Mesure des gaz sur le Kilauea (Hawaï) // Gas measurement on Kilauea Volcano (Hawaii)

L‘Observatoire des Volcans d’Hawaï (HVO) publie régulièrement des articles dans le cadre d’une série baptisée « Volcano Watch » dont le but est d’informer sur les observations et les mesures effectuées par les scientifiques en poste à l’Observatoire. C’est aussi un travail de vulgarisation qui informe le public sur les risques volcaniques.

L’un des derniers articles « Volcano Watch » est consacré à la mesure des gaz volcaniques, un paramètre essentiel, que ce soit pour la sécurité du public ou pour la compréhension de l’activité volcanique. Le HVO explique dès le début de l’article que la technologie repose avant tout sur le vent.

 

Panache de gaz émis par le cratère de l’Halema’uma’u (Photo : C. Grandpey)

Le HVO exploite actuellement 19 stations permanentes de mesure des gaz et 7 instruments portables pour analyser les éruptions du Kilauea. L’ensemble de ces instruments peut être divisé en deux catégories : (1) ceux qui analysent les concentrations de gaz ; et (2) ceux qui étudient les taux d’émission.

Les instruments qui analysent les concentrations de gaz comprennent des stations multi-gaz qui mesurent un ensemble de gaz (CO2, H2O, SO2 et H2S) et des stations haute résolution capables de mesurer un seul gaz (le SO2, par exemple) jusqu’à de très faibles concentrations. Ces instruments prélèvent des échantillons de panaches volcaniques pour indiquer quels gaz sont présents et les rapports de ces gaz les uns par rapport aux autres, ce qui est important pour comprendre le système volcanique.

Les instruments qui analysent les taux d’émission mesurent l’absorption de la lumière ultraviolette du soleil par le panache via la télédétection. Cela permet aux scientifiques du HVO de déterminer la quantité de SO2 émise par le volcan, mais uniquement pendant la journée.

Un géochimiste du HVO mesure les gaz émis par le Kilauea à l’aide d’un spectromètre infrarouge à transformée de Fourier (FTIR), un instrument qui détecte la composition des gaz sur la base de la lumière infrarouge absorbée. (Crédit photo : HVO)

Tous ces instruments nécessitent une bonne coopération des gaz. Cela signifie que le panache doit passer à proximité ou au-dessus de l’instrument pour qu’une mesure soit effectuée.

Le panache volcanique ne bouge pas tout seul. Il dépend du vent pour le transporter dans une direction donnée. Le travail des scientifiques spécialisés dans la mesure des gaz volcaniques consiste à rechercher et à mesurer cette formation de gaz changeante et transitoire, ce qui n’est pas une tâche facile. En effet, les instruments ne fonctionnent pas dans certaines conditions météorologiques. Ils ont besoin que le vent souffle dans la bonne direction et à la bonne vitesse pour effectuer une mesure utile.

Sur le Kilauea, les alizés sont les vents dominants, ce qui signifie que les vents proches de la surface soufflent du nord-est la majeure partie de l’année. Pour cette raison, les stations permanentes de mesure des gaz du HVO sont positionnées au sud-ouest (sous le vent) de l’Halema’uma’u, le cratère sommital.

Si la direction du vent s’inverse par rapport aux alizés (une situation appelée « vents de Kona »), les scientifiques se trouvent en difficulté car le vent éloigne les gaz des capteurs permanents. De même, si le vent est trop lent (en dessous d’environ 4 mètres par seconde), le panache peut alors s’élever verticalement et se trouver hors de portée des capteurs. Dans le cas contraire, si le vent est trop fort, il dilue le panache, l’étale et rend difficile la mesure par les capteurs.

