Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Première éruption de 2020 ! // First eruption in 2020 !

11h45 (heure métropole): On l’attendait depuis des semaines; elle est enfin arrivée! Dans son bulletin du lundi 10 février à 10h40 (heure locale), l’OVPF indiquait que depuis 10h27 une crise sismique était enregistrée sur les instruments. Cette crise sismique s’accompagnait de déformation rapide, ce qui indiquait que le magma était en train de quitter le réservoir magmatique et se propageait vers la surface. Selon l’Observatoire, une éruption était probable à brève échéance dans les prochaines minutes ou heures.

En fait, c’est l’excellent Journal de l’Ile qui nous apprenait que la première éruption de l’année 2020 avait débuté en fin de matinée (heure locale). A 12h45, le front le plus actif des coulées se trouvait sur le flanc Est du volcan à 1600 mètres d’altitude, un peu en dessous du cratère Jean que l’une des coulées était en train de longer.

Il reste encore plusieurs centaines de mètres à parcourir pour que la lave atteigne les Grandes pentes qui basculent vers le Grand-Brûlé. L’histoire montre qu’au cours. des premières heures d’une éruption comme celle-ci, située en contrebas du cratère Dolomieu, les coulées progressent rapidement en raison de la forte pente du cône sommital. Ensuite, à la base du cône, vers 1900 mètres d’altitude, elles rencontrent un long replat de près de deux kilomètres où elles perdent de leur vitesse et s’étalent. La lave atteindra-t-elle la RN 2 ? Il est encore trop tôt pour le dire.

L’accès à l’Enclos est bien sûr interdit.

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13 heures (heure métropole) : Dans un nouveau bulletin diffusé à 11h15 (heure locale), l’OVPF indique que suite à la crise sismique mentionnée précédemment, le tremor volcanique synonyme d’arrivée du magma à proximité de la surface est enregistré depuis 10h50 environ. D’après les enregistrements de l’Observatoire, la source de ce tremor est localisée sur le flanc Est du volcan. Aucune confirmation visuelle d’un début d’éruption n’a pu être faite pour l’instant sur les webcams du fait de la couverture nuageuse. Néanmoins des fumerolles ont été aperçues depuis le littoral confirmant le début d’éruption à l’intérieur de l’Enclos.

Suite à un survol effectué vers 13h30, l’OVPF précise que plusieurs fissures se sont ouvertes sur le flanc est du volcan, entre la zone sommitale et 2000 m d’altitude. Les fontaines de lave ne dépassent pas 10 mètres de hauteur.  De toute évidence, je pense que l’on ne devrait pas avoir affaire à un événement majeur. L’éruption a mis beaucoup de temps à se déclarer, avec une inflation et une sismicité hésitantes sur une longue période.

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17 heures (heure métropole) : L’éruption qui a débuté ce matin se poursuit à l’heure actuelle. Comme lors des événements précédents, l’intensité du tremor diminue progressivement depuis l’ouverture des fissures éruptives.

A noter que la crise sismique qui a accompagné l’ascension du magma vers la surface a inclus 210 secousses sous la zone sommitale du volcan.

Au cours d’une reconnaissance aérienne en début d’après midi, plusieurs fissures ont pu être localisées sur le flanc Est du cône terminal entre la partie haute du cône terminal et 2000 m d’altitude. L’ensemble de ces fissures s’étend sur une distance d’environ 1 km. Du fait de la localisation des fissures éruptives et des fortes pentes dans le secteur, la lave avait atteint la cote 1700 m à 13h15 (heure locale) et le front de coulée se situait à moins de 150 m de la rupture de terrain qui débouche sur les Grandes Pentes. Très logiquement, le front de coulée était fortement ralenti par la zone de replat qui se trouve à cet endroit.

Source : OVPF.

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11:45 (Paris time): We had been waiting for it for weeks; it is happening right now! In its bulletin of Monday February 10th, 2020 at 10:40 am (local time), OVPF indicated that since 10:27 am a seismic crisis had been recorded on the instruments. This seismic crisis was accompanied by rapid deformation, which indicated that magma was leaving the magmatic reservoir and was ascending to the surface. According to the Observatory, an eruption was likely in the next few minutes or hours.
In fact, the Journal de l’Ile told us that the first eruption in 2020 started late in the morning (local time). At 12:45 p.m., the most active front of the lava flows was on the eastern flank of the volcano at 1600 metres above sea level, a little below Jean Crater that one of the flows was skirting.
There are still several hundred metres for lava to reach the Grandes Pentes (Great Slopes) which switch to the Grand-Brûlé. History shows that in the course. from the first hours of an eruption like today’s, located below Dolomieu Crater, the lava flows progress rapidly because of the steep slope of the summit cone. Then, at the base of the cone, around 1900 metres above sea level, they reach a long flat area of ​​almost two kilometres where they lose speed and spread out. Will lava reach RN 2? It is still too early to tell.

