Disparition à court terme des glaciers autrichiens // Austrian glaciers will disappear shortly

L’information n’est pas vraiment une surprise. Selon le Club alpin autrichien, les glaciers de ce pays ont reculé en 2022 « plus que jamais », à cause du réchauffement climatique.
En moyenne, les 89 glaciers autrichiens observés par le Club alpin ont reculé de 28,7 mètres, contre 11 mètres en 2021. Le rapport indique que « jamais auparavant les mesures des glaciers effectuées par le Club alpin – qui remontent à 1891 – n’ont montré un tel recul qui est une conséquence évidente de l’intensification du réchauffement climatique d’origine anthropique. »
Au train où vont les choses, les glaciers autrichiens devraient disparaître au plus tard en 2075. Le Club Alpin demande une meilleure protection des glaciers en Autriche où le ski est roi : « Le développement touristique des zones glaciaires ne se justifie plus au moment où la crise climatique a déjà un impact énorme sur les glaciers. »
Selon une étude publiée dans la revue Science en janvier 2023, la moitié des 215 000 glaciers sur Terre et un quart de leur masse fondront d’ici la fin du siècle. Cela se produira même si le réchauffement climatique peut être plafonné à 1,5°C, l’ambitieux objectif de l’Accord de Paris qui, selon de nombreux scientifiques, est désormais hors de portée. On estime actuellement que la température moyenne de la planète augmente de 2,7°C, ce qui entraînera une disparition presque complète des glaciers en Europe centrale, dans l’ouest du Canada; dans la partie continentale des États-Unis et en Nouvelle-Zélande.

J’ai personnellement attiré l’attention sur la situation des glaciers autrichiens après un voyage dans ce pays en 2020.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/09/27/lagonie-des-glaciers-alpins-de-la-mer-de-glace-france-au-pasterze-autriche-7eme-partie/

Je me suis rendu auprès du Pasterze, le plus grand glacier d’Autriche dans les Hohen Tauern, dominées par le Grossglockner, le plus haut sommet du pays. Au terminus de la route, on a une bonne vue sur ce qui reste du Pasterze. Un funiculaire permettait aux visiteurs de descendre sur le glacier en 1963. La surface de la glace était alors au niveau de la station inférieure du funiculaire. Le problème, c’est que le glacier a perdu de son épaisseur et a considérablement reculé depuis cette époque. Aujourd’hui, il faut descendre une pente raide pour atteindre la glace, ce qui suppose une bonne condition physique pour remonter la pente !
La zone d’accumulation duPasterze se situe à 3 453 m d’altitude, mais on s’aperçoit rapidement qu’elle n’est plus alimentée et que le glacier continue de reculer. Comme pour la Mer de Glace ou le glacier du Rhône, les images d’archives affichées sur la plate-forme d’observation montrent la vitesse de recul du glacier. Au train où vont les choses, il aura disparu bien avant la fin du 21e siècle.

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The piece of news comes as no surprise. According to the country’s Alpine Club, Austrian glaciers ln 2022 retreated « more than ever », because of global warming.

On average, 89 Austrian glaciers observed by the organisation have become 28.7 metres shorter, compared to 11 metres in 2021. The Alpine Club’s report says that « never before in the history of the Alpine Club’s glacier measurement service, which dates back to 1891, has there been a greater loss of glaciers. The drastic glacier retreat undoubtedly makes the consequences of the anthropogenic massively intensified climate change clear. »

At the current rate of warming, glaciers in Austria are likely to disappear at the latest in 2075. The Alpine Club asks for a better protection of glaciers in the ski-mad Alpine nation : « The touristic development of glacier areas is simply no longer justifiable at a time when the climate crisis is already having an enormous impact on the glaciers. »

Half of the Earth’s 215,000 glaciers and a quarter of their mass will melt away by the end of the century, according to a study published in the journal Science in January 2023.

This will happen even if global warming can be capped at 1.5 degrees Celsius, the ambitious Paris Agreement target that many scientists now say is beyond reach. Global mean temperature is currently estimated to be increasing by 2.7 degrees Celsius, which would result in a near-complete loss of glaciers in Central Europe, Western Canada and the continental United States and New Zealand.