Une autre difficulté est que les volcans n’entrent pas en éruption toujours au même endroit. Lors de l’éruption la plus récente du Kilauea, des fissures se sont ouvertes dans la partie supérieure de la zone de rift sud-ouest, sous le vent de la quasi-totalité du réseau de mesure des gaz. Un seul instrument, une station à haute résolution – la HRPKE – était située à proximité des bouches éruptives, à quelques centaines de mètres à l’ouest-nord-ouest des fissures. Le problème, c’est que le vent soufflait du nord ce jour-là et emportait l’épais panache éruptif vers le sud, loin de la station HRPKE qui a dû se contenter d’un filet de gaz plusieurs heures après le début de l’éruption. Par la suite, le vent a tourné plus à l’est et dirigé le panache vers la station.

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Station HRPKE installée au sud-ouest du sommet du Kīlauea, dans l’Upper Southwest Rift Zone. L’instrument mesure les concentrations de SO2 dans l’air, ainsi que des données météorologiques telles que la vitesse et la direction du vent, et les précipitations. (Crédit photo : USGS)

Pour parvenir à des mesures de gaz efficaces, il faut la combinaison de quatre éléments : la direction et la vitesse du vent, parfois la lumière du jour, et toujours beaucoup de chance. Les chercheurs en charge de la mesure des gaz volcaniques à l’USGS ne cessent de mettre au point de nouvelles technologies pour être plus efficaces et pouvoir informer le public sur ce risque volcanique.

Source : HVO / USGS.

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The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) regularly publishes articles as part of a series called “Volcano Watch” whose aim is to inform about the observations and measurements performed by scientists stationed at the Observatory . It is also popularization work which informs the public about volcanic hazards.

One of the latest « Volcano Watch » articles is dedicated to the measurement of volcanic gases which is critical for both public safety and understanding volcanic activity. HVO explains from the beginning that the technology relies on the wind.

HVO currently operates 19 permanent gas monitoring stations and 7 portable instruments for eruption response on Kilauea. These can be divided into two categories : (1) gas concentrations; and (2) emission rates.

Gas concentration instruments include multi-GAS stations that measure a combination of gases (CO2, H2O, SO2, and H2S) and high-resolution stations that can measure a single gas (SO2) down to very low concentrations. These instruments draw in samples of volcanic plumes to indicate which gases are present and the ratios of these gases to each other, which is important for understanding the volcanic system.

Emission rate instruments measure the plume’s absorption of ultraviolet light from the sun via remote sensing. This allows HVO scientists to determine how much SO2 is coming out of the volcano, though only during daylight hours.

All these instruments require cooperation from the gases themselves: the plume must pass by or over the instrument for a measurement to be made.

The volcanic plume, however, doesn’t move on its own. It relies on the wind to carry it in any given direction. The job of volcano gas scientists is to chase around and measure this shifting, transient gas claoud, which is not an easy task. Indeed, gas instruments do not work in certain weather conditions. They need the wind to be in the right direction and the right speed to make a useful measurement.

At Kilauea volcano, the dominant trade winds mean that near-surface winds blow from the northeast most of the year. For this reason, HVO’s permanent gas monitoring stations are positioned to the southwest (downwind) of Halemaʻumaʻu, the summit crater.

If the wind direction is reversed relative to normal trade winds (a condition called “Kona winds”), scientists have no easy way of measuring it because the wind is blowing the gas away from the permanent sensors. Similarly, if the wind is too slow (below about 4 m/s), then the plume can loft straight up and once again miss the sensors. Alternatively, if the wind is too strong then it effectively dilutes the plume, spreading it thin and making it difficult for the sensors to measure.

Another complication is that volcanoes do not always erupt from the same location. In the most recent eruption at Kilauea, fissures opened in the Upper Southwest Rift Zone, downwind of nearly the entire gas monitoring network. Only one instrument, a high-resolution station called HRPKE, was located near the eruptive vents, a few hundred meters to the west-northwest of the fissures. However, the winds were northerly that day and were blowing the thick eruptive plume to the south, away from HRPKE which di not record a wisp of gas until several hours into the eruption when the wind turned more easterly, finally blowing the plume to the station.

Effective gas measurements require an alignment of four things: wind direction, wind speed, sometimes daylight, and always luck. Volcano gas researchers at the USGS continue to develop new technologies to be more efficient and be able to inform the public about this volcanic hazard.

