On ne plaisante pas avec le Mayon (Philippines) // No kidding with Mayon Volcano (Philippines)

Beaucoup d’Occidentaux, parmi eux des Français, ont tendance à penser qu’il est facile de pénétrer dans des zones volcaniques interdites dans des pays comme l’Indonésie ou les Philippines parce que les contrôles sont moins stricts qu’à Hawaï, par exemple. Une telle idée reçue peut s’avérer erronée, comme l’ont réalisé 31 randonneurs sur le volcan Mayon aux Philippines. En effet, les agents du gouvernement local les ont arrêtés le 25 septembre pour avoir pénétré dans le Parc Naturel du Volcan Mayon (MVNP) sans autorisation ou permis, comme cela est désormais obligatoire.
Le chef de la police de Malilipot a déclaré que les randonneurs locaux ont été arrêtés pour avoir violé l’article 11 de l’ordonnance d’Albay n° 0023-2016, qui définit les modalités de randonnée dans le Parc Naturel du Mayon.

Les contrevenants ont été remis en liberté après avoir payé une amende 5 000 pesos (environ 85 euros). L’ordonnance prévoit une amende de 5 000 pesos pour la première infraction et un an d’emprisonnement en cas de récidive.
Comme d’habitude, la conséquence d’un tel comportement est un renforcement des interdictions. Suite à l’arrestation des 31 randonneurs, le conseil provincial d’Albay cherche à mettre en place de nouvelles mesures plus strictes à l’attention de ceux qui entrent dans le Parc Naturel.

En mai 2013, au moins cinq montagnards – dont quatre étrangers – ont été tués par une soudaine éruption du Mayon. Cet événement a poussé le gouvernement provincial à élaborer une ordonnance interdisant la pratique d’activités de trekking et d’alpinisme sur le volcan, y compris l’accès au cratère.
Source: Inquirer.net.

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Many Westerners, among them French people, tend to think that it is easy to get into forbidden zones in countries like Indonesia or the Philippines because controls are less strict than in Hawaii, for instance. However, such an idea might prove wrong, as 31 mountaineers have just realised on Mayon Volcano. Indeed, local government agents arrested them on September 25th for trekking and climbing the Mayon Volcano Natural Park (MVNP) without the necessary clearance and permit.

The chief of the Malilipot police said the local climbers were intercepted for violating Section 11 of Albay’s Ordinance No. 0023-2016, which prescribes the guidelines for trekking MVNP.

The mountaineers were released after paying 5,000 pesos (about 85 euros) as penalty for the violation. The ordinance imposes a P5,000-fine on first offence, and one year imprisonment against repeat violators.

As usual, the consequence of such behaviour is a reinforcement of the interdictions. The provincial council of Albay are poised to tackle how best to punish those who enter the MVNP especially after the arrest of the local mountaineers.

In May 2013, at least five mountaineers were killed, including four foreigners, when Mayon Volcano erupted.  This prompted the provincial government to craft the ordinance banning the conduct of trekking and mountaineering activities, including crater climbing, on the volcano.

Source : Inquirer.net.

Le Mayon: un superbe cône volcanique capable de tuer (Crédit photo: Wikipedia)

Agung (Indonésie): Certaines personnes évacuées doivent revenir chez elles // Some evacuees are told to return home

La situation est en train de devenir confuse sur l’île de Bali. En raison de la menace d’une éruption du Mt Agung, environ 145 000 personnes ont quitté leurs maisons pour se réfugier dans des endroits plus sûrs, loin du volcan.
Aujourd’hui 30 septembre, plus de la moitié de toutes ces personnes ont été invitées à rentrer chez elles. Les autorités ont déclaré qu’environ 70 000 personnes vivant dans un rayon de 9 km du Mt Agung sont en danger et doivent rester dans les centres d’hébergement temporaires ou avec des proches à l’extérieur de la zone dangereuse. Il n’y a aucune raison que les autres personnes qui vivent en dehors du périmètre de sécurité quittent leurs domiciles. Elles doivent retourner dans leurs villages parce qu’elles constituent un fardeau inutile pour les centres d’hébergement qui sont déjà surpeuplés. Selon un porte-parole de l’agence nationale de gestion des catastrophes, « seules les personnes de 27 villages doivent évacuer. Les autres peuvent rentrer à la maison. Elles peuvent rentrer chez elles indépendamment ou avec l’aide du gouvernement ».

