Le volcan de Las Vegas va-t-il s’éteindre? // Will the Las Vegas volcano become extinct?

Tout volcanophile qui se rend à Las Vegas – une honte d’un point de vue environnemental – se rend sur le Strip pour assister à l’éruption d’un volcan devant la façade de l’hôtel Mirage Las Vegas. Le pseudo volcan se donne en spectacle toutes les heures de 17 heures à 23 heures. Le divertissement a toutefois du plomb dans l’aile. En effet, la société MGM Resorts International qui gère le site a annoncé la semaine dernière son intention de vendre The Mirage Las Vegas à Hard Rock International, et l’acheteur potentiel a annoncé dans le Las Vegas Review-Journal son intention de « démolir » toute la façade de The Mirage, y compris l’emblématique Volcano Show qui existe depuis 30 ans et qui attire des centaines de personnes cinq fois par nuit le long du Las Vegas Boulevard.
La population de ce quartier de Las Vegas n’est pas d’accord avec ce projet et surtout l’idée de détruire le volcan. Une pétition a été lancée par des habitants pour que MGM Resorts International, Hard Rock International et le gouvernement reviennent sur leur décision de détruire le Mirage Las Vegas et surtout son volcan. Il est toutefois à craindre que ce soit le pot de terre contre le pot de fer. .

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MGM Resorts International announced last week its intention to sell The Mirage Las Vegas to Hard Rock International, and the prospective buyer announced in the Las Vegas Review-Journal its intention to « demolish » the entire front of The Mirage property, including the iconic 30-year-old Volcano show which attract hundreds of people five times every night along Las Vegas Blvd.

The local reaction has been negative toward the idea of destroying The Volcano, and a few locals (plus more to come) have teamed up to petition MGM Resorts International, Hard Rock International, and local government to cancel the plans to destroy The Volcano or The Mirage Las Vegas.

Photo: C. Grandpey

Avez vous déjà goûté le (bon) pain islandais? // Have you ever tasted the (good) Icelandic bread?

En Islande, la géothermie est partout. Les Islandais utilisent la chaleur et l’énergie du sol pour produire de l’électricité, chauffer les maisons, les piscines et même les trottoirs à Reykjavik Ils l’utilisent aussi pour faire du pain !
L’un des meilleurs endroits à visiter pour voir comment les habitants préparent le pain est Laugarvatn, une bourgade située sur le célèbre Cercle d’Or (Golden Circle) qui comprend, Thingvellir, Gullfoss et Geysir. Laugarvatn est bien connue pour ses sources chaudes (d’où le nom de la localité). On peut y pratiquer le sauna, tradition très populaire en Scandinavie. Vous entrez dans une cabine où la chaleur de la vapeur chaude pénètre à l’intérieur de votre corps. Ensuite, vous vous plongez dans l’eau froide du lac. Enveloppé de sa gangue de chaleur, le corps apprécie la sensation. Je peux vous assurer que la détente que vous ressentez est incroyable. (A éviter toutefois si vous avez des problèmes cardiaques).
En visitant Laugarvatn et en marchant le long des rives du lac, vous rencontrerez peut-être des gens debout devant de petits monticules de sable noir, une pelle à la main. Vous les verrez déterrer une marmite en acier, fermée hermétiquement. À l’intérieur se trouve une miche de pain de seigle brun doré, cuite à la perfection.
C’est ainsi que se fait le pain à Laugarvatn où les habitants utilisent la chaleur des sources chaudes pour cuire leur hverabrauð, un pain très spécial souvent mangé avec du beurre, des filets de truite du lac et des œufs durs.
Hverabrauð se traduit littéralement par « pain de source chaude », et l’appellation locale « þrumari » signifie « pain de tonnerre »; elle fait référence aux flatulences que le pain peut provoquer si on en mange trop, un peu comme les topinambours chez nous.
Comme son nom l’indique, le pain était cuit de manière traditionnelle grâce aux sources chaudes. Cependant, la plupart des boulangeries islandaises utilisent des fours modernes.
Dans la vidéo ci-dessous (en anglais), on nous donne la recette pour faire du pain islandais.

