Fuego (Guatemala)

drapeau-francaisLe Fuego a connu une intensification de son activité ces derniers jours, avec jusqu’à cinq coulées de lave sur ses flancs. Le dernier bulletin de l’INSIVUMEH en date du 30 novembre indique que le volcan est en train de se calmer. La lave ne descend plus que sur une centaine de mètres. Les explosions et les ondes de choc qu’elles généraient ont considérablement faibli. Le panache de cendre s’étire encore sur une vingtaine de kilomètres.
Vous verrez une petite vidéo de l’activité du Fuego en cliquant sur ce lien :
http://www.reuters.com/video/2015/11/30/guatemalas-fuego-volcano-spews-ash-and-l?videoId=366512312#OT7F4jTxbzuZX37t.97

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drapeau-anglaisFuego volcano intensified its activity in recent days, with up to five lava flows on its flanks. INSIVUMEH’s last report (November 30th) indicates that the volcano has now calmed down. The lava flows are only a bout a hundred meters long. The explosions and the shockwaves they generated have greatly weakened. The ash plume still stretches over twenty kilometers.
You will see a short video of Fuego’s activity by clicking this link:
http://www.reuters.com/video/2015/11/30/guatemalas-fuego-volcano-spews-ash-and-l?videoId=366512312#OT7F4jTxbzuZX37t.97

Les villages fantômes du Sinabung (Indonésie) // Mt Sinabung’s ghost villages (Indonesia)

drapeau-francaisIl y a cinq ans, le Sinabung se réveillait après quatre siècles de repos, prenant au dépourvu scientifiques, autorités locales et populations. Pendant plusieurs années, le volcan a vomi des nuages de cendre et des coulées pyroclastiques qui ont tué 17 personnes au début de l’année 2014 et enterré les villages de Bekerah et Suka Meriah sous une épaisse couche de cendre, respectivement en 2013 et 2014. Les habitants de six autres villages ont dû abandonner leurs maisons. Au total, plus de 30 000 personnes ont été évacuées dans un rayon de 7 kilomètres autour du volcan. Aujourd’hui, 6 200 villageois sont hébergés dans des structures provisoires mises en place par le gouvernement ou vivent chez des amis ou parents en attendant d’être relogés dans des zones moins exposées aux colères du Sinabung. .
L’agence de presse Associated Press a mis en ligne une galerie de photos montrant ces villages fantômes où toute vie a disparu. Il suffit de cliquer sur ce lien pour voir les images :
http://www.itemlive.com/news/world/indonesia-ghost-villages-eerie-vestiges-of-volcano-s-power/article_9e4964e0-2171-51bd-950b-7ea82ada5fe9.html?mode=image

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drapeau-anglaisFive years ago, Mount Sinabung erupted after four centuries of rest, catching off their guard the scientific community, local authorities and populations. For several years, the volcano spewed clouds of ash and pyroclastic flows that killed 17 people in early 2014 and buried the villages of Suka and Bekerah Meriah under a thick layer of ash, in 2013 and 2014, respectively. The inhabitants of six villages had to abandon their homes. In all, more than 30,000 people were evacuated within a radius of seven kilometers around the volcano. Today, 6,200 villagers are housed in temporary shelters set up by the government or living with friends or relatives, waiting to be relocated to areas less exposed to Mt Sinabung’s wrath.
The Associated Press news agency has posted a photo gallery of these ghost towns where all life has disappeared. Just click on this link to see the pictures:
http://www.itemlive.com/news/world/indonesia-ghost-villages-eerie-vestiges-of-volcano-s-power/article_9e4964e0-2171-51bd-950b-7ea82ada5fe9.html?mode=image

Sinabung  2 blog

Coulée pyroclastique du Sinabung (Photo: J.P. Vauzelle)

 

