Incendies à Maui (Hawaii) : un désastre ! // Wildfires in Maui (Hawaii) : a disaster !

Si vous parlez de l’île hawaïenne de Maui à un volcanophile, il va immédiatement penser à l’Haleakala, le volcan et sa caldeira colorée qui sont l’une des attractions touristiques. Dans le folklore hawaiien, la dépression sommitale de l’Haleakala était à la maison de la grand-mère du demi-dieu Maui. Selon la légende, la grand-mère de Maui aurait aidé son petit-fils à capturer le soleil au lasso afin de le forcer à ralentir sa course à travers le ciel, et donc de prolonger la journée.

Quand je me suis rendu à Maui, je n’ai pas manqué, en redescendant de l’Haleakala, d’aller observer les baleines en pleine mer et j’ai adoré flâner dans les rues de Lahaina dont le nom nom signifie « soleil cruel » en hawaïen, en raison des sécheresses fréquentes. Cette fois, la cruauté n’est pas celle du soleil, mais du feu et il faudra un certain temps avant que les touristes reviennent à Lahaina. La ville historique vient d’être détruite par les flammes. Vu depuis le ciel, le spectacle est désolant. On observe une étendue grise et noire, une friche de quartiers disparus et de structures carbonisées, y compris le long de la célèbre Front Street où il faisait bon faire du shopping et se restaurer. Des bateaux dans le port ont été brûlés et de la fumée plane encore au-dessus de la ville qui date des années 1700. C’est – ou plutôt c’était – la plus grande localité du côté ouest de l’île. Plus de 1 000 structures ont été détruites par les flammes. Le nombre de morts s’élève à au moins 80 et les survivants racontent des histoires effarantes de courses avec le feu, avec leurs seuls vêtements sur le dos. La Garde côtière a déclaré avoir secouru 14 personnes qui ont sauté à l’eau pour échapper aux flammes et à la fumée. On peut voir sur les photos prises à Lahaina une file de véhicules incendiés, certains avec des corps calcinés à l’intérieur. Il semble que ces personnes essayaient de s’enfuir, mais sont restées bloquées dans la circulation et n’ont pas pu sortir de Front Street.
C’est la catastrophe naturelle la plus meurtrière de l’État d’Hawaii, devant le tsunami de 1960 qui a tué 61 personnes à Hilo, sur la Grande Île. Les autorités indiquent que le nombre de victimes est malheureusement susceptible d’augmenter à mesure que les opérations de recherche se poursuivront. L’incendie de végétation le plus meurtrier aux États-Unis est le Camp Fire de 2018 en Californie, qui a tué au moins 85 personnes et dévasté la ville de Paradise.
Alimenté par la sécheresse de l’été et des vents violents lors du passage de l’ouragan Dora à proximité de l’archipel, l’incendie a pris Maui par surprise. Le feu a avalé la végétation desséchée qui recouvre l’île, puis s’est attaqué aux maisons et à tout ce qui se trouvait sur son passage. C’est la dernière d’une série de catastrophes causées par des conditions météorologiques extrêmes dans le monde cet été. Les scientifiques expliquent que le réchauffement climatique augmente la probabilité de tels événements.
De nombreux touristes ont été évacués vers le principal aéroport de l’île et ont ainsi pu rentrer chez eux. Environ 11 000 personnes ont quitté Maui le 9 août 2023 et au moins 1 500 autres devaient partir le lendemain.
Les communications ont été fortement perturbées sur l’île, le 911, les téléphones fixes et cellulaires ont parfois connu des pannes. L’électricité a également été coupée dans certaines parties de Maui.
La Grande Ile d’Hawaï doit également faire face actuellement à des incendies, mais il n’est pas fait état de blessés ou de maisons détruites.
Le président Joe Biden a décrété l’état de catastrophe naturelle à Maui. Il a promis que «toute personne qui a perdu un être cher, ou dont la maison a été endommagée ou détruite, obtiendra de l’aide du gouvernement dans les meilleurs délais.
Source : médias d’information américains.

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When you mention the Hawaiian island of Maui to volcano lovers, they immediately think of Haleakala, the volcano and its colourful caldera which are one of the tourists attractions of Maui. In Hawaiian folklore, the depression at the summit of Haleakala was home to the grandmother of the demigod Maui. According to the legend, Maui’s grandmother helped him capture the sun and force it to slow its journey across the sky in order to lengthen the day. People also enjoy watching the whales which can be seen from the seashore, or strolling in the streets of Lahaina.

