouer un rôle dans la lutte contre le changement climatique.
Les chercheurs proposent en fait de créer un hybride à l’aide d’un outil d’édition de gènes connu sous le nom de CRISPR-Cas9. Il s’agira d’épisser des échantillons d’ADN récupérés sur des mammouths congelés dans un échantillon d’ADN d’éléphant d’Asie, le parent le plus proche du mammouth. L’animal qui résultera de cette manipulation aura pour nom « mammophant »; il ressemblera et se comportera probablement comme un mammouth laineux.
Plusieurs scientifiques pensent que la résurrection du mammouth comblera un vide dans l’écosystème laissé derrière eux par ces animaux il y a environ 10 000 ans, en sachant que certaines populations isolées sont restées en Sibérie jusqu’à environ 1 700 avant notre ère Les plus gros mammouths mesuraient plus de 3 mètres au garrot et pesaient jusqu’à 15 tonnes.
Autrefois, les mammouths grattaient la couche de neige pour que l’air froid puisse atteindre le sol et maintenir le pergélisol en l’état. Après leur disparition, la neige accumulée, avec ses propriétés isolantes, a entraîné le réchauffement du pergélisol, ce qui a contribué à libérer des gaz à effet de serre. Certains chercheurs sont persuadés que le retour des mammouths, ou du moins d’hybrides, dans l’Arctique pourrai inverser cette tendance.
Cependant, un professeur de génétique évolutive au Centre de paléogénétique de Stockholm est sceptique quant à cette hypothèse. Il ne pense pas que la réapparition des mammouths aura un impact mesurable sur le changement climatique. Selon lui, rien ne vient étayer l’hypothèse selon laquelle le piétinement d’un très grand nombre de mammouths aurait un impact sur le changement climatique. Au contraire, cela pourrait avoir un effet négatif sur les températures.
Au final, la question est de savoir s’il est souhaitable de faire réapparaître les mammouths. Un scientifique du Wisconsin a déclaré que si on pouvait créer un mammouth ou au moins un éléphant qui ressemble à un mammouth capable de survivre en Sibérie, on pourrait faire à peu près la même chose pour le rhinocéros blanc ou le panda géant. Pour les animaux dont la « diversité génétique diminue », l’ajout de gènes plus anciens provenant d’archives fossiles ou de gènes entièrement nouveaux pourrait améliorer la santé de ces populations.
D’autres chercheurs ne veulent pas voir les mammouths revenir. Selon eux, il ne sera jamais possible de créer une espèce identique à 100 %. De plus, la volonté de régénérer les mammouths soulève un problème éthique. En effet, bien que l’extinction des mammouths il y a des milliers d’années ait laissé un vide dans l’écosystème, cet écosystème s’est vraisemblablement adapté, au moins imparfaitement, à leur absence. Réintroduire une espèce qui a toutes les caractéristiques ayant existé au Pléistocène ne signifie pas nécessairement qu’elle va survivre aujourd’hui. Certains chercheurs ajoutent qu’il y a des plantes et des animaux qui vivaient aux côtés du mammouth et qui ont disparu depuis longtemps ou ont considérablement diminué leur aire de répartition, et le simple fait de ramener le mammouth ne les fera pas revenir.
La « désextinction » proposée des mammouths soulève d’autres questions éthiques. Le mammouth n’était pas simplement un ensemble de gènes, c’était aussi un animal social, comme l’est l’éléphant d’Asie de nos jours On peut se demander ce qui se passera avec l’hybride éléphant-mammouth. Comment sera-t-il accueilli par les éléphants ? »
Tout cela, bien sûr, suppose que la création d’un mammophant soit possible. Les chercheurs espèrent produire un embryon dans six ans. Mais avec quelque 1,4 million de mutations génétiques individuelles qui séparent les créatures anciennes des éléphants d’Asie, la tâche d’épissage génétique représentera probablement un travail de mammouth!.