Cette situation risque de créer une grosse confusion. Il est fort à parier que certains villageois vivant dans la zone menacée vont saisir cette opportunité pour regagner leurs fermes eux aussi !
Pendant ce temps, des volontaires essayent de sauver à tout prix des dizaines de milliers d’animaux laissés à la merci du volcan. Ils font des voyages périlleux dans la zone rouge pour les sauver et les déplacer. Les porcs, les poulets, les chiens et les singes sauvages sont parmi les animaux que les secouristes tentent d’évacuer. Les animaux sont transférés dans des refuges où ils sont nourris et soignés et les propriétaires sont encouragés à les visiter le plus souvent possible pour s’occuper d’eux. La plupart des animaux évacués sont du bétail. 10 000 vaches ont déjà été évacuées et 20 000 autres attendent d’être déplacée. Beaucoup agriculteurs ont refusé de partir sans leur bétail. Certains passent la nuit dans les centres d’hébergement mais retournent à la ferme pour s’occuper des animaux pendant la journée.
Source: Médias d’information indonésiens.

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The situation is getting confused on the island of Bali. Because of the the ttnreat of an eruption of Mt Agung, about 145,000 people have left their homes to take shelter in safer places away from the volcano.

Today September 30th, more than half of all these people have been told to return home. Officials said only about 70,000 people living within 9 km of the active volcano are potentially in danger, and should stay in temporary shelters or with relatives outside the danger zone. There is no reason for other people who live in the safe zone to evacuate. They need to go back to their villages because they will become a burden for the evacuation centres which are already overcrowded. According to a spokesman for the national disaster mitigation agency, « only people from 27 villages must evacuate. The rest can go home. They can either go home independently or with the help of the government. »

This situation is likely to cause considerable confusion. It is a safe bet that some villagers living in the threatened area will seize this opportunity to return to their farms too!

Meanwhile, volunteers are battling to save tens of thousands of animals left to the mercy of the volcano, making perilous trips into the red evacuation zone to save and relocate them. Pigs, chickens, dogs and wild monkeys are among the other animals rescuers are trying to help. The animals have been relocated to shelters where they are fed and cared for and the owners are encouraged to visit them as often as possible to ensure their upkeep. Most of the animals being evacuated are farm animals, including cows. 10,000 have already been evacuated, with another 20,000 in need of being moved. Some farmers have refused to leave without their livestock. Some farmers are sleeping at evacuation centres but returning to tend to their cattle during the day.

Source : Indonesian news media.

Les systèmes d’alerte autour du Mont Agung // Mt Agung’s warning systems

Des systèmes d’alerte seront activés si le Mt Agung entre en éruption. Le volcan, qui se dresse à 70 kilomètres de Kuta, connaît une forte hausse de la sismicité depuis le mois d’août et menace d’entrer en éruption pour la première fois depuis 1963. Comme je l’ai mentionné dans un article précédent, les craintes d’une éruption ont déjà un impact sur l’industrie touristique de l’île de Bali.
La semaine dernière, les autorités ont installé des sirènes dans plusieurs localités à proximité du volcan. Le but de ce système d’alerte, qui sera déclenché manuellement lorsque le volcan entrera en éruption, est de donner aux habitants le temps de fuir.
Personne ne sait quand l’éruption aura lieu. Ce pourrait être dans les dix prochaines minutes. Ou au cours de la prochaine heure. Ce pourrait être jamais. Cependant, les dernières observations montrent que la probabilité d’une éruption continue d’augmenter.
Les sirènes utilisées pour protéger les gens présentent un défaut majeur: leur rayon d’action est de seulement 2 kilomètres, ce qui est très insuffisant. Les habitants du secteur reprochent au système d’alerte volcanique d’être trop compliqué et difficile à identifier. La description d’une description de l’Agung par les autorités justifierait un système à plus grande échelle et plus performant. Les coulées pyroclastiques et les lahars sont des phénomènes dévastateurs.
Compte tenu de la possibilité d’une éruption majeure du Mt Agung, les systèmes d’alerte actuels semblent dérisoires. Les séismes volcaniques sont ressentis par la population autour de l’Agung et du Batur, et certaines secousses sont même ressenties jusqu’à Denpasar et Kuta. Les survivants se souviennent de l’éruption de 1963. Un témoin raconte que les gens voyaient un « énorme nuage au-dessus de la montagne. Ce nuage s’est écroulé sur terre en morceaux. C’était comme si un grand nombre de bombes explosaient. » L’éruption a tué 1 100 personnes.
Source: New Zealand Herald.

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Warning systems will be activated if Mt Agung erupts. The volcano, 70 kilometres from the resort hub of Kuta, has been shaking since August and threatening to erupt for the first time since 1963. As I put it in a previous post, fears that it will blow are already impacting the island’s tourism industry.

Officials last week installed warning sirens in several townships beneath the volcano. The aim of the special warning system, which will be triggered manually when the volcano erupts, is to give residents enough time to flee.

Nobody knows when the eruption will take place. It could be in the next ten minutes. Or the next hour. It could be not at all. However, the latest evidence collected by Indonesian officials shows the likelihood continues to increase.

