L’éruption dans l’Holuhraun (Islande): Déjà 100 jours! // 100 days already!

drapeau francaisHier lundi 9 décembre marquait le centième jour de l’éruption dans l’ Holuhraun. Les scientifiques islandais indiquent qu’il n’y a pas eu de changements importants sur le site de l’éruption au cours des dernières semaines mais que l’activité sismique reste forte. Ils sont persuadés que l’éruption se poursuivra jusqu’au moment où la caldeira du Bárðarbunga aura fini de s’affaisser. Cela signifie que la lave pourrait continuer à circuler vers la plaine de l’Holuhraun pendant encore plusieurs mois.
Jusqu’à présent, l’éruption a donné néissance à la plus grande coulée de lave jamais observée depuis des siècles et à la dispersion de gaz toxiques à travers toute l’Islande. Cependant, il n’y a pas eu d’émission de cendre volcanique et donc pas de perturbations du trafic aérien.
Depuis le début de l’éruption, les scientifiques envisagent plusieurs scénarii dont plusieurs se sont révélés inexacts. Leur imagination est encore très active, mais tout le monde sait que seul le volcan décidera de la suite des événements. Comme dit le proverbe anglo-saxon: Wait and see! Attendre et voir !

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drapeau anglaisYesterday December 9th marked the hundredth day of the ongoing volcanic eruption in Holuhraun.

Icelandic scientists indicate there have been no significant changes at the eruption site in recent weeks, but that seismic activity remains strong. They believe the eruption will probably continue until the subsistence at Bárðarbunga ceases, which means lava could keep flowing for several more months.

So far the eruption has caused the biggest lava flow for centuries and the dispersal of poisonous gas on the wind around Iceland. However, there has been no ash and no disruption to flights.

Since the start of the eruption, scientists have envisaged several scenarios, several of which proved wrong. Their imagination is still quite active but everybody knows that the volcano will decide by himself. As the saying goes : Wait and see !

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(Crédit photo: Icelandic Met Office)

Il y a 34 ans, le Mont St Helens explosait // 34 years ago, Mount St Helens was exploding

drapeau francaisCe dimanche 18 mai 2014 marque le 34ème anniversaire de l’éruption cataclysmale du Mont St Helens le 18 mai 1980. A cette occasion, le journal The Portland Oregonian rappelle une trentaine de faits marquants à propos du volcan. En voici quelques uns qui ont retenu mon attention :

– Au cours des 4000 dernières années, le St Helens est entré en éruption plus souvent que n’importe quel autre volcan de la Chaîne des Cascades.

– En 1792, le Capitaine George Vancouver a donné son nom actuel au volcan en référence à l’ambassadeur britannique en Espagne, Alleyne Fitzherbert, également connu sous le nom de Baron St Helens.

– En 1975, des géologues de l’USGS avaient prédit que le Mont St Helens entrerait en éruption « probablement avant la fin du siècle ».

– Le 20 mars 1980, un séisme de M 4,2 annonce le réveil du volcan après un sommeil de 123 années.

– Au cours du printemps 1980, la poussée du magma fait gonfler le versant nord du St Helens à raison de 1,50 mètre par jour.

– Le matin du 18 mai 1980, le plus important glissement de terrain jamais enregistré sur Terre décapite le sommet du volcan qui perd environ 400 mètres de hauteur. L’événement provoque également un souffle (blast) latéral destructeur.

– En moins de 3 minutes, ce blast latéral, qui se déplace à une vitesse estimée à 480 kilomètres-heure, rase 600 km2 de forêts.

– En moins d’un quart d’heure, un panache de cendre vertical atteint une hauteur de 24 km.

– Au cours de l’après-midi du 18 mai, le panache de cendre plonge dans l’obscurité la partie orientale de l’Etat de Washington et il faut allumer les réverbères dans les rues de Yakima et Ritzville.

– Poussé vers l’est, le nuage de cendre met trois jours pour traverser les Etats-Unis et 15 jours pour faire le tour de la Terre.

– Les lahars font déborder les rivières, détruisent 27 ponts et quelque 200 maisons.

– Des milliers d’oiseaux et de mammifères périssent pendant l’éruption.

– Les arbres et les plantes de petites taille qui se trouvent sous la neige de l’hiver, ainsi que les racines des arbres protégées par le sol, sont épargnés et retrouvent bientôt une nouvelle vie. La zone dévastée par l’éruption est devenue aujourd’hui un habitat très riche où prospèrent plantes et animaux.

– Entre la fin du printemps et l’automne 1980, plusieurs explosions secouent le Mont St Helens : le 25 mai, le 12 juin, le 22 juillet, le 7 août, ainsi que du 16 au 18 octobre, avec des retombées de cendre sur les localités autour du volcan.