Source : HVO / USGS.

Hawaï : besoin urgent de s’adapter à la hausse de niveau de l’océan // Hawaii : urgent need to adapt to rising sea level

Les îles du Pacifique, à l’image d’Hawaï, sont particulièrement vulnérables aux effets du réchauffement climatique, avec les tempêtes intenses, les incendies de végétation et le blanchissement des récifs coralliens. Il est urgent que des mesures rapides soient prises pour faire face à cette situation.
Oahu est l’île hawaïenne la plus visitée, avec son quartier emblématique de Waikiki qui sert de référence à de nombreux touristes, mais elle a déjà commencé à subir les effets du réchauffement climatique. La plage de Waikiki ne sera plus la même dans les 50 prochaines années. Les autres plages se sont rétrécies et, dans certaines zones, elles ont quasiment disparu. À marée haute ou en cas de forte houle, les vagues s’écrasent sur les trottoirs et arrosent les passants. Ces problèmes n’existaient pas il y a des décennies et la situation ne devrait qu’empirer.
D’ici à peine 20 ans, les routes, les immeubles d’appartements et les complexes hôteliers situés à proximité de l’océan seront inondés par la montée des eaux souterraines. À l’avenir, les égouts pluviaux risquent de se remplir et les plages continuer à disparaître. Le quartier de Waikiki a été construit sur l’eau, avec une zone humide qui a été drainée puis comblée pour permettre d’implanter des immeubles.

Photo: C. Grandpey

Ce ne sont pas seulement la montée de l’eau de l’océan et les vagues plus fortes qui menacent Waikiki ; il y a aussi, côté montagne, les fortes pluies et les inondations. Waikiki a la plus forte densité d’hôtels à Hawaï et représente 7,8 milliards de dollars de revenus touristiques.
Confrontées au réchauffement climatique, Oahu et les autres îles hawaïennes ont commencé à repenser leur avenir pour assurer leur survie, notamment en élaborant un plan d’adaptation pour le pôle touristique.
Les plages d’Hawaï disparaissent ; environ 21 km sur les 1 200 km de littoral de l’État ont disparu sous les eaux, selon le rapport annuel établi en 2022 par le Climate Resilience Collaborative. 70% des plages d’Hawaï s’érodent de manière chronique. L’une des principales causes est la montée du niveau de la mer. Selon le responsable de l’ Office of Climate Change, Sustainability and Resiliency « la situation est extrêmement urgente, c’est un problème qu’il faut traiter aujourd’hui, pas demain».
Outre la montée du niveau de la mer, l’érosion côtière sur l’île d’Oahu est exacerbée par une mauvaise gestion des plages. Comme on peut le voir aux extrémités de Waikiki, l’océan a englouti la plage. Il n’y a plus de sable, juste de l’eau qui vient s’écraser contre la digue. Ce type de rempart est censé renforcer le littoral ; c’est une méthode artificielle pour empêcher l’océan d’inonder les terres et les aménagements situés derrière. Malheureusement, ce procédé a causé plus de mal que de bien. Près d’un tiers des plages d’Oahu possèdent de telles protections. À l’aide de modèles informatiques, les chercheurs ont expliqué que d’ici 2050, près de 40 % des plages de l’île pourraient disparaître.
Au cours du siècle dernier, le niveau de la mer à Hawaï s’est élevé de plus de 15 centimètres. La perte de plages a bien plus que des effets sur le tourisme. En effet, les systèmes naturels dépendent de la plage, comme les tortues qui viennent y nicher, et les phoques moines qui élèvent leurs petits sur le sable. La plage fait partie d’un cycle marin essentiel ; sa disparition aura un impact sur les moyens de subsistance des pêcheurs. Il y a aussi une perte culturelle, car de nombreux ossements ancestraux hawaïens ont été enterrés sur les plages et risquent de réapparaître.

