Nouvelle éruption du Fuego (Guatemala) // New eruption of Fuego Volcano (Guatemala)

L’INSIVUMEH indique qu’une nouvelle phase éruptive a débuté sur le Fuego le 10 décembre 2017. C’est la 12ème éruption effusive de cette année.
L’Institut signale des explosions modérément fortes qui génèrent des colonnes de cendre jusqu’à 5 000 mètres d’altitude. Les matériaux incandescents projetés par le volcan atteignent une hauteur de 500 mètres au-dessus du cratère. Ils alimentent trois coulées de lave qui parcourent 500 mètres le long dans la ravine de Santa Teresa, 800 mètres dans celle de Ceniza et à 300 mètres dans celle de Taniluyá.
Des retombées de cendre sont signalées dans les zones sous le vent. Les autorités avertissent qu’il existe une possibilité de coulées pyroclastiques et demandent à la population et aux visiteurs de ne pas s’approcher des ravines.
La phase d’éruption effusive précédente en 2017 a commencé le 5 novembre et s’est terminée le 7 novembre.

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INSIVUMEH indicates that a new eruptive phase started on Fuego Volcano.on December 10th, 2017. It is the 12th effusive eruption this year.

The Institute reports moderately strong explosions which generate ash columns up to 5,000 metres above sea level. Incandescent material is reaching a height of 500 metres above the crater, feeding three lava flows that travel 500 metres down the Santa Teresa drainage, 800 metres down the Ceniza, and 300 metres down the Taniluyá.

Ashfall is reported in downwind areas. Authorities warn there is a possibility of pyroclastic flows, urging residents and the public not to approach the ravines.

The previous effusive eruption phase in 2017 began on November 5th and ended on November 7th.

Le tracé sismique ne laisse guère de doute sur l’intensité de l’éruption du Fuego (Source: INSUVUMEH)

Vers une baisse du niveau d’alerte de l’Agung (Bali / Indonésie)? // Toward a reduction of Mt Agung’s alert level?

On peut lire sur le site d’Antara News une interview intéressante du directeur du Centre de Volcanologie et de Gestion des Risques Géologiques (PVMBG). Le dimanche 10 décembre 2017, il a déclaré qu’il n’était pas impossible que l’activité volcanique de l’Agung soit en train de diminuer. Après avoir émis à 17 reprises des panaches de vapeur et de cendres jusqu’à 1500 mètres de hauteur, le volcan a produit des nuages de cendre grise qui se sont élevés jusqu’à 2000 mètres au-dessus du cratère samedi matin. À son avis, ce type d’activité révèle que l’arrivée de lave dans le cratère pourrait diminuer.
Lorsqu’on lui a demandé si le niveau d’alerte du Mont Agung serait abaissé, il a dit qu’il était susceptible d’être réduit une fois que l’on aurait observé la quantité de cendre vomie par le cratère, ainsi que le nombre d’événements enregistrés par les sismographes. « Avant d’abaisser le niveau d’alerte du Mont Agung, nous allons recueillir plus d’informations au cours de la semaine prochaine. » Il faut noter que le nombre d’événements sismiques basse fréquence a diminué ces derniers jours : 50 le 8/12, 40 le 9/12 et 35 le 10/12.
Le directeur du PVMBG a ajouté que l’activité tectonique locale sur le volcan restait faible. La plupart des séismes se produisent à la surface du cratère, et aucune nouvelle lave n’a été émise par la chambre magmatique. Selon lui, « la cendre volcanique libérée aujourd’hui (dimanche) provient d’une ancienne activité magmatique à cinq ou dix kilomètres sous le cratère. »
Le 30 novembre dernier, l’activité de l’Agung a diminué, mais elle s’est à nouveau intensifiée du 7 au 9 décembre, comme l’a confirmé la grande quantité de cendre émise par le cratère. Le directeur du PVMBG a fait remarquer que « par rapport à l’éruption du 25 au 29 novembre, la quantité de cendre a diminué […] Suite aux éruptions phréatiques, la déformation continue sur le volcan, mais l’activité volcanique a maintenant légèrement diminué par rapport à la période du 25 – 29 novembre. »
Source: Antara News.