Voici quelques conseils en français :
Il faut, bien sûr, commencer par faire la pâte: 4 tasses de seigle, 2 tasses de farine, 2 tasses de sucre (certains utilisent du miel à la place du sucre), 4 cuillerées à café de levure et une cuillerée à café de sel. On ajoute ensuite du lait (de vache). On touille le tout en ajoutant du lait au fur et à mesure. On obtient alors une mixture relativement liquide que l’on verse dans une solide cocotte en fer blanc dont on aura auparavant enduite l’intérieur avec du beurre. Le couvercle doit être résistant pour supporter de possibles coups de pelle sur le terrain de la cuisson. La pâte est ensuite recouverte d’un papier de cuisson et la cocotte enveloppée dans un film transparent. La cuisson prend 24 heures dans le sol. Ni plus, ni moins, sinon le pain ne sera pas bon. Une fois sur le site de cuisson, on creuse un trou à la pelle est on enfouit la cocotte dans le sol très chaud.en veillant à la recouvrir d’une épaisse couche de sable pour bien l’isoler de l’air ambiant. Ne pas oublier de mettre une pierre sur le monticule ainsi formé pour repérer l’endroit, au cas où il neigerait, par exemple. Une fois la cuisson terminée, on retire la cocotte du sol, en faisant attention de ne pas se brûler. On la passe un peu dans le lac pour enlever le sable. On retire le film transparent, puis le papier de cuisson, et le pain apparaît dans toute sa splendeur. On peut ensuite déguster le pain coupé en tranches agrémenté de truites du lac ou d’oeufs que l’on aura, bien sûr, fait cuire dans le sol (30 minutes de cuisson). Tous les Islandais vous diront que le pain a un goût unique, que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Personnellement, je lui trouve un léger goût de pain d’épice, du moins celui que j’achète chez un apiculteur limousin. Cette impression confirme ce qui se dit dans la vidéo. Bon appétit!.

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In Iceland, geothermy is eveywhere. Icelanders use the enrgy from the ground to produce electricity, to warm the houses, the swimming pools and even the pavements in Reykjavik They also use it to make bread!

One of the best places to visit to see how local people cook bread is Laugarvatn on the popular Golden Circle that includes, Thingvellir, Gullfoss and Geysir. Laugarvatn is well known for itsgeothermal springs. You can enjoy a sauna, a very popular tradition is Scandinavia. You walk into the steam rooms where the heat from the hot steams penetrates into your body. Next, you take a dip in the refreshing lake. I can assure you the sensation and relaxation you feel is incredible.

Visiting Laugarvatn and walking along the shores of the lake, you may meett people standing around small earth mounds, with a shovel in hand. After digging through the black sand, they unearth a sealed stainless-steel pot. Inside, there is a golden-brown loaf of rye bread, baked to perfection.

This is the way they make breadat Laugarvatn Fontana where local folks use the heat of local geothermal springs to bake their hverabrauð, a very special bread often eaten with butter, trout and hard-boiled eggs.

Hverabrauð literally translates to « hot spring bread », and its local nickname « þrumari » means « thunder bread ». A fact that becomes less exciting when you realise it refers to the gassiness it can cause if you eat too much, abit like Jerusalem artichokes at home.

As the name suggests, the bread was traditionally baked using hot springs. However, most Icelandic bakeries now use modern ovens.

In the video above, we are given the right recipe to make Icelandic bread.

 

Image extraite de la vidéo

Tourisme en Antarctique : une menace pour l’écosystème // Tourism in Antarctica : a threat to the ecosystem