Access to the Enclos is forbidden.

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1:00 p.m. (Paris time): In a new bulletin released at 11:15 a.m. (local time), OVPF indicates that following the seismic crisis mentioned previously, the volcanic tremor synonymous with the arrival of magma near the surface has been recorded since 10:50 a.m. or so. According to Observatory records, the source of this tremor is located on the eastern flank of the volcano. No visual confirmation of an eruption could be made for the moment on the webcams because of the cloud cover. However, fumaroles were seen from the shore, confirming the start of the eruption inside the Enclos.

Following an overflight carried out around 1:30 p.m., OVPF specifies that several fissures opened on the eastern flank of the volcano, between the summit area and 2000 m a.s.l. The lava fountains do not exceed 10 metres in height. Obviously, I think we shouldn’t be dealing with a major event. The eruption took a long time to start, with hesitant inflation and seismicity over a long period.

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5:00 p.m. (Paris time): The eruption that started this morning continues right now. As in previous eruptions, the intensity of the tremor has gradually decreased since the opening of the eruptive fissures.
It should be noted that the seismic crisis which accompanied the magma ascent towards the surface included 210 tremors under the summit area of ​​the volcano.
During an overflight in the early afternoon, several fissures could be located on the eastern flank of the summit cone between the upper part of the cone and 2000 m above sea level. All of these fissures extend over a distance of about 1 km. Due to the location of the eruptive fissures and the steep slopes in the area, the lava reached 1,700 m a.s.l. at 1:15 p.m. (local time) and the lava front was less than 150 m from the slope break which leads to the Great Slopes. Very logically, the flow front was greatly slowed down by this flat area.
Source: OVPF. .

Photos: C. Grandpey

Première image de l’éruption mise en ligne par l’OVPF

Sismicité du début d’éruption (Source: OVPF)

Mayotte : Sérieuses mesures de prévention // Mayotte: Serious prevention measures

Vous connaissez le proverbe française : Mieux vaut prévenir que guérir. Les autorités mahoraises semblent l’avoir bien compris et envisagent des mesures pour le cas où la situation sismique et volcanique évoluerait dans le mauvais sens. L’essaim sismique découvert à environ 5 à 15 km à l’est de Mayotte est pris très au sérieux par le gouvernement. D’importants moyens sont mis en oeuvre pour l’étudier alors que l’éruption sous-marine se poursuit à 50 km à l’est. Des études scientifiques et des actions de prévention à grande échelle vont ponctuer les prochains mois.

L’activité sismique a diminué ces derniers mois à Mayotte, à l’exception de deux séismes ressentis début janvier. Malgré tout, l’éruption sous-marine se poursuit et la sismicité également. On enregistre entre 25 à 40 séismes quotidiennement, avec des magnitudes généralement inférieures à M 3.5.

Les autorités sont toutefois préoccupées par l’essaim sismique découvert juste à côté des côtes mahoraises, à environ 5 km à l’est, entre 25 et 40 km de profondeur. Les scientifiques pensent que cette sismicité est d’origine volcanique, et l’hypothèse de conséquences pour Mayotte n’est pas écartée : intensification des secousses ? Seconde éruption plus proche des côtes, voire sur terre ? La volcanologie actuelle ne permet pas d’aller plus loin dans les prévisions.

Pour parfaire les connaissances scientifiques de ce phénomène encore bien mystérieux, l’Etat français a décidé de renforcer le réseau de surveillance. Comme je l’ai indiqué précédemment, des scientifiques compétents vont être recrutés pour surveiller la sismicité 24 heures sur 24 Des moyens maritimes sont aussi prévus. Le Marion-Dufresne sera de retour fin avril ou début mai. Un navire privé devrait être également affrété pour d’autres études. Les capteurs de fond de mer seront modernisés pour fournir des données en temps réel. A terre, on va contrôler plus étroitement les émissions de CO2.