Source : Médias d’information américains.

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Using recovered DNA to « genetically resurrect » an extinct species moved closer to reality in September 2021 with the creation of a new company that aims to bring back woolly mammoths thousands of years after the last of the giants disappeared from the Arctic tundra.

Thanks to a $15 million infusion of funding, a Harvard University genetics professor, known for his pioneering work in genome sequencing and gene splicing, hopes the company can usher in an era when mammoths « walk the Arctic tundra again. » He and other researchers also hope that a revived species can play a role in combating climate change.

What is being proposed is actually a hybrid created using a gene-editing tool known as CRISPR-Cas9 to splice bits of DNA recovered from frozen mammoth specimens into that of an Asian elephant, the mammoth’s closest living relative. The resulting animal, known as a « mammophant », would look, and presumably behave, much like a woolly mammoth.

Several scientists believe that resurrecting the mammoth would plug a hole in the ecosystem left by their decline about 10,000 years ago, although some isolated populations are thought to have remained in Siberia until about 1,700 B.C. The largest mammoths stood more than 3 meters at the shoulder and are believed to have weighed as much as 15 tons.

Mammoths once scraped away layers of snow so that cold air could reach the soil and maintain the permafrost. After they disappeared, the accumulated snow, with its insulating properties, meant the permafrost began to warm, releasing greenhouse gases. The researchers argue that returning mammoths, or at least hybrids, to the Arctic could reverse that trend.

However, a professor in evolutionary genetics at the Stockholm-based Centre for Palaeogenetics, is skeptical of that claim. He does not think that this will have any measurable impact on the rate of climate change in the future, even if it were to succeed. In his opinion, there is no evidence in support of the hypothesis that trampling of a very large number of mammoths would have any impact on climate change, and it could equally well have a negative effect on temperatures.

In short, the question is : Should we bring back mammoths? A Wisconsin scientists said that if you can create a mammoth or at least an elephant that looks like a good copy of a mammoth that could survive in Siberia, you could do quite the same for the white rhino or the giant panda. Especially for animals that have « dwindling genetic diversity », adding older genes from the fossil record or entirely new genes could increase the health of those populations.

Other researchers insist that they don’t want to see mammoths come back. They say it will never be possible to create a species that is 100% identical. Moreover, the expressed aim to regenerate mammoths also brings up another ethical concern: Although the extinction of the mammoth thousands of years ago left a gap in the ecosystem, that ecosystem has presumably now adapted, at least imperfectly, to their absence. Bringing back something that has all the characteristics that would have thrived in the Pleistocene does not necessarily mean it is going to survive today. Some researchers add that there were plants and animals that were living alongside the mammoth that are now long gone or have drastically shrunk in their range, and just bringing back the mammoth will not bring those back.

The proposed ‘de-extinction’ of mammoths raises more ethical issues. The mammoth was not simply a set of genes, it was a social animal, as is the modern Asian elephant. One may wonder what will happen when the elephant-mammoth hybrid is born. How will it be greeted by elephants? »

All of this, of course, assumes that producing a mammophant is even possible. Reseaqrchers hope to produce an embryo in six years. But with an estimated 1.4 million individual genetic mutations separating the ancient creatures from Asian elephants, the task of gene splicing could prove a mammoth undertaking.

Source : American news media.

Représentation d’un mammouth laineux au Musée Royal de Colombie-Britannique (Photo: C. Grandpey)

Progrès des énergies renouvelables, mais il reste beaucoup à faire // Progress of renewable energy, but there’s a lot to do

