Pas d’hiver à Moscou et en Norvège! // No winter in Moscow and in Norway!

Il y a quelques jours, j’indiquais que Moscou (Russie) avait enregistré des températures record en décembre avec 6,2°C la veille de Noël, la température la plus chaude jamais observée à cette date. Il n’y a pas de période vraiment froide dans les prévisions météorologiques.
La chose positive est que le temps exceptionnellement doux a donné naissance à des discussions au sein de la population sur la crise climatique, un sujet qui n’est pas une priorité dans un pays qui dépend fortement des exportations d’hydrocarbures. Sans surprise, le président Poutine a reconnu la hausse globale des températures, mais a mis en doute le rôle de l’Homme dans le changement climatique. On le sait depuis longtemps, Trump et Poutine ont tout intérêt à voir la glace fondre dans l’Arctique avec l’ouverture de nouvelles voies de navigation et l’exploitation de ressources minérales.

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2020 a commencé avec la chaleur dans plusieurs régions de Norvège. Le 2 janvier, le record du mois a été battu à deux reprises: d’abord avec 18,6°C à Åndalsnes et ensuite avec 19°C à Sunndalsøra. Ce nouveau record de chaleur a effacé l’ancien qui était de 17,9°C en janvier 1989 à Tafjord.
Les réactions à ce temps exceptionnellement chaud en janvier ont été très diverses. Beaucoup de personnes trouvent que c’est agréable mais anormal et inquiétant.
Les prévisions à long terme montrent que le temps doux durera encore un certain temps. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour le reste de l’Europe, en particulier pour les stations de sports d’hiver.
Il convient également de noter qu’il y a très peu d’aurores boréales ces jours-ci en Europe du Nord. En effet, l’activité solaire est actuellement très faible.

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 A few days ago, I indicated that Moscow (Russia) saw record high temperatures in December with 6.2°C on Christmas Eve, the warmest recorded temperature for that date. And there is no really cold period in the weather forecast.

The good thing is that the unusually warm weather prompted public discussion about the climate crisis, a subject that is not often a priority in a country that heavily depends on hydrocarbon exports. Not surprisingly, President Putin acknowledged rising global temperatures, but cast doubt on the human role in climate change. It has long been known that Trump and Putin have an interest in seeing the ice melt in the Arctic with the opening of new shipping routes and the exploitation of mineral resources.

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It has been a hot start to 2020 in several parts of Norway. On Janiary 2nd, the record for this month was broken twice: First, 18.6°C in Åndalsnes and 19°C in Sunndalsøra. The new Norwegian heat record erased the old one at 17.9+C measured in January 1989 in Tafjord.

The reactions to the warm January weather have been mixed. Many find it nice but disturbing.

The long-term forecast shows that the mild weather will last for a while. This is not good news for the rest of Europe, especially the winter sport resorts.

It should also be noted that there arevery few northern lights these days in Northern Europe. Solar activity is currently very low.

La Nouvelle Zélande sous la fumée australienne! // New Zealand beneath the Australian smoke!

Les fumées générées par les incendies de végétation en Australie affectent désormais la Nouvelle-Zélande qui se trouve pourtant à plus de 2 000 kilomètres de distance. J’ai indiqué précédemment que la neige et les glaciers des Alpes du Sud sont en train de brunir à cause des particules de cendre qui s’y déposent. La police exhorte maintenant le public à ne pas les appeler. Les gens s’inquiètent du ciel orange au-dessus de leur pays. Les médias sociaux sont inondés de photos montrant le ciel enfumé et teinté d’orange.

Assez étrangement, le Ministère de la Santé a déclaré que la fumée qui est en train d’envahir le pays ne devrait pas avoir d’impact sur l’air ambiant. Cependant, les autorités ont ajouté rapidement qu’il est possible que certaines personnes subissent des effets néfastes même si le niveau de pollution reste relativement faible. Comme d’habitude, les personnes les plus à risque sont les femmes enceintes, les bébés et les enfants, celles qui souffrent d’asthme ou d’autres problèmes respiratoires, les personnes âgées ou celles souffrant de maladies chroniques.
Source: New Zealand Herald.
Je me souviens avoir traversé la Californie il y a quelques années, lorsque des incendies de forêt ravageaient une partie de l’État. La fumée était partout, avec une couche de cendre sur le sol et sur les voitures. Dans de telles conditions, les gens inhalent forcément les particules de fumée. Les autorités néo-zélandaises doivent l’admettre, même si elles veulent être rassurantes. De même, elle doivent éviter de passer sous silence, comme c’est le cas actuellement, la responsabilité du changement climatique parmi les causes des incendies de forêt en Australie.

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The smokes from the wildfires in Australia are now affecting New Zealand more than 2,000 kilometres away. I indicated previously that the snow and glaciers in the Southern Alps are turning brown because of the ash particles. The police are now urging the public not to call them. People worry about orange skies above the country. Social media has been flooded with pictures of the smoky, orange-tinged skies.

