Eruption du Kambalny (Kamchatka / Russie)

Une importante éruption a commencé sur le volcan Kambalny (2116 m), le plus méridional de la Péninsule du Kamchatka, à 21:20 (TU) le 24 mars 2017, incitant des autorités à élever la couleur de l’alerte aérienne à Orange. L’éruption a pris tout le monde au dépourvu car la dernière grande éruption de ce volcan a eu lieu en 1350. Les données satellitaires ont montré un panache de cendre qui s’étirait sur 35 km au sud-ouest du volcan, avec une hauteur de 5 à 6 km. Le 25 mars, le panache s’étirait sur une centaine de kilomètres au SSO du Kambalny. L’activité en cours pourrait affecter les vols internationaux ainsi que les aéronefs volant à basse altitude. Le village le plus proche se trouve à 77 km du volcan.

Source : KVERT / GVN.

Désolé pour ce retard dans la transmission de l’information, mais une conférence vendredi soir en Charente et une réunion à Paris samedi m’avaient éloigné de mes bases.

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A major eruption started at Kambalny volcano (2116 m), the southernmost major stratovolcano of Kamchatka at 21:20 (UTC) on March 24th, 2017, prompting authorities to raise the Aviation Color Code to Orange. The eruption came as a complete surprise as the last major eruption of this volcano took place in 1350. Satellite data showed an ash plume about 35 km southwest from the volcano, reaching a height of 5 – 6 km. On March 25th, the plume was already about 100 km SSW from the volcano. Ongoing activity could affect international and low-flying aircraft. The nearest settlement is located some 77 km (47.8 miles) away from the volcano.

Source: KVERT / GVN.

L’éruption vue depuis l’espace (Source: NASA)

Accès à l’Etna // Access to Mt Etna

Suite à l’explosion phréato-magmatique du 16 mars 2017 sur l’Etna (voir ma note de ce jour), les autorités locales ont publié une nouvelle ordonnance définissant la réglementation d’accès au volcan sur son versant sud.

L’accès est désormais libre jusqu’à l’altitude 2500 mètres.

L’accès est autorisé avec l’accompagnement obligatoire d’un guide jusqu’à l’altitude 2870 mètres.

L’accès est formellement interdit au-dessus de l’altitude 2870 mètres.

Vous trouverez l’intégralité du texte officiel en cliquant sur ce lien. Merci à mon ami Santo Scalia de me l’avoir adressé.

http://www.nicolosicura.it/wp-content/uploads/2017/03/Ordinanza-Sindacale-n.-14-del-25.03.2017.pdf

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Following the phreato-magmatic explosion of 16 March 2017 on Mt Etna, (see my note of that day), local authorities have modified the access regulations to the volcano on its southern flank.
Access is free up to 2500 metres a.s.l.
Access is allowed with the compulsory accompaniment of a guide up to 2870 metres a.s.l.
Access is prohibited above 2870 metres a.s.l.
You can find the full text by clicking on this link. Many thanks to my friend Santo Scalia for sending it to me.
Http://www.nicolosicura.it/wp-content/uploads/2017/03/Ordinanza-Sindacale-n.-14-del-25.03.2017.pdf

Photo: C. Grandpey

 

L’éruption du Calbuco en 2015 et le trou dans la couche d’ozone // The 2015 Calbuco eruption and the ozone hole

Une nouvelle étude publiée dans le bulletin Geophysical Research Letters de l’American Geophysical Union (AGU) révèle que l’éruption du Calbuco (Chili) le 22 avril 2015, avec un panache de 10 km de hauteur, a fait s’agrandir le trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique. Ce sont les aérosols rejetés par le volcan qui ont fait disparaître une partie de l’ozone. La nouvelle étude confirme un travail de recherche précédent. Les résultats sont similaires et suggèrent que l’appauvrissement de la couche d’ozone causé par l’éruption du Calbuco a provoqué le record observé en 2015.
Les chercheurs observent le comportement du trou dans la couche d’ozone depuis sa découverte dans les années 1980. Il s’est alors dit que le trou était lié à l’utilisation abusive de certaines substances comme les CFC, et sa découverte a finalement entraîné des restrictions d’utilisation de ces produits chimiques à l’échelle de la planète.
Les chercheurs s’attendaient à ce que le trou, qui se forme fin septembre, finisse par se rétrécir. Au lieu de cela, il a augmenté de 4,5 millions de kilomètres carrés en octobre 2015, avec une taille comparable à celle de l’Australie.
Il est absolument nécessaire de comprendre la cause de l’agrandissement du trou d’ozone pour savoir s’il est capable de se réduire par la suite. Des chercheurs de l’Organisation Météorologique Mondiale ont d’abord pensé que des températures plus froides et une réduction de la circulation atmosphérique avaient entraîné l’expansion du trou d’ozone en octobre 2015. C’est une chimiste atmosphérique du Massachusetts Institute of Technology qui a mis en évidence la puissante éruption du Calbuco en avril 2015 ; cette chercheuse est l’auteur principal de la première étude qui décrivait le mécanisme chimique de l’appauvrissement anthropique de l’ozone. Elle a rédigé en 2016 une étude publiée dans la revue Science suggérant que les aérosols volcaniques du Calbuco avaient « dévoré » la couche d’ozone.
La formation d’aérosols volcaniques est un processus bien connu. Lorsque les volcans sont en éruption, ils émettent des nuages ​​contenant du dioxyde de soufre (SO2). Ce SO2 se condense ensuite en particules qui se dissipent dans l’atmosphère. Elles ont tendance à former des nuages ​​qui survolent les zones polaires. Les nuages représentent une surface où se produisent des réactions chimiques qui finissent par attaquer la couche d’ozone.
La nouvelle étude présente une modélisation de la couche d’ozone et sa réaction à une injection soudaine d’aérosols volcaniques, semblables à ceux émis par le Calbuco. Les simulations ont pris en compte des substances capables d’appauvrir la couche d’ozone, ainsi que des gaz à effet de serre observés de 1979 à 2015. Les auteurs de l’étude ont effectué deux types de simulations: l’une avec l’injection d’aérosols volcaniques et l’autre sans la contribution de ces particules. Ils ont constaté qu’effectivement une augmentation soudaine des aérosols volcaniques était susceptible d’appauvrir la couche d’ozone, ce qui laisse penser que le Calbuco est très probablement la cause de l’agrandissement du trou dans la couche d’ozone observé en 2015.
Sources:  The Watchers / « The influence of the Calbuco eruption on the 2015 Antarctic ozone hole in a fully coupled chemistry-climate model » – Geophysical Research Letters / AGU – March 5, 2017.

