Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’activité à Ambrym a diminué au cours des derniers mois. En conséquence, le niveau d’alerte a été abaissé de 2 à 1 le 10 octobre 2019. Toutefois, les visiteurs doivent être prudents car il existe des zones de fractures dans la caldeira sommitale.
Le GeoHazard Department indique que l’activité éruptive de ces derniers mois est maintenant terminée. Cependant, il existe toujours des zones dangereuses au sommet, avec des périmètres de sécurité d’1 km de rayon autour du cratère du Benbow et de 2 km autour du cratère du Marum à l’intérieur desquels les chaudrons de lave ont disparu.
Source: GeoHazards.

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Dans son dernier bulletin couvrant le début du mois d’octobre, l’INSIVUMEH indique que l’activité du Fuego (Guatemala) est stable, avec des explosions qui continuent à générer des panaches de cendre et de gaz. On observe des projections de matériaux incandescents qui retombent sur les pentes du volcan, ainsi que des avalanches qui empruntent les ravines principales. Des lahars sont toujours enregistrés pendant les périodes de fortes pluies.

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L’activité n’a pas évolué sur les volcans du Kamchatka depuis ma dernière note sur l’activité volcanique dans le monde. Il faut toutefois noter que des épisodes éruptifs avec émission de volumineux panaches de cendre peuvent se produire à tout moment, ce qui modifie temporairement l’alerte aérienne. Il ne fait pas oublier que le Kamchatka se trouve au-dessous des couloirs aériens entre l’Amérique du Nord et l’Asie. Le Sheveluch a été sujet ces derniers temps à de tels phénomènes éruptifs. En ce moment, son niveau d’alerte aérienne est Orange, tout comme l’Ebeko, tandis que le Karymsky et le Bezymianny présentent la couleur Jaune.

Source : KVERT.

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Un de me contacts réunionnais m’indique que l’on observe à nouveau une hausse de la sismicité et une reprise de l’inflation sur le Piron de la Fournaise (Illustration ci-dessous). Cette dernière reste toutefois timide. Si une éruption se produit, il y a de fortes chances pour que ce soit un événement bref et de faible intensité, comme ceux observés en juin et août 2019.

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Suite à des émissions de cendre de l’Etna (Sicile), le 11 octobre 2019 au matin, l’aéroport Fontanarossa de Catane a fermé à 9 heures.. La situation s’est par la suite améliorée et le trafic aérien a pu reprendre en cours d’après-midi.

Malgré ces émissions de cendre, le tremor volcanique reste relativement stable et aucune activité éruptive majeure n’a été observée au cours es derniers jours.

Source : La Sicilia.

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Un essaim sismique a été enregistré sur le Vésuve (Italie) et dans les villes autour du volcan pendant la soirée du 11 octobre 2019, à partir de 19 heures et sur une durée d’une heure et demie. On a enregistré quinze événements d’une magnitude maximale de M 1,5, trop faibles pour être ressentis par la population, et non répertoriés par l’INGV, l’Institut national de géophysique et de volcanologie.
Source: Napoli Today.
Vous pourrez voir ci-dessous une image de l’essaim sismique sur les sismographes:

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Activity at Ambrym has decreased during the past months. As a consequence, the alert level has been lowered from 2 to 1 on October 10th, 2019. However, visitors should be careful as there are cracked areas in the summit caldera area.

The GeoHazard Department indicates the past eruptive activity is now over. However, the danger zones remain at the summit, with a radius of 1 km around Benbow crater and 2 km around Marum Crater in which lava lcauldrons are no longer to be seen.

Source : GeoHazards.

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In its latest report for the beginning of October, INSIVUMEH reports that Fuego‘s activity in Guatemala is stable, with explosions that continue to generate ash and gas plumes. There are projections of incandescent materials that fall on the slopes of the volcano, as well as avalanches that travel down the main drainages. Lahars are still observed during periods of heavy rain.

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Activity has not much changed on Kamchatka volcanoes since my last post about volcanic activity around the world. It should be noted, however, that eruptive episodes with emission of large ash plumes can occur at any time, temporarily changing the aviation colour code. One should not forget that Kamchatka lies beneath the air corridors between North America and Asia. Sheveluch has lately been subject to such eruptive phenomena. At this moment, its aviation colour code is Orange, as is the Ebeko, while Karymsky and Bezymianny are Yellow.

Source : KVERT.