The sirens used to protect people have one potentially fatal flaw: their radius is only 2 kilometres, which is too small. Local residents complain that early warning systems for volcanoes are too complicated and not easy to identify. What authorities have predicted justifies the need for a bigger and better system because, despite the unknown nature of the impact of Mt Agung’s eruption, the visuals are quite terrifying. The potential route of pyroclastic flows and lahars would be devastating.

Taking into account the possibility of a major eruption of Mt Agung, the current warning systems nearly look useless. Volcanic earthquakes are being felt by people around Agung and Batur areas, and some of the biggest earthquakes are even felt in Denpasar and Kuta areas. Survivors can remember the 1963 eruption. One witness said that people saw a “huge cloud above the mountain. That cloud fell to the earth in lumps. It sounded like lots of bombs going off.” The eruption killed 1,100 people.

Source: New Zealand Herald.

Source: Wikipedia

Agung (Bali / Indonésie): L’impact sur le tourisme // Impact on tourism

Les volcanologues ne cessent de répéter depuis plusieurs jours qu’une éruption du Mt Agung est «imminente», mais aucune éruption n’a encore eu lieu. Comme je l’ai déjà indiqué, plusieurs paramètres indiquent que le volcan est sur le point d’entrer effectivement en éruption, mais personne ne peut dire quand, ni quelle sera l’ampleur de l’événement. Au vu d’une modélisation géologique, les sismologues avancent la possibilité d’une éruption d’un VEI 3, avec une colonne de cendre de plus de 10 kilomètres de hauteur au début de l’éruption. Cependant, il est également possible que l’Agung n’entre pas en éruption, bien que les paramètres actuels montrent que la probabilité d’une éruption est vraiment forte.
L’attente est longue pour tout le monde sur l’île de Bali, que ce soit les personnes évacuées dans les abris, ou les hôtels où les touristes se font de moins en moins nombreux. Les journaux indonésiens indiquent que «les hauts lieux touristiques se sont transformés en véritables villes fantômes à mesure que les habitants et les visiteurs sont partis en nombre devant la menace d’une éruption imminente du Mont Agung.»
À Tulamben, un petit village de pêcheurs sur la côte est de Bali, à l’intérieur de la zone de danger de 12 km, tous les hôtels ont fermé leurs portes et il n’y a pas un seul touriste. On peut lire sur un message sur un tableau noir à l’extérieur d’un café : « Priez pour nous ».
À une vingtaine de minutes de là, à Amed, plus de 180 hôtels ont perdu leurs touristes.
Tout est annulé. Au cours de la semaine dernière, plusieurs gouvernements, notamment au Royaume-Uni, en Australie et à Singapour, ont diffusé des mises en garde informant les voyageurs que l’activité volcanique pourrait perturber leurs plans de vacances. Il n’y a qu’une vingtaine de touristes à Amed, une situation qui aura forcément un impact énorme sur l’économie locale si elle doit durer encore longtemps
En cas d’éruption et de fermeture de l’aéroport de Denpasar en raison des retombées de cendre, les autorités de Bali ont prévu de transférer les vols dans 10 autres aéroports d’Indonésie.
Source: The Guardian et la presse indonésienne.

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Volcanologists have kept repeating for several days that an eruption of Mt Agung was “imminent” but no eruption has occurred yet. As I put it before, several parameters indicate that the volcano is about to erupt, but nobody can say when and how powerful the eruption will be. Based on geological modelling, seismologists point to the possibility of Mount Agung erupting at VEI 3, with an opening eruption height of more than 10 kilometres. However, it is also possible that Agung will not erupt although the readings show the probability of an eruption is higher than not.

The waiting is long for everybody on the island of Bali, whether the evacuees in the shelters or the hotels where tourists are fewer and fewer. Indonesian newspapers indicate that “tourist hotspots have turned into virtual ghost towns as residents and visitors clear out en masse in response to the looming threat of Mount Agung erupting”.

In Tulamben, a small fishing village on Bali’s east coast, within the officially designated 12-km danger zone, all hotels have shut down and there is not a single tourist in sight. A message on a blackboard outside an empty cafe says “Pray for us”.

About 20 minutes down the road in Amed, more than 180 hotels have emptied of tourists.

Everything is cancelled. In the past week several governments, including in the UK, Australia and Singapore have issued travel advisories, cautioning travellers that volcanic activity could interfere with their holiday plans. There are about 20 tourists left in Amed, a situation that will have a huge impact on the local economy if it goes on much longer

In the event of an eruption and the possible closure of Denpasar airport due to resulting ash, the authorities in Bali have prepared for flights to be diverted to 10 airports across Indonesia.

Source: The Guardian and Indonesian press.

Le Mont Agung menace les villages de Tulamben et Amed (zone entourée) sur la côte est de Bali. [Google map]

En ce moment à Bali, le temple est un lieu de refuge et de prière (Photo: C. Grandpey)