I personnaly drew attention to the situation of the Austrian glaciers after a journey to this country in 2020.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/09/27/lagonie-des-glaciers-alpins-de-la-mer-de-glace-france-au-pasterze-autriche-7eme-partie/

I visited Pasterze, Austria’s largest glacier in the Hohen Tauern dominated by Grossglockner, the country’s highest peak. At the end of the road, one gets a good view of what remains of Pasterze. A funicular allowed visitors to descend on the glacier in 1963. The surface of the ice was then at the level of the funicular’s lower station. The problem is that the glacier has lost height and has retreated considerably since that time and today’svisitors need to descend on foot. A good physical condition is necessary.
The accumulation area at the source of Pasterze lies 3,453 m above sea level, but one quickly realizes that it can no longer feed the glacier which continues to retreat. As with the Mer de Glace or the Rhône glacier, the archive images displayed on the observation deck show the speed of the glacier’s retreat. At the rate things are going, it will be gone long before the end of the 21st century.

Photo: C. Grandpey

Nouvelle alerte sur la fonte de l’Antarctique // New alert on melting Antarctica

Selon une nouvelle étude effectuée par des scientifiques australiens et publiée fin mars 2023 dans la revue Nature, la fonte rapide de l’Antarctique provoque un ralentissement spectaculaire des courants océaniques profonds, ce qui pourrait avoir un effet désastreux sur le climat. Les courants d’eau profonde qui assurent le bon fonctionnement des courants océaniques pourraient diminuer de 40 % d’ici 2050. Ces courants transportent de la chaleur, de l’oxygène, du carbone et des nutriments vitaux à travers toute la planète.
Des recherches antérieures ont expliqué qu’un ralentissement du courant de l’Atlantique Nord pourrait entraîner un refroidissement de l’Europe. La nouvelle étude ajoute que ce ralentissement pourrait réduire la capacité de l’océan à absorber le dioxyde de carbone de l’atmosphère.
Le rapport décrit comment le réseau de courants océaniques sur Terre est en partie géré par le mouvement descendant de l’eau salée froide, et donc plus dense, vers les fonds marins près de l’Antarctique. Le problème, c’est qu’à mesure que l’eau douce de la calotte glaciaire fond, l’eau de mer devient moins salée et moins dense, et le mouvement descendant ralentit.
Ces courants océaniques profonds, ou « de renversement », dans les hémisphères nord et sud ont été relativement stables pendant des milliers d’années, mais ils sont aujourd’hui perturbés par le réchauffement climatique.
Les modèles réalisés par les scientifiques montrent que si les émissions de carbone dans le monde se poursuivent au rythme actuel, le courant de renversement de l’Antarctique ralentira de plus de 40 % au cours des 30 prochaines années, avec un risque de disparition. On peut lire dans l’étude que « si les océans avaient des poumons, ce courant serait l’un d’eux ». Avec le ralentissement de la circulation océanique, l’eau de surface atteint rapidement sa capacité d’absorption de carbone et n’est donc pas remplacée par de l’eau non saturée en carbone provenant de plus grandes profondeurs.
L’Atlas Study de 2018 a révélé que le système de circulation océanique dans l’Atlantique était plus faible qu’il ne l’avait été depuis plus de 1 000 ans et avait considérablement changé au cours des 150 dernières années. Le document montrait que des modifications de la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (AMOC) pourraient refroidir l’océan et le nord-ouest de l’Europe, et affecter les écosystèmes des grands fonds marins. Le film-catastrophe Le Jour d’Après (2004) illustre la catastrophe que provoquerait l’arrêt de l’AMOC .
La nouvelle étude explique qu’un ralentissement du courant de renversement dans l’hémisphère sud aurait un fort impact sur les écosystèmes marins et sur l’Antarctique proprement dit. Une autre conséquence pourrait être une rétroaction sur la quantité de glace qui fondrait en Antarctique dans les prochaines années. Le ralentissement du courant de renversement ouvrirait la voie à des eaux plus chaudes qui pourraient provoquer une accélération de la fonte, ce qui serait une rétroaction supplémentaire, en mettant plus d’eau de fonte dans l’océan et en ralentissant encore plus la circulation.
Les scientifiques ont utilisé 35 millions d’heures de calcul sur deux ans pour produire leurs modèles qui montrent que la circulation des eaux profondes dans l’Antarctique pourrait ralentir deux fois plus vite que dans l’Atlantique Nord.
L’effet de l’eau de fonte de l’Antarctique sur les courants océaniques n’a pas encore été pris en compte dans les modèles du GIEC sur le réchauffement climatique, mais les auteurs de l’étude affirment d’ores et déjà qu’il sera « considérable ».
Source : Médias d’information internationaux.