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One of my contacts on Reunion Island has just told me that once again there is an increase in seismicity and a resumption of inflation on Piron de la Fournaise. The latter remains quite low. Should an eruption occur, it is likely to be a short, low-intensity event, like those observed in June and August 2019.

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Following ash emissions from Mt Etna (Sicily), in the morning of 11 October 2019, Catania’s Fontanarossa airport closed at 9 am. The situation subsequently improved and air traffic could resume during the afternoon.
Despite these ash emissions, the volcanic tremor remains relatively stable and no major eruptive activity has been observed in recent days.
Source: La Sicilia.

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A seismic swarm was recorded on Vesuvius (Italy) and in the Vesuvian towns in the evening of October 11th 2019, from around 19:00 for a total duration of an hour and a half. It included fifteen events with a maximum magnitude of M 1.5, too low to be felt by the population, and therefore not recorded, for example, by INGV, the National Institute of Geophysics and Volcanology.

Source: Napoli Today.

Here is a picture of the seismic swarm on the seismographs:

Source: Osservatorio Vesuviano

Courbes montrant l’inflation sur le Piton de la Fournaise (Source: OVPF):

(Source: OVPF)

Dominique, une île en ébullition

Pour terminer cette série proposée par la chaîne de télévision France Ô, je vous invite à voyager vers la Dominique, une autre île des Caraïbes. Beaucoup plus secrète que la Martinique ou la Guadeloupe, la Dominique n’a pas connu d’éruption récente et ne dispose pas d’un observatoire volcanologique. Il est donc difficile de faire entrer dans l’esprit des habitants la notion de risque que l’on associe inévitablement à un volcan actif. La projection de ce documentaire m’a donné envie d’aller visiter cette île où l’on parle anglais, où abondent les émissions de gaz et les dépôts de soufre, où l’eau bouillonne et où la population montre une certaine authenticité.

Vous pourrez voir ce documentaire d’une cinquantaine de minutes en cliquant sur le lien suivant :

https://www.france.tv/france-o/antilles-les-volcans-se-reveillent/1084769-dominique-une-ile-en-ebullition.html

Vue de Scott’s Head, au sud-ouest de la Dominique (Crédit photo: Wikipedia)

Dernières nouvelles des Champs Phlégréens (Campanie / Italie) // Latest news of the Phlegraean Fields (Campania / Italy)

Les Champs Phlégréens, c’est un peu comme le monstre du Loch Ness, ça ressort périodiquement dans la presse générale et scientifique. La différence, c’est que cette zone volcanique à la périphérie de Naples est plus menaçante que le monstre écossais. Les volcanologues nous rappellent régulièrement les risques qu’une éruption de ce volcan ferait courir à la région qui est fortement peuplée.

Un article paru dans la revue italienne Rivista della Natura fait le point sur la situation dans les Champs Phlégréens, Campi Flegrei en italien. L’article s’attarde en particulier sur la fumerolle de Pisciarelli, l’un des sites les plus surveillés. Une étude récente de l’INGV et de l’Université de Palerme a mis en évidence les modifications significatives intervenues dans les paramètres géochimiques et géophysiques, avec une extension de la zone de dégazage. Ces derniers paramètres devraient conduire à une mise à niveau du système de surveillance.
Depuis quelques années, on observe une augmentation simultanée de tous les paramètres géochimiques et géophysiques avec un seul moment de stabilité survenu en juin 2017, mais qui a été suivi d’une nouvelle intensification de l’activité. En particulier, les émissions de CO2 ont été multipliées par 3 depuis 2012, de même que l’hydrogène sulfuré (H2S) qui a connu une hausse constante au cours de la même période. Les paramètres gazeux vont de pair avec la pression du système hydrothermal, qui a montré une tendance à la hausse de 2012 à 2017, puis une légère baisse et enfin une nouvelle hausse entre 2018 et 2019.La pression du système hydrothermal des Champs Phlégréens est d’environ 44 bars et augmente rapidement.