Voici une vidéo qui montre l’éruption du Calbuco:

http://travel.resourcemagonline.com/2015/06/incredible-film-shows-the-dramatic-eruption-of-volcano-calbuco/262/

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A new study published in AGU’s Geophysical Research Letters reveals that eruption of Calbuco volcano (Chile) on April 22nd, 2015, with a 10-km high plume, enlarged the Antarctic ozone hole. The aerosols ejected by the volcano ate away the ozone. The new study strongly supports a previous one. Their results are similar and suggest that chemical ozone depletion from Calbuco’s eruption led to the record ozone hole in 2015.

Researchers have tracked the behaviour of the ozone hole since its discovery in the 1980s. The hole was linked to the widespread use of ozone-depleting substances like CFCs, and its discovery eventually sparked worldwide restrictions of such chemicals.

Researchers expected the hole, which forms in late September, to eventually shrink. Instead, the ozone hole grew by 4.5 million square kilometres in October 2015, comparable to the size of Australia.

Understanding what caused the ozone hole to grow to such a large size is imperative to know whether it is recovering. Researchers from the World Meteorological Organization originally suggested colder temperatures and reduced atmospheric circulation drove the expansion of the ozone hole in October 2015. But an atmospheric chemist at the Massachusetts Institute of Technology and leader of the first study to describe the chemical mechanism behind anthropogenic ozone depletion, pointed to Calbuco’s massive 2015 eruption. This researcher authored a 2016 study published in Science suggesting Calbuco’s volcanic aerosols had eaten away at the ozone layer.

The formation of volcanic aerosols is a well-known process. When volcanoes erupt, they emit clouds containing sulphur dioxide (SO2). This SO2 then condenses into particles which dissipate and drift through the atmosphere. They tend to congregate back into clouds that hover over polar areas. The clouds provide a surface where chemical reactions ensue and ultimately deplete portions of the ozone layer.

The new research models Earth’s ozone layer and its response to a sudden injection of volcanic aerosols, similar to those emitted by Calbuco. The simulations relied upon records of ozone-depleting substances and greenhouse gases from 1979 to 2015. The study’s authors ran two types of simulations: one with the injection of volcanic aerosols and another without the contribution of those particles. The researchers found that, indeed, a sudden increase in volcanic aerosols could have depleted the ozone layer, strongly suggesting Calbuco was the cause of the ozone hole expansion.

Sources: The Watchers / « The influence of the Calbuco eruption on the 2015 Antarctic ozone hole in a fully coupled chemistry-climate model » – Geophysical Research Letters / AGU – March 5, 2017.

Here is a video that shows the eruption of Calbuco volcano:

http://travel.resourcemagonline.com/2015/06/incredible-film-shows-the-dramatic-eruption-of-volcano-calbuco/262/

Eruption du Calbuco au soleil couchant.

(Crédit photo: Martin Heck / Timestorm Films)

Eruption sous-marine à court terme au Japon ? // Undersea eruption in the short term in Japan ?

L’Agence météorologique japonaise (JMA) a averti vendredi qu’un volcan sous-marin, à environ 400 km au sud de Tokyo, pourrait bientôt entrer en éruption, ce qui a conduit la Garde côtière japonaise à émettre un bulletin d’alerte à l’attention des navires de la région. Les avions de la Garde côtière ont constaté que la surface de l’océan avait récemment changé de couleur, apparemment en raison de l’activité volcanique dans le secteur de Beyonesu (= Bayonnaise) Rocks à environ 65 km au sud-sud-est de l’île d’Aogashima. Cependant, il est peu probable qu’une éruption affecte sérieusement les îles habitées, y compris Aogashima. Si l’éruption se produit à Bayonnaise Rocks, ce sera la première depuis 1970. Un changement de couleur de l’océan a été observé pour la dernière fois en 1988. Le 24 septembre 1952, une éruption dans la région a tué 31 membres d’équipage d’un navire de garde-côte. Cet événement est décrit dans mon ouvrage Killer Volcanoes.
Source: The Japan Times.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) on Friday warned that an underwater volcano about 400 km south of Tokyo could erupt soon, spurring the Japan Coast Guard to issue an alert to ships in the area. Coast guard aircraft found that the colour of the ocean surface recently changed apparently due to volcanic activity in the Beyonesu (=Bayonnaise) Rocks about 65 km south-southeast of Aogashima Island. However, an eruption is unlikely to seriously affect any of the inhabited islands, including Aogashima. If the eruption occurs around the Beyonesu Rocks, it will be the first since 1970. A change of colour in the ocean was last observed in 1988. On September 24th 1952, an eruption in the area killed 31 crew members of a coastguard ship.

Source: The Japan Times.

Situation géographique de Bayonnaise Rocks.