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One can read on the Antara News website an interesting interview of the head of the Volcanology and Geological Hazard Mitigation Center (PVMBG). On Sunday, December 10th, he said that the volcanic activity on Mount Agung might decrease. After emitting 17 times steam and ash plumes that rose up to 1,500 metres, the volcano erupted and released grey volcanic ash which rose up to 2,000 metres from the crater on Saturday morning. In his opinion, these activities indicated that the number of lava flowing to the crater may drop.
Asked if the alert level of Mt Agung would be lowered, he said that it could be degraded after observing the amount of ash spewed from the crater, as well as the number of tremors recorded by the seismographs. « Before lowering the alert status of Mount Agung, we will collect more information for the next one week, » he noted.
He added that the local tectonic activity on the volcano remained low. Judging from the seismographs, most tremors occur on the surface of the crater, and no new lava flow was seen released from the magma chamber. « The volcanic ash released today (Sunday) is generated from the old magma activity five to 10 kilometres beneath the crater, » he remarked.
On November 30th, the volcanic activity on Mount Agung had decreased, but it became active on December 7th – 9th, as indicated by the large amount of volcanic ash released from the crater. « Compared to the eruption on November 25th – 29th, the number of ash has decreased now. […] Following the phreatic eruptions, the deformation is still occurring on the volcano. However the volcanic activity now has slightly decreased compared to the records on November 25th – 29th, » he stressed.

Source : Antara News.

Image webcam de l’Agung le 11 décembre 2017

Bali: Des volcans et des dieux // Bali: Volcanoes and gods

Avec le niveau d’alerte à son maximum et une zone d’évacuation de 10 km autour du cratère, quelque 150 000 personnes sont actuellement affectées par l’éruption du Mont Agung.
Comme je l’ai écrit dans des notes précédentes, de nombreux habitants sur les pentes du volcan refusent de quitter leurs fermes. Ils disent généralement qu’ils se sentent en sécurité, mais surtout qu’ils veulent rester proches de leurs terres et de leur bétail, de peur qu’ils ne soient volés pendant qu’ils seront dans les camps.
Il y a une autre raison pour laquelle ils restent. Ils sont bien conscients du danger, mais le Mt Agung symbolise aussi l’élévation spirituelle et la puissance divine. Le volcan est l’incarnation d’un dieu et ses grondements sont le signe du mécontentement divin. Alors que les Balinais sont essentiellement hindous, leurs relations spirituelles les plus intimes sont avec leurs ancêtres et une foule d’autres êtres invisibles liés au paysage et aux forces de la nature.

Le volcan et le dieu qu’il incarne figurent dans la plupart des histoires sur les origines de la culture balinaise, de la religion et de l’ordre politique. Bien que peu de gens se souviennent de la dernière éruption du Mont Agung, il y a des histoires et des traces physiques sous forme de champs fertilisés par la lave qui donné naissance à quelques-unes des rizières les plus productives au monde.
Gunung Agung signifie « grande montagne ». C’est le plus haut sommet d’une chaîne de volcans qui traverse l’île de Bali et se prolonge vers Java à l’ouest et Lombok à l’est. Des milliers de personnes vivent sur les pentes de l’Agung, des dizaines de milliers d’autres au pied du volcan et des centaines de milliers dans la zone recouverte par des coulées de lave et des chutes de cendre dans le passé.
Le bilan officiel de l’éruption de 1963 est d’environ 1500 morts, mais la réalité s’approche davantage de 2000. La plupart ont été tués par des coulées pyroclastiques qui ont enseveli des vallées entières et des villages. Certaines personnes ont fui mais d’autres ont vu dans l’éruption la volonté des dieux ; elles sont restées et ont prié pendant que la lave avançait. Certaines ont survécu, la plupart ont péri.
Il existe un livre peu connu d’Anna Mathew, intitulé La Nuit de Purnama, dans lequel la dernière éruption est observée et décrite depuis un village sur les hautes pentes du volcan. L’auteur raconte une série d’événements étrangement semblables à ce qui se passe aujourd’hui, et qui a culminé avec de puissantes éruptions et des conséquences catastrophiques. Les retombées de cendre ont détruit les cultures dans la moitié est de l’île. Il s’en est suivi une période de famine. Les gens mangeaient les troncs de bananiers pour survivre et les jeunes hommes ont parcouru les routes à la recherche de travail et de nourriture.