Strangely enough, the Ministry of Health said the smoke currently over the country was not expected to impact the air humans breathe. However, authorities added rapidly that it is possible that some people may still experience ill effects even though the pollution levels remain relatively low. As usual, people who are more at risk include pregnant women, babies and children, those who suffer from asthma or other respiratory conditions, older people or those with chronic illnesses.

Source: New Zealand Herald.

I can remember travelling across California a few years ago when wildfires were ravaging a part of the State. The smoke was everywhere, with a layer of ash on the ground and on the cars. In such conditions, people do inhale the smoke particles. New Zealand authorities have to admit it, even though they want to be reassuring. In the same way, they should not forget to mention the responsibility of climate change among the causes of the wildfires in Australia.

Auckland avant et après l’arrivée de la fumée australienne (Photos : C. Grandpey & Angela Scott)

Etats-Unis : Les 20 volcans les plus dangereux // United States : The 20 most dangerous volcanoes

Le gouvernement fédéral américain a établi en 2018 – pour la première fois depuis 2005 – un classement des volcans les plus menaçants pour les Etats Unis. Au final, le vainqueur est le Kilauea à Hawaii. C’est le volcan censé pouvoir causer le plus de dégâts.
Chaque volcan a reçu deux évaluations: une concernant la menace globale et une concernant la menace pour l’aviation.
L’évaluation de menace globale prend en compte 24 facteurs, notamment la fréquence éruptive, la puissance de ses éruptions, la taille des populations à proximité et le nombre de personnes tuées ou évacuées dans le passé.
L’évaluation de menace pour l’aviation se concentre sur des facteurs tels que la proximité d’un volcan avec les aéroports et les couloirs aériens.

Voici les 20 volcans états-uniens qui présentent le plus de risques:

1: Kilauea, Hawaii. Menace globale (MG): 263. Menace pour l’aviation (MA): 48.

2: Mont St. Helens, Washington. MG: 235. MA: 59.

3: Mont Rainier, Washington. MG: 203. MA: 37.

4: Mont Redoubt, Alaska. MG: 201. MA: 48.

5: Mont Shasta, California. MG: 178. MA: 39.

6: Mont Hood, Oregon. MG: 178. MA: 30.

7: Three Sisters, Oregon. MG: 165. MA: 30.

8: Akutan Island, Alaska. MG: 161. MA: 47.

9: Makushin, Alaska. MG: 161. MA: 47.

10: Mont Spurr, Alaska. MG: 160. MA: 48.

11: Lassen, California. MG: 153. MA: 32.

12: Augustine, Alaska. MG: 151. MA: 48.  .

13: Newberry, Oregon. MG: 146. MA: 30.

14: Mont Baker, Washington. MG: 139. MA: 15.

15: Glacier Peak, Washington. MG: 135. MA: 37.

16: Mauna Loa, Hawaii. MG: 131. MA: 4.

17: Crater Lake, Oregon. MG: 129. MA: 37.

18: Long Valley, California. MG: 129. MA: 29

19: Mont Okmok, Alaska. MG: 117. MA: 47.

20: Iliamna, Alaska. MG: 115. %A: 34.

Le Kilauea occupe la première place car l’éruption de 2018 a été particulièrement destructrice. On se souvient que la lave a enseveli quelque 700 habitations et autres structures. Sans cette éruption, le Kilauea, malgré la durée très longue de son éruption, n’aurait probablement pas été en tête du peloton. D’autres volcans américains – explosifs ceux-là – comme le Mont Rainier peuvent détruire des habitations, mais aussi tuer des gens sous des coulées pyroclastiques ou des lahars.

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The US federal government has produced a ranking of which volcanoes pose the most threat to the country. The ranking was updated last year for the first time since 2005, and concluded that Hawaii’s Kilauea volcano could cause the most damage.

Each volcano gets two scores: an overall threat score and an aviation threat score.

The overall threat score looks at 24 factors including how often it erupts, how powerful its eruptions are, the nearby population size, and how many people have been killed or evacuated before.

The aviation threat focuses on factors like how close a volcano is to airports, and which flight paths go nearby.

Here are the 20 U.S. volcanoes that post the biggest risk:

1: Kilauea, Hawaii. Threat Score: 263. Aviation Threat: 48.

2: Mount St. Helens, Washington. Threat Score: 235. Aviation Threat: 59.

3: Mount Rainier, Washington. Threat Score: 203. Aviation Threat: 37.

4: Redoubt volcano, Alaska. Threat Score: 201. Aviation Threat: 48.

5: Mount Shasta, California. Threat Score: 178. Aviation Threat: 39.

6: Mount Hood, Oregon. Threat Score: 178. Aviation Threat: 30.

7: Three Sisters, Oregon. Threat Score: 165. Aviation Threat: 30.

