Hausse d’activité du Villarrica (Chili) // New outbreak of activity at Villarrica (Chile)

Les autorités chiliennes ont élevé le niveau d’alerte du Villarrica à Orange (niveau II) après avoir enregistré une hausse progressive de son activité.
Une trentaine de familles vivant dans un rayon de 8 km autour du cratère seront évacuées et l’accès à la zone sera bloqué. Les écoles des villes voisines de Pucón et Villarrica fermeront pendant cinq jours à partir du 25 septembre 2023 et les élèves suivront un enseignement en ligne.
Un parc national situé sur les pentes du volcan est fermé pendant que l’alerte Orange est en vigueur.
Source : La BBC.

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The authorities in Chile have raised the alert level for the Villarrica to Orange (level II) after they registered a gradual increase in its activity.

Some 30 families who live in a radius of 8 km from the crater will be evacuated and access to the area will be blocked. Schools in the nearby towns of Pucón and Villarrica will close for five days from September 25th, 2023 and pupils will be taught online.

A national park on the volcano’s slopes has been closed while the Orange alert is in place.

Source : The BBC.

Chaudron de lave au fond du cratère du Villarrica Crédit photo: SERNAGEOMIN

Le désert d’Atacama (Chili) : une poubelle à ciel ouvert // Atacama Desert (Chile) : an open garbage dump

Dans le nord du Chili, entre l’Océan Pacifique et la zone volcanique centrale des Andes, le désert d’Atacama est une région extrêmement aride d’Amérique du Sud où il peut ne pas pleuvoir pendant un demi-siècle. L’Atacama offre une ligne volcanique, marquant la frontière entre le Chili, la Bolivie et l’Argentine. Cette barrière naturelle est composée de volcans actifs approchant les 6000 mètres, entourés de superbes lagunes, de geysers et de vallées encaissées.

Au cœur de cette région, perché à plus de 2 400 m d’altitude, se trouve le village de San Pedro d’Atacama avec ses maisons d’adobe et son église à la charpente de bois de cactus. San Pedro est la principale porte d’entrée pour visiter les trésors du désert d’Atacama.

(Photos : C. Grandpey)

A côté de toutes les merveilles offertes par la Nature, l’Atacama est aussi le désert de la honte. L’écosystème unique et fragile est menacé car la région est devenue un cimetière pour les déchets du monde, avec des montagnes de vêtements, de voitures et de chaussures qui pourraient entraver les progrès scientifiques dans l’espace. En effet, les scientifiques ont trouvé des micro-organismes s’adaptant au monde presque sans eau qui pourraient fournir des indices sur la façon de trouver la vie sur des planètes semblables à la terre, en particulier Mars.

L’Atacama est une plaque tournante pour les vêtements d’occasion et invendus aux États-Unis, en Europe et en Asie. C’est une conséquence de la mode éphémère, « fast fashion » en anglais, le désir de changer fréquemment de vêtements, poussé à cela par une publicité à outrance. La conséquence, c’est que plus de 46 000 tonnes de vêtements ont été déversées dans le désert en 2021, après avoir débarqué dans le port d’Iquique. C’est dans cette zone commerciale, aux droits de douanes préférentiels, qu’a lieu un premier tri pour la revente dans le pays ou l’export vers d’autres pays d’Amérique latine.

Les voitures d’occasion inondent également le Chili et elles sont empilées dans le désert, tandis que des tas de pneus abandonnés sont éparpillés dans le paysage.

L’industrie de la mode rapide est le principal coupable des montagnes de vêtements qui s’étendent sur les collines autrefois arides. Fabriqués à l’aide de produits chimiques et mettant jusqu’à 200 ans à se dégrader, les vêtements polluent le sol, l’air et les eaux souterraines.

Cette vidéo résume parfaitement la situation :

https://youtu.be/C_cMa5oDsOM

(Image extraite de la vidéo ci-dessus)

D’un point de vue scientifique, la NASA considère le désert d’Atacama – et plus particulièrement le district de Yungay – comme le paysage terrestre le plus similaire à celui de Mars et l’utilise pour tester ses véhicules robotiques. En 2017, l’agence spatiale américaine a testé un premier modèle de son robot télécommandé Perseverance, qui recherche actuellement d’anciens signes de vie sur la Planète Rouge.

Bien que le désert ne reçoive pas beaucoup de pluie, de grands bancs de brouillard générés par la proximité du Pacifique traversent le désert et permettent à certaines plantes de se développer. Des fleurs aux couleurs vives fleurissent lorsqu’il pleut au-dessus de la moyenne, comme en 2021. Une beauté à préserver absolument.

Source:presse internationale.

(Photos: C. Grandpey)

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In northern Chile, between the Pacific Ocean and the central volcanic zone of the Andes, the Atacama Desert is an extremely arid region of South America where it may not rain for half a century. Atacama offers a volcanic line, marking the border between Chile, Bolivia and Argentina. This natural barrier is made up of active volcanoes approaching 6000 meters, surrounded by superb lagoons, geysers and steep-sided valleys.
At the heart of this region, perched at an altitude of more than 2,400 m, is the village of San Pedro d’Atacama with its adobe houses and its cactus-framed church. San Pedro is the main gateway to visit the treasures of the Atacama Desert.