Photo: C. Grandpey

La zone principale de plage de Waikiki, située en face de l’emblématique Royal Hawaiian Hotel, est une autre histoire : c’est une plage entièrement artificielle. Historiquement, le sable est apporté depuis le large pour remodeler la plage. La dernière opération de ce type a eu lieu en 2021 avec 21 000 mètres cubes de sable, mais cela devra probablement être renouvelé tous les cinq à dix ans à l’avenir, car le littoral s’érode plus rapidement.
Il faudra 90 centimètres d’élévation du niveau de la mer pour noyer près de la moitié de Waikiki, et les chercheurs prévoient une élévation du niveau de la mer de 30 cm d’ici 2050 et de 1,20 m à 1,80 m d’ici 2100. Des capteurs ont été installés dans différents égouts pluviaux à travers Honolulu pour savoir dans quelles proportions l’eau remonte. D’autres dispositifs de surveillance seront placés sous Waikiki pour surveiller si l’eau se rapproche de la surface.
Plusieurs projets sont en cours pour tenter de faire face à la montée du niveau de la mer. Pour éviter que les communautés d’Oahu soient contraintes de migrer vers l’intérieur des terres, l’accent est mis en priorité sur l’adaptation. Parmi les idées avancées, on peut citer la transformation des rues de Waikiki en zones piétonnières pour permettre à l’eau de s’écouler en dessous ou la création de davantage de canaux. Une autre idée consiste à construire une promenade. Actuellement, 800 000 dollars de financement public sont alloués au plan d’adaptation de Waikiki. Bien qu’il reste beaucoup à faire, l’avenir offre un grand nombre de possibilités. De plus, les connaissances et l’histoire autochtones, vieilles de plusieurs siècles, pourront aider à mieux informer les scientifiques et les systèmes actuels de gestion des ressources.
Source : USA Today.

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Pacific islands, including Hawaii, are especially vulnerable to the impacts of global warming, such as intense storms, wildfires, and coral reef bleaching. Swift action needs to be taken to address these challenges.

Oahu is the most visited Hawaiian island, with its iconic Waikiki neighborhood serving as a central base for many travelers, but it has already been changing. Waikiki Beach, is not going to be the same in the next 50 years. The beaches flanking Waikiki have narrowed, and in some areas, are nonexistent. During high tide or if there’s a swell, waves crash onto walkways, soaking passersby.

These issues didn’t exist decades ago and the situation is only expected to get worse.

In as little as 20 years, roads, condos and resorts located just a few blocks from the water could be flooded as groundwater continues to rise. In the future, storm drains could fill up and the beaches could continue to disappear. Waikiki was actually built on top of water, a wetland that was drained then filled for development.

It’s not just rising waters and stronger swells from the ocean side, but heavy rainfall and flooding from the mountain side that threaten Waikiki, which has the highest density of hotels in the state and accounts for $7.8 billion in visitor dollars.

Confronted by global warming, Waikiki and the broader Hawaiian islands are rethinking their future to ensure survival, including an adaptation plan for the tourist hub.

Hawaii’s beaches are disappearing, with about 21 of the state’s 1200 km of coastline gone, according to the 2022 Annual Report by the Climate Resilience Collaborative. Seventy percent of Hawaii’s beaches are chronically eroding. One big reason for that is rising sea levels. According to the Chief Resilience Officer at the Office of Climate Change, Sustainability and Resiliency “it is extremely urgent, it’s an impact today, it’s not a tomorrow issue.”

Alongside rising sea levels, coastal erosion on Oahu is exacerbated by a common beach management practice. As seen on the ends of Waikiki, the ocean has swallowed up the beach. No sand, just water crashing into the seawall. These types of barriers are known as shoreline hardening, a manmade way to prevent the ocean from flooding land and development behind it. Unfortunately, this has caused more harm than good. Nearly one-third of Oahu’s beaches are hardened. Using computer models, the researchers predicted that by 2050, nearly 40% of the island’s beaches could be lost.