Ce n’était pas le grand bonheur en Indonésie en 1963. Après 16 années d’indépendance, le pays connaissait de graves problèmes économiques et une instabilité politique. Sukarno, le premier président, était menacé par la force grandissante du puissant parti communiste. L’année précédente, les rats avait décimé la récolte de riz, preuve que les dieux étaient offensés et que de nouveaux désastres allaient se produire. Les chefs religieux et les universitaires se sont réunis afin de savoir si le moment était propice pour organiser l’Eka Dasa Rudra, le plus grand rituel de purification et de rétablissement de l’ordre. Le président Sukarno avait décidé de promouvoir le tourisme, en s’appuyant sur la culture religieuse et artistique de Bali. Il avait invité la Pacific Asia Travel Association à tenir son congrès à Bali et l’avait fait coïncider avec l’Eka Dasa Rudra.
La cérémonie devait avoir lieu à Besakih, le temple le plus célèbre de l’île de Bali, perché sur le versant sud du Mont Agung. Pendant les préparatifs de la cérémonie, le volcan s’est manifesté comme il le fait aujourd’hui. L’éruption précédente avait eu lieu 120 ans auparavant et il n’y avait donc personne pour s’en souvenir. Les autorités religieuses balinaises ont interprété le comportement du volcan comme un avertissement des dieux. Elles ont demandé le report de la cérémonie mais n’ont pas été écoutées.
La cérémonie a commencé au milieu de la fumée et de la cendre. Peu à peu, l’éruption proprement dite a débuté, avec des projections de blocs incandescents et des coulées de lave sur les pentes du volcan. Le temple de Besakih a survécu, mais le portail édifié pour honorer Sukarno a été la première victime du mécontentement des dieux. Le bilan catastrophique a été considéré comme un désaveu des dieux à l’égard de Sukarno. Il a été déposé deux années plus tard.
Depuis 1963, la population et sa densité en Indonésie ont plus que doublé. Encore plus de gens vivent sur les pentes du Mont Agung. En revanche, la population dépend moins des cultures locales pour ses besoins en nourriture. Les routes d’évacuation en cas d’éruption se sont également améliorées énormément, ce qui devrait réduire l’impact immédiat sur la vie et la santé.
Si l’éruption de 2017 continue à suivre l’évolution de celle de 1963, les conséquences pour le tourisme, l’agriculture et la vie en général seront probablement plus grandes que celles des attaques terroristes de 2002 et 2005. La plupart des Balinais affirmeront que c’est la volonté des dieux, mais il y aura aussi différentes interprétations des causes du courroux divin, telles que des violations de la montagne sacrée par les touristes et l’exploitation du sable, avec des réflexions plus larges sur l’évolution de l’économie et ses conséquences sociales et environnementales. Pourtant, le remède sera la même qu’après les attentats de 2002 et 2005: il reposera sur un rituel, plus grand et plus efficace que jamais, qui s’attaquera aux causes surnaturelles tout en attirant les touristes.
Si la grosse éruption prévue actuellement ne se produit pas, les nuages ​​de cendre se disperseront, les avions décolleront à nouveau et tout le monde retrouvera ses habitudes. Tout sera oublié, nuages de cendre et évacuations, jusqu’à la prochaine fois….
Source: Adapté de plusieurs articles parus dans la presse indonésienne.

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With the alert level at its highest and a 10km evacuation zone around the crater, 150,000 people are effected by the current eruption of Mt Agung.

As I put it in previous posts, many residents on the slopes of the volcano refuse to leave their farms. They usually say they feel safe, but above all they want to stay close to their lands and cattle, for fear they might be robbed while they are in the camps.

There is another reason why they are staying. While they are well aware of the physical danger, for them, Mt Agung represents spiritual elevation and power. It embodies a god and its rumbles are a sign of the god’s displeasure. While Balinese are nominally Hindu, their most immediate spiritual relationships are with their ancestors and a host of other invisible beings related to the landscape and forces of nature.