Alongside all the marvels offered by Nature, Atacama is also the desert of shame. The unique and fragile ecosystem is under threat as the area has become a graveyard for the world’s trash, with mountains of clothes, cars and shoes that could hamper scientific progress in space. Indeed, scientists have found microorganisms adapting to the nearly waterless world that could provide clues as to how to find life on Earth-like planets, particularly Mars.
Atacama is a hub for used and unsold clothing in the United States, Europe and Asia. It is a consequence of the fast fashion which incites people to change clothes frequently. More than 46,000 tons of clothing were dumped in the desert in 2021, after landing in the port of Iquique. It is in this commercial zone, with preferential customs duties, that the first sorting takes place for resale in the country or export to other Latin American countries.
Used cars are also flooding Chile and they are piled high in the desert, while piles of discarded tires are strewn across the landscape.
The fast fashion industry is the main culprit for the mountains of clothing that stretch over the once arid hills. Including chemicals and taking up to 200 years to degrade, the clothes pollute the soil, air and groundwater.
This video sums it up perfectly:
https://youtu.be/C_cMa5oDsOM

From a scientific point of view, NASA considers the Atacama Desert – and more specifically the Yungay district – to be the most similar terrestrial landscape to that of Mars and uses it to test its robotic vehicles. In 2017, the US space agency tested an early model of its rover Perseverance, which is currently searching for ancient signs of life on the Red Planet.
Although the desert does not receive much rain, large fog banks generated by the proximity of the Pacific Ocean spread over the desert and allow certain plants to grow. Brightly coloured flowers bloom when the rains are above average, as in 2021. A beauty that must absolutely be preserved.
Source: international press.

Le Villarrica (Chili) reste en alerte Jaune // Yellow alert is kept at Villarrica (Chile)

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, le niveau d’alerte du Villarrica (Chili) est actuellement Jaune. Une zone de danger a été mise en place avec un rayon de 500 mètres autour du cratère. Le SERNAGEOMIN a expliqué qu’il n’y a pas de risque imminent d’éruption mais que la situation pourrait changer dans les prochains jours. De petites explosions pourraient encore être observées à l’intérieur du cratère, avec toutefois un impact limité à la zone proche du volcan.
L’Observatoire volcanologique des Andes du Sud (OVDAS) surveille le volcan en permanence pour tenir la population informée par les canaux officiels. Les habitants proches du Villarrica sont invités à s’en tenir aux informations diffusées par les autorités et à ne pas prêter attention aux rumeurs et aux fausses informations. .
Les géologues argentins sont également en alerte. Bien que le volcan se trouve entièrement sur le territoire chilien, les cendres émises lors d’une éruption pourraient atteindre des régions de l’autre côté des Andes.
L’Office national des catastrophes du Ministère de l’Intérieur (Onemi) a déclaré qu’il fallait se préparer à toute éventualité afin de « réduire la vulnérabilité des personnes qui vivent dans le secteur ».
La surveillance du Villarrica est disponible en ligne sur le site https://bit.ly/3VomY3V.
Voici une vidéo montrant l’intérieur du cratère de Villarrica à cette adresse :
https://youtu.be/W8XFrxLNewk

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As I put it in a previous post, the alert level for Villarrica (Chile) is currently Yellow. A danger zone has been set up with a radius of 500 meters around the crater. SERNAGEOMIN has explained that there is no imminent risk of an eruption but the situation might change in the coming days and small explosions may continue inside the crater, with an impact restricted to the area near the volcano.

The Volcanological Observatory of the Southern Andes (OVDAS) is monitoring the volcano at all times to keep the population updated through official channels. Residents close to Villarrica are invited to stick to the information released by the authorities and not pay attention to rumours and fake news. .

Geologists in Argentina are also on alert. Although the volcano is fully in Chilean territory, the ashes it might emit may travel through the air and hit areas on the other side of the Andes.

The National Emergency Office of the Ministry of the Interior (Onemi) said it was necessary to be prepared for whatever comes in order to “reduce the vulnerability of the people who live in the sector.”

The monitoring of the Villarrica volcano is available online at https://bit.ly/3VomY3V.

Here is a video showing the inside of the Villarrica crater :

https://youtu.be/W8XFrxLNewk

Sismicité sur le Villarrica (Source: SERNAGEOMIN)

Effondrement glaciaire en Patagonie // Glacial collapse in Patagonia

Au Chili, la hausse des températures et des précipitations a provoqué l’effondrement spectaculaire d’une partie d’un glacier suspendu dans le parc national Queulat en Patagonie, à plus de 1 200 kilomètres au sud de Santiago. Voici une petite vidéo de l’événement :

https://youtu.be/Aan_6PnvT2M

Selon des scientifiques chiliens, les décrochages de masses de glace sont une phénomène normal, mais qui devient de plus en plus fréquent en raison des vagues de chaleur et des épisodes de précipitations intenses. On avait observé une vague de chaleur avec des températures « très anormales » dans cette région de la Patagonie avant l’effondrement. On a aussi enregistré une « rivière atmosphérique » avec de l’air relativement chaud chargé d’humidité. Lorsque cette « rivière rencontre la topographie andine et patagonienne, elle forme de gros nuages et donne naissance à des trombes d’eau

Source : Yahoo Actualités.

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Higher temperatures and rainfall caused part of a hanging glacier to break off at Queulat National Park in Chile’s Patagonia region, more than 1,200 kilometers south of Santiago. Here is a short video of the event :

https://youtu.be/Aan_6PnvT2M

According to Chilean scientists, detachments between masses of ice are normal, but they are getting more and more frequent because of heat waves and intense precipitation events. There was a heat wave with « very abnormal » temperatures in that area of Patagonia before the collapse. Moreover, an « atmospheric river » consisting of relatively warm air laden with moisture was also recorded. When this « river meets with Andean and Patagonian topography, it forms large clouds and discharges.

Source : Yahoo News.