Parallèlement à cette augmentation de pression du système hydrothermal, on a observé une élévation continue du sol de l’ordre de 8,5 cm / an et une augmentation de l’activité sismique (environ 448 événements sismiques pendant la seule année 2018). Il faut toutefois noter que les phénomènes bradysismiques sont fréquents dans la région des Champs Phlégréens. À cela, il faut associer une augmentation visible de la surface de la mare de boue dont la surface est agitée par les gaz ; elle est passée d’environ 40 m2 à une centaine de mètres carrés.
La fumerolle de Pisciarelli, ainsi que la Solfatara de Pouzzoles qui se trouve à proximité, constituent le point de rejet en surface des fluides volcaniques qui remontent le long de la croûte par des failles et des fractures. Contrairement à la Solfatara, située au fond d’un grand cratère, la région de Pisciarelli se trouve dans une vallée étroite sur les flancs de la structure volcanique et se caractérise par la présence de grandes mares de boue atteignant une température d’environ 90°C au niveau d’un point d’émission appelé « Soffione » (le Soufflard) qui s’est ouvert en 2009, et à partir duquel le gaz sort à une température d’environ 115ºC.
L’augmentation des paramètres géochimiques et géophysiques observés à Pisciarelli s’inscrit dans le contexte des « crises volcaniques » des Champs Phlégréens qui se caractérisent par des épisodes cycliques de mise sous pression du système hydrothermal par des fluides magmatiques venant des profondeurs, et pouvant causer parfois des dégâts

A la longue, ces « crises volcaniques » pourraient accroître l’instabilité thermique ou mécanique de la couche superficielle du système d’alimentation des Campi Flegrei, et créer des conditions favorables au développement d’une activité phréatique dans la région de Pisciarelli. Pour cette raison, les auteurs de l’étude soulignent la nécessité de poursuivre la mise en œuvre du système de surveillance de cette zone.

Actuellement, le niveau d’alerte des Champs Phlégréens est à la couleur Jaune, sur une échelle qui va du Vert au Rouge, en passant par le Jaune et l’Orange, selon le risque estimé par les autorités compétentes (INGV, Protection Civile, etc). Selon le dernier rapport disponible, en date du mois de mai 2019, l’activité sismique a été marquée par des événements à faible énergie avec un hypocentre situé à une profondeur d’environ 2 km, à la verticale de la zone de Pouzzoles-Accademia-Pisciarelli.
En résumé,  malgré une tendance globalement en hausse, la situation des Champs Phlégréens n’est pas plus préoccupante que précédemment et le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune, comme c’est le cas depuis décembre 2012.
Source : Rivista della Natura.

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The Phlegrean Fields is a bit like the Loch Ness monster: they come out periodically in the general and scientific press. The difference is that this volcanic area on the outskirts of Naples is more threatening than the Scottish monster. Volcanologists regularly remind us of the risks that an eruption of this volcano would cause to the region which is densely populated.
An article in the Italian magazine Rivista della Natura sums up the situation in the Phlegraean Fields, Campi Flegrei in Italian. The article focuses on the Pisciarelli fumarole, one of the most monitored sites. A recent study by INGV and the University of Palermo highlighted significant changes in the geochemical and geophysical parameters, with an extension of the degassing area. These latter parameters should lead to an upgrade of the surveillance system.
In recent years, there has been a simultaneous increase in all geochemical and geophysical parameters with a single moment of stability in June 2017, but this has been followed by a further intensification of activity. In particular, CO2 emissions have been multiplied by 3 since 2012, as has hydrogen sulphide (H2S), which has been steadily increasing over the same period. The gas parameters go hand in hand with the pressure of the hydrothermal system, which has shown an upward trend from 2012 to 2017, then a slight decrease and finally a new increase between 2018 and 2019.The pressure of the hydrothermal system of the Phlegrean Fields is about 44 bars and is growing rapidly.
In parallel with this pressure increase of the hydrothermal system, a continuous elevation of the soil of about 8.5 cm / year and an increase of the seismic activity (about 448 seismic events during the year 2018) were observed. It should be noted, however, that bradyismic phenomena are frequent in the Phlegrean Fields region. To this, we must associate a visible increase in the surface of the mud pool whose surface is agitated by the gases; it extended from about 40 to about 100 square metres.
The Pisciarelli fumarole, along with the nearby Solfatara in Pozzuoli, is the point of discharge of volcanic fluids up the crust through faults and fractures. Unlike the Solfatara, located at the bottom of a large crater, the region of Pisciarelli is located in a narrow valley on the flanks of the volcanic structure and is characterized by the presence of large pools of mud reaching a temperature of about 90°C at a point of emission called « Soffione » (the Blower) which opened in 2009, and from which the gas escapes at a temperature of about 115ºC.
The increase in the geochemical and geophysical parameters observed at Pisciarelli is in the context of the « volcanic crises » of the Phlegrean Fields, which are characterized by cyclic episodes of pressurisation of the hydrothermal system by magmatic fluids coming from the depths, and which can sometimes cause damage
In the long run, these « volcanic crises » could increase the thermal or mechanical instability of the surface layer of the Campi Flegrei feeding system, and create favorable conditions for the development of phreatic activity in the Pisciarelli region. For this reason, the authors of the study stress the need to continue the implementation of the surveillance system in this area.