De plus en plus de navires avec des touristes à leur bord font escale en Antarctique, ce qui représente une menace pour les écosystèmes de la région. C’est la conclusion d’une étude menée par des chercheurs du British Antarctic Survey et de l’Université de Cambridge sur le suivi des navires de recherche, de pêche et de tourisme qui visitent régulièrement le continent. L’étude révèle que des navires en provenance de 1 500 ports du monde entier visitent l’Antarctique. Cela signifie que pratiquement chaque navire représente une source potentielle d’espèces envahissantes qui pourraient bouleverser un écosystème. Ces nouvelles espèces pourraient créer des habitats entièrement nouveaux mettant en difficulté le mode de vie des êtres vivants en Antarctique.
Les scientifiques insistent que des mesures plus strictes sont nécessaires pour s’assurer que les navires n’apportent pas d’espèces susceptibles de perturber les habitats fragiles de l’Antarctique. Ils ont utilisé des données satellitaires et des bases de données maritimes internationales pour évaluer l’impact du trafic en Antarctique, ainsi que l’origine de ces navires. Ils ont été surpris de voir que tous les navires relient des parties autrefois isolées de l’Antarctique à plus de 1 500 ports dans le monde.
Chaque espèce marine qui peut s’accrocher à la coque d’un navire et survivre au voyage vers l’Antarctique peut devenir une menace invasive. Ces créatures, comme les moules, les balanes, les crabes et les algues, sont particulièrement inquiétantes, car elles se fixent aux coques, dans un processus appelé «encrassement biologique». Les moules, par exemple, peuvent survivre dans les eaux polaires et se propager facilement, menaçant la vie sur les fonds marins. Leur filtrage de l’eau altère la chaîne alimentaire ainsi que la chimie de l’eau qui les entoure.
Les scientifiques expliquent que les espèces indigènes de l’Antarctique sont restées isolées au cours des 15 à 30 derniers millions d’années. Cela explique pourquoi des espèces envahissantes seraient une grande menace pour la biodiversité. Le risque de perdre une espèce totalement unique est beaucoup plus élevé en Antarctique.
Le tourisme est réglementé dans la région ; les navires de tourisme doivent suivre des protocoles de biosécurité. Toutefois, l’étude révèle que le tourisme représente 67% des visites en Antarctique, suivi par la recherche, qui représente 21%, et la pêche 7%.
Selon l’Association internationale des voyagistes de l’Antarctique, la saison 2019-2020 a vu plus de 70 000 personnes visiter la région. Alors que l’industrie touristique a été perturbée par la pandémie, ce nombre n’a cessé d’augmenter depuis les années 1950 où quelques centaines de visiteurs en provenance du Chili et d’Argentine ont débarqué pour la première fois dans les îles Shetland du Sud. Les chercheurs préviennent qu’il s’agit d’une augmentation qui a d’autres conséquences. En effet, partout où ces navires vont, il y a d’autres types d’impacts humains sur l’environnement, qu’il s’agisse de rejets accidentels de déchets, de pollution, de collisions avec la faune ou de nuisances sonores.
On a vu que l’étude révèle que de très nombreux ports dans le monde envoient des navires en Antarctique. C’est pourquoi le British Antarctic Survey appelle à des « protocoles de biosécurité améliorés » et à des mesures de protection de l’environnement pour protéger les eaux de l’Antarctique. Cela signifie inspecter les coques des navires avec des caméras et les nettoyer plus fréquemment. De telles mesures sont particulièrement importantes « alors que la température des océans continue d’augmenter en raison du changement climatique. Nous savons que nous courons à la catastrophe si nous laissons les choses en l’état ».
Source : La BBC.

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More and more cruise ships are making stops in Antarctica with a threat to the region’s ecosystems. This is the conclusion of a study by researchers from the British Antarctic Survey and the University of Cambridge tracking research, fishing and tourist vessels that routinely visit the continent. It reveals that ships from 1,500 ports around the globe visit Antarctica. It means that almost anywhere could be a potential source for invasive species that could completely change an ecosystem. They could create entirely new habitats that would make it harder forAntarctic animals to find their own place to live.

The scientists say that more stringent measures are needed to ensure that ships do not bring species that could disrupt Antarctica’s fragile habitats. They used satellite data and international shipping databases to work out the weight of Antarctic traffic, as well as the origin of those ships. They were surprised to see that the global movement of vessels links otherwise isolated parts of Antarctica to more than 1,500 ports all around the world.

As a consequence, any marine species that can cling to the hull of the ship and survive the journey to Antarctica could pose an invasive threat. Creatures, including mussels, barnacles, crabs and algae, are of particular concern, because they attach themselves to hulls, in a process termed « biofouling ». Mussels, for example, can survive in polar waters and spread easily, threatening marine life on the seabed. Their water filtering alters the marine food chain and also the chemistry of the water around them.

The scientists explain that Antarctica’s native species have been isolated for the last 15-30 million years. This makes invasive species one of the biggest threats to its biodiversity. The chance of losing a species that is completely unique is much higher in Antarctica.

Tourism is regulated in the region; tourist ships have to follow biosecurity protocols. But the study reveals that tourism accounts for 67% of visits to Antarctic locations, followed by research, which accounts for 21% and fishing, 7%.

According to the International Association of Antarctic Tour Operators, the 2019-2020 season saw more that 70,000 people visit the region. And while the industry has been disrupted by the pandemic, that number has been increasing steadily since the first few hundred visitors from Chile and Argentina arrived in the South Shetland Islands in the 1950s. The researchers warn that it is an increase that has other consequences. Indeed, anywhere these ships go, there are other kinds of human impact on the environment, whether that is accidental release of waste, pollution, collisions with wildlife or noise disturbance.

Since the study reveals that many more ports around the world are linked to the region, the British Antarctic Survey is calling for « improved biosecurity protocols » and environmental protection measures to protect Antarctic waters. This means inspecting ship hulls with cameras and cleaning them more frequently. Such measures are particularly important « as ocean temperatures continue to rise due to climate change. We know a disaster will happen if we leave things as they are ».

Source: The BBC.