La sécurité civile élabore de son côté avec les scientifiques une échelle d’alerte afin de prévenir le préfet, et à travers lui la population, de tout risque éventuel. Par exemple, le rectorat va élaborer un programme pour que les élèves acquièrent, dès le début de leur scolarité, les bons gestes en cas d’alerte sismique. A plus grande échelle, la préfecture a planifié des exercices d’évacuation dans plusieurs communes de Mayotte. L’objectif est de “permettre à la population de savoir ce qu’elle doit faire si un risque nous menace sur la côte est” et de “lui donner un certain nombre de repères.” L’île sera par ailleurs équipée en sirènes d’alerte dès octobre 2020 pour alerter sur le risque tsunami.
Source : Journal de Mayotte.

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You know the French proverb: Prevention is better than cure. The Mahoran authorities seem to have understood this well and are considering measures in the event of a dangerous evolution of the seismic and volcanic activity. The seismic swarm discovered about 5 to 15 km east of Mayotte is taken very seriously into account by the government. Significant means are used to study it while the underwater eruption continues 50 km to the east. Large-scale scientific studies and preventive actions will punctuate the coming months.
Seismic activity has decreased in recent months in Mayotte, with the exception of two earthquakes felt in early January. However, the underwater eruption continues and so does the seismicity. Between 25 and 40 earthquakes are recorded daily, with magnitudes generally less than M 3.5.
Authorities are concerned, however, about the seismic swarm discovered just off the coast of Mayotte, about 5 km east, between 25 and 40 km deep. Scientists believe that this seismicity has a volcanic origin, and the hypothesis of consequences for Mayotte is not ruled out: intensification of tremors? Second eruption closer to the coast, or even on land? Current volcanology does not allow us to go further in the prediction.
To improve scientific knowledge of this very mysterious phenomenon, the French State has decided to strengthen the surveillance network. As I mentioned earlier, competent scientists will be recruited to monitor seismicity 24 hours a day. Maritime means are also planned. The Marion-Dufresne will be back in late April or early May. A private ship should also be chartered for other studies. Sea bottom sensors will be modernized to provide real-time data. On land, scientists will monitor CO2 emissions more closely.
Civil security, for its part, is developing an alert scale with the scientists in order to warn the prefect, and through him the population, of any possible risk. For example, the rectorate will develop a program so that students may acquire, from the start of their schooling, the right gestures in the event of an earthquake alert. On a larger scale, the prefecture has planned evacuation exercises in several municipalities in Mayotte. The objective is to “allow the population to know what to do if a risk threatens us on the east coast” and “to give it a certain number of benchmarks.” The island will also be equipped with sirens from October 2020 to warn of the tsunami risk.
Source: Journal de Mayotte.

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Pas d’éruption en vue // No eruption in the short term

Le dernier bulletin mensuel de l’OVPF pour janvier 2020 confirme ce que j’ai écrit précédemment à propos du Piton de la Fournaise. Une reprise de la sismicité a été observée sous le volcan au cours de la première quinzaine de janvier (voir graphique ci-dessous) avec 258 séismes volcano-tectoniques superficiels enregistrés sous les cratères sommitaux entre le 1er et le 16 janvier 2020. Deux crises sismiques de courte durée et de courte intensité ont eu lieu les 7 et 12 janvier. Ces crises sismiques ont fait croire à beaucoup qu’une nouvelle éruption était « imminente. » Malheureusement pour eux, la sismicité a décliné entre le 17 et le 31 janvier et l’émotion a parallèlement chuté parmi les volcanophiles réunionnais.

Un espoir d’éruption subsistait, car une reprise de l’inflation de l’édifice volcanique accompagnait l’a hausse de la sismicité. Ce gonflement avait débuté fin décembre 2019 et s’est poursuivi en janvier 2020. L’OVPF a expliqué que le phénomène était lié à une mise en pression du réservoir magmatique superficiel localisé à 1,5-2 km de profondeur sous le sommet. Toutefois, aucune déformation rapide de la surface du sol n’a été enregistrée lors des deux courtes crises sismiques des 7 et 12 janvier, ce qui montrait que le magma n’avait pas quitté le réservoir magmatique superficiel. Depuis le 18 janvier 2020, on observe un ralentissement de l’inflation et avec lui s’éloigne l’espoir d’une éruption à court terme.