Unfortunately, it will take some time before tourists come back to Lahaina. The historic city has just been des troyed by the flames and replaced by a wasteland of obliterated neighborhoods and landmarks charred beyond recognition, as the death toll rises to at least 80 and survivors told harrowing tales of narrow escapes with only the clothes on their backs.The Coast Guard said it rescued 14 people who jumped into the water to escape the flames and smoke.

A flyover of historic Lahaina showed entire neighborhoods that had been a vibrant vision of color and island life reduced to gray ash. Block after block was nothing but rubble and blackened foundations, including along famous Front Street, where tourists enjoyed shopping and dining. . Boats in the harbor were scorched, and smoke hovered over the town, which dates to the 1700s and is the biggest community on the island’s west side. More than 1,000 structures were destroyed by the flames. One can see in Lahaina a line of burned-out vehicles, some with charred bodies inside. It looks as if these persons were trying to get out, but were stuck in traffic and couldn’t get off Front Street.

Up to now, the state’s deadliest natural disaster was a 1960 tsunami that killed 61 people on the Big Island. In Maui, the death toll will likely rise further as search and rescue operations continue. The deadliest U.S. wildfire was the 2018 Camp Fire in California, which killed at least 85 people and laid waste to the town of Paradise.

Fueled by a dry summer and strong winds from passing Hurricane Dora, the fire took Maui by surprise, racing through parched growth covering the island and then feasting on homes and anything else that lay in its path. It’s the latest in a series of disasters caused by extreme weather around the globe this summer. Experts say climate change is increasing the likelihood of such events.

Many tourists were evacuated to the island’s main airport and were waiting to be allowed to return home. About 11,000 flew out of Maui on August 9th, 2023 with at least 1,500 more expected to leave the next day.

Communications have been spotty on the island, with 911, landline and cellular service failing at times. Power was also out in parts of Maui.

Hawaii’s Big Island is also currently seeing blazes, although there are no reports of injuries or destroyed homes there.

President Joe Biden declared a major disaster on Maui. He pledged that the federal response will ensure that “anyone who’s lost a loved one, or whose home has been damaged or destroyed, is going to get help immediately.

Source : U.S. News media.

Hawai‘i Department of Land and Natural Resources

Crédit photo: presse hawaiienne

Caldeira de l’Haleakala (Photo: C. Grandpey)

Fonte des glaciers et émissions de méthane au Svalbard // Glacier melting and methane emissions in Svalbard