– 1982 : Le Mont St Helens est élevé au rang de National Monument pour permettre aux gens d’observer les ravages provoqués par l’éruption, mais aussi le remarquable retour de la Nature.

– Entre octobre 1980 et 1986, 17 épisodes éruptifs entraînent le début de remplissage du cratère par un dôme de lave qui dresse ses 263 mètres au-dessus du plancher.

-Après 1986, la neige et les roches qui se sont accumulées dans le cratère à l’abri du soleil permettent la formation du Crater Glacier, le plus jeune glacier au monde.

– En septembre 2004, le Mont St Helens se réveille à nouveau avec une éruption qui dure jusqu’en janvier 2008.

– Entre octobre 2004 et janvier 2008, les dômes de lave ne cessent de croître dans le cratère. Ils poussent le glacier qui se divise en deux lobes qui se mettent à avancer sur la pente à raison de 1,80 mètre par jour. Ils se rejoignent en aval du dôme de lave un peu plus de trois ans plus tard.

– Au cours des éruptions 1980 – 1986 et 2004 – 2008, la lave sort lentement sur le plancher du cratère et construit des dômes plus hauts que l’Empire State Building. Au cours de ce processus,  elle récupère 7% du volume perdu en 1980.

– Le Mont St Helens est devenu un laboratoire de renommée mondiale pour l’étude des phénomènes terrestres et la faculté de la Nature à se relever après une catastrophe.

En cliquant sur ce lien, vous verrez une galerie de photos aériennes prises pendant l’éruption du 18 mai 1980:

http://www.oregonlive.com/pacific-northwest-news/index.ssf/2014/05/mount_st_helens_eruption_the_s.html

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drapeau anglaisToday Sunday May 18th 2014 marks the 34th anniversary of the cataclysmal eruption of Mount St Helens on May 18th 1980. On that occasion, the newspaper The Portland Oregonian reminds its readers of about 30 striking facts about the volcano. Here are a few of them that have drawn my attention:

– During the past 4,000 years, Mount St. Helens has erupted more frequently than any other volcano in the Cascade Range.

 – In 1792, Captain George Vancouver named the volcano for Britain’s ambassador to Spain, Alleyne Fitzherbert, also known as Baron St. Helens. – In 1975, U.S. Geological Survey geologists forecast that Mount St. Helens would erupt again, “possibly before the end of the century.” – On March 20th 1980,  an M 4.2 earthquake signalled the reawakening of the volcano after 123 years. – During the spring 1980, rising magma pushed the volcano’s north flank outward 1,50 metres per day. – In the morning of May 18th 1980, the largest terrestrial landslide in recorded history reduced the summit by 400 metres and triggered a destructive lateral blast. – Within 3 minutes, the lateral blast, travelling at more than 480 kilometres per hour, blew down and scorched 600 square kilometres of forest. – Within 15 minutes, a vertical plume of volcanic ash rose over 24 km. – During the afternoon of May 18th, the ash cloud turned daylight into darkness in eastern Washington, causing streetlights to turn on in Yakima and Ritzville. – The volcanic ash cloud drifted east across the United States in 3 days and encircled Earth in 15 days. – Lahars filled rivers, damaging 27 bridges and 200 homes.- Thousands of birds and mammals perished in the eruption. – Small plants and trees beneath winter snow, and roots protected by soil, survived the eruption and now thrive. The landscape devastated by the eruption has evolved into a rich and diverse habitat for plants and animals – Between the end of spring and the autumn 1980, explosive eruptions on May 25th, June 12th, July 22nd, August 7th, and October 16th –18th rocked Mount St. Helens and sent ash to distant communities. – 1982: Mount St. Helens National Volcanic Monument was established for all to observe both the awesome destruction and the remarkable recovery of Nature. – From October 1980 to 1986, 17 eruptive episodes began filling the crater, building a lava dome that reached 263 metres above the crater floor. – Since 1986, snow and rock accumulating in the deep, shaded crater formed Crater Glacier, the youngest glacier on Earth. – In September 2004, Mount St. Helens reawakened, and it erupted continuously until January 2008. – From October 2004 to January 2008, growing lava domes displaced and then divided Crater Glacier into east and west lobes. The ice lobes moved downslope as fast as 1,80 metres per day, converging below the lava dome a little more than three years later. – During the 1980 to 1986 and the 2004 to 2008 eruptions, lava oozed onto the crater floor, building domes taller than the Empire State Building and restoring 7 percent of the volume lost in 1980. – Mount St. Helens remains a world-famous natural laboratory for the study of Earth’s processes and also Nature’s response to catastrophe.