S’agissant des émissions gazeuses, le flux de CO2 dans le sol en champ lointain est resté à un niveau relativement bas. La période qui a suivi l’éruption du 25 au 27 octobre 2019 a été marquée par une augmentation du CO2dans le sol. La dernière mise à jour mensuelle indique que le flux de CO2 dans le sol continue d’augmenter, atteignant maintenant des valeurs intermédiaires-élevées.

L’OVPF conclut son rapport en indiquant que «  la présence d’une sismicité profonde et de sources de déformation plus profondes indiquent pour la dernière quinzaine de janvier 2020 un nouvel épisode de réalimentation profonde n’ayant pas encore forcément atteint le réservoir superficiel. »

Source : OVPF.

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OVPF confirms in its last monthly bulletin for January 2020 what I wrote previously about Piton de la Fournaise. A resumption of seismicity was observed under the volcano during the first fortnight of January (see graph below) with 258 surface volcano-tectonic earthquakes recorded under the summit craters between January 1st and 16th, 2020. Two seismic crises of short duration and intensity took place on January 7th and 12th. These seismic crises led many to believe that a new eruption was « imminent. » Unfortunately for them, seismicity declined between January 17th and 31st and the emotion declined at the same time among the Reunionese volcanophiles.

However, the hope for an eruption remained, as a resumption of inflation of the volcanic edifice accompanied the increase in seismicity. This swelling began in late December 2019 and continued in January 2020. OVPF explained that the phenomenon was linked to the pressurization of the surface magmatic reservoir located 1.5-2 km deep below the summit. However, no rapid deformation of the surface was recorded during the two short seismic crises of January 7th and 12th, which showed that magma had not left the shallow reservoir. Since January 18th, 2020, there has been a slowdown in inflation and with it the hope of a short-term eruption has faded.

Regarding gaseous emissions, the CO2 flow in the far field remained at a relatively low level. The period following the eruption from October 25th to 27th, 2019 was marked by an increase in CO2 in the soil. The latest monthly update indicates that the CO2 emissions in the soil continue to increase, now reaching intermediate-high values.

OVPF concludes its report by indicating that “the presence of deep seismicity and deeper sources of deformation indicate for the last fortnight of January 2020 a new episode of deep magma recharge which has not yet necessarily reached the shallow reservoir.  »

Source: OVPF.

Histogrammes représentant le nombre de séismes volcano-tectoniques superficiels (en haut) et profonds (en bas) enregistrés en janvier 2020 (Source : OVPF)

Illustration de la déformation en janvier 2020 (Source : OVPF)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Le HVO, Observatoire des Volcans d’Hawaii, a enregistré un séisme de M 4,2 sous le flanc sud du Kilauea dans la soirée du 2 février 2020. L’épicentre de l’événement a été localisé à environ 12 kilomètres au sud-est de la caldeira du Kilauea, près de la zone de Holei Pali, dans le Parc national des volcans d’Hawaï. L’hypocentre était à une profondeur de 7,6 km. Quelque 300 habitants de Big Island ont déclaré avoir ressenti la secousse qui n’a pas causé de dégâts.
Le séisme n’a pas non plus provoqué de changement dans l’activité du Kilauea ou du Mauna Loa qui ne sont pas en éruption en ce moment. Des répliques ne sont pas exclues.
Le flanc sud du Kilauea a été le site de 20 séismes de magnitude M 4,0 ou plus au cours des 20 dernières années. La plupart sont causés par le déplacement du flanc sud du volcan vers le sud-est au-dessus de la croûte océanique. J’ai écrit plusieurs articles sur ce phénomène, comme ceux-ci:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/09/04/le-flanc-sud-du-kilauea-kilauea-volcanos-south-flank/

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/03/28/les-seismes-lents-du-kilauea-hawaii-kilauea-volcanos-slow-earthquakes-hawaii/

Le HVO confirme que l’emplacement, la profondeur et les formes d’onde générées par le dernier séisme vont de pair avec le glissement du flanc sud. L’événement était probablement une réplique de du séisme de M 6.9 enregistré en 2018 en relation avec la phase de stabilisation du volcan.
Aucun tsunami n’a été détecté.
Source: USGS et journaux hawaïens.

