Aoba (Vanuatu)

   D’après l’Observatoire Geohazards du Vanuatu, des villageois ont fait état d’une petite reprise d’activité sur l’île d’Aoba (aussi appelée Ambae) au mois de décembre 2012. Les observations effectuées sur place entre le 30 janvier et le 2 février 2013 ont confirmé un important changement d’activité sur le volcan Lombenden. Les instruments ont détecté d’importantes émissions gazeuses les 18 et 25 janvier, ainsi qu’au début du mois de février. La zone à risques reste autour du cratère Manaro Voui. Le niveau d’alerte est maintenu à 1, sur une échelle de 4 niveaux.

 

   According to the Vanuatu Geohazards Observatory, villagers reported that minor activity at Ambae (also called Aoba) began in December 2012. The site observations made from January 30th to February 2nd 2013 confirmed that the activity of Lombenben volcano had changed significantly. The instrument detected strong gas emissions on January 18th and 25th, as well as early in February. The area of risk remains near the Manaro Voui crater. The alert level remains at 1, on a scale of 4.

Stromboli (Sicile / Italie)

   L’activité du Stromboli est irrégulière en ce moment. Elle fait alterner des phases intenses accompagnées de débordements de lave sur la Sciara del Fuoco et des périodes plus calmes comme au moment où je rédige cette note. Les sismos de l’INGV montrent actuellement des séquences explosives de faible intensité à raison de 8 ou 9 événements par heure. Il n’en reste pas moins que le volcan traverse depuis plusieurs semaines une période d’activité intense et il est probable que la colonne de magma se maintient à un niveau relativement haut dans les conduits éruptifs.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous trouverez une description (en italien et en anglais) de l’activité du Stromboli au cours du mois de février 2013. Elle fait suite à une description du paroxysme du 19 février sur l’Etna.

http://www.ct.ingv.it/index.php?option=com_content&view=article&id=566&Itemid=370&lang=it

 

   Activity is irregular at Stromboli these days. There is an alternation of intense phases (with overflows down the Sciara del Fuoco) ansd quieter periods. One of them is taking place while I’m writing this note. INGV seismographs currently show low-intensity explosions that occur about 8 times per hour. However, the volcano has been quite active during the past weeks and the magma column is probably still high in the eruptive conduits.

By clicking on the link below, you’ll find a description (in Italian and English) of the activity at Stromboli in February 2013. It follows a description of the 19 February paroxysm on Mount Etna.

http://www.ct.ingv.it/index.php?option=com_content&view=article&id=566&Itemid=370&lang=it

Stromboli-fevrier-2013

Le calme semble revenu sur le Stromboli  (Avec l’aimable autorisation de l’INGV)

Soufriere Hills (Ile de Montserrat)

   Le MVO indique que l’activité s’est maintenue à un niveau relativement bas sur le dôme de lave au début du mois de février. On a toutefois observé une légère augmentation de cette activité entre le 3 et le 6 février avec plusieurs séismes d’origine volcano-tectonique, une intensification des émissions gazeuses et, probablement, une petite émission de cendre. Quatre essaims volcano-tectoniques ont été enregistrés. Le deuxième a été le plus intense et a été suivi d’une augmentation de la température de plusieurs fumerolles à l’intérieur de la fracture d’effondrement apparue le 11 février 2010. Une nouvelle augmentation de température ainsi que des grondements ont accompagné le troisième essaim sismique. Il est probable qu’une légère émission de cendre se soit produite au niveau du plancher de la fracture d’effondrement car des dépôts récents ont été observés dans cette zone le 5 février au matin. La situation est redevenue normale par la suite.

Le niveau d’alerte est maintenu à 2, sur une échelle de 5.

 

   MVO indicates that early in February activity at the Soufrière Hills lava dome was at a low level, although there was a slight increase between February 3rd and 6th characterized by volcano-tectonic earthquakes, elevated gas flux, and possible light ash emission. Four volcano-tectonic swarms were recorded. The second one was the most intense and was followed by increases in the temperatures of several fumaroles inside the 11 February 2010 collapse scar. There was a further increase, as well as some loud roaring sounds, around the time of the third swarm. The activity likely included minor ash venting from a large fumarole in the floor of the collapse scar because fresh ash deposits were observed adjacent to this fumarole on the morning of February 5th. The situation later went back to normal.

The Hazard Level remains at 2 (on a scale of 1-5).

White Island (Nouvelle Zélande)

   Une mesure des gaz au cours d’un survol de White Island le 25 janvier par des scientifiques du GNS a révélé des niveaux identiques à ceux de décembre 2012. Sur le terrain, les vigoureux bouillonnements continuent au niveau du lac dans le cratère et la sismicité reste élevée. Comme je l’indiquais précédemment, cette activité sismique est probablement liée à l’activité hydrothermale intense. Je pense personnellement que tant que la soupape – constituée par le dégazage du lac et les autres évents dans le cratère – continuera à bien fonctionner, le risque explosif restera faible.
Au cours de la campagne de mesures, on a relevé un flux de CO2 de 1,800 tonnes par jour, de SO2 de 366 tonnes par jour et de H2S de15 tonnes par jour. Ces valeurs correspondent à celles obtenues le 19 décembre 2012.
La presse néo-zélandaise explique qu’il est très difficile de faire des pronostics. Comme l’écrit un journaliste du Bay of Plenty Times, « en matière de volcans, il y a beaucoup d’incertitude….cela revient un peu à faire une prévision météo les yeux fermés ».
Quoi qu’il en soit, il y a fort à parier qu’une éruption à White Island n’aurait pas d’effets dévastateurs et resterait limitée à l’île proprement dite. Il y aurait probablement des projections de roches dans le cratère et peut-être jusque dans la mer, comme cela s’est produit de temps en temps entre 1976 et 2000. Selon la direction du vent, il se peut qu’il y ait de faibles retombées de cendre sur le continent, ainsi qu’une odeur de soufre.
Il est toutefois rappelé aux visiteurs de White Island qu’une éruption peut se produire sans prévenir.

Vous trouverez dans la colonne de droite de ce blog (album « Nouvelle Zélande 2009 ») des photos de White Island prises lors d’une visite que j’ai effectuée dans l’île en février 2009.

 

   A gas flight performed on January 25th at White Island by GNS scientists revealed a level similar to that of December 2012. Mud geysering is continuing in the crater lake and earthquake activity remains above background.
The measured CO2 flux was 1,800 tons per day, SO2 was 366 tons per day and H2S was 15 tons per day. These values are similar to the previous ones of December 19th 2012.
The NZ press explains that it is very difficult to make a forecast about activity at White Island for the next days or weeks. As a journalist puts it in the Bay of Plenty Times, « with all volcanoes, there is a lot of uncertainty … it’s a bit like forecasting the weather with your eyes closed. »
Anyway, the odds are that an eruption would not have disastrous effects as it would probably be limited to the island itself. It could hurl rocks about the crater or even into the surrounding sea, as happened at times between 1976 and 2000. Depending on wind direction, there is the possibility of light ashfall and a strong smell of sulphur on the mainland.
However, visitors to White Island should be aware that eruptions are possible with little or no warning.

You will find photos of White Island in the right-hand column of this blog. They were taken during a visit I made in February 2009.