Des scientifiques en mission au Svalbard (Norvège) ont découvert que le recul rapide des glaciers provoque la libération dans l’atmosphère de méthane (CH4), bien connu pour être un puissant gaz à effet de serre. Les émissions de ce gaz se produisent lorsque les glaciers laissent derrière eux le sol à découvert. Le phénomène s’avère plus répandu dans l’Arctique, où les températures augmentent rapidement et où les glaciers fondent, mais les émissions de méthane pourraient être d’une autre ampleur à l’échelle mondiale. L’étude a été publiée début juillet 2023 dans Nature Geoscience par des chercheurs d’universités de Norvège, du Canada et du Royaume-Uni. Les scientifiques ont étudié 78 glaciers du Svalbard. Certains étaient sur la terre ferme tandis que d’autres finissaient leur course dans la mer.
Au fur et à mesure que les glaciers du Svalbard reculent, les eaux souterraines remontent et forment des sources. Dans 122 cas sur 123, les scientifiques ont découvert que l’eau qui sort en bouillonnant contient du méthane à des concentrations très élevées. La quantité de CH4 émise par ces sources n’a pas été quantifiée avec précision, mais elle est importante.
Le plus préoccupant est l’âge du méthane émis. Le fait qu’il soit ancien laisse supposer qu’il provient de très grands réservoirs souterrains qui ont le potentiel de libérer beaucoup de gaz. Les chercheurs ont découvert que les émissions de gaz les plus intenses se produisaient dans des régions possédant des couches de schiste vieilles de millions d’années. Le méthane analysé au Svalbard n’est pas produit par des microbes, mais lors de la formation des roches. Cela signifie que le gaz est resté séquestré pendant de longues périodes dans d’anciens gisements de combustibles fossiles, principalement du gaz naturel et du charbon, mais que quelque chose – en l’occurrence la hausse des températures – a récemment fait disparaître le «capuchon cryosphérique», autrefois fourni par les glaciers ou le pergélisol. Ce couvercle retenait le méthane et son élimination a permis au gaz autrefois stable de s’échapper dans l’atmosphère.
Les scientifiques ont déclaré que le phénomène actuel se produit certainement dans de nombreux endroits autres que Svalbard ; il accélère potentiellement le réchauffement climatique dans l’Arctique. Le Svalbard est particulièrement concerné car le chapelet d’îles a connu un réchauffement impressionnant qui a provoqué le fort recul des glaciers. La région s’est considérablement réchauffée depuis 1976.
Comme je l’ai écrit plus haut, il n’existe pas de quantification officielle de l’ampleur des émissions de méthane provenant du recul des glaciers dans le monde. La fonte du pergélisol ajoute une source supplémentaire d’émissions de ce gaz dans l’Arctique. Les auteurs de l’étude estiment que 2 310 tonnes de méthane pourraient être émises au Svalbard chaque année. À titre de comparaison, la Norvège a déclaré que son secteur agricole a émis 105 940 tonnes de méthane en 2021. L’agriculture représente la plus grande source d’émission de ce gaz dans le pays. Dans l’ensemble, les émissions causées par le retrait des glaciers au Svalbard constitueraient un peu plus de 1 % de toutes les émissions de méthane en Norvège pour l’année 2021.
La vraie crainte des scientifiques n’est pas ce qui se passe au Svalbard, mais plutôt ce que cela entraînerait si le phénomène était plus répandu et s’il s’aggravait en raison de la poursuite du recul des glaciers. L’un des auteurs de l’étude a travaillé sur un lac qui émet du méthane en Alaska. Ce gaz d’origine géologique ancienne était émis au rythme alarmant de près de 11 tonnes par jour.
La dernière étude de juillet 2023 est importante car elle montre à quel point les émissions de méthane d’origines diverses sont omniprésentes dans l’environnement des glaciers en recul. Des émissions semblables, riches en méthane, ont été observées en Alaska et au Groenland en bordure des glaciers et de la calotte glaciaire. Dans une étude publiée en 2012, des chercheurs ont estimé que 2 millions de tonnes par an de méthane ancien, stocké profondément sous la terre, pourraient pénétrer dans l’atmosphère au niveau de l’Arctique. Avec le dégel du pergélisol, de nouveaux lacs se forment ; ils offrent au méthane de nouvelles voies pour atteindre l’atmosphère.
Source : The Washington Post.

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Scientists working in Svalbard (Norway) have found that rapidly retreating glaciers are triggering the release into the atmosphere of methane, a potent greenhouse gas. The releases are triggered as glaciers leave behind newly exposed land. If the phenomenon is found to be more widespread across the Arctic, where temperatures are quickly rising and glaciers melting,the emissions could have global implications. The study was published in early July 2023 in Nature Geoscience by researchers from universities in Norway, Canada and the United Kingdom. The scientists studied 78 Svalbard glaciers that are based on land and several additional glaciers that end up into the ocean.

As the Svalbard glaciers move and land is left behind, groundwater seeps upward and forms springs. In 122 out of 123 of them, the scientists found, the water is filled with methane gas at very high concentrations that bubble upward under pressure. The amount of emissions these springs are emitting is not well quantified, but it is significant.

Most concerning is the apparent age of the emitted methane. The fact that it appears to be ancient suggests it could be coming from very large underground reservoirs with the potential to unleash a lot of gas. The researchers found that the most intense gas flows occurred in regions with underground shale layers that are millions of years old. The methane is not being produced contemporarily by microbes ; it was created when the rocks were formed. This implies that the gas has been sequestered for long periods in ancient deposits of fossil fuels, principally natural gas and coal, but that something – rising temperatures – has recently removed a “cryospheric cap,” once provided by glaciers or permafrost. It kept a lid on the methane, and its removal allowed the once stable gas to escape upward.

Scientists said the current phenomenon could certainly be happening in many places other than Svalbard, potentially adding another accelerator of warming in the Arctic.

If the methane releases represent a new phenomenon tied to the warming of the planet, Svalbard is an appropriate place for it. The string of islands has seen extraordinary warming, causing the strong retreat of glaciers. Svalbard has warmed dramatically since 1976.