In the past century, sea levels in Hawaii have risen over 15 centimeters. The loss of beaches carries more than just the economic implications of tourism. Natural systems depend on the beach like sea turtles that nest and Hawaiian monk seal that raise their pups along the sand. The beach is part of a crucial marine life cycle, so its disappearance will impact the livelihoods of fishermen. There’s also a cultural loss as many Hawaiian ancestral bones have been buried in the beaches and risk being exposed.

However, the main strip of Waikiki Beach, situated in front of the iconic pink Royal Hawaiian Hotel, is a different story: it’s a completely man-made beach. Historically, sand is vacuumed from offshore to resupply sand on the beach. Most recently, this was done in 2021 with 21,000 cubic meters of sand, but will likely happen every five to 10 years in the future as the shoreline erodes faster.

It will take 90 centimeters of sea level rise to drown nearly half of Waikiki, and researchers plan on 30 cm of sea level rise by 2050 and 1,20 m to 1,80 m by 2100. Currently, sensors have been installed in different storm drains throughout Honolulu to evaluate if water is coming back up. Other monitors will be placed underneath Waikiki to track if water is getting closer to the surface.

Several projects are underway to try to face the rising sea level.

Before Oahu communities face the daunting task of migrating inland, the primary focus is on adaptation. Some ideas being floated include raising Waikiki’s streets into walkways to allow water to run under or more canals. Another is to build a boardwalk. Currently, $800,000 in state funding is appropriated for the Waikiki Adaptation Plan. Although significant work remains, the future holds strong potential. Moreover, centuries-old indigenous knowledge and history can help better inform scientists and current resource management systems.

Source : USA Today.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Après ma note du 30 juillet 2024 à propos de la situation en Islande, dans les Champs Phlégréens et à Hawaï, voici quelques nouvelles de l’activité volcanique ailleurs dans le monde :

Au Pérou, l’activité éruptive du Sabancaya continue. L’IGP indique que l’on recense une cinquantaine d’explosions chaque jour. Elles envoient des panaches de cendres jusqu’à 3100 mètres au-dessus du sommet.

Crédit photo: IGP

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L’activité reste intense sur le Bezymianny (Kamchatka). L’extrusion de lave provoque l’effondrement de la partie E du dôme de lave et les coulées pyroclastiques qui en découlent. La couleur de l’alerte aérienne a été relevée à l’Orange le 22 juillet 2024 (le troisième niveau sur une échelle de quatre couleurs). Une forte éruption explosive a commencé dans l’après-midi du 24 juillet, ce qui a incité le KVERT à faire passer au Rouge la couleur de l’alerte aérienne. Les explosions ont produit des panaches de cendres qui se sont élevés jusqu’à 12 km au-dessus du niveau de la mer. L’activité a diminué le 25 juillet, de sorte que la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à l’Orange, puis au Jaune le 28 juillet.
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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Comme je l’ai écrit précédemment, une crue glaciaire (jökulhlaup en islandais) s’est produite en Islande sur la rivière Skálmur, qui sort du glacier Sandfellsjökull sur la partie E de la calotte glaciaire du Mýrdalsjökull qui, elle-même, recouvre le volcan Katla. Le niveau de conductivité électrique a commencé à augmenter le 26 juillet. Une hausse de la sismicité dans la caldeira du Katla a commencé à être détectée le 27 juillet et la crue glaciaire a commencé vers 13h20. Par mesure de précaution et pour tenir compte de la possibilité d’une activité volcanique, la couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune. Les eaux de crue ont provoqué la fermeture d’un tronçon d’un kilomètre de long de la Route n°1 entre Víkur et Kirkjubæjarklausturs pendant quelques heures. La zone de visite du Sólheimajökull a également été évacuée. À 10h31 le 29 juillet, le Met Office a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Vert, mais a averti que d’autres crues glaciaires pourraient se produire, en particulier au cours de l’été.
Source : Met Office.

Vue du Sólheimajökull (Photo: C. Grandpey)

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Les images thermiques fournies par un satellite Copernicus le 30 juillet montrent deux coulées de lave s’étendant sur 5 km au nord-nord-ouest de la lèvre du cratère nord du Nyamuragira (République Démocratique du Congo) et sur près de 2 km à l’ouest. L’anomalie thermique s’étend sur environ 800 m est-ouest et plus de 1,1 km nord-sud a pour centre la bouche éruptive à l’intérieur du cratère.