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Situé dans le centre du Mexique, le champ volcanique Michoacán – Guanajuato couvre une zone de 250 kilomètres sur 200 kilomètres dans les États du Michoacán et de Guanajuato, d’où son nom. On y observe 1400 anciennes bouches éruptives, principalement des cônes de scories. Les volcans bouclie datent pour la plupart du Pléistocène. La dernière éruption connue dans cette région est celle du Paricutin entre le 20 février 1943 et le 25 février 1943. L’éruption avait un VEI 4 et a été bien documentée. Elle est décrite dans un chapitre de mon livre Killer Volcanoes.
Un essaim sismique affecte actuellement la région de Michoacan-Guanajuato. On ne sait pas si les secousses sont d’origine volcanique ou tectonique. Le centre de la crise sismique est situé près de la ville d’Uruapan (315 000 habitants), la deuxième plus grande ville de l’État du Michoacan. L’agglomération se trouve à l’extrémité ouest des hauteurs de Purépecha, juste à l’est de la région de Tierra Caliente.
Selon le CENAPRED, plus de 1 800 séismes ont été enregistrés depuis le 5 janvier 2020. Les deux événements les plus significatifs avaient des magnitudes de M4,1 les 23 et 30 janvier. Malgré le nombre de séismes, aucun dégât n’a été signalé.
Les séismes ont été localisés à une profondeur d’environ 40 km, ce qui correspond à peu près à l’épaisseur de la croûte terrestre dans la région. Dans le passé, plusieurs essaims semblables d’origine purement tectonique ont été enregistrés dans la région; le plus récent a eu lieu en 2006.
Le Michoacan est une région sismiquement active, et on a enregistré plusoeurs événements majeurs le long de la côte. Au cours des 10 dernières années, 10 secousses de magnitude supérieure à M 5,0 ont été signalées. En février et mars 1997, un essaim sismiquea été détecté près du volcan Tancitaro, dans la partie sud du complexe tectonique du Michoacan.
Les autorités conseillent à la population de prendre en compte les informations fournies par le CENAPRED et la Protection Civile.
Source: CENAPRED, The Watchers.

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La situation est stable sur le Taal (Philippines). Les panaches de vapeur montent jusqu’à 800 m au-dessus du Main Crater. Les émissions de SO2 sont faibles (231 tonnes par jour début février). Selon le DROMIC, il y a 23 915 personnes dans 152 centres d’évacuation, et 224 188 autres personnes séjournent dans d’autres endroits. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5). Le PHIVOLCS recommande de ne pas entrer sur Volcano Island et le lac Taal, ni dans les villes à l’ouest de l’île dans un rayon de 7 km.
Source: PHIVOLCS.

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Le 31 janvier 2020, une éruption phréatique sur le Rincón de la Vieja (Costa Rica) a projeté des matériaux sur le flanc N et a généré un panache qui s’est élevé à 2 km au-dessus du cratère. Des lahars ont emprunté les lits des rivières sur le flanc N et ont atteint des zones habitées 7 à 10 km en aval, environ 40 minutes après l’éruption.
Source: OVSICORA.

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L’activité reste intense sur le Fuego (Guatemala), avec en moyenne 5 à 10 explosions stromboliennes chaque heure. Elles génèrent des panaches de cendre qui s’élèvent  à 4500-4700 mètres d’altitude, avec des retombées de cendre sur les zones sous le vent. Les explosions projettent également des matériaux incandescents jusqu’à 100-300 mètres au-dessus du cratère. Comme précédemment, des coulées de lave avancent dans la ravine Seca.

Source : INSIVUMEH.

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Dans un bulletin publié le 3 février 2020, l’INGV a indiqué que la lave a débordé à nouveau de la partie nord de la terrasse cratèrique du Stromboli (Sicile) Cependant, le débordement s’est limité à la zone sommitale. Le front de coulée de lave se désintégrait rapidement et des blocs roulaient sur la Sciara del Fuoco.
L’amplitude du tremor n’a pas montré de variations significatives pendant ce débordement de lave qui se produit périodiquement depuis quelque temps.
Source: INGV.

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L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique que le volcan Kuchinoerabujima dans la préfecture de Kagoshima est entré en éruption en début de matinée le 3 février 2020, avec des nuages de cendre qui sont montés jusqu’à 7000 mètres d’altitude. De plus, des coulées pyroclastiques ont parcouru environ 900 m le long du flanc sud-ouest du cratère.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5)
L’île de Kuchinoerabu est située à 130 km au sud-sud-ouest de Kagoshima. Elle couvre une superficie de 36 km2 et abrite une centaine de personnes.
Source: JMA.

