Le recul du glacier Sawyer (Alaska) // The retreat of the Sawyer Glacier (Alaska)

drapeau-francaisExemple  parfait du réchauffement climatique, le Sawyer Glacier vient finir sa course dans Tracy Arm, au sud-est de Juneau. Comme je l’ai indiqué précédemment, j’étais à bord d’une petite embarcation le 3 septembre 2016 afin d’apprécier la situation de mes propres yeux. Le glacier a reculé de 2,3 km au cours des 50 dernières années. Lorsque l’on regarde la carte réalisée par l’USGS, on  remarque que le front du glacier atteignait presque le bras principal du fjord en 1961. Les images de Google Earth en 2003 indiquent un recul de 2,3 km, ce qui correspond à une moyenne d’environ 120 mètres par an.
L’amincissement du glacier, en même temps que la remontée de la limite de la neige, a entraîné une zone d’accumulation plus petite. Le recul du glacier a aussi réduit le vêlage dans la partie frontale. Les scientifiques de l’Université de Fairbanks ont commencé des relevés altimétriques périodiques des glaciers dans la région du Sawyer en 2000 et ils ont constaté une forte diminution de la hauteur du front du glacier qui n’atteignait plus que 1000 mètres d’altitude pour la période 2000-2009, contre 1100 mètres précédemment.

Au cours de la visite du Sawyer, le pilote du bateau sur lequel je me trouvais m’a indiqué que le glacier avait reculé d’environ 600 mètres entre juin et septembre 2016.

En cliquant sur ce lien, vous pourrez visionner une petite vidéo que j’ai réalisée pendant l’approche du Sawyer Glacier. On y voit un effondrement du front du glacier, ce qui contribue au vêlage, autrement dit à la production d’icebergs :

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drapeau-anglaisA perfect example of global warming, the Sawyer Glacier comes to an end in Tracy Arm, southeast of Juneau. As I explained earlier, I was on board a small boat on 3 September 2016 to assess the situation for myself. The glacier has retreated 2.3 km over the past 50 years. When looking at the USGS map, one can see that the glacier front almost reached the main branch of the fjord in 1961. Google Earth images in 2003 indicate a retreat of 2.3 km, which corresponds to an average of about 120 meters per year.
The thinning of the glacier, together with the rise of the snow line, have resulted in a smaller storage area. The glacier’s retreat has also reduced calving in the front. Scientists at the University of Fairbanks began periodic altimeter readings of the glaciers in the Sawyer area in 2000 and found a sharp decrease in the height of the glacier front that only reached 1,000 meters for 2000-2009 period, versus 1,100 meters before.
During the visit of Sawyer, the pilot of the boat told me that the glacier had retreated about 600 meters between June and September 2016.
By clicking this link, you will view a small vidéo I made during the approach of the Sawyer Glacier. One can see a collapse of the glacier front and the ensuing production of icebergs:

Nicolas Sarkozy et le changement climatique // Nicolas Sarkozy and climate change

drapeau-francaisAprès Claude Allègre, voici Nicolas Sarkozy !  S’exprimant devant des chefs d’entreprise, l’ancien chef de l’état a souhaité mettre l’accent sur la question du «choc démographique», éclipsée selon lui par les sujets climatiques. Il a renouvelé ses doutes quant à l’importance du réchauffement climatique et à la responsabilité humaine dans ce processus. «On a fait une conférence sur le climat. On parle beaucoup de dérèglement climatique, c’est très intéressant mais ça fait 4,5 milliards d’années que le climat change. L’homme n’est pas le seul responsable de ce changement», a estimé Nicolas Sarkozy. Ces déclarations font écho à des positions climatosceptiques déjà développées le 3 mai 2016, à l’occasion d’une «journée de travail sur l’environnement». Il déclarait alors : «La terre a une ancienneté de 4 milliards d’années. Des changements climatiques, la terre en a connu d’immenses. Il n’y a encore pas si longtemps, il y a 3 ou 4 millions d’années, il y a eu une période de glaciations immenses qui faisait que l’on allait à pied de l’Alaska jusqu’à l’Écosse (…) Ça a aussi permis la colonisation de la planète pas les êtres humains (…) Le changement climatique, le monde, la planète en a connu quantité», avait-il minimisé. Avant de convenir: «Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’en occuper».