The volcano and the god it embodies feature in most stories about the origins of Balinese culture, religion and political order. While not many people remember Mt Agung’s last eruption, there are stories and physical traces in the form of fields fertilised by lava that have maintained some of the most productive rice fields in the world.

Gunung Agung means “great mountain”. It is the tallest of a cluster of volcanoes across the island, part of a much longer chain that extends through Java to the west and Lombok to the east. Thousands of people live on its slopes, tens of thousands around the foot of the volcano and hundreds of thousands within the zone of previous lava flows and ash falls.

The official death toll of the1963 eruption was around 1500, but the reality was more like 2000. Most were killed by pyroclastic flows, which buried whole valleys and villages. Some people fled but others saw the eruption as the work of the gods and stayed and prayed as the lava advanced. Some survived, most did not.

There is a little-known book by Anna Mathew, entitled The Night of Purnama, in which the last eruption is observed and written from a village high on the slopes. It tells of a build-up eerily similar to what is happening now, culminating in a series of massive eruptions with a catastrophic aftermath. The falling ash destroyed crops across the eastern half of the island. Widespread hunger followed. People ate the trunks of banana trees to survive and young men took to the roads in search of work and food.

Indonesia in 1963 was not a happy place. After 16 years of independence, it had serious economic problems and growing political instability. Sukarno, the first president, was threatened by the growing strength of a huge communist party.The previous year, a plague of rats had decimated the rice crop, proving that the gods were offended and more disasters would follow. Religious leaders and scholars debated whether the time had come for the Eka Dasa Rudra, the greatest ritual of purification and re-establishment of order. Sukarno decided to promote tourism, with the religious and artistic culture of Bali as its centrepiece. He invited the Pacific Asia Travel Association to hold their convention in Bali and timed it to coincide with the Eka Dasa Rudra.

The ceremony is held at Besakih, a major temple of the island of Bali, perched high on the southern slope of Mt Agung. During the preparations, the mountain began doing what it is doing now. The previous eruption had been 120 years earlier, so there were no living memories to go by. Balinese leaders interpreted this as a warning from the gods that something was wrong. They called for postponement, but were overruled.

The ceremony began amid smoke and falling ash. As it proceeded, the real eruption began, blasting molten rock high into the air and pouring lava down its sides. Besakih survived, but the ceremonial gateway built to honour Sukarno was the first casualty of the gods’ displeasure. The catastrophic outcome and aftermath were seen as clear evidence of Sukarno’s loss of favour with the gods. He was deposed two years later.

Since 1963, population and density in Indonesia have more than doubled. More people live on the slopes of Mt Agung. On the other hand, most people are less dependent on local subsistence crops. Escape roads have also improved enormously, which should reduce the immediate impact on life and health.

If this eruption continues to follow the pattern of 1963, the consequences for tourism, agriculture and livelihoods in general are likely to be greater than those of the terrorist bombs in 2002 and 2005. Most Balinese will agree that it is the doing of the gods, but there will be different interpretations of their reasons, ranging from violations of the sacred mountain by tourists and sand mining, to broader reflections on the direction of development and its social and environmental consequences. But the solution will be the same as after the bombs:  ritual, bigger and better than ever, which will address the supernatural causes and attract the tourists back at the same time.

If the big eruption doesn’t happen, the ash clouds will drift away, the planes will fly again, everyone will return to business as usual. It will all be forgotten, along with the evacuees, until next time.

Source: Adapted from several articles in the Indonesian press.

