Nouvelles alertes climatiques

Si vous avez encore des doutes sur l’existence du réchauffement climatique, voici quelques événements qui devraient vous faire réfléchir.

Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, des incendies gigantesques continuent à ravager la Californie. Le plus inquiétant en ce moment est le Caldor Fire. Il dévaste la région depuis plus de deux semaines. Le 30 août, les flammes menaçaient la rive sud du lac Tahoe – South Lake Tahoe – une zone très touristique, et des milliers de personnes ont reçu l’ordre d’évacuer. Le feu a déjà parcouru plus de 700 km2, détruisant plusieurs centaines de bâtiments et dégageant d’épaisses

Le Caldor Fire n’est qu’un incendie parmi des dizaines d’autres qui ravagent l’ouest des Etats Unis, en proie à une sécheresse aggravée par les effets du changement climatique. Plus de 7 000 km2 de végétation ont déjà brûlé. Des dizaines de milliers d’habitants ont dû fuir les flammes, souvent sans savoir quand ils pourront revenir ni même s’ils retrouveront leurs habitations.

Les autorités californiennes viennent d’informer le public que toutes les forêts nationales de l’État seront fermées à partir du 1er septembre 2021. Les fermetures resteront en place jusqu’au 17 septembre 2021. Les autorités expliquent qu’elles veulent réduire le nombre de visiteurs de ces forêts pour empêcher quiconque d’être piégé dans un incendie. Le fait d’avoir moins de personnes dans ces lieux diminuera la probabilité de nouveaux incendies et contribuera à assurer la sécurité des pompiers et de la société en général en limitant l’exposition au COVID-19.

L’été 2021 aura été marqué une nouvelle fois par des vagues de chaleur, notamment dans le nord de l’Europe et en Scandinavie où les températures ont flirté avec 35 degrés. En Europe, le record de température a été battu par l’Italie et plus précisément par la Sicile, dans la petite ville de Floridia, à une dizaine de kilomètres de Syracuse, où le mercure a atteint 48,8°C le 11 août 2021. Le record vient d’être officiellement homologué.

Au-delà de cette température extrême, ce qui inquiète les agriculteurs, c’est l’impact de cette chaleur sur les agrumes. Cette partie de la Sicile est une terre d’orangers et de citronniers. Pour que les récoltes soient bonnes, il faut de temps en temps de la pluie et une chaleur qui n’atteint pas un tel niveau. Cette année, les récoltes sont quasiment anéanties.

Ces événements devraient alerter gouvernements et populations, mais on a vraiment l’impression que tout le monde s’en fiche. Ah, j’oubliais, Messi est arrivé au Paris St Germain. Il y a des priorités dans la vie….

Carte montant l’étendue du Caldor Fire en Californie, avec au nord la rive sud du lac Tahoe

Réchauffement climatique aux Etats Unis: Californie et Louisiane

Le réchauffement climatique continue à faire des ravages aux Etats Unis. Alors que la température est relativement fraîche en France pour une fin août, la Californie continue de connaître une sévère vague de chaleur et de sécheresse, avec de gigantesques incendies. Au total 90 sont recensés à travers les Etats Unis,,mais ceux de Californie sont les plus ravageurs. Dans cet Etat, les flammes ont détruit 2000 structures et entraîné l’évacuation de milliers de personnes. Plus de 15 000 pompiers sont actuellement mobilisés pour essayer de freiner des incendies de végétation comme le Dixie Fire, le French Fire ou le Calfor Fire près du lac Tahoe qui sont encore loin d’être contenus.

En Louisiane, c’est l’ouragan Ida qui fait peur. Comme l’expliquait un météorologue hier sur France Info, son intensité et sa violence sont exacerbées par la température de plus en plus élevée des eaux de surface dans le Golfe du Mexique où il pompe son énergie. Il est encore trop tôt pour dresser un bilan, mais on sait que la Nouvelle Orléans a été privée de courant et que de nombreuses zones ont été inondées, malgré les infrastructures mises en place depuis le passage de l’ouragan Katrina. Ida a provoqué un phénomène incroyable: les vents d’une extrême violence ont fait reculer les eaux du Mississipi comme on peut le voir sur ce marégraphe.

Source: USGS

Ida vu depuis l’ISS

Réchauffement climatique: la cause de la sécheresse au Chili // Global warming: the cause of the drought in Chile

Une note publiée sur ce blog le 13 août 2021 s’accompagnait de deux images satellites montrant le déficit de neige sur la Cordillère Andes en 2021. De nombreux sommets de la célèbre chaîne de montagne qui longe la bordure occidentale du continent sud-américain, ont peu de neige ou pas du tout. Les niveaux de précipitations actuels pour l’ensemble de la Cordillère des Andes confirment qu’il n’a pas neigé du tout ou très peu. Comme c’est en ce moment l’hiver dans l’hémisphère sud; les Andes devraient connaître des chutes de neige abondantes, mais ce n’est pas le cas.