By clicking on this link, you will see a gallery of aerial photos taken during the eruption of May 18th 1980:

http://www.oregonlive.com/pacific-northwest-news/index.ssf/2014/05/mount_st_helens_eruption_the_s.html

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Vue de l’éruption du St Helens  (Crédit photo:  USGS)

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Dôme encore actif et Crater Glacier en 2008  (Photo:  C. Grandpey)

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Année après année, la Nature reprend ses droits…; (Photo:  C. Grandpey)

Il y a 50 ans, l’Alaska tremblait… // 50 years ago, Alaska was trembling…

drapeau francaisLe 27 mars 2014 marque le 50ème anniversaire du séisme qui a secoué l’Alaska en 1964, le jour du Vendredi Saint. Connu sous le nom de « Great Alaskan Earthquake » ou « Good Friday Earthquake », d’une magnitude de M 9,2, c’est par sa puissance le deuxième séisme jamais enregistré sur notre planète, après celui de Valdivia au Chili en 1960, avec une magnitude de M 9,5. L’épicentre a été localisé à environ 90 km à l’ouest de Valdez et 120 km à l’est d’Anchorage, à une profondeur de 25 km. Le bilan officiel de la catastrophe se situe entre 115 et139 morts, victimes pour la plupart d’effondrements de bâtiments ou du tsunami engendré par le séisme. C’est ainsi que 32 personnes ont perdu la vie à Valdez, petit port blotti au bord du Prince William Sound et reconstruit aujourd’hui sur un site censé être plus sûr.

Le séisme du Vendredi Saint a marqué les esprits des Alaskiens et les témoignages se transmettent de génération en génération, un peu comme une alliance de mariage dont les bords auraient été un peu usés par le temps.

Tout a commencé à 17h36. Certains habitants d’Anchorage entendirent ce qui ressemblait aux chenilles de chars d’assaut, comme si toute une armée était en train de pénétrer dans la ville. D’autres eurent l’impression qu’un Boeing 747 était en train d’atterrir dans leur jardin. C’était comme si la grosse caisse d’une fanfare vibrait dans leur poitrine et comme si cette vibration se propageait dans tout leur corps. Pendant trois à cinq minutes selon les endroits, la terre ressemblait à une immense couverture que quelque géant était en train de secouer. Les arbres vacillaient ; poteaux et lignes électriques remuaient dans tous les sens. Dans les parkings, les voitures étaient soulevées de terre et retombaient les une contre les autres.

Puis les secousses cessèrent. Ce fut l’heure de constater les dégâts, d’établir des bilans et de penser à la reconstruction. De nombreux bâtiments s’étaient en partie ou en totalité effondrés. Il n’y avait plus d’électricité et de téléphone. Les conduites d’eau avaient été brisées. Les gens remplissaient les baignoires avec de la neige pour avoir de l’eau et le feu dans les cheminées remplaçait les appareils de chauffage. Comme toujours dans le cas de puissants séismes, celui du 27 mars 1964 fut suivi de répliques. A chacune d’elles, les gens sortaient précipitamment des maisons, en proie à la panique.

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La 4ème Avenue d’Anchorage juste après le séisme  (Crédit photo: U.S. Army)

Aujourd’hui encore, l’Alaska connaît des séismes, pas toujours ressentis par la population. Toutefois, dès qu’un grondement se fait entendre, comme celui d’un avion ou d’un chasse-neige, beaucoup d’habitants tendent l’oreille et restent vigilants, dans la crainte que se reproduise le séisme du Vendredi Saint.

Les traces du 27 mars 1964 ont disparu d’Anchorage mais plusieurs lieux rappellent ce terrible événement. Au nord de la ville, on peut visiter l’Earthquake Park où des panneaux fournissent des explications sur les glissements de terrain dévastateurs et meurtriers provoqués par les secousses.

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Dans le l’Alaska Experience Theater, un simulateur fait vibrer les spectateurs avec la même intensité qu’en 1964. Les images projetées sur l’écran font froid dans le dos.

Plus au sud, à Valdez, là où se trouvait le port avant le tremblement de terre et le tsunami, un panneau explique où se trouvaient les habitations.

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(Photos:  C.  Grandpey)

Le Valdez Museum met en vente un DVD très intéressant, intitulé « Between the Glacier and the Sea », qui fait revivre les événements du Vendredi Saint 1964.

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drapeau anglaisMarch 27th, 2014 marks the 50th anniversary of the earthquake that rocked Alaska in 1964, on Good Friday. Known as the  » Great Alaskan Earthquake  » or  » Good Friday Earthquake  » with a magnitude of M 9.2, it is the second most powerful earthquake ever recorded on our planet, after the one that shook Valdivia in Chile in 1960, with a magnitude of M 9.5. The epicentre was located about 90 km west of Valdez and 120 km east of Anchorage, at a depth of 25 km. The official toll of the disaster is between 115 et139 deaths, mostly victims of building collapses or of the tsunami generated by the earthquake. 32 people lost their lives in Valdez, a small port nestled on the shores of Prince William Sound and rebuilt today on a site supposed to be a safer.