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L’accès à White Island (Nouvelle Zélande) ne sera pas autorisé aux touristes avant longtemps. Les autorités vont désormais réfléchir à deux fois après la catastrophe du 9 décembre et ses 21 morts. De plus, les scientifiques du GNS indiquent que l’activité reste élevée sur le volcan, même si aucune nouvelle extrusion de lave ne s’est produite. Le GNS pense que de nouvelles éruptions explosives restent très improbables. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (le même niveau qu’en décembre 2019 quand l’explosion s’est produite) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Les dernières observations sur le terrain confirment qu’aucune nouvelle extrusion de lave n’a eu lieu et que les émissions de gaz sont inférieures à ce qu’elles étaient il y a deux semaines, mais elles restent élevées. Hormis des émissions mineures de cendre les 23 et 26 décembre 2019, aucune activité explosive n’a été observée depuis l’éruption du 9 décembre 2019. Cependant, même si les émissions de gaz ont diminué, elles restent à des niveaux élevés. Les températures associées aux extrusions de lave restent élevées elles aussi (supérieures à 550 – 570°C).
Les données satellitaires montrent une instabilité de la paroi occidentale du cratère et de la zone où s’est produit le glissement de terrain de 1914.
GNS Science conclut son rapport en indiquant que, bien que très peu probable, une éruption explosive sur la zone des bouches actives reste possible et pourrait se produire sans signe annonciateur.

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L’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) recherche un technicien / assistant ingénieur d’exploitation d’instrument pour le réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte

Il s’agit d’un CDD de 12 mois à partir du 15 mars 2020, pour un travail à temps complet

L’OVPF explique que le technicien ou assistant ingénieur a pour mission de participer à l’installation, au développement, à la maintenance des réseaux de surveillance à Mayotte, à Glorieuse et aux Comores en mettant en oeuvre des stations autonomes dont les données sont transmises en temps réel. Il est rattaché à l’équipe technique et sous la responsabilité de la direction technique de l’OVPF.

Toutes les conditions du contrat – attention, c’est un CDD, pas un CDI – avec les qualifications requises, le salaire, etc. se trouvent à cette adresse :

http://www.ipgp.fr/fr/technicien-assistant-ingenieur-dexploitation-dinstrument-reseau-de-surveillance-volcanologique?fbclid=IwAR13y87zYWRPpGZPPKHoDwjx6ASO6uYw4kgBkI30o9w9oPHxZ2eaaKRnGKA

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Here is some news about volcanic activity around the world:

The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) recorded an M 4.2 earthquake beneath Kilauea Volcano’s south flank in the evening of February 2nd, 2020. The epicentre of the event was located about 12 kilometres southeast of Kilauea caldera near the Holei Pali area in Hawaii Volcanoes National Park. The hypocentre was at a depth of 7.6 km. About 300 Big Island residents reported having felt the earthquake which did not cause any damage

The earthquake did not cause any change in the activity of Kilauea or Mauna Loa which are not erupting at the moment. Aftershocks are not excluded.

Kilauea’s south flank has been the site of 20 earthquakes with magnitudes M 4.0 or greater during the past 20 years. Most are caused by abrupt motion of the volcano’s south flank, which moves to the southeast over the oceanic crust. I have written several posts about this phenomenon, like these ones:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/09/04/le-flanc-sud-du-kilauea-kilauea-volcanos-south-flank/

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/03/28/les-seismes-lents-du-kilauea-hawaii-kilauea-volcanos-slow-earthquakes-hawaii/

HVO confirms that the location, depth, and waveforms recorded as part of the last earthquake are consistent with slip along this south flank fault. The earthquake was likely an aftershock of the 2018 M 6.9 event as the volcano continues to settle.

No tsunami was detected..

Source: USGS and Hawaiian newspapers.

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Located in central Mexico, the Michoacán–Guanajuato volcanic field covers an area of 200 kilometres by 250 kilometres in the states of Michoacán and Guanajuato. It contains 1400 inactive eruptive vents, mostly cinder cones. The shield volcanoes are mostly Pleistocene in age. The last known eruption in this region took place at Paricutin volcano between February 20th, 1943 and February 25th, 1943. The eruption had a VEI 4 and has been well documented. It is described in a chapter of my book Killer Volcanoes.