Une étude publiée le 26 août 2021 dans le Journal of Climate explique qu’une poche d’eau chaude dans le Pacifique sud provoque depuis une dizaine d’années une mégasécheresse au Chili, et que le réchauffement climatique est en grande partie responsable de cette situation.
Cette poche d’eau chaude – le « Southern Blob » comme l’appellent les Anglo-saxons – se trouve à l’est de la Nouvelle-Zélande et génère des conditions climatiques chaudes et sèches au Chili, avec la fonte des calottes de neige et de glace sur les Andes, l’assèchement des réservoirs d’eau et la triste transformation de paysages autrefois luxuriants. En 2021, les autorités chiliennes ont été contraintes de transporter de l’eau par camion pour alimenter quelque 400 000 personnes vivant dans les zones rurales.
Les chercheurs ont découvert que le changement climatique d’origine anthropique est en grande partie responsable de la poche d’eau chaude dans le Pacifique et de la sécheresse qui s’ensuit. La variabilité naturelle des températures océaniques et atmosphériques a probablement joué un rôle elle aussi.
Cette gigantesque poche d’eau chaude – plus vaste que la zone continentale des États-Unis – présente actuellement une température supérieure de 1,5°C à ce qu’elle était il y a 40 ans. Il faut tout de même remarquer que les zones de l’océan situées à proximité se sont réchauffées beaucoup plus lentement pendant la même période, de seulement 0,2°C à 1°C.
La chaleur de cette poche d’eau réchauffe l’air directement au-dessus d’elle et les vents transportent l’air chaud vers le Chili. Cela a un impact sur la pression atmosphérique , affecte les précipitations et entraîne des conditions sèches au Chili.
La mégasécheresse actuelle persiste au Chili depuis 2010. Certains scientifiques et hommes politiques ont commencé à mettre en garde contre de possibles pénuries d’eau à long terme dans le centre du pays, région de vignobles et de fermes.
On sait que les poches d’eau chaude dans l’océan apparaissent régulièrement, puis se dissipent en quelques années. Toutefois, la durée et l’intensité de réchauffement de la poche d’eau dans le Pacifique sud dépassent largement ce qui pourrait se produire naturellement. Les scientifiques expliquent que des recherches supplémentaires seront nécessaires pour déterminer exactement le rôle joué par le réchauffement climatique dans ce phénomène, mais les résultats sont préoccupants.
Le fait qu’une bande d’eau chaude qui ‘étend sur plus de 8 millions de kilomètres puisse avoir un impact sur des conditions climatiques au Chili, donc à des milliers de kilomètres, montre à quel point le réchauffement climatique affectera notre planète.
Source : Yahoo News.

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A post released on August 13th, 2021 was illustrated by two satellite images showing the lack of snow in the Andes in 2021 compared with 2020. Many peaks in the famed range, which runs along the South American continent’s western edge, have either sparse snow or totally bare ground. The current precipitation levels for the entire Cordillera Andes range show that it has either not snowed at all or has snowed very little. Because it’s winter in the Southern Hemisphere, the mountain range should be seeing peak snowfall.

A study published on August 26th, 2021 in the Journal of Climate explains that a blob of warm water in the southern Pacific is fueling a decade-long megadrought in Chile, and climate change is largely to blame.

The « Southern Blob » east of New Zealand is driving hot and dry conditions in Chile, with snow caps melting on the Andes, reservoirs running low and once-lush landscapes withered. Chilean authorities in 2021 were forced to truck water to some 400,000 people living in rural areas.

Researchers have found that human-driven climate change is largely behind the blob, and the ensuing drought. Natural variability in ocean and atmospheric temperatures also played a role.

That massive blob – wider than the continental United States – is now 1.5°C warmer than it was 40 years ago. Areas of nearby ocean, however, have warmed much more slowly during that time, and are just 0.2°C to 1°C warmer.

The heat from the blob warms the air directly above it and winds carry the heated air toward Chile. This impacts pressure trends, affecting rainfall and resulting in dry conditions in Chile.

The current megadrought has persisted in Chile since 2010. Some scientists and politicians have begun warning of possible long-term water shortages in the central region, home to vineyards and farms.

Ocean blobs are known to regularly occur, dissipating within a couple of years. But the Southern blob’s prolonged and pronounced rate of warming is beyond what might occur naturally.The scientists say more research is needed to determine exactly how much of a role climate change is playing in this phenomenon, but the findings are cause for worry.

The fact that a swathe of warm water, even one spanning more than 8 million kilometres, could impact conditions thousands of kilometres away in Chile shows how broadly climate change will affect the planet.

Source: Yahoo News.

Enneigement de la Cordillère des Andes au ceur de l’hiver austral 2020 et 2021 (Source: Copernicus)

Nouvelles conséquences du réchauffement climatique // More consequences of global warming

Bien que souvent occulté par la pandémie de Covid-19 dans le monde, le changement climatique affecte toujours durement notre planète Voici deux exemples de ses conséquences.