Signataire de la charte environnementale de Nicolas Hulot et initiateur du Grenelle de l’environnement à partir de 2007, Nicolas Sarkozy a plusieurs fois assumé des positions controversées sur les questions relatives à l’écologie depuis son retour sur le devant de la scène politique. Il s’est notamment déclaré en faveur de l’exploitation du gaz de schiste, contre le principe de précaution, et pour le maintien de l’activité nucléaire à Fessenheim. «On a peur de quoi? D’un tsunami sur le Rhin?», avait-il ironisé devant les salariés de la centrale, en référence à Fukushima.

Source : Le Figaro.

De retour d’Alaska où le réchauffement climatique fait fondre les glaciers à une vitesse vertigineuse, je suis furieux quand je lis les déclarations de Nicolas Sarkozy. Elles rejoignent celles de Donald Trump – candidat républicain à l’élection présidentielle du mois de novembre – qui a déclaré d’emblée qu’il refuserait de mettre en pratique les promesses de la COP 21 de Paris.

A l’inverse de ces deux personnages, le Président Obama a eu le courage de se rendre en Alaska et de reconnaître que le réchauffement climatique n’était pas une illusion. «Le changement climatique perturbe déjà notre agriculture et nos écosystèmes, nos alimentations en eau et en nourriture, notre énergie et nos infrastructures ». Il a approuvé les conclusions de la COP 21 visant à protéger notre planète « pendant qu’il est encore temps ». Au cours de son voyage dans la Dernière Frontière, il a annoncé des mesures à l’attention des populations qui vont devoir quitter les côtes de l’Alaska à cause le la montée des eaux.

Au lieu de regarder la pointe de ses chaussures, Nicolas Sarkozy ferait bien d’aller jeter un coup d’œil aux glaciers alpins qui sont en passe de connaître le même sort que leurs homologues d’Alaska. Au train où vont les choses, les stations de sports d’hiver ont du souci à se faire, car les canons à neige ne suffiront bientôt plus à fournir l’or blanc. Pour terminer, je conseille à l’ancien président de jeter un coup d’œil à la courbe de Keeling qui montre l’évolution des émissions de CO2 dans l’atmosphère. A moins que son intelligence soit défaillante, je pense qu’il comprendra assez vite l’urgence de la situation !

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drapeau-anglaisAfter Claude Allègre, here is Nicolas Sarkozy! Speaking to business leaders, the former head of the state wished to focus on the issue of the « demographic crisis », which, in his opinion, has been eclipsed by climate issues. He reiterated his doubts about the importance of climate change and human responsibility in this process. « There was a climate conference. Much is said about climate change, it is very interesting but climate has changed over the past 4.5 billion years. Man is not the only one responsible for this change, »said Nicolas Sarkozy. These statements echo his positions already developed in May 3, 2016, during a « workday on the environment. » He said: « The Earth is 4 billion years old and has already gone through enormous climate changes. Not so long ago, 3 or 4 million years ago, there was a period of massive glaciation that allaowed to walk from Alaska to Scotland ( …) It also allowed the colonization of the planet by human beings (…) The world, the planet have experienced a lot of climate changes. » He however concluded saying:: « It does not mean that we should not take care. »
A signatory of Nicolas Hulot’s environmental charter and the initiator of the 2007 Grenelle Environment, Nicolas Sarkozy has repeatedly taken controversial positions on issues related to ecology since his return to the front of the political stage. He particularly expressed support for shale gas, against the precautionary principle, and for the maintenance of nuclear activity at Fessenheim. « What are we afraid of? A tsunami on the Rhine? « he had joked before employees of the plant, in reference to Fukushima.
Source: Le Figaro.