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Une explosion sur le Villarrica (Chili) a éjecté des matériaux incandescents à environ 190 m au-dessus du cratère le 24 juillet 2024. Une partie de ces matériaux a atterri sur les flancs du volcan et a roulé sur de courtes distances. Le niveau d’alerte volcanique reste au Jaune (niveau 3 sur une échelle à quatre niveaux) et les visiteurs sont priés de rester à au moins 1,5 km du cratère.
Source : SERNAGEOMIN.

Image satellite du Villarrica (Source: NASA)

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En Indonésie, le PVMBG signale une hausse de la température dans les trois lacs de cratère du Kelimutu et des changements de couleur de l’eau dans deux d’entre eux, sur la base d’observations sur le terrain et d’images webcam des 14 et 28 juillet. Malgré ces signes de hausse d’activité au sein du système hydrothermal, le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 250 m du cratère.

L’éruption se poursuit sur le Dukono avec des panaches de cendres qui s’élèvent à 100-900 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à l’extérieur de la zone d’exclusion de 3 km.

L’activité se poursuit sur l’Ibu avec des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 2,1 km au-dessus du sommet. Les images webcam montrent une incandescence au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 et il est conseillé au public de rester à 4 km du cratère actif.

L’activité éruptive se poursuit dans le cratère Laki-laki du Lewotobi. Des panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3.

L’éruption du Merapi (sur l’île de Java) se poursuit, même si la sismicité a été été moins intense que la semaine précédente. Le dôme de lave sud-ouest produit des coulées de lave qui parcourent jusqu’à 1,9 km dans la ravine Bebeng. Cinq coulées pyroclastiques ont parcouru jusqu’à 1,2 km dans cette même ravine. Les changements morphologiques du dôme de lave SO sont principalement causés par des effondrements de matériaux. Le volume du dôme SO est estimé à 2 538 700 mètres cubes et le dôme à l’intérieur du cratère principal est stable à 2 360 700 mètres cubes, sur la base d’images webcam et d’un survol par drone. La température la plus élevée mesurée sur le dôme SO était de 219 degrés Celsius, sans changement par rapport aux mesures précédentes. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4)
Source : PVMBG (ou CVGHM).

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Following my post of July 30th, 2024 about the situation in Iceland, the Phlegraean Fields and Hawaii, here is some news about volcanic activity elsewhere in the world:

In Peru, eruptive activity at Sabancaya continues. IGP indicates that there are about fifty explosions each day. They send ash plumes up to 3100 meters above the summit.

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Activity is still elevated at Bezymianny (Kamchatka). Lava-dome extrusion causes collapses of the E part of the lava dome and subsequent pyroclastic flows. The Aviation Color Code was raised to Orange on July 22nd, 2024(the third level on a four-color scale). A strong explosive eruption began in the afternoon of 24 July, prompting KVERT to raise the Aviation Color Code to Red. The explosions produced ash plumes that initially rose up to 12 km above sea leval. Activity declined on 25 July, so the Aviation Color Code was lowered to Orange and then to Yellow on 28 July.

Source : KVERT.

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As I put it before, a glacial flood occurred in Iceland at the Skálmur River, which drains from the Sandfellsjökull glacier on the E part of the Mýrdalsjökull ice cap that covers Katla. Levels of electrical conductivity began to increase on 26 July. Increased seismicity within the Katla caldera began to be detected on 27 July and a jökulhlaup (a glacier-outburst flood) began in the river at around 13:20. As a precaution, and to account for the possibility of volcanic unrest, the Aviation Color Code was eaised to Yellow.The flood water caused the closure of a 1-km-long section of Highway 1 between Víkur and Kirkjubæjarklausturs for a few hours. The area of Sólheimajökull was also evacuated. At 10:31 on 29 July, the Met Office lowered the Aviation Color Code to Green, but warned that more glacial floods may occur, especially in summer.