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According to a new study by Australian scientists, released by the end of March 2023 in the journal Nature, rapidly melting Antarctic ice is causing a dramatic slowdown in deep ocean currents and could have a disastrous effect on the climate. The deep-water flows which drive ocean currents could decline by 40% by 2050. The currents carry vital heat, oxygen, carbon and nutrients around the globe.

Previous research suggested a slowdown in the North Atlantic current could cause Europe to become colder. The new study also warns that the slowdown could reduce ocean’s ability to absorb carbon dioxide from the atmosphere.

The report outlines how the Earth’s network of ocean currents are part driven by the downwards movement of cold, dense saltwater towards the sea bed near Antarctica. But as fresh water from the ice cap melts, sea water becomes less salty and dense, and the downwards movement slows.

These deep ocean currents, or « overturnings », in the northern and southern hemispheres have been relatively stable for thousands of years, but they are now being disrupted by the warming climate.

The scientists’ models show that if global carbon emissions continue at the current rate, the Antarctic overturning will slow by more than 40 per cent in the next 30 years, with a trajectory that looks headed towards collapse. One can read in the study that « if the oceans had lungs, this would be one of them. » As ocean circulation slowed down, water on the surface quickly reached its carbon-absorbing capacity and was then not replaced by non carbon-saturated water from greater depths.

The 2018 Atlas Study found the Atlantic Ocean circulation system was weaker than it had been for more than 1,000 years, and had changed significantly in the past 150. It suggested changes to the conveyor-belt-like Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC) could cool the ocean and north-west Europe, and affect deep-sea ecosystems. A sensationalised depiction of the AMOC shutting down was shown in the 2004 climate disaster film The Day After Tomorrow.

The new studay explains that a slowdown of the southern overturning would have more of an impact on marine ecosystems and Antarctica itself. The other larger implication that it could have is a feedback on how much of Antarctica melts in the future. It opens a pathway for warmer waters which could cause increased melt, which would be a further feedback, putting more meltwater into the ocean and slowing down circulation even more.

Scientists spent 35 million computing hours over two years to produce their models, which suggest deep water circulation in the Antarctic could slow at twice the rate of decline in the North Atlantic.

The effect of Antarctic meltwater on ocean currents has not yet been factored in to IPCC models on climate change, but the aukthors of the study say it is going to be « considerable. »

Source : International news media.

La fonte des grands glaciers de l’Antarctique occidental aura un fort impact sur les courants océaniques

La fonte des glaces perturbe l’axe de la Terre // Ice melting disturbs Earth’s axis