Back from Alaska where global warming melts the glaciers at breakneck speed, I was furious when I read Nicolas Sarkozy’s statements. They closely resemble those of Donald Trump – the Republican candidate in the November presidential election – who declared from the outset that he would refuse to implement the promises of the Paris COP 21.
Unlike these two persons, President Obama had the courage to go to Alaska and admit that climate change was not an illusion. « Climate change is already disrupting our agriculture and our ecosystems, our supplies of water and food, energy and infrastructure. » He endorsed the conclusions of the COP 21 to protect our planet « if we start now. » During his trip to the Last Frontier, he announced measures to the attention of the people who will have to leave the coast of Alaska because the rising ocean water.
Instead of looking at the tips of his shoes, Nicolas Sarkozy had better take a look at the alpine glaciers that are poised to suffer the same fate as their Alaskan counterparts. The way things are going, the ski resorts have the need to worry because the snow guns will soon no longer enough to provide white gold. In conclusion, I advise the former president to take a look at the Keeling curve that shows the evolution of CO2 emissions into the atmosphere. Unless his intelligence is faulty, I think he will quickly understand the urgency of the situation!

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La Mer de Glace, preuve irréfutable du réchauffement climatique

(Photo: C. Grandpey)

Le changement climatique dans la campagne présidentielle aux Etats-Unis // Climate change in the U.S. presidential campaign

drapeau-francaisLe 8 mars 2016, j’ai écrit une note sur le changement climatique et les statistiques alarmantes concernant les émissions de CO2, la fonte de la banquise et des glaciers, ainsi que l’élévation du niveau des océans. Avec l’élection présidentielle en Novembre, le changement climatique est entré dans la campagne, ce qui n’était pas le cas pendant la course à la présidence de 2012 pendant laquelle la question du changement climatique fut largement occultée. Barack Obama et son adversaire républicain, Mitt Romney, n’ont presque jamais abordé ce sujet, et il n’est pas apparu, non plus, au cours des débats qui ont opposé les deux hommes. Ils ont préféré parler de l’augmentation de la production de pétrole et de gaz plutôt que la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

En 2016, Hillary Clinton a mis le changement climatique au cœur de sa campagne et le sujet prend une importance jamais vue auparavant dans une élection présidentielle américaine.
Dans ses discours, Madame Clinton met régulièrement l’accent sur son plan de lutte contre le réchauffement climatique, et son mari, l’ancien président Bill Clinton, s’est félicité lors de la convention démocrate de voir que le réchauffement climatique était au centre de la politique étrangère envisagée par son épouse si elle est élue. Le sénateur Bernie Sanders, principal rival de Hillary Clinton dans les primaires, a abordé la question avec force, en disant que « cette élection tourne autour du changement climatique. » La plate-forme du parti prévoit l’instauration d’une taxe carbone. Hillary Clinton a fixé des objectifs ambitieux pour la production d’énergie à partir de sources renouvelables, y compris l’installation de cinq cents millions de panneaux solaires d’ici 2020.

Donald Trump, l’adversaire de Hillary Clinton à l’élection de Novembre, s’oppose fermement à toute politique en matière de changement climatique. Il est persuadé que le changement climatique n’est pas causé par l’homme et qualifie cette théorie de « canular ». La plate-forme républicaine considère la politique sur le changement climatique comme  « le triomphe de l’extrémisme sur le bon sens. » Bien que quelques Républicains aient approuvé les décisions du Président Obama en matière de politique énergétique, la plupart d’entre eux  restent fermement opposés à la politique sur le changement climatique défendue par Obama. En particulier, ils s’élèvent contre une série de mesures de l’Environmental Protection Agency visant à réduire les émissions polluantes des centrales au charbon. Selon les Républicains, si ces mesures étaient adoptées, elles entraîneraient la fermeture de centaines de ces centrales.
Par ailleurs, Donald Trump a promis d’annuler les lois relatives au changement climatique votées par l’administration Obama. Il a appelé à plus de forages de combustibles fossiles et moins de réglementations environnementales. Il a dit qu’il « annulerait » l’accord conclu l’année dernière en France – lors de la COP 21 – qui engage presque tous les pays à prendre des mesures pour lutter contre le changement climatique.