Currently, the alert level of the Phlegraean Fields is yellow, on a scale that goes from Green to Red, via Yellow and Orange, depending on the risk estimated by the competent authorities (INGV, Civil Protection, etc.). According to the latest available report, dated May 2019, the seismic activity was marked by low-energy events with a hypocenter located at a depth of about 2 km, vertically beneath the area of Pozzuoli-Accademia-Pisciarelli.
In brief, despite an overall increasing trend, the situation of the Phlegraean Fields is no more worrying than previously and the alert level is maintained at Yellow, as it has been since December 2012.
Source: Rivista della Natura.

                                                Bouche active dans la Solfatara
                       Pouzzoles: Temple de Sérapis et traces de l’activité bradysismique

(Photos: C. Grandpey)

 

 

Nouvelle découverte à Pompéi (Italie) // New discovery at Pompeii (Italy)

Le site de Pompéi, enfoui sous les cendres émises par le Vésuve en l’an 79 de notre ère, est vraiment une mine inépuisable de connaissance pour les archéologues. Ils viennent de découvrir une fresque représentant deux gladiateurs au terme d’un combat ; l’un est victorieux et l’autre tombe, ensanglanté. Il s’agit d’un « mirmillon » et d’un « thrace », deux types de gladiateurs aux armures différentes, classiques qui s’opposaient dans les arènes de la Rome antique.

La fresque, en forme de trapèze, mesure environ 1,12 sur 1,5 mètre. Elle a été découverte dans un antique sous-sol situé à l’angle de la rue des Noces d’argent (Vicolo delle Nozze d’Argento) et de la rue des Balcons (Vicolo dei Balconi), deux des rues pavées de l’antique cité.

Au-dessus de la fresque on peut voir ce qui correspond sans doute à l’empreinte de l’escalier de ce local qui devait être une taverne avec, à l’étage supérieur, un logement occupé par les propriétaires, ou plus probablement,  par des prostituées

Jusqu’à présent, la découverte la plus récente effectuée par les archéologues dans les ruines de Pompéi avait eu lieu en février 2019 ; il s’agissait d’un thermopolium, établissement de restauration rapide, l’ancêtre de nos « fast food ».

Auparavant, en octobre 2018, les fouilles avaient mis à jour les squelettes intacts de cinq personnes qui pensaient être à l’abri de l’éruption du Vésuve en l’an 79 de notre ère. Les ossements sont probablement ceux de deux femmes et trois enfants. Ils ont été découverts dans la maison qui avait déjà révélé l’inscription au charbon de bois prouvant que l’éruption avait eu lieu au mois d’octobre, et non au mois d’août, comme on le pensait initialement.

Source : France Info.

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The site of Pompeii, buried under the ash clouds emitted by Vesuvius in 79 CE, is truly an inexhaustible mine of knowledge for archaeologists. They have just discovered a fresco depicting two gladiators at the end of a fight; one is victorious and the other falls, wounded. It is a « mirmillon » and a « Thrace », two types of gladiators with different armors, a classical show in the arenas of ancient Rome.
The trapezoid-shaped fresco is about 1.50 metres long by 1.12 metres wide. It was discovered in an ancient basement located at the corner of the street of the Silver Wedding (Vicolo delle Nozze d’Argento) and the street of the Balconies (Vicolo dei Balconi), two of the paved streets of the ancient city.
Above the fresco, one can see what probably corresponds to the marks of the staircase of this room which might have been a tavern with, on the upper floor, a dwelling occupied by the owners, or more probably by prostitutes.

Until now, the most recent discovery made by archaeologists in the ruins of Pompeii took place in February 2019; it was a thermopolium, the ancestor of our « fast food » outlets.
Previously, in October 2018, the excavations had uncovered the intact skeletons of five people who thought they were safe from the eruption of Vesuvius in the year 79 CE. The bones are probably those of two women and three children. They were found in the house which had already revealed the charcoal inscription proving that the eruption had occurred in October, and not in August, as originally thought.
Source: France Info.

Détails de la fresque qui vient d’être découverte (Source : Ministère de la Culture italien)