La renaissance des mammouths? // The rebirth of mammoths?

L’utilisation d’ADN prélevé sur des restes de mammouths dans le permafrost pour « ressusciter génétiquement » une espèce animale disparue semble sur la bonne voie. En effet, en septembre 2021 a été crée une société qui vise à faire réapparaître des mammouths laineux des milliers d’années après leur disparition dans la toundra arctique.
Grâce à un financement de 15 millions de dollars, un professeur de génétique de l’Université de Harvard, connu pour ses travaux sur le séquençage du génome et l’épissage de gènes, espère que le projet pourra « inaugurer une ère où les mammouths déambuleront à nouveau dans la toundra arctique ». En compagnie d’autres chercheurs; il espère également que cette espèce animale nouvellement créée pourra jouer un rôle dans la lutte contre le changement climatique.
Les chercheurs proposent en fait de créer un hybride à l’aide d’un outil d’édition de gènes connu sous le nom de CRISPR-Cas9. Il s’agira d’épisser des échantillons d’ADN récupérés sur des mammouths congelés dans un échantillon d’ADN d’éléphant d’Asie, le parent le plus proche du mammouth. L’animal qui résultera de cette manipulation aura pour nom « mammophant »; il ressemblera et se comportera probablement comme un mammouth laineux.
Plusieurs scientifiques pensent que la résurrection du mammouth comblera un vide dans l’écosystème laissé derrière eux par ces animaux il y a environ 10 000 ans, en sachant que certaines populations isolées sont restées en Sibérie jusqu’à environ 1 700 avant notre ère Les plus gros mammouths mesuraient plus de 3 mètres au garrot et pesaient jusqu’à 15 tonnes.
Autrefois, les mammouths grattaient la couche de neige pour que l’air froid puisse atteindre le sol et maintenir le pergélisol en l’état. Après leur disparition, la neige accumulée, avec ses propriétés isolantes, a entraîné le réchauffement du pergélisol, ce qui a contribué à libérer des gaz à effet de serre. Certains chercheurs sont persuadés que le retour des mammouths, ou du moins d’hybrides, dans l’Arctique pourrai inverser cette tendance.
Cependant, un professeur de génétique évolutive au Centre de paléogénétique de Stockholm est sceptique quant à cette hypothèse. Il ne pense pas que la réapparition des mammouths aura un impact mesurable sur le changement climatique. Selon lui, rien ne vient étayer l’hypothèse selon laquelle le piétinement d’un très grand nombre de mammouths aurait un impact sur le changement climatique. Au contraire, cela pourrait avoir un effet négatif sur les températures.
Au final, la question est de savoir s’il est souhaitable de faire réapparaître les mammouths. Un scientifique du Wisconsin a déclaré que si on pouvait créer un mammouth ou au moins un éléphant qui ressemble à un mammouth capable de survivre en Sibérie, on pourrait faire à peu près la même chose pour le rhinocéros blanc ou le panda géant. Pour les animaux dont la « diversité génétique diminue », l’ajout de gènes plus anciens provenant d’archives fossiles ou de gènes entièrement nouveaux pourrait améliorer la santé de ces populations.
D’autres chercheurs ne veulent pas voir les mammouths revenir. Selon eux, il ne sera jamais possible de créer une espèce identique à 100 %. De plus, la volonté de régénérer les mammouths soulève un problème éthique. En effet, bien que l’extinction des mammouths il y a des milliers d’années ait laissé un vide dans l’écosystème, cet écosystème s’est vraisemblablement adapté, au moins imparfaitement, à leur absence. Réintroduire une espèce qui a toutes les caractéristiques ayant existé au Pléistocène ne signifie pas nécessairement qu’elle va survivre aujourd’hui. Certains chercheurs ajoutent qu’il y a des plantes et des animaux qui vivaient aux côtés du mammouth et qui ont disparu depuis longtemps ou ont considérablement diminué leur aire de répartition, et le simple fait de ramener le mammouth ne les fera pas revenir.
La « désextinction » proposée des mammouths soulève d’autres questions éthiques. Le mammouth n’était pas simplement un ensemble de gènes, c’était aussi un animal social, comme l’est l’éléphant d’Asie de nos jours On peut se demander ce qui se passera avec l’hybride éléphant-mammouth. Comment sera-t-il accueilli par les éléphants ? »
Tout cela, bien sûr, suppose que la création d’un mammophant soit possible. Les chercheurs espèrent produire un embryon dans six ans. Mais avec quelque 1,4 million de mutations génétiques individuelles qui séparent les créatures anciennes des éléphants d’Asie, la tâche d’épissage génétique représentera probablement un travail de mammouth!.