Depuis 1980, les pôles nord et sud de la Terre ont dérivé d’environ 3,90 mètres. Les pôles sont l’endroit où la surface de notre planète croise son axe de rotation, une ligne invisible qui passe par le centre de la masse de la Terre, et autour de laquelle elle tourne. Cependant, les emplacements géographiques des pôles ne sont pas fixes : lorsque l’axe de la Terre se déplace, les pôles font de même.
Une étude publiée en mars 2021 a révélé que l’axe de la Terre a commencé à se déplacer de manière significative en 1995, ce qui a accéléré le mouvement des pôles et changé sa direction. La cause de ce changement était la fonte des glaciers. En effet, la fonte des glaces, en particulier la calotte glaciaire du Groenland et de nombreux glaciers dans le monde, modifie la répartition de la masse de la Terre
Si l’on prend en compte des milliers d’années d’observation, on se rend compte que l’axe de la Terre pointe dans une seule direction : vers l’étoile polaire, également connue sous le nom de Polaris. Toutefois, les astronomes ont vite compris que ce n’était pas toujours le cas. Parfois, l’axe pointe vers une autre étoile, hésite, puis revient à l’étoile polaire.
La Terre n’est pas une boule statique. Le noyau en fusion peut se déplacer, avec un mouvement de flux et de reflux. La croûte peut se contracter ou se dilater, selon ce qui se trouve au-dessus. On peut comparer la Terre à une toupie : si le poids de la toupie est uniformément réparti, elle tourne parfaitement, sans aucune oscillation d’un côté ou de l’autre. Mais si une partie du poids de la toupie se déplace d’un côté ou de l’autre, cela modifie le centre de sa masse et son axe de rotation. Elle se met à pencher vers le côté le plus lourd lorsqu’elle tourne. La même chose se produit avec la Terre lorsque le poids se déplace d’une zone à une autre.
Parfois, des changements dans la répartition de la roche en fusion dans le noyau externe de la Terre peuvent modifier la répartition de la masse de la planète. De plus, la façon dont l’eau est répartie à la surface de la Terre joue également un rôle important.
Ainsi, lorsque le réchauffement climatique a provoqué une énorme fonte des glaciers dans les régions polaires de la planète et que cette eau a rejoint l’océan, le poids de cette eau s’est réparti sur une zone différente. Cette redistribution est le principal moteur de la dérive polaire observée par les scientifiques au cours des dernières décennies.
La tendance a commencé vers 1995. Avant le milieu des années 1990, les données satellitaires montraient que les pôles se déplaçaient lentement vers le sud. Ensuite, ils ont tourné à gauche et ont commencé à se déplacer vers l’est à un rythme accéléré, à raison d’environ 0,25 centimètre par an. La vitesse moyenne de dérive des pôles entre 1995 et 2020 était 17 fois plus rapide que celle de 1981 à 1995.
Cette accélération va de pair avec l’accélération de la fonte autour des pôles nord et sud. Elle a été provoquée par la hausse des températures de surface et des océans de la planète. Le Groenland a perdu plus de 4,2 billions de tonnes de glace depuis 1992, ce qui a fait monter le niveau de la mer d’un centimètre. Le rythme de cette fonte a été multiplié par sept, passant de 36 milliards de tonnes par an dans les années 1990 à 280 milliards de tonnes par an au cours de la dernière décennie.
La fonte des glaciers de l’Antarctique s’accélère également. Dans les années 1980, l’Antarctique perdait 40 milliards de tonnes de glace par an. Au cours de la dernière décennie, ce nombre est passé à une moyenne de 252 milliards de tonnes par an.
L’étude de 2021 montre que les changements dans la quantité d’eau douce stockée sous terre affectent également la dérive polaire. Une fois que les humains ont pompé cette eau souterraine à la surface pour l’utiliser comme eau potable ou pour l’agriculture, elle finit par se déverser dans les rivières et les océans, redistribuant le poids de l’eau à la surface de la Terre. Près de 20 000 milliards de tonnes d’eau souterraine ont été extraites de la Terre depuis les années 1950.
L’axe de rotation de la Terre ne se déplace pas régulièrement dans une direction. En un an, il peut également se déplacer d’avant en arrière. Ces variations sont influencées par « tout ce qui se passe à la surface de la planète » au fil des décennies. Il est donc difficile de dire exactement ce qui a causé les variations dans la position de l’axe.
Dans une étude publiée en 2016, les chercheurs ont pu retracer un déplacement «interannuel» de l’axe dû aux pluies et sécheresses extrêmes. Un sol extrêmement gorgé d’eau est très lourd, alors qu’une sécheresse extrême peut soudainement rendre le sol très léger. C’est suffisant pour modifier la position de l’axe de la Terre,même si ce n’est que très légèrement.
L’axe de rotation de la Terre n’est pas vertical de haut en bas comme les axes de Mercure ou de Jupiter ; il présente une inclinaison de 23,5 degrés. C’est pourquoi les hémisphères nord et sud reçoivent des quantités variables de lumière solaire à différents moments de l’année. C’est aussi pourquoi nous avons des saisons.
Le changement récent de l’axe de la Terre n’affectera pas notre vie quotidienne, mais il pourrait légèrement modifier la durée de nos journées. La Terre met un peu moins de 24 heures pour effectuer une rotation. Le mouvement de son axe, et donc de ses pôles, pourrait ajouter des millisecondes à ce temps de rotation, allongeant un peu nos journées. Cependant, il n’y a aucune raison de s’inquiéter car l’amplitude du changement d’axe de rotation est vraiment faible. Le changement d’heure deux fois dans l’année est certainement plus perturbateur !
Source : Business Insider via Yahoo Actualités.