The Good Friday Earthquake remains stamped in the minds of Alaskans and the memories are transmitted from generation to generation, like a wedding ring whose edges were a bit worn out with the time.
It all started at 17h36. Some residents of Anchorage heard what sounded like the caterpillars of tanks, as if a whole army was entering the city. Others got the impression that a Boeing 747 was about to land in their garden. It was as if the bass drum of a band vibrated in their chests and as if that vibration was spreading throughout their body. For three to five minutes depending on the area, the land looked like a huge blanket that a giant was shaking. Trees swayed ; poles and power lines were moving in all directions. In parking lots, cars were lifted from the ground and fell against one another.
Then the shaking stopped. It was time to see the damage, count the victims, establish budgets and think about reconstruction. Many buildings were partially or totally destroyed. There was no electricity and telephone. Water pipes were broken . People filled their bathtubs with snow for having water and fires in the fireplaces replaced the heaters. As always in the case of powerful earthquakes, the quake of March 27th 1964 was followed by aftershocks. At each of them, the people left hurriedly houses in a panic.
Today , Alaska is still experiencing earthquakes, not always felt by the population. However, when a rumbling sound can be heard, like an airplane or a snowplow, many people listen carefully and remain vigilant, fearing a repeat of the Good Friday Earthquake.
Traces of March 27th, 1964 have disappeared from Anchorage but many places recall this terrible event. North of the city, you can visit the Earthquake Park where signs provide explanations about the devastating and deadly landslides. (see photos above)
In the Alaska Experience Theater , a simulator shakes the audiences with the same intensity as in 1964. The images on the screen send shivers down the spine.
Further south, in Valdez, on the site where the port lay before the earthquake and tsunami, a sign indicates where the houses stood while a plaque bears the list of the missing (see photos above).
The Valdez Museum sells a very interesting DVD, entitled  » Between the Glacier and the Sea « , which meminds us of the events of Good Friday 1964.

Il y a 30 ans, le Mauna Loa entrait en éruption! // 30 years ago, Mauna Loa started an impressive eruption!

drapeau francaisAujourd’hui 25 Mars 2014 marque le 30ème anniversaire de la dernière éruption du Mauna Loa. À 01h30 le 25 Mars 1984, le volcan se réveillait de manière aussi soudaine que spectaculaire, après neuf ans de sommeil. L’éruption a envoyé plusieurs coulées de lave qui ont avancé très rapidement. L’une de ces coulées a menacé directement, mettant ses habitants en état d’alerte dans les jours qui ont suivi.
L’éruption a pris fin au bout de trois semaines et la lave s’est arrêtée à seulement 6,5 kilomètres des premières maisons de Hilo. Depuis cette époque, c’est le calme plat sur le Mauna Loa.
Avant ces trois dernières décennies pendant lesquelles il ne s’est rien passé, le Mauna Loa était entré en éruption 33 fois depuis 1843, à  raison d’une éruption en moyenne tous les cinq ans. En remontant plus en amont dans l’histoire éruptive du volcan, les scientifiques de l’ Observatoire Volcanologique ont constaté que le Mauna Loa était entré en éruption environ une fois tous les six ans au cours des 3000 dernières années.
L’absence d’activité éruptive au cours des dernières décennies montre clairement, si besoin était, que la notion de cycle éruptif est très fragile et très contestable.

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drapeau anglaisToday March 25th; 2014 marks the 30th anniversary of the last eruption of the Mauna Loa volcano. At 1:30 a.m. on March 25th, 1984, the volcano woke up suddenly and spectacularly after nine years of slumber. The eruption sent several fast-moving fingers of lava down the slopes. One of the fastest of these fingers quickly took direct aim at Hilo, putting its residents on high alert in the days that followed.

The eruption ended three weeks after it began, with lava stopping just 6.5 kilometres from the nearest Hilo home. Mauna Loa has been quiet ever since.
Prior to the recent three decade eruptive dry spell, Mauna Loa had erupted 33 times since 1843, at an average rate of one eruption every five years. Going further back into research on the volcano’s eruptive history, scientists at the Hawaii Volcano Observatory say Mauna Loa has erupted about once every six years for the last 3,000 years.

The lack of eruptive activity during the past decades clearly shows, if needs be, that the notion of eruptive cycle is very fragile and highly disputable.

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A 4200 mètres d’altitude, le cratère du Mauna Loa peut être recouvert de neige! (Photo:  C.  Grandpey)