Source : Médias d’information américains.

———————————————–

Using recovered DNA to « genetically resurrect » an extinct species moved closer to reality in September 2021 with the creation of a new company that aims to bring back woolly mammoths thousands of years after the last of the giants disappeared from the Arctic tundra.

Thanks to a $15 million infusion of funding, a Harvard University genetics professor, known for his pioneering work in genome sequencing and gene splicing, hopes the company can usher in an era when mammoths « walk the Arctic tundra again. » He and other researchers also hope that a revived species can play a role in combating climate change.

What is being proposed is actually a hybrid created using a gene-editing tool known as CRISPR-Cas9 to splice bits of DNA recovered from frozen mammoth specimens into that of an Asian elephant, the mammoth’s closest living relative. The resulting animal, known as a « mammophant », would look, and presumably behave, much like a woolly mammoth.

Several scientists believe that resurrecting the mammoth would plug a hole in the ecosystem left by their decline about 10,000 years ago, although some isolated populations are thought to have remained in Siberia until about 1,700 B.C. The largest mammoths stood more than 3 meters at the shoulder and are believed to have weighed as much as 15 tons.

Mammoths once scraped away layers of snow so that cold air could reach the soil and maintain the permafrost. After they disappeared, the accumulated snow, with its insulating properties, meant the permafrost began to warm, releasing greenhouse gases. The researchers argue that returning mammoths, or at least hybrids, to the Arctic could reverse that trend.

However, a professor in evolutionary genetics at the Stockholm-based Centre for Palaeogenetics, is skeptical of that claim. He does not think that this will have any measurable impact on the rate of climate change in the future, even if it were to succeed. In his opinion, there is no evidence in support of the hypothesis that trampling of a very large number of mammoths would have any impact on climate change, and it could equally well have a negative effect on temperatures.

In short, the question is : Should we bring back mammoths? A Wisconsin scientists said that if you can create a mammoth or at least an elephant that looks like a good copy of a mammoth that could survive in Siberia, you could do quite the same for the white rhino or the giant panda. Especially for animals that have « dwindling genetic diversity », adding older genes from the fossil record or entirely new genes could increase the health of those populations.

Other researchers insist that they don’t want to see mammoths come back. They say it will never be possible to create a species that is 100% identical. Moreover, the expressed aim to regenerate mammoths also brings up another ethical concern: Although the extinction of the mammoth thousands of years ago left a gap in the ecosystem, that ecosystem has presumably now adapted, at least imperfectly, to their absence. Bringing back something that has all the characteristics that would have thrived in the Pleistocene does not necessarily mean it is going to survive today. Some researchers add that there were plants and animals that were living alongside the mammoth that are now long gone or have drastically shrunk in their range, and just bringing back the mammoth will not bring those back.

The proposed ‘de-extinction’ of mammoths raises more ethical issues. The mammoth was not simply a set of genes, it was a social animal, as is the modern Asian elephant. One may wonder what will happen when the elephant-mammoth hybrid is born. How will it be greeted by elephants? »

All of this, of course, assumes that producing a mammophant is even possible. Reseaqrchers hope to produce an embryo in six years. But with an estimated 1.4 million individual genetic mutations separating the ancient creatures from Asian elephants, the task of gene splicing could prove a mammoth undertaking.

Source : American news media.