Le fossé entre les deux parties sur la question du changement climatique est très profond, et il divise les deux camps comme il ne l’a jamais fait depuis qu’il est entré dans le monde politique. Cela est d’autant plus remarquable que, lors de l’élection de 2008, les positions des Démocrates et des Républicains sur le changement climatique étaient presque identiques.

Un sondage de l’institut Gallup réalisé en mars 2016 a révélé que 65% des Américains pensaient que le changement climatique était causé par l’activité humaine, soit une augmentation de 10 points par rapport à 2015. Le sondage a révélé que 38% des Républicains croyaient la même chose, soit une augmentation de 4 points par rapport à l’année précédente. Le sondage a également révélé que 76% des Américains âgés de 18 à 29 ans admettaient que l’activité humaine est à l’origine du changement climatique.
Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, les différents contacts que j’ai eu pendant l’été 2015 dans le nord-ouest des Etats-Unis ont montré que la plupart des Américains ne croyaient pas à la responsabilité humaine dans le changement climatique et le réchauffement planétaire. Les gens que ai rencontrés étaient convaincus – et, de toute évidence, conditionnés par leur gouvernement – que le phénomène était dû à un cycle naturel et rien d’autre. Espérons que le sondage Gallup est fiable et que les Américains sont en train de prendre conscience de l’influence de l’activité humaine sur la situation climatique actuelle.

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drapeau-anglaisOn March 8th 2016, I wrote a post about climate change and the alarming statistics about CO2 emissions, the melting of sea ice and glaciers or the rising level of the oceans. With the presidential election in November, climate change has entered the presidential campaign, a new event compared with the 2012 race for president when the issue of climate change was nearly invisible. President Barack Obama and his Republican opponent, Mitt Romney, almost never spoke about it, and it did not come up during their debates. There was far more talk of ramping up oil and gas production than cutting greenhouse gas emissions.

In 2016, as Hillary Clinton thrusts climate change to the heart of her campaign, the issue is taking on a prominence it has never before had in a presidential general election.

In speeches, Clinton regularly highlights her plan to combat global warming, and her husband, former President Bill Clinton, praised her at the Democratic National Convention for putting it at « the centre » of her foreign policy. Senator Bernie Sanders, her main rival in the primaries, spoke of the issue forcefully, saying that « this election is about climate change. » The party platform calls for a tax on carbon pollution. Hillary Clinton has set ambitious goals for producing energy from renewable sources, including by installing a half-billion solar panels by 2020.

Clinton’s opponent in the November election, Donald Trump, has gone further than any other Republican presidential nominee in opposing climate change policy. He often mocks the established science of human-caused climate change and dismisses it as a hoax. The Republican platform calls climate change policy « the triumph of extremism over common sense. » Although a few Republicans approved President Obama’s decisions about the energy policy, most of them remain strongly opposed to Obama’s climate change policies, specifically a set of Environmental Protection Agency regulations aimed at curbing planet-warming emissions from coal-fired power plants. If enacted, those rules could shut down hundreds of such plants.

Trump has vowed to rescind Obama’s climate change rules, and he has called for more fossil fuel drilling and fewer environmental regulations. He has said he would « cancel » the accord reached last year in France that commits nearly every nation to taking action to curb climate change.

The divide between the two parties over the issue is the widest it has been in the decades since it emerged as a public policy matter. That is all the more remarkable given that during the 2008 election, the Democratic and Republican positions on climate change were almost identical.