Selon un rapport du groupe de réflexion indépendant Ember sur le climat, l’énergie solaire et éolienne pourrait permettre de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C si la progression de 20 % sur 10 ans de ces énergies renouvelables peut être maintenue jusqu’en 2030.
L’énergie solaire a connu une croissance de 23 % dans le monde en 2021, tandis que son homologue éolienne a augmenté de 14 % sur la même période. Ensemble, ces deux sources renouvelables représentaient l’an passé 10,3 % de la production d’électricité à l’échelle de la planète, avec une hausse de 1 % par rapport à 2020.
Les Pays-Bas, l’Australie et le Vietnam ont enregistré les taux de croissance les plus rapides en matière de sources d’énergie renouvelables. Ces pays ont transféré environ 10 % de leur demande d’électricité des combustibles fossiles vers l’éolien et le solaire au cours des deux dernières années.
Le rapport Ember indique que « si ces tendances peuvent être reproduites à l’échelle mondiale et maintenues, le secteur de l’électricité sera sur la bonne voie pour atteindre l’objectif de 1,5°C ».
Le principal problème qui ralentit actuellement le développement des énergies renouvelables concerne les contraintes sur le terrain telles que l’obtention des permis d’installation. Il est urgent que les gouvernements trouvent des solutions pour surmonter ces obstacles.
Cependant, malgré les gains de l’éolien et du solaire, la production d’électricité au charbon a connu sa croissance la plus rapide depuis au moins 1985, avec une hausse de 9 % en 2021 à 10 042 térawattheures (TWh), soit 59 % de l’augmentation de la demande totale en énergie. 2021 a vu la plus forte augmentation annuelle – 1 414 TWh – de la demande mondiale d’électricité, soit une hausse de 5,4 %. C’est comme si l’Inde était venue s’ajouter une deuxième fois à la demande mondiale.
Le plus grand investissement dans les sources d’énergie renouvelables a été enregistré en Chine, avec une hausse de 13 % en 2021 par rapport aux niveaux d’avant la pandémie en 2019. Le pays dépend encore largement du charbon pour la production d’électricité, mais a dépassé le dixième de la production d’électricité à partir de l’énergie éolienne et solaire. pour la première fois en 2021. A noter que six autres pays ont fait de même. Le rapport Ember précise que la Chine « montre non seulement des niveaux records d’énergie éolienne et solaire, mais aussi des niveaux record d’électricité propre comme l’hydroélectricité, le nucléaire et la bioénergie, avec comme conséquence le début d’une baisse de la production de charbon. Ce que l’on ne sait pas, c’est à quelle vitesse ce transfert d’énergie se fera. » En effet,la Chine persiste à utiliser le charbon comme un élément vital de sa stratégie énergétique au moment où elle tente d’équilibrer la stabilité économique avec ses objectifs climatiques sur le long terme. Cette politique risque de prendre beaucoup de temps.
Source : Yahoo Nouvelles.

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According to a report from the independent climate think tank Ember, solar and wind power can grow enough to limit global warming to 1.5°C if the 10-year average compound growth rate of 20% can be maintained to 2030.

Solar generation rose 23% globally in 2021, while wind supply gained 14% over the same period. Together, both renewable sources accounted for 10.3% of total global electricity generation, up 1% from 2020.

The Netherlands, Australia and Vietnam had the fastest growth rates for the renewable sources, switching around 10% of their electricity demand from fossil fuels to wind and solar in the last two years.

The Ember report saus that « if these trends can be replicated globally, and sustained, the power sector would be on track for 1.5 degree goal. »

The main issue currently slowing the growth rate is on-the-ground constraints like permitting, and governments should find solutions to overcome these obstacles.

However, despite gains in wind and solar, coal-fired power generation saw its fastest growth since at least 1985, up 9% in 2021 at 10,042 terawatt hours (TWh), or 59% of the total demand rise. This came in a year of rapid demand recovery, as 2021 saw the largest recorded annual increase of 1,414 TWh in global electricity demand, up 5.4% and the equivalent of adding a new India to global demand.