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Since 1980, Earth’s north and south poles have drifted about 3.90 meters. The poles are where the planet’s surface intersects with its axis of rotation, the invisible line running through the center of Earth’s mass, which it spins around. However, the poles’ geographic locations are not fixed: As the Earth’s axis moves, so do the poles.

A study published in March 2021 found that Earth’s axis started shifting drastically in 1995, speeding the movement of the poles and changing its direction. The culprit behind that shift was melting glaciers. Indeed, melting ice, especially in the Greenland ice sheet and many glaciers around the globe, changes how Earth’s weight is distributed

If one averages out thousands of years of observation the Earth’s axis points in a single direction — toward the North Star, also known as Polaris. But astronomers quickly realized that was not always the case. Sometimes, the axis would point at another star, wobble around, then come back to the North Star.

The Earth is not a static ball. Its molten core can shift, ebb and flow. Its crust can squish and expand, depending on what’s laying on top of it. One can compare the Earth with a spinning top: If the top’s weight is evenly distributed, it will whirl perfectly, without any wobbling to one side or another. But if some of the weight happens to shift to one side or the other, it changes the top’s center of mass and axis of rotation, leading it to lean toward the heavier side as it spins. The same thing happens to the Earth when weight moves from one area to another.

Sometimes, changes in the distribution of molten rock in Earth’s outer core can alter how the planet’s mass is distributed. The way water is distributed on Earth’s surface also plays a big role.

So when climate change caused a huge melt of glaciers in the planet’s polar regions and that water joined the ocean, the weight of that water got spread across a different area. That redistribution is the main driver of the polar drift scientists have observed in the past few decades.

The trend started around 1995. Before the mid-1990s, satellite data showed that the poles were moving slowly south. Then, they turned left and started shifting to the east at an accelerated rate, moving by about 0.25 centimeters per year. The poles’ average drift speed between 1995 and 2020 was 17 times faster than that from 1981 to 1995.

That acceleration aligns with accelerated melting around the north and south poles, which has been driven by the planet’s rising surface and ocean temperatures. Greenland has lost more than 4.2 trillion tons of ice since 1992, which has raised global sea levels by one centimeter. The rate of that melt increased sevenfold, from 36 billion tons per year in the 1990s to 280 billion tons per year in the past decade.

Antarctica’s glacial melting is also speeding up. In the 1980s, Antarctica lost 40 billion tons of ice annually. In the past decade, that number jumped to an average of 252 billion tons per year.

The 2021 study suggested that changes in how much fresh water is stored underground affect polar drift, too. Once humans pump that groundwater to the surface for use as drinking water or for agriculture, it eventually flows into rivers and oceans, redistributing that water weight to Earth’s surface. Nearly 20 trillion tons of groundwater have been pumped out of the Earth since the 1950s.

The spin axis of the Earth does not move steadily in one direction. Within a year it may also wiggle back and forth. These wiggles are influenced by a combination of « everything that’s happening on the planet » over decades. That makes it difficult to tell exactly what has caused a big shift in the axis.

In a 2016 study, researchers were able to trace back an « interannual » wiggle to extreme rain and droughts. Extremely waterlogged soil is very heavy, whereas an extreme drought can suddenly make the soil very light. This is enough to knock the Earth off its axis, although slightly.

Earth’s axis of rotation is not straight up and down like the axes of Mercury or Jupiter, but tilted at an angle of 23.5 degrees. That’s why the northern and southern hemispheres get varying amounts of sunlight at different times of the year. This why we have seasons.