Représentation d’un mammouth laineux au Musée Royal de Colombie-Britannique (Photo: C. Grandpey)

Progrès des énergies renouvelables, mais il reste beaucoup à faire // Progress of renewable energy, but there’s a lot to do

Selon un rapport du groupe de réflexion indépendant Ember sur le climat, l’énergie solaire et éolienne pourrait permettre de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C si la progression de 20 % sur 10 ans de ces énergies renouvelables peut être maintenue jusqu’en 2030.
L’énergie solaire a connu une croissance de 23 % dans le monde en 2021, tandis que son homologue éolienne a augmenté de 14 % sur la même période. Ensemble, ces deux sources renouvelables représentaient l’an passé 10,3 % de la production d’électricité à l’échelle de la planète, avec une hausse de 1 % par rapport à 2020.
Les Pays-Bas, l’Australie et le Vietnam ont enregistré les taux de croissance les plus rapides en matière de sources d’énergie renouvelables. Ces pays ont transféré environ 10 % de leur demande d’électricité des combustibles fossiles vers l’éolien et le solaire au cours des deux dernières années.
Le rapport Ember indique que « si ces tendances peuvent être reproduites à l’échelle mondiale et maintenues, le secteur de l’électricité sera sur la bonne voie pour atteindre l’objectif de 1,5°C ».
Le principal problème qui ralentit actuellement le développement des énergies renouvelables concerne les contraintes sur le terrain telles que l’obtention des permis d’installation. Il est urgent que les gouvernements trouvent des solutions pour surmonter ces obstacles.
Cependant, malgré les gains de l’éolien et du solaire, la production d’électricité au charbon a connu sa croissance la plus rapide depuis au moins 1985, avec une hausse de 9 % en 2021 à 10 042 térawattheures (TWh), soit 59 % de l’augmentation de la demande totale en énergie. 2021 a vu la plus forte augmentation annuelle – 1 414 TWh – de la demande mondiale d’électricité, soit une hausse de 5,4 %. C’est comme si l’Inde était venue s’ajouter une deuxième fois à la demande mondiale.
Le plus grand investissement dans les sources d’énergie renouvelables a été enregistré en Chine, avec une hausse de 13 % en 2021 par rapport aux niveaux d’avant la pandémie en 2019. Le pays dépend encore largement du charbon pour la production d’électricité, mais a dépassé le dixième de la production d’électricité à partir de l’énergie éolienne et solaire. pour la première fois en 2021. A noter que six autres pays ont fait de même. Le rapport Ember précise que la Chine « montre non seulement des niveaux records d’énergie éolienne et solaire, mais aussi des niveaux record d’électricité propre comme l’hydroélectricité, le nucléaire et la bioénergie, avec comme conséquence le début d’une baisse de la production de charbon. Ce que l’on ne sait pas, c’est à quelle vitesse ce transfert d’énergie se fera. » En effet,la Chine persiste à utiliser le charbon comme un élément vital de sa stratégie énergétique au moment où elle tente d’équilibrer la stabilité économique avec ses objectifs climatiques sur le long terme. Cette politique risque de prendre beaucoup de temps.
Source : Yahoo Nouvelles.

—————————————–

According to a report from the independent climate think tank Ember, solar and wind power can grow enough to limit global warming to 1.5°C if the 10-year average compound growth rate of 20% can be maintained to 2030.

Solar generation rose 23% globally in 2021, while wind supply gained 14% over the same period. Together, both renewable sources accounted for 10.3% of total global electricity generation, up 1% from 2020.

The Netherlands, Australia and Vietnam had the fastest growth rates for the renewable sources, switching around 10% of their electricity demand from fossil fuels to wind and solar in the last two years.

The Ember report saus that « if these trends can be replicated globally, and sustained, the power sector would be on track for 1.5 degree goal. »

The main issue currently slowing the growth rate is on-the-ground constraints like permitting, and governments should find solutions to overcome these obstacles.