8: Akutan Island, Alaska. Threat Score: 161. Aviation Threat: 47.

9: Makushin Volcano, Alaska. Threat Score: 161. Aviation Threat: 47.

10: Mount Spurr, Alaska. Threat Score: 160. Aviation Threat: 48.

11: Lassen volcanic center, California. Threat Score: 153. Aviation Threat: 32.

12: Augustine Volcano, Alaska. Threat Score: 151. Aviation Threat: 48.  .

13: Newberry Volcano, Oregon. Threat Score: 146. Aviation Threat: 30.

14: Mount Baker, Washington. Threat Score: 139. Aviation Threat: 15.

15: Glacier Peak, Washington. Threat Score: 135. Aviation Threat: 37.

16: Mauna Loa, Hawaii. Threat Score: 131. Aviation Threat: 4.

17: Crater Lake, Oregon. Threat Score: 129. Aviation Threat: 37.

18: Long Valley Caldera, California. Threat Score: 129. Aviation Threat: 29

19: Mount Okmok, Alaska. Threat Score: 117. Aviation Threat: 47.

20: Iliamna Volcano, Alaska. Threat Score: 115. Aviation Threat: 34.

Kilauea is in first place because the 2018 eruption was particularly destructive. Lava buried some 700 homes and other structures. Without this eruption, Kilauea, despite the very long duration of its eruption, would probably not have been ahead of the pack. Other American volcanoes – explosive ones – like Mount Rainier can destroy homes, but also kill people under pyroclastic flows or lahars.

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Voici des photos des 5 volcans censés être les plus dangereux aux Etats Unis.

Here are images of the 5 volcanoes supposed to be the most dangerous in the U.S.

Kilauea

St Helens

Rainier

Redoubt

Shasta

  (Photos: C. Grandpey)

2019 : la deuxième année la plus chaude de l’histoire // The second hottest year ever

J’attends les résultats des mesures officielles de la NASA, mais on peut d’ores et déjà affirmer que l’année 2019 terminera à la deuxième place des annales derrière 2016. Les dernières observations ne laissaient guère de doute sur ce classement inquiétant.

Le mois de décembre 2019 a confirmé cette tendance globale, avec +0,657°C au-dessus de la moyenne 1981-2010. Lui aussi termine à la deuxième place, derrière 2015 (+0,71°C) et devant 2016 (+0,48°C). Les régions polaires dans leur ensemble ont connu des anomalies nettement positives en 2019. L’Antarctique n’y échappe pas. L’Australie et la Russie ont enregistré des records de chaleur en 2019. C’est aussi le cas de l’Alaska où Anchorage a connu le 31 décembre le plus chaud de son histoire. Donc au nord comme au sud, il fait chaud, beaucoup trop chaud !

Il faut également noter que le deuxième semestre 2019 a été plus chaud que le premier. Le record de 2016 avait été favorisé par le concours d’un des plus gros épisodes El Niño jamais observés, alors que les conditions sont restées relativement neutres dans l’est Pacifique ces derniers mois.

Les cinq dernières années sont toutes dans le top 5. Sur la période 1948-2019, la température annuelle s’est élevée au rythme de +0,13°C par décennie. Sur la période 1989-2019, le rythme s’est accéléré pour atteindre +0,25°C par décennie.

La France, quant à elle, a enregistré sa troisième année la plus chaude avec une moyenne de 13,7°C, juste derrière 2018 (13,9°C) et 2014 (13,8°C).

Source : NCEP-NCAR, global-climat.

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 I am waiting for NASA’s results, but there is very little doubt that 2019 will end in second place in history, behind 2016. The latest observations confirm this disturbing ranking.
December 2019 confirmed the overall trend, with + 0.657°C above the 1981-2010 average. It finished in second place, behind 2015 (+ 0.71°C) and ahead of 2016 (+ 0.48°C). The polar regions as a whole experienced significantly positive anomalies in 2019. Antarctica is no exception. Australia and Russia posted heat records in 2019, as did Alaska, where Anchorage had the hottest December 31st in history. So, it’s hot, much too hot both in the north and in the south!
It should also be noted that the second half of 2019 was warmer than the first. The 2016 record was helped by one of the most significant El Niño episodes ever, while conditions have remained relatively neutral in the eastern Pacific in recent months.
The last five years have all been in the top 5. Over the 1948-2019 period, the annual temperature rose at a rate of + 0.13¨°C per decade. Over the 1989-2019 period, the pace accelerated to reach + 0.25°C per decade.
France, meanwhile, recorded its third hottest year with an average of 13.7°C, just behind 2018 (13.9°C) and 2014 (13.8°C).
Source: NCEP-NCAR, global-climat.

Les 10 années les plus chaudes depuis 1948. Anomalies par rapport à la moyenne 1981-2010. (Source : NCEP-NCAR)