Source: Wikipedia

Touristes en Antarctique (Source: Wikipedia)

Les pièges des coulées de lave refroidies // Traps on cooled lava flows

L’éruption du Fagradalsfjall est terminée, mais il est toujours dangereux de s’aventurer sur le champ de lave. Le 31 décembre 2021, les sauveteurs islandais ont été appelés pour mettre en sécurité une femme qui était prise au piège sur l’ancien point de vue sur l’éruption. La colline est maintenant entourée de lave et les autorités ont conseillé au public de ne pas traverser le nouveau champ de lave pour l’atteindre. La femme ne s’est pas sentie capable de revenir sur ses pas et elle a appelé les secours
Alors que trois mois se sont écoulés depuis la fin de l’éruption, l’équipe de secours de la région a décidé de vérifier si le champ de lave était suffisamment sûr pour être traversé à pied et venir en aide à la personne en difficulté, mais les hommes ont constaté que la surface de la lave était toujours instable et dangereuse. A l’aide d’un thermomètre et de barres de fer pour sonder la lave, ils sont entrés prudemment dans le champ de lave. Après seulement quelques mètres, ils ont trouvé que la zone était trop dangereuse pour progresser davantage et ils ont demandé l’aide de l’hélicoptère des garde-côtes pour porter secours à la femme en détresse.
Au cours de leur tentative d’approche, les sauveteurs ont constaté que la surface du nouveau champ de lave était très instable et fragile. Selon eux, il était dangereux de traverser la lave qui était encore chaude. En plus des brûlures, il existe un risque de se couper les chevilles ou les mollets sur les arêtes vives de la roche. De plus, il n’y a aucun moyen de savoir où des tunnels ou des cavités se sont formés sous la surface qui est susceptible de s’effondrer sans prévenir.
Même si cela fait plus de trois mois que l’éruption est terminée, la surface de la lave est encore chaude. Le thermomètre des sauveteurs a indiqué des températures supérieures à 200°C. C’est pourquoi ils ont décidé qu’ils ne traverseraient pas le champ de lave pour secourir les personnes en difficulté. Si les gens traversent les dernières coulées de lave et ont des accidents, ils ne pourront être secourus que par hélicoptère.
Source : Iceland Review.

Ayant traversé plusieurs fois le champ de lave sur la Grande Ile d’Hawaii, je ne peux que confirmer la mise en garde des sauveteurs islandais. Un jour, alors que je traversais le champ de lave du Kilauea pour effectuer des mesures dans le Parc National, portant un lourd sac à dos, le toit d’un ancien tunnel de lave s’est effondré sous mon poids et je me suis retrouvé dans la cavité jusqu’à la taille. Heureusement, je portais de bons gants et mes mains n’ont pas été blessées. Je me trouvais sur un ancien champ de lave; il n’y avait donc aucun problème avec la température de la lave, mais il ne faudrait pas oublier qu’il faut beaucoup de temps à cette dernière pour se refroidir après une éruption. (voir le résumé de mon travail sur le processus de refroidissement de la lave)

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The Fagradalsfjall eruption is over, but it is dangerous to venture on the lava field. On December 31st, 2021, the Icelandic rescuers were called to retrieve a woman trapped at the former viewpoint over the eruption. The hill is now enclosed by lava, and authorities have warned the public not to cross the new lava field. The woman didn’t feel up to returning the same way she came and requested emergency assistance.

As three months have passed since the eruption ended, the local search-and-rescue squad decided to investigate if the lava field was safe enough for them to cross on foot and rescue the trapped person but found that the new lava’s surface was still unstable and dangerous. Armed with a powerful thermograph and pinch bars, the group carefully entered the new lava field. After only a few meters, they found the area unsafe and requested the Coast Guard’s helicopter’s assistance in the rescue mission.

During their short expedition, they found that the surface of the new lava field was very unstable and fragile. They said there was an acute danger of stepping through the surface, which could release a dangerous amount of heat. In addition to burn injuries, travellers risk cutting their ankles or calf on the rock’s sharp edges. They also noted that there’s no way of knowing where tunnels or caves have formed underneath the surface and they are liable to collapse without warning.

Even though it has been more than three months since the eruption ended, there is still a great deal of heat on the surface. The thermograph detected temperatures of over 200°C.

In light of these discoveries, the search-and-rescue squad has announced that they will not be crossing the lava field to rescue trapped travellers. If people cross the new lava and get into accidents, they will only be able to be rescued by helicopter.

Source: Iceland Review.

Having crossed several times the lava field on Hawaii Big Island, I can only confirm the rescuers’ warning. One day, while walking across the Kilauea lava field in the Nation,al Park to perform measurements, carrying a heavy rucksack, the roof of an old lava tube collapsed under my weight and I found my self waist high in the tube. Fortunately, I was wearing good gloves and my hands were ok. It was an old lava field so there was no problem with the lava temperature but all travellers should keep in mind that it takes lava a very long time to cool after an eruption. (see the abstract of my study on the lava cooling process).

 

Surface de la lave dans la vallée de Natthagi (Photos: C. Grandpey)