As I put it above, there is no official quantification of how large methane emissions from retreating glaciers around the world could be. Together with the thawing permafrost, the phenomenon will add an additional source of methane emissions in the Arctic. The authors of the study estimate that 2,310 tons of methane could be emitted in Svalbard each year. By comparison, Norway reported 105,940 tons of methane emissions from its agricultural sector in 2021, the largest source of emissions for this gas. Overall, the emissions caused by retreating glaciers in Svalbard would constitute a little over 1 percent of all of Norway’s methane emissions for 2021.

The real fear is not what is happening in Svalbard, but rather, what it would mean if the phenomenon were more widespread, and if it is poised to worsen due to further glacial retreat. One of the authoors of the study documented a bubbling lake in Alaska that was also emitting ancient, geologic methane at the alarming rate of nearly 11 tons of gas per day.

The latest study is important because it shows how ubiquitous methane seeps, of various origins, are in the environment of retreating glaciers. Similar methane rich seeps have been found in Alaska and Greenland along margins of glaciers and the ice sheet. In a 2012 study, researchers estimated that 2 million tons per year of ancient methane gas, stored deep beneath the earth, could be seeping into the air across the Arctic. As the permafrost thaws, new lakes form and other changes provide new paths for the gas to reach the atmosphere.

Source : The Washington Post.

Evolution des températures annuelles au Svalbard entre 1976 et 2022 (Source : NASA)

 

Juillet 2023 : le mois de tous les records ! // July 2023: the month of all records!

S’agissant du temps qu’il fait, le Français a un grave défaut : celui de confondre météo et climat. Au cours des derniers jours de juillet et au début du mois d’août 2023, le temps dans la moitié nord de la France a été digne d’un mois d’octobre. Tout de suite, des voix se sont faites entendre pour dire que le réchauffement climatique était une illusion.

Manque de chance, les températures du mois de juillet à travers la planète sont là pour nous rappeler la triste réalité. Elles ont pulvérisé tous les records ! Avec +0.892°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de juillet 2023 est de très loin le plus chaud des archives ERA5 et il est fort à parier que les autres agences climatiques (NOAA,Copernicus, etc) arriveront à la même conclusion. Le précédent record de 2019 (+0.563°C) est dépassé de 0.33°C.

Par rapport à la nouvelle période de référence 1991-2020 utilisée par ERA5, l’anomalie est de +0.724°C. Le mois de juin 2023 avait déjà été marqué par un record mensuel de chaleur assez net mais l’écart est cette fois encore plus impressionnant.

Le niveau de cette anomalie thermique est inédit pour un mois de juillet car c’est plutôt en hiver (au niveau de l’hémisphère nord) qu’El Niño booste vraiment la température globale. Comme je l’ai indiqué précédemment, les températures de surface de la mer (SST) sont déjà exceptionnelles. Quand on sait qu’El Nlño va s’amplifier dans les prochains mois, il y a vraiment de quoi s’inquiéter.

Certains vont dire que les archives d’ERA5 remontent seulement à 1979. Si on se réfère à celles du Met Offfice qui remontent aux années 1850, l’anomalie de +0.892°C observée au mois de juillet 2023 par rapport à 1981-2010 correspond à +1.487°C par rapport à 1850-1900, ce qui est exceptionnel pour cette période de l’année.

Jusqu’à présent, les deux années les plus chaudes ont été 2016 et 2020 avec respectivement +1.337°C et +1.33°C au-dessus de la moyenne préindustrielle. La moyenne sur janvier-juillet 2023 est de +0.612°C au-dessus de 1981-2010, soit +1.318°C par rapport à 1850-1900. Si cette anomalie devait perdurer toute l’année, elle ferait de 2023 la 3ème année la plus chaude depuis le début des relevés, derrière 2016 et 2020. Le réchauffement lié à El Niño fera cependant grimper l’anomalie mondiale d’ici la fin de l’année. Si les prévisions des modèles se concrétisaient, la température annuelle pourrait au final se situer à des niveaux record dès 2023, sachant que le réchauffement pourrait être encore plus marqué en 2024.

Source : global-climat.