However, despite gains in wind and solar, coal-fired power generation saw its fastest growth since at least 1985, up 9% in 2021 at 10,042 terawatt hours (TWh), or 59% of the total demand rise. This came in a year of rapid demand recovery, as 2021 saw the largest recorded annual increase of 1,414 TWh in global electricity demand, up 5.4% and the equivalent of adding a new India to global demand.

The biggest demand for renewable energy sources was recorded in China, up 13% in 2021 compared to pre-pandemic levels in 2019. The country relies largely on coal for power production, but passed the one-tenth of power generation from wind and solar landmark for the first time in 2021 along with six other countries. The Ember report specifies that China « is installing not only record levels of wind and solar, but also installing record levels of clean electricity like hydro, nuclear and bioenergy which means their coal generation will start falling.What’s not clear is how quickly that will be, » China insists to continue to use coal as a vital part of its energy strategy, as it bids to balance economic stability with its longer-term climate goals. This policy is likely to take a lot of time.

Source : Yahoo News.

Les énergies renouvelables en Chine (Source : Wikipedia)

Les glaciers norvégiens livrent leurs secrets // Norwegian glaciers reveal their secrets

Les glaciers scandinaves, ceux de Norvège en particulier, sont victimes du réchauffement climatique. Comme ailleurs dans le monde, ils rendent en fondant et reculant des objets qu’ils avaient conservés pendant plusieurs décennies, voire plusieurs siècle. Ce n’est donc pas la première fois que d’anciens artefacts retrouvent la lumière.

En 2011, une équipe scientifique a découvert une tunique en laine incroyablement bien préservée, portée il y a environ 1 600 ans, au niveau d’un col jadis emprunté par les Vikings.

En 2020, une équipe d’archéologues a également annoncé la découverte de centaines d’ossements, de bois de rennes et de dizaines de flèches dans les montagnes de Jotunheimen.

Plus récemment, sept ans après avoir découvert un ski dans la glace du Digervarden, une équipe a mis la main sur un second ski, complétant ainsi la plus vieille paire de skis jamais découverte.

En 2022, des archéologues annoncent avoir fouillé plusieurs « caches » édifiées il y a plus de 1700 ans par des chasseurs de rennes. Une quarantaine de ces caches en demi-cercle derrière lesquelles il était possible de se poster ont déjà été découvertes il y a quatre ans. La fonte des glaces a également mis à nu quelques pointes de flèches et plusieurs bâtons d’effarouchement. En fonction du temps et du vent et de l’endroit où se trouvaient les rennes, les chasseurs plantaient ces bâtons dans le sol glacé de sorte que les rennes, effrayés par le bruit, se déplaçaient dans la direction opposée, vers les caches en pierre.

Les habitants de la région vivaient à l’époque dans de petites colonies en contre-bas dans les vallées. Certains grimpaient alors sur la montagne, jusqu’à 1900 mètres d’altitude, pour aller chasser.

Source: presse internationale.

—————————————–

Scandinavian glaciers, those in Norway in particular, are deeply affected by global warming. As elsewhere in the world, they give back, while melting and shrinking, objects that they had kept for several decades, even several centuries. So this isn’t the first time that ancient artifacts have come to light again.
In 2011, a scientific team discovered an incredibly well-preserved woolen tunic worn around 1,600 years ago at a mountain pass once used by the Vikings.
In 2020, a team of archaeologists also announced the discovery of hundreds of bones, reindeer antlers and dozens of arrows in the mountains of Jotunheimen.
More recently, seven years after discovering a ski in the ice of Digervarden, a team got their hands on a second ski, completing the oldest pair of skis ever found.
In 2022, archaeologists announce that they have excavated several « caches » built more than 1700 years ago by reindeer hunters. Forty of these semi-circular caches behind which they could post themselves were already discovered four years ago. The melting ice has also exposed a few arrowheads and several scaring sticks. Depending on the weather and the wind and where the reindeer were, the hunters would make noise with these sticks into the icy ground so that the reindeer, frightened by the noise, would move in the opposite direction, towards the stone hideouts. .
The inhabitants of the region lived at the time in small settlements down in the valleys. Some villagers climbed the mountain, up to 1900 meters above sea level, to go hunting.
Source: international press.