The recent change to Earth’s axis won’t affect our everyday lives, but it could slightly tweak the length of our days. Earth takes just under 24 hours to complete one rotation. But the movement of its axis, and therefore its poles, could add milliseconds to that spin time, making our days a tiny bit longer. However, there is no reason to panic as the magnitude of the spin axis change is really small. The time change twice a year is certainly more disruptive!

Source : Business Insider via Yahoo News.

 

La Terre, une belle mais fragile planète (Source : NASA)

Dernier rapport du GIEC : mesures insuffisantes contre le réchauffement climatique // IPCC’s latest report : insufficient measures to fight global warming

Le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) a publié le 20 mars 2023 la synthèse de son sixième rapport. Sans surprise, il ressort que « les tendances actuelles ne sont pas du tout compatibles avec la stabilisation du réchauffement climatique. […] Des efforts ont été faits, mais ils n’atteignent pas l’échelle suffisante pour une baisse suffisamment rapide des émissions de gaz à effet de serre. « 

Comme je le fais régulièrement, le GIEC rappelle lui aussi que la concentration du CO2 dans l’atmosphère est « la plus élevée depuis au moins 2 millions d’années ». Cela a provoqué un réchauffement de la température moyenne sur Terre de +1,1°C par rapport à la période 1850-1900, ainsi qu’une hausse du niveau de la mer de 20 centimètres entre 1901 et 2018. Il n’est donc pas étonnant que l’on assiste à de plus en plus d’événements météorologiques extrêmes, avec des effets de plus en plus dangereux sur la nature et les populations dans toutes les régions du monde..

Pour faire face à ce réchauffement, les plans d’adaptation et les politiques d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre se sont multipliés dans tous les secteurs et toutes les régions du monde. Toutefois, selon le GIEC, « le rythme et l’ampleur des mesures prises jusqu’à présent, ainsi que les projets actuels, sont insuffisants. » Alors que les émissions de gaz à effet de serre devraient baisser dès maintenant pour maintenir le réchauffement à +1,5°C, elles ont continué d’augmenter.

De nombreux pays ont déclaré leur intention d’atteindre la neutralité carbone au milieu du siècle, mais peu de politiques sont en place actuellement pour tenir cette promesse. Si cette situation devait persister, elle nous ferait franchir la barre des +1,5°C au cours du siècle et nous conduirait vers un réchauffement de 3,2°C en 2100.

Le rapport du GIEC explique que certains effets du réchauffement climatique se manifesteront sur le très long terme. On peut lire que l’élévation du niveau de la mer « est inévitable pendant des siècles, voire des millénaires, en raison de la poursuite du réchauffement des océans profonds et de la fonte des calottes glaciaires, et le niveau de la mer restera élevé pendant des milliers d’années. La hausse pourrait atteindre 2 à 3 mètres dans les 2000 prochaines années si le réchauffement est maintenu en-dessous de 1,5°C, et 2 à 6 mètres pour un réchauffement limité à 2°C. Avec une température moyenne globale à +2°C, « les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique occidental disparaîtront presque complètement et de manière irréversible sur plusieurs millénaires. »

Le rapport du GIEC fait également état du déséquilibre dans la responsabilité et l’exposition aux conséquences du réchauffement climatique. En effet, ce sont les communautés vulnérables, qui ont historiquement le moins contribué au changement climatique actuel, qui sont touchées de manière disproportionnée. On ne peut que regretter la réticence des Etats industrialisés à accorder des compensations à ces populations (elles représentent 3,3 à 3,6 milliards de personnes) lors des dernières COP.. Le rapport précise qu' »au cours de la dernière décennie, les décès dus aux inondations, aux sécheresses et aux tempêtes ont été 15 fois plus nombreux dans les régions très vulnérables. »

Dans son rapport, le GIEC répète que la décennie en cours est « essentielle » pour lutter contre le réchauffement climatique. Si l’on veut le limiter à +1,5°C, il faudrait avoir réduit de 48% nos émissions de CO2 d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2019. Sans cela, le réchauffement climatique menacera de plus en plus les écosystèmes, la biodiversité, les moyens de subsistance, la santé et le bien-être des actuelles et futures générations.