A Gallup poll in March 2016 found that 65% of Americans believed that climate change was caused by human activity, an increase of 10 points from a year earlier. The poll found that 38% of Republicans believed the same thing, an increase of 4 points from a year earlier. The poll also found that 76% of Americans ages 18 to 29 accepted that human activity is behind climate change.

As I put it several times, the different contacts I had during the summer 2015 in north-western U.S. revealed that most American people do not believe in the human responsibility for climate change and global warming. The people I met were convinced – obviously conditioned by their government – that the phenomenon was caused by a natural cycle and nothing else. Let’s hope the Gallup poll is right and that Americans are getting aware of the influence of human activities on the current climate situation.

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Les théories politiques s’affrontent…et la banquise continue de fondre !

(Photo: C. Grandpey)

Réchauffement climatique et oiseaux de rivage en Alaska // Global warming and shorebirds in Alaska

drapeau-francaisSelon une étude conduite par des scientifiques de l’Université du Queensland en Australie, et co-écrite par des scientifiques d’Alaska, de Norvège, de Russie et du Danemark, de nombreuses espèces d’oiseaux de rivage qui migrent vers l’Arctique chaque année pour se reproduire vont perdre des étendues importantes de leur habitat estival à cause du changement climatique. Les plus grandes pertes de territoire seront observées en Alaska et dans les régions de la Russie situées de l’autre côté du Détroit de Béring.
En 2070, la hausse des températures provoquée par le changement climatique va faire disparaître une vaste zone de reproduction de l’Arctique pour au moins les deux tiers des 24 espèces d’oiseaux recensées dans une étude publiée dans la revue Global Change Biology. Certaines espèces, comme le pluvier doré Pacifique et le phalarope rouge, sont sur le point de voir disparaître les bonnes conditions de reproduction qu’ils rencontrent dans l’Arctique pendant la période estivale.
L’étude prévoit les conditions d’habitat des oiseaux en fonction de deux scénarios climatiques, l’un optimiste qui suppose que les émissions de gaz à effet de serre vont culminer en 2040 puis diminuer, et un autre scénario de réchauffement plus agressif qui suppose que les émissions de gaz à effet de serre continueront sur leur trajectoire actuelle. Même dans le scénario le moins pessimiste, la majorité des oiseaux étudiés va perdre de vastes territoires de reproduction dans l’Arctique. Dans le cadre du scénario d’émissions plus extrêmes, certains oiseaux comme le bécasseau à échasses et le bécasseau cocorli vont perdre tous leurs habitats propices à la reproduction, et d’autres espèces subiront des pertes de plus de 90 pour cent de territoire.
L’étude ne tient compte que des changements de température. Elle ne prend pas en compte d’autres facteurs liés au climat qui pourraient également avoir une incidence sur les limicoles, tels que le déplacement vers le nord des prédateurs comme les renards roux, et des arbustes que les carnivores utilisent pour se cacher quand ils traquent leurs proies.

La température à elle seule peut modifier les moeurs des oiseaux de rivage migrateurs. Un chercheur nous rappelle que les insectes, dont se nourrissent les oiseaux migrateurs, dépendent en à 100% de la température.
Les migrateurs au long cours, qui ne font pas étape pendant leurs longs voyages, sont plus vulnérables aux perturbations causées par le réchauffement. Parmi les espèces examinées dans l’étude, le bécasseau maubèche, un oiseau qui vole vers la toundra de l’Alaska après avoir hiverné jusqu’en Terre de Feu, est l’un des plus vulnérables.
Les espèces qui font de nombreuses haltes pendant la migration seront peut-être davantage en mesure de s’adapter aux nouveaux schémas de migration provoqués par le changement climatique.