 

Vue de l’Austerdalsbree, l’une des langues du glacier norvégien Jostedalsbreen ( Crédit photo: Wikipedia). On remarquera la morphologie du front de glacier, typique de la fonte rapide à cause du réchauffement climatique.

Confirmation de l’urgence climatique // Confirmation of the climate emergency

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, même si les émissions de CO2 ont fortement chuté en 2020 au milieu de la pandémie de COVID, les concentrations de ce gaz dans l’atmosphère n’ont cessé d’augmenter et la situation globale des gaz à effet de serre reste préoccupante.
Une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Reviews Earth & Environment confirme que la première année de la pandémie a vu les émissions diminuer de 11% car un certain nombre d’activités étaient à l’arrêt. Cependant, en 2021, lorsque les restrictions ont été levées, ces mêmes activités ont bondi de 4,8 % par rapport à 2020. Les émissions de gaz à effet de serre, y compris le dioxyde de carbone, sont la principale cause du réchauffement climatique.
Lors de la COP 21 à Paris en 2015, les gouvernements ont décidé que l’augmentation de la température à l’échelle de la planète devait être maintenue en dessous de 1,5°C pour éviter une catastrophe à long terme.

Un « budget carbone » mesure les émissions jugées acceptables par les scientifiques avant que le seuil de 1,5 degré soit inévitable. Le pic des émissions de 2021 a consommé 8,7 % du budget carbone restant. L’étude indique que si les trajectoires actuelles se poursuivent, le budget carbone sera probablement épuisé en 9,5 ans.
Il est particulièrement inquiétant de constater que bon nombre des secteurs qui sont de gros émetteurs de CO2 ont vu leurs émissions rebondir plus rapidement que les émissions globales. Par exemple, le secteur de l’énergie a vu ses émissions augmenter de 5 %, et le transport terrestre a vu ses émissions rebondir de 8,9 %.
Selon les auteurs de l’étude, le plus grand rebond concerne l’aéronautique, qui a enregistré une augmentation de 25,8% au niveau national et un rebond de 18,1% à l’échelle internationale.
La Chine et les États-Unis, les deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre, ont également connu un rebond plus important que la moyenne mondiale. Les émissions chinoises ont rebondi de 5,7 %, et leurs homologues américaines de 6,5 %.
Source : Yahoo Actualités.

—————————————–

As I have put it several times before, even though CO2 emissions dropped sharply in 2020 amid the COVID pandemic, concentrations of this gas in the atmosphere kept increasing and the global situation about greehouse gases remains preoccupying.

A new study published in the journal Nature Reviews Earth & Environment confirms that the first year of the pandemic saw emissions decline 11 percent as a number of activities ground to a halt. However, in 2021, as restrictions lifted, they surged 4.8 percent compared to 2020. Greenhouse gas emissions, including carbon dioxide, are the primary cause of climate change.

During COP 21 in Paris in 2015, international governments identified 1.5°C as the temperature increase that warming must be kept below to avert long-term catastrophe.

The so-called carbon budget measures the emissions scientists believe can be released before the 1.5-degree threshold is unavoidable. The 2021 spike in emissions consumed 8.7% of the remaining carbon budget. The study says that if current trajectories continue,the carbon budget might be used up in 9.5 years.

Particularly worrisome is the fact that many of the most emissions-heavy sectors have seen their emissions rebound faster than emissions in general. For example, the power sector saw its emissions increase by 5 percent, while the ground transport industry saw its emissions rebound 8.9 percent.

According to the authors of the study, the biggest single-sector rebound was in the aviation industry, which saw a 25.8 percent domestic increase and an 18.1 percent international rebound.

China and the U.S., the world’s top two emitters, also saw a bigger rebound than the worldwide average. Chinese emissions rebounded by 5.7 percent, while American emissions rebounded by 6.5 percent.

Source : Yahoo News.

 

Evolution des concentrations de CO2 sur deux ans et concentration actuelle (Source : Courbe de Keeling)