The biggest demand for renewable energy sources was recorded in China, up 13% in 2021 compared to pre-pandemic levels in 2019. The country relies largely on coal for power production, but passed the one-tenth of power generation from wind and solar landmark for the first time in 2021 along with six other countries. The Ember report specifies that China « is installing not only record levels of wind and solar, but also installing record levels of clean electricity like hydro, nuclear and bioenergy which means their coal generation will start falling.What’s not clear is how quickly that will be, » China insists to continue to use coal as a vital part of its energy strategy, as it bids to balance economic stability with its longer-term climate goals. This policy is likely to take a lot of time.

Source : Yahoo News.

Les énergies renouvelables en Chine (Source : Wikipedia)

Les glaciers norvégiens livrent leurs secrets // Norwegian glaciers reveal their secrets

Les glaciers scandinaves, ceux de Norvège en particulier, sont victimes du réchauffement climatique. Comme ailleurs dans le monde, ils rendent en fondant et reculant des objets qu’ils avaient conservés pendant plusieurs décennies, voire plusieurs siècle. Ce n’est donc pas la première fois que d’anciens artefacts retrouvent la lumière.

En 2011, une équipe scientifique a découvert une tunique en laine incroyablement bien préservée, portée il y a environ 1 600 ans, au niveau d’un col jadis emprunté par les Vikings.

En 2020, une équipe d’archéologues a également annoncé la découverte de centaines d’ossements, de bois de rennes et de dizaines de flèches dans les montagnes de Jotunheimen.

Plus récemment, sept ans après avoir découvert un ski dans la glace du Digervarden, une équipe a mis la main sur un second ski, complétant ainsi la plus vieille paire de skis jamais découverte.

En 2022, des archéologues annoncent avoir fouillé plusieurs « caches » édifiées il y a plus de 1700 ans par des chasseurs de rennes. Une quarantaine de ces caches en demi-cercle derrière lesquelles il était possible de se poster ont déjà été découvertes il y a quatre ans. La fonte des glaces a également mis à nu quelques pointes de flèches et plusieurs bâtons d’effarouchement. En fonction du temps et du vent et de l’endroit où se trouvaient les rennes, les chasseurs plantaient ces bâtons dans le sol glacé de sorte que les rennes, effrayés par le bruit, se déplaçaient dans la direction opposée, vers les caches en pierre.

Les habitants de la région vivaient à l’époque dans de petites colonies en contre-bas dans les vallées. Certains grimpaient alors sur la montagne, jusqu’à 1900 mètres d’altitude, pour aller chasser.

Source: presse internationale.

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Scandinavian glaciers, those in Norway in particular, are deeply affected by global warming. As elsewhere in the world, they give back, while melting and shrinking, objects that they had kept for several decades, even several centuries. So this isn’t the first time that ancient artifacts have come to light again.
In 2011, a scientific team discovered an incredibly well-preserved woolen tunic worn around 1,600 years ago at a mountain pass once used by the Vikings.
In 2020, a team of archaeologists also announced the discovery of hundreds of bones, reindeer antlers and dozens of arrows in the mountains of Jotunheimen.
More recently, seven years after discovering a ski in the ice of Digervarden, a team got their hands on a second ski, completing the oldest pair of skis ever found.
In 2022, archaeologists announce that they have excavated several « caches » built more than 1700 years ago by reindeer hunters. Forty of these semi-circular caches behind which they could post themselves were already discovered four years ago. The melting ice has also exposed a few arrowheads and several scaring sticks. Depending on the weather and the wind and where the reindeer were, the hunters would make noise with these sticks into the icy ground so that the reindeer, frightened by the noise, would move in the opposite direction, towards the stone hideouts. .
The inhabitants of the region lived at the time in small settlements down in the valleys. Some villagers climbed the mountain, up to 1900 meters above sea level, to go hunting.
Source: international press.

 

Vue de l’Austerdalsbree, l’une des langues du glacier norvégien Jostedalsbreen ( Crédit photo: Wikipedia). On remarquera la morphologie du front de glacier, typique de la fonte rapide à cause du réchauffement climatique.