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When it comes to the weather, the Frenchman tends to confuse weather and climate. During the last days of July and the beginning of August 2023, the weather in the northern half of France was worthy of October. Voices were heard saying that global warming was an illusion.
Unfortunately, the temperatures of July across the planet are there to remind us of the sad reality. They smashed all records! With +0.892°C above the 1981-2010 average, July 2023 is by far the hottest month in the ERA5 archives and it is likely that the other climate agencies (NOAA, Copernicus, etc.) will come to the same conclusion. The previous record of 2019 (+0.563°C) is exceeded by 0.33°C.
Compared to the new reference period 1991-2020 used by ERA5, the anomaly is +0.724°C. The month of June 2023 had already been marked by a monthly heat record, but the difference this time is even more impressive.
The level of the thermal anomaly is unprecedented for the month of July because it is rather in winter (in the northern hemisphere) that El Niño really boosts the global temperature. As I mentioned earlier, sea surface temperatures (SST) are already exceptional. When we know that El Nlño will increase in the next few months, there is really something to worry about.
Some will say that the ERA5 archives only go back to 1979. If we refer to those of the Met Office which go back to the 1850s, the anomaly of +0.892°C observed in July 2023 compared to 1981-2010 corresponds at +1.487°C compared to 1850-1900, which is exceptional for this time of year.
So far, the two hottest years have been 2016 and 2020 with respectively +1.337°C and +1.33°C above the pre-industrial average. The average for January-July 2023 is +0.612°C above 1981-2010, i.e. +1.318°C compared to 1850-1900. If this anomaly were to persist throughout the year, it would make 2023 the third hottest year since records began, behind 2016 and 2020. The warming linked to El Niño will, however, cause the global anomaly to rise by the end of the year. If model predictions materialize, annual temperature could end up at record highs as early as 2023, with even more warming expected in 2024.
Source: global-climat.

Les 10 mois de juillet les plus chauds par rapport à 1981-2010 (Source : ERA5)

Crue glaciaire en Alaska // Glacier lake outburst flood in Alaska

Comme je l’ai expliqué dans des notes précédents, la fonte des glaciers donne naissance à des lacs glaciaires qui sont souvent retenus par des moraines. Ces barrages peuvent être fragiles et s’éventrer sous la pression de l’eau, et déclencher des crues glaciaires catastrophiques.
Une telle crue s’est produite le 5 août 2023 sur le glacier Mendenhall près de Juneau, la capitale de l’Alaska. Elle a causé de graves dégâts et détruit plusieurs structures. Des arbres et des débris jonchent actuellement la rivière Mendenhall qui circule en aval du glacier. Une vidéo tournée par un habitant montre une structure de plusieurs étages en train de s’effondrer dans la rivière.
La crue a été causée par une rupture de la moraine qui retient le Suicide Basin, en bordure du glacier Mendenhall (voir la carte ci-dessous).
Le niveau du lac Mendenhall s’est soudain élevé pour atteindre à 4,50 mètres le 5 août 2023 vers 23 h 15 (heure locale), bien au-dessus du record précédent de 3,60 mètres en juillet 2016. Des inondations importantes ont été signalées dans des zones qui n’avaient pas été impactées auparavant. On observe aussi une érosion importante le long des berges. Cette crue glaciaire a entraîné la fermeture de plusieurs routes dans la région, y compris des ponts. Les services d’urgence de Juneau ont demandé aux habitants de rester à l’écart de la rivière pendant la durée de la crue.
Source : médias d’information américains.

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As I explained in previous posts, the melting of glaciers gives birth to glacial lakes which are often held back by moraines. These dams may be fragile and break open under the pressure of the water, and trigger ‘glacial lake outburst floods’.

A glacier lake outburst flood occurred on August 5th, 2023 at the Mendenhall Glacier near Juneau, Alaska’s capital. It caused serious damage, destroying several structures. Trees and debris are currently littering the Mendenhall River. A video shot by a resident shows a multi-story structure collapsing into the river.

The flooding was caused by an outburst flood on Suicide Basin, a side basin on the Mendenhall Glacier (see map below).

The Mendenhall Lake level crested at 4.50 meters on August 5th, 2023 around 11:15 p.m. local time, well above the previous record of 3.60 meters in July 2016. Significant flooding was reported in areas that previously have not seen flooding, and there has been significant erosion along the riverbanks. The flooding has closed several roads in the region, including bridges. City emergency services have urged residents to stay away from the river during the duration of the flood event.

Source : U.S. News media.

Sources : NWC, NOAA