 Rizière sur les pentes de l’Agung (Photo : C. Grandpey)

L’Agung le 29 novembre 2017 // Mt Agung on November 29th 2017

L’aéroport de Denpasar à Bali a rouvert mercredi après que le Mont Agung ait contraint à sa fermeture il y a deux jours. Le Président indonésien a toutefois déclaré que le danger n’était pas passé et a demandé à toutes les personnes qui s’y trouvent encore de quitter la zone d’exclusion autour du volcan. Les panaches de cendre qui atteignent jusqu’à 7600 mètres d’altitude ont commencé à se diriger vers le sud et le sud-est du Mont Agung, ce qui a laissé un espace propre au-dessus de l’aéroport pour que les avions atterrissent et décollent.
L’aéroport avait fermé lundi, ce qui a causé des problèmes à des dizaines de milliers de personnes. Malgré cette réouverture, il est peu probable que les vols reviennent rapidement à la normale et un changement de direction des nuages cendre ou une nouvelle éruption plus puissante pourraient entraîner une nouvelle fermeture de l’aéroport.
Les autorités ont demandé à 100 000 personnes de quitter une zone s’étendant jusqu’à 10 kilomètres du volcan. Près de 40 000 personnes séjournent dans 225 centres d’hébergement. Cependant, des dizaines de milliers d’autres sont restés chez elles parce qu’elles se sentent en sécurité ou ne veulent pas abandonner leur terre et leur bétail. Dans le village de Tulamben, à l’intérieur de la zone d’exclusion, les agriculteurs labouraient leurs champs avec du bétail mercredi, apparemment sans se préoccuper de la montagne qui fumait derrière eux. Dans le village de Sukadana, à environ 8 kilomètres du cratère, quelques habitants encore présents ont dit que les lahars (coulées de boue volcanique) avaient traversé la zone pendant quelques jours avant de se solidifier.
Certains touristes bloqués ont réussi à quitter l’île avant la réouverture de l’aéroport, mais ils ont dû faire face à un voyage difficile impliquant des routes encombrées, des bus, des ferries et parfois des attentes dans un autre aéroport de Surabaya sur l’île de Java.
Source: The Jakarta Globe.

En ce qui concerne l’activité volcanique, on observe de temps en temps une forte augmentation du signal sismique qui semble réapparaître toutes les quelques heures. C’est comme si la pression s’accumulait sous le volcan avant de se libérer soudainement. Il faudra voir avec quelle fréquence ce genre de situation se produit à l’avenir. Plus la pression s’évacue, plus la probabilité d’un événement majeur s’amoindrit… Peut-être…. Personne ne sait!

En cliquant sur ce lien, vous verrez les concentrations de SO2 dans le nuage éruptif du Mt Agung:

https://www.nnvl.noaa.gov/MediaDetail2.php?MediaID=2154&MediaTypeID=1

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Denpasar Airport in Bali reopened Wednesday after Mt Agung forced its closure two days ago, but the country’s president said the danger had not passed and urged anyone within the mountain’s exclusion zone to get out for the sake of their safety. The ash plumes that reached up to 7,600 metres in the air began drifting south and southeast of Mount Agung, leaving clean space above the airport for planes to land and take off.

The airport had closed Monday, disrupting travel for tens of thousands of people. Despite the all-clear from authorities, flights are unlikely to rapidly return to normal levels and a change in the direction of the ash or a new more powerful eruption could force the airport’s closure again.

Authorities have told 100,000 people to leave an area extending up to 10 kilometres in places from the volcano. Nearly 40,000 people are now staying in 225 shelters. However, tens of thousands more have remained in their homes because they feel safe or don’t want to abandon their land and livestock. In the village of Tulamben inside the exclusion zone, farmers were plowing their fields with cattle Wednesday, seemingly unbothered by the smoking mountain behind them. In Sukadana village, about 8 kilometres from the crater, a few remaining residents said lahars had passed through the area for a couple of days before solidifying.

Some stranded tourists managed to get off the island before the airport reopened, but they faced an arduous journey involving crowded roads, buses, ferries and sometimes overnight waits in yet another airport in Surabaya on the island of Java.

Source : The Jakarta Globe.

As far as volcanic activity is concerned, one can see from time to time a strong increase of the seismic signal which seems to reappear every few hours. It is as if pressure is accumulating and then released suddenly. Let’s see how often this kind of situation occurs in the future. The more pressure is released, the lower the probability of a major event. Maybe. Nobody knows!

By clicking on this link, you will see SO2 concentrations in Mt Agung’s eruptive plume:

https://www.nnvl.noaa.gov/MediaDetail2.php?MediaID=2154&MediaTypeID=1