Dans l’ensemble, la partie occidentale de l’Alaska et la partie de la Russie de l’autre côté du détroit de Béring seront probablement les plus sensibles à la perte de l’habitat, tout simplement parce que c’est dans ces régions que vit le plus grand nombre d’espèces. .
Si la perte d’habitat est une menace qui plane sur les oiseaux de rivage de l’Arctique, un autre problème doit également être pris en compte : le niveau élevé de mercure observé chez certaines espèces. Une étude des oiseaux qui nichent dans la région de North Slope et dans le delta du Yukon a révélé des concentrations de mercure potentiellement inquiétantes dans le sang de certaines espèces nichant près de Barrow. Selon cette étude, ces concentrations sont suffisamment élevées pour entraîner des problèmes de reproduction.

La dernière étude établit un parallèle avec les conclusions d’un rapport publié en 2014 par le Fish and Wildlife Service qui avait répertorié les concentrations de mercure chez les limicoles nicheurs au vu des sites allant de la région de Nome jusqu’à l’île Bylot dans le Nunavut, en Arctique canadien. Sur les 2478 échantillons prélevés en 2012 et 2013, ceux de la région de Barrow avaient les niveaux de mercure les plus élevés.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisAccording to a study led by scientists at Australia’s University of Queensland and co-authored by scientists in Alaska, Norway, Russia and Denmark, many species of shorebirds that migrate to the Arctic each year to breed their young will lose substantial amounts of their summer habitat to climate change. The biggest losses will be in Alaska and neighbouring parts of Russia.

By 2070, higher temperatures brought on by climate change will eliminate important Arctic breeding habitat for at least two-thirds of the 24 bird species evaluated in a study published in the journal Global Change Biology. Some species, like the Pacific golden plover and the red phalarope, are on track to lose nearly all of the suitable Arctic conditions they use in the summer.

The study projects habitat conditions based on two different climate scenarios, an optimistic one that assumes greenhouse gas emissions will peak in 2040 and then decline, and a more aggressive warming scenario that assumes that greenhouse gas emissions will continue on their current trajectory. Even under the more modest emissions scenario, the majority of the birds studied will lose large amounts of suitable Arctic breeding habitat. Under the more extreme emissions scenario, some birds like the stilt sandpiper and the curlew sandpiper will lose all of their suitable breeding habitats, and other species will suffer losses in excess of 90 percent.

The study considers only temperature changes. It does not consider other climate-related factors that could also affect the shorebirds, such as northward expansion of predators like red foxes and shrubs that carnivores use for hiding when they stalk their prey. Temperature alone can make big differences for migrating shorebirds. A researcher reminds us that insects, which the migratory birds eat, are « totally driven by temperature. »

Long-range migrators are more vulnerable to warming-related mismatches. Among the species evaluated in the study, the red knot, a bird that flies to the Alaska tundra from wintering grounds as far away as Tierra del Fuego at the southern tip of South America, is among the most vulnerable.

Species that make lots of stops along the way might be able to better adjust their migration schedules in response to changing conditions.

Overall, the Beringia area – Alaska and neighbouring parts of Russia – is most susceptible to loss of breeding habitat simply because it has got most of the species now.

If habitat loss looms over Arctic-breeding shorebirds in the future, another problem has emerged in the present: elevated levels of mercury in some species. A separate study of birds nesting on the North Slope and the Yukon River Delta found potentially troubling levels of mercury in the blood of some species nesting near Barrow. According to the results of that study, mean mercury concentrations were high enough to signal possible reproductive problems.

The new study parallels findings in a 2014 report to the Fish and Wildlife Service that catalogued mercury concentrations in breeding shorebirds using sites from the Nome area to Bylot Island in the Arctic Canada territory of Nunavut. Of the 2,478 samples collected in 2012 and 2013, those from the Barrow area had the higher mercury levels.

Source : Alaska Dispatch News.

Migration

 Carte montrant les trajectoires de migration de certains oiseauxau départ de l’Alaska (Source : Northern Alaska Environmental Center)