Galunggung 1982: Péril dans le ciel

A l’heure où l’on parle beaucoup des nuages de cendre du Rinjani et de l’annulation des vols au départ et à l’arrivée de l’aéroport de Bali, voici – pour rappel – un exemple des conséquences que la cendre volcanique peut avoir sur un aéronef. C’est l’histoire du Galunggung telle qu’elle est racontée dans mon livre « Killer Volcanoes« , aujourd’hui épuisé. Une version de l’ouvrage est disponible sur CD au prix de 10 euros. Vous pourrez l’obtenir en me contactant par mail (grandpeyc@club-internet.fr)

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Situé à proximité de la ville de Tasikmalaya à l’ouest de l’île de Java, le Galunggung est né de la subduction de la plaque indo-australienne sous la plaque eurasienne. Culminant à 2168 mètres d’altitude, il se présente sous la forme d’un cône éventré par une caldera d’avalanche formée il y a 4200 ans. Cette avalanche est visible de nos jours puisqu’elle a laissé sur son passage une zone couverte d’énormes blocs de roche, nommée aujourd’hui « les dix mille collines ». L’histoire du Galunggung est marquée par deux événements majeurs : les éruptions de 1822 et 1982.

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Entre le 8 octobre et le 1er décembre 1822, avant que le volcan se déchaîne, les habitants de la région voient la rivière Cikunir charrier une eau boueuse alors qu’un panache de cendre apparaît parfois au-dessus de la montagne. Au sommet de celle-ci, un dôme de lave visqueuse est en train de naître. Il explose le 8 octobre en faisant retomber une pluie de cendre sur toute la région. Des coulées pyroclastiques parcourent les flancs du volcan peu de temps après. Certaines d’entre elles sont longues de plus de dix kilomètres. 114 villages sont détruits pendant l’éruption qui tue 4011 personnes.

Bien que moins violente, l’éruption de 1982 est beaucoup plus connue. Etant plus proche de nous, elle est mieux documentée et ses effets sur le transport aérien ont marqué les esprits. Tout commence le 4 avril 1982 quand les villageois à trois kilomètres du sommet sentent la terre trembler sous leurs pieds le soir vers 22 heures.

A l’aube du 5 avril, le Galunggung éjecte des matériaux incandescents avec des blocs « gros comme la tête d’un homme » selon certains articles de presse de l’époque. A 7 heures, les images satellites montrent que la colonne éruptive atteint un diamètre de cinquante kilomètres. Quelques heures plus tard, en début d’après-midi, les images suivantes en provenance de l’espace montrent que la source de la colonne de cendre est tarie et le nuage s’étire sur une distance estimée à 250 kilomètres. En revanche, au sol, les retombées sont importantes et sont observées jusqu’à Bandung, à 65 kilomètres du volcan. La séquence éruptive s’est accompagnée d’une forte sismicité. Deux personnes sont tuées et 31 0000 évacuées pendant quelques heures.

Après une période de calme trompeur, le Galunggung connaît une deuxième phase explosive pendant la nuit du 8 au 9 avril. Ce nouvel accès de colère est beaucoup plus dévastateur que le précédent. Des coulées de boue chaude dévalent le versant sud-est à 60 km/h et parcourent cinq kilomètres en ensevelissant six villages dans la zone heureusement évacuée. Elles détruisent un pont sur la rivière Cikunir et anéantissent les cultures à moins d’un mois des récoltes. On déplore huit morts, trois disparus et vingt-deux blessés. La plupart souffrent de brûlures ou d’intoxication par les gaz volcaniques.

En juin, les explosions se poursuivent. Une grande partie du dôme a été pulvérisée et quelque 40 000 personnes ont déjà été évacuées. Les volcanologues sont inquiets car ils redoutent que les pluies déstabilisent la cendre sur les pentes du volcan et déclenchent de redoutables coulées de boues, appelées lahars par les Indonésiens. En fait, elles ne causent pas d’autres morts car des zones à risques autour du Galunggung ont été définies en s’appuyant sur une carte dessinée en 1974. Le bilan de l’éruption est très variable selon les sources. Certaines font état de 68 victimes. Dans son rapport mensuel de juin 1982, le Global Volcanism Program de la Smithsonian Institution fait état de 27 morts liées à l’éruption, parmi lesquelles seules trois sont attribuées aux coulées pyroclastiques.
L’éruption prend fin au début du mois de janvier 1983 avec l’extrusion d’une petite coulée de lave au niveau du cratère.