An earthquake swarm is currently affecting the Michoacan-Guanajuato region. It is not known whether the events are volcanic or tectonic in origin. The centre of the seismic crisis is near the town of Uruapan (population 315 000), the second-largest town in the state of Michoacan. The town is located at the western edge of the Purépecha highlands, just to the east of the Tierra Caliente region.

According to CENAPRED, more than 1 800 earthquakes have been recorded since January 5th, 2020. The two largest events had magnitudes of M4.1, on January 23rd and 30th. Despite the number of earthquakes, there are no reports of damage.

The seismic events have been located at a depth of about 40 km, which roughly corresponds to the thickness of the crust in the area. In the past, several similar swarms of purely tectonic origin were recorded in the area ; the most recent one occurred in 2006.

Michoacan is a seismically active region, with several major earthquakes along the coast. Over the past 10 years, 10 seismic events with magnitudes greater than M 5.0 have been reported. In February and March 1997, an earthquake swarm was detected near the Tancitaro volcano, in the southern part of the Michoacan tectonic triangle complex.

Authorities advise residents to follow the information provided by CENAPRED and the Civil Protection.

Source: CENAPRED, The Watchers.

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The situation is stable on Taal Volcano (Philippines). Steam plumes are rising as high as 800 m above the Main Crater. SO2 emissions are low (231 tonnes per day in early February). According to DROMIC, there are 23,915 people in 152 evacuation centres, and an additional 224,188 people are staying at other locations. The alert level remains at 3 (on a scale of 0-5). PHIVOLCS recommends no entry onto Volcano Island and Taal Lake, nor into towns W of the island within a 7-km radius.

Source: PHIVOLCS.

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On January 31st, 2020, a phreatic eruption at Rincón de la Vieja Costa Rica) ejected material onto the N flanks and generated a plume that rose 2 km above the crater rim. Lahars descended rivers on the N flank and reached populated areas 7-10 km downriver around 40 minutes after the eruption.

Source: OVSICORA.

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Activity is still intense at Fuego Volcano (Guatemala), with 5 to 10 strombolian explosions per hour. They generate ash plumes that may be as high as 4 500- 4 700 metres a.s.l., with ashfall in downwind areas. The explosions also eject incandescent material up to 100 to 300 metres above the crater. Like previously, lava flows are still observed in the Seca drainage.

Source : INSIVUMEH.

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In a bulletin released on February 3rd, 2020, INGV indicated that lava was again overflowing the northern portion of Stromboli‘s crater terrace. However, the overflow was limited to the summit area. The lava flow front was disintegrating on the steep slope and sending rock material rolling down the Sciara del Fuoco.

The volcanic tremor amplitude is not showing significant variations associated with the lava overflow which has happened from time to time during the past weeks.

Source : INGV.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) indicates that Kuchinoerabujima volcano in Kagoshima Prefecture erupted in the early morning of February 3rd, 2020, generating ash clouds up to 7 000 metres above sea level. Moreover, pyroclastic flows travelled about 900 m along the southwest flank of the crater.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 5)

Kuchinoerabu Island is located 130 km south-southwest of Kagoshima. It covers an area of 36 km2 and is home to about 100 people.

Source: JMA.

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Access to White Island will not be allowed to tourists before long. Authorities will think twice after the December 9th disaster and the 21 deaths. What is more, GNS Scientists indicate that the volcano remains in an elevated state of unrest, although no further extrusion of lava has occurred. GNS thinks that further explosive eruptions remain very unlikely. The volcano alert level remains at 2 (the same level when the December explosion happened) and the aviation colour code is kept at Yellow.

The latest on the field observations confirm no further extrusions of lava has occurred and gas fluxes are lower than two weeks ago but remain elevated. Apart from minor ash emissions on December 23rd and 26th, 2019, no explosive eruptive activity has been detected or observed since the December 9th, 2019 eruption.

However, even though the gas output has decreased, it still remains at high levels. The temperatures associated with the lava extrusions remain very hot (greater than 550 – 570°C).

Satellite data shows continued land movement of the west wall of the Main Crater and the 1914 landslide scarp.

GNS Science warns that although very unlikely, an explosive eruption from the active vent area remains possible and could occur with no precursory activity.

Image  rhermique du débordement de lave sur le Stromboli le 3 février 2020 (Source : INGV)

Vue du cratère de White Island (Crédit photo: GNS Science)