Parmi les solutions pour améliorer la situation, le GIEC cite en premier lieu la transition « des énergies fossiles vers des sources non ou peu émettrices en gaz à effet de serre », mettant en avant l’énergie solaire et l’éolien. Il évoque également – entre autres – une transition vers une alimentation plus végétale, la reforestation, mais aussi la mise en place d’outils financiers, comme « supprimer les subventions aux énergies fossiles ».

L’intégralité du rapport (en anglais) peut être lue en cliquant sur ce lien :

https://www.ipcc.ch/

Confirmant le rapport du GIEC, on apprend que la température moyenne sur les 12 premiers jours de mars 2023 a atteint les niveaux les plus élevés sur cette période depuis mars 2016, année où un épisode El Niño exceptionnel avait conduit la température globale à des niveaux record.

On peut d’ores et déjà dire que mars 2023 sera l’un des mois de mars les plus chauds des annales.

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The Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) published the summary of its sixth report on March 20th, 2023. Unsurprisingly, it emerges that « current trends are not at all compatible with the stabilization of global warming. […] Efforts have been made, but they do not reach the sufficient scale for a sufficiently rapid decline in greenhouse gas emissions.”
As I do regularly, the IPCC also recalls that the concentration of CO2 in the atmosphere is « the highest for at least 2 million years ». This caused an average temperature rise on Earth of +1.1°C compared to the period 1850-1900, as well as a rise in sea level of 20 centimeters between 1901 and 2018. It is therefore not no wonder we are witnessing more and more extreme weather events, with increasingly dangerous effects on nature and people in all parts of the world.
To cope with this warming, adaptation plans and policies for mitigating greenhouse gas emissions have multiplied in all sectors and all regions of the world. However, according to the IPCC, « the pace and scale of action taken so far, as well as current plans, are insufficient. » While greenhouse gas emissions were expected to drop now to keep warming to +1.5°C, they have continued to rise.
Many countries have declared their intention to achieve carbon neutrality by mid-century, but few policies are currently in place to deliver on this promise. If this situation were to persist, it would take us beyond the +1.5°C mark during the century and lead us to a warming of 3.2°C in 2100.
The IPCC report explains that some effects of global warming will be seen in the very long term. Sea level rise « is inevitable for centuries, if not millennia, due to continued warming of deep oceans and melting ice caps, and sea levels will remain high for thousands of years. The rise could reach 2 to 3 meters in the next 2000 years if the warming is kept below 1.5°C, and 2 to 6 meters for a warming limited to 2°C. global average temperature at +2°C, « the ice sheets of Greenland and West Antarctica will disappear almost completely and irreversibly over several millennia. »
The IPCC report also mentions the imbalance in responsibility and exposure to the consequences of global warming. Indeed, it is vulnerable communities, which have historically contributed the least to current climate change, that are disproportionately affected. We can only regret the reluctance of industrialized States to grant compensation to these populations (they represent 3.3 to 3.6 billion people) during the last COPs. The report specifies that « over the last decade, deaths from floods, droughts and storms were 15 times higher in highly vulnerable regions. »
In its report, the IPCC repeats that the current decade is « essential » in the fight against global warming. If we want to limit it to +1.5°C, we should reduce our CO2 emissions by 48% by 2030 compared to 2019 levels. Without this, global warming will increasingly threaten ecosystems. , biodiversity, livelihoods, health and well-being of current and future generations.
Among the solutions to improve the situation, the IPCC cites in the first place the transition « from fossil fuels to sources with little or no greenhouse gas emissions », highlighting solar and wind energy. He also mentions – among other things – a transition to a more plant-based diet, reforestation, but also the implementation of financial tools, such as “removing fossil fuel subsidies”.
The full report can be read by clicking this link:
https://www.ipcc.ch/

Confirming the IPCC report, we learn that the average temperature over the first 12 days of March 2023 has reached the highest levels over this period since March 2016, when an exceptional El Niño episode drove global temperature to record highs. .
We can already say that March 2023 will be one of the hottest months of March on record.

De toute évidence, les glaciers et la banquise vont continuer à fondre… (Photo: C. Grandpey)