En fait, plus qu’au nombre relativement réduit de victimes au regard la puissance de l’éruption, c’est surtout par les risques qu’il a fait courir à la navigation aérienne que le Galunggung a attiré l’attention en 1982. L’éruption a provoqué deux incidents qui ont obligé les pilotes à atterrir en urgence à Djakarta.

Le premier concerne un Boeing 747 de la British Airways avec 263 personnes à son bord. La nuit du 24 juin 1982, alors que l’appareil a décollé de Kuala Lumpur en Malaisie à destination de Perth en Australie et qu’il survole l’île de Java, des cendres volcaniques du Galunggung pénètrent dans les quatre réacteurs qui se bloquent. L’appareil qui naviguait à 11500 mètres d’altitude poursuit néanmoins son vol pendant 16 minutes, jusqu’à ce que l’équipage réussisse à faire redémarrer trois réacteurs les uns après les autres 7500 mètres plus bas!

En juillet 1982, en pleine nuit également, un Boeing 747 de la compagnie Singapore Airlines avec 230 passagers à son bord entre lui aussi dans un nuage de cendre émis par le Galunggung, ce qui provoque l’arrêt de trois des quatre réacteurs. Comme en juin pour l’avion britannique, le pilote parvient à les faire redémarrer après avoir perdu 2 400 mètres d’altitude. Outre les problèmes mécaniques, les deux appareils subissent des dégâts à cause du caractère abrasif de la cendre qui endommage le fuselage.

Ces deux incidents sont indirectement responsables des perturbations causées au trafic aérien au printemps 2010 par l’éruption de l’Eyjafjallajökull en Islande. En effet, ils ont largement été évoqués pour justifier le principe de précaution et l’annulation de nombreux vols.

Galunggung eruption 1982

Panache de cendre du Galunggung pendant l’éruption de 1982.

(Crédit photo: USGS)

La cendre du Tungurahua (Equateur) // The ash of Tungurahua volcano (Ecuador)

drapeau-francaisDepuis l’augmentation de l’activité du Tungurahua au début du mois de novembre, les retombées de cendre ont été constantes. Les plus fortes concentrations ont été relevées dans les secteurs de Choglontús, Manzano et Quero. Ainsi, le 13 novembre, une densité de 1600 grammes au mètre carré, pour une épaisseur de 1,65 mm a été relevée dans le secteur de Choglontús. Il n’y a guère qu’en décembre 2010 qu’une concentration supérieure de cendre a été observée.
Les images mises en ligne par l’Institut de Géophysique montrent les ravages causés par la cendre ces derniers jours, en particulier autour de Choglontús où les cultures ont été complètement détruites par son poids. Avec le bétail, elles représentent la principale source de revenu des ménages. Les autorités locales s’efforcent d’apporter une aide aux familles les plus touchées.

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drapeau-anglaisAshfall has been constant since the increased activity of the Tungurahua in early November. The highest concentrations were found in the areas of Choglontús, Manzano and Quero. For instance, on November 13th, a density of 1,600 grams per square metre, for a thickness of 1.65 mm was recorded in the Choglontús area. Only in December 2010 a higher ash concentration was ever observed.
The images posted online by The Geophysics Institute show the devastation caused by the ash in recent days, especially around Choglontús where crops were completely destroyed by the weight of the ash. With the cattle, they represent the main source of income for the population. Local authorities are working to provide assistance to the most affected families.

Tungurahua 2

Cultures dévastées par la cendre dans la région de Choglontús

(Crédit photo: Instituto Geofisico)