Le premier est vraiment tragique. Il s’agit de Madagascar qui est sur le point de connaître la première « famine liée au changement climatique » dans le monde. L’alerte vient des Nations Unies qui expliquent que des dizaines de milliers de personnes souffrent de « niveaux catastrophiques de faim et d’insécurité alimentaire après quatre années sans pluie. »
La sécheresse – la pire depuis quatre décennies – a dévasté des communautés agricoles isolées dans le sud du pays où les familles en sont réduites à manger des insectes pour survivre. Dans certains villages, les gens n’ont que les criquets comme seule nourriture. Un villageois dit que sa famille n’a plus rien à manger à part les feuilles de cactus.
Contrairement à d’autres pays, la famine à Madagascar est provoquée par le climat et non par des conflits armés. L’ONU estime que 30 000 personnes connaissent actuellement le niveau d’insécurité alimentaire le plus élevé – le niveau cinq – et il est à craindre que le nombre de personnes affectées augmente fortement alors que Madagascar entre dans la traditionnelle « saison de vache maigre » avant les récoltes.
L’impact de la sécheresse actuelle se fait également sentir dans les grandes villes du sud de Madagascar où de nombreux enfants sont contraints de mendier dans les rues pour obtenir de la nourriture. Les prix du marché s’envolent. Certains paysans vendent leur terre pour avoir de l’argent pour acheter de la nourriture. D’autres ont décidé de dormir dans leurs champs de manioc pour essayer de protéger leurs récoltes des vols par des personnes désespérées en quête de nourriture.

Google Maps

Un autre exemple des conséquences du réchauffement climatique est celui du Parc National du Denali (Alaska) où les glissements de terrain sont de plus en plus fréquents avec le dégel du pergélisol.
L’unique route qui traverse le parc national s’étire sur 148 kilomètres. Près de la moitié a été fermée le 24 août 2021 aux véhicules, piétons et vélos en raison des conditions dangereuses causées par un glissement de terrain.
Selon les autorités du parc, un glissement de terrain affecte le secteur depuis au moins les années 1960, mais il ne nécessitait alors qu’un entretien tous les deux ou trois ans.

Au cours des années 1990, le glissement de terrain, qui se produit sous la chaussée, ne provoquait que de petites fissures à la surface de la route.

En 2018, on est passé à des fractures de près de 1 centimètre par jour, puis à 9 centimètres par jour en août 2020.
Les pluies récentes semblent avoir contribué à intensifier le glissement de terrain qui atteint maintenant plus de 25 centimètres par jour.
A cause du changement climatique, un problème qui était auparavant résolu par le personnel d’entretien du parc ne peut plus l’être par des solutions à court terme. Les autorités du parc devront travailler avec d’autres organismes pour trouver une solution à long terme pour maintenir l’accès routier à travers lle parc du Denali qui a accueilli plus de 601 100 personnes en 2019.
Source : Yahoo News.

Photo: C. Grandpey

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Although hidden by the Covid-19 pandemic around the world, climate change is still severely affecting our planet Here are two examples of its consequences.

The first one is really tragic. It concerns Madagascar which is on the brink of experiencing the world’s first « climate change famine ». The warning comes from the United Nations which says tens of thousands of people are already suffering catastrophic levels of hunger and food insecurity after four years without rain.

The drought – the worst in four decades – has devastated isolated farming communities in the south of the country, leaving families to scavenge for insects to survive.In some villages, people are eating locusts to survive. One villager said they have absolutely nothing to eat except cactus leaves.

Unlike other countries, famine-like conditions in Madagascar are being driven by climate not conflict. The UN estimates that 30,000 people are currently experiencing the highest internationally recognised level of food insecurity – level five – and there are concerns the number affected could rise sharply as Madagascar enters the traditional « lean season » before harvest.

The current drought’s impact is now being felt in larger towns in southern Madagascar too, with many children forced to beg on the streets for food. The prices in the market are going up. Some people are selling their land to get some money to buy food. Many others have taken to sleeping in their cassava fields to try to protect their crops from people desperate for food.

 

Another example of the consequences of global warming can be seen in Denali National Park (Alaska) where landslides are getting more and more frequent with the thawing of permafrost.

The lone road through Denali National Park and Preserve spans148 kilometres. Nearly half it closed on August 24th, 2021 to nonessential vehicles, pedestrians and bikes because of unsafe conditions caused by a landslide.

According to the park authorities, slides have affected the area since at least the 1960s but used to require maintenance every two to three years.

During the 1990s, the landslide, which occurs below the roadbed, only caused small cracks in the road surface.

However, by 2018 the slumping increased to almost 1 centimetre per day, and then to 9 centimetres per day by August 2020.

Recent rains appear to have caused the rate to increase significantly, with much of the landslide moving downhill at over 25 centimetres per day.

Climate change has taken what was previously a problem solved by maintenance staff performing road repairs and made a challenge too difficult to overcome with short-term solutions. Park authorities will have to work with other agencies on a long-term solution to maintain road access through the Park which welcomed more than 601,100 people in 2019.

Source: Yahoo News.