Source : Met Office.

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A 30 July satellite image showed lava flows extending over 5 km NNW of Nyamuragira’s N crater rim (Democratic Republic of Congo) and a new flow extending almost 2 km W of the NW crater rim, based on thermal anomalies. A thermally anomalous area about 800 m E-W and more than 1.1 km N-S was centered over the vent area in the crater.

Source: Copernicus.

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An explosion at Villarrica (Chile) ejected incandescent material around 190 m above the crater rim on 24 July 2024. Some of the incandescent material landed on the flanks and rolled short distances. The Volcanic Alert level remains at Yellow (level 3 on a four-level scale) and visitors are asked to stay 1.5 km away from the crater.

Source : SERNAGEOMIN.

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In Indonesia, PVMBG reports temperature increases at all three of Kelimutu’s crater lakes and water-color changes at two of them based on 14 and 28 July field observations and webcam images. Despite these signs of increased activity within the hydrothermal system, the Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 250 m from the crater rims.

The eruption continues at Dukono with ash plumes that rise 100-900 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to remain outside the 3-km exclusion zone.

Activity is going on at Ibu with ash plumes that rise as high as 2.1 km above the summit. Webcam images show incandescence above the crater rim. The Alert Level remains at 3 and the public is advised to stay 4 km away from the active crater.

Eruptive activity continues at Lewotobi’s Laki-laki Crater. Ash plumes rise as high as 1 km above the summit. The Alert Level remains at 3.

The eruption at Merapi (on Java) continues, although earthquakes were less intense compared to the previous week. The SW lava dome produces lava avalanches that travel as far as 1.9 km down the Bebeng drainage. Five pyroclastic flows traveled as far as 1.2 km down this drainage. Morphological changes to the SW lava dome are mostly caused by collapses of material. The volume of the SW dome is estimated at 2,538,700 cubic meters and the dome in the main crater is stable at 2,360,700 cubic meters based on webcam images and a drone survey. The hottest temperature at the SW dome was measured at 219 degrees Celsius, similar to the previous figures. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4)

Source : PVMBG (or CVGHM).

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’Observatoire Volcanologique de Yellowstone (YVO) a donné quelques détails supplémentaires sur l’explosion hydrothermale qui s’est produite dans le Biscuit Basin le 23 juillet 2024.
L’événement, provoqué par le passage rapide de l’eau à la vapeur dans le système hydrothermal peu profond sous le Black Diamond Pool, a entraîné une importante projection de matériaux, sans que l’événement soit lié à une quelconque activité volcanique. La sismicité, la déformation du sol ainsi que les émissions de gaz et la température restent à des niveaux normaux.
L’explosion a projeté de la vapeur et des débris à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Elle a détruit un sentier en caillebotis et projeté des blocs pouvant atteindre 90 centimètres à une distance considérable. La couleur sombre de la gerbe produite par l’explosion est due à la boue et aux débris mélangés à de la vapeur et de l’eau à haute température. Aucun blessé n’a été signalé malgré la présence de nombreux visiteurs.
Le Black Diamond Pool et le Black Opal Pool ont été affectés par l’explosion. La forme du Black Diamond Pool a été modifiée et l’eau des deux bassinsa pris une couleur marron à cause des débris. Le sol autour du site reste instable. Le matin du 24 juillet, les deux bassins débordaient dans la Firehole River, et aucune autre explosion hydrothermale n’a été observée.
Pour des raisons de sécurité, le Biscuit Basin a été fermé aux visiteurs pour le reste de la saison 2024.

Vue du Biscuit Basin avec le Black Diamond Pool (le plus grand) et le Black Opal Pool après l’explosion. On aperçoit aussi la Firehole River dans la partie supérieure de l’image (Source : YVO)

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J’ai souvent indiqué sur ce blog que l’activité éruptive du Sakurajima (Japon) se poursuivait au niveau du cratère Minamidake. L’Agence météorologique japonaise (JMA) a informé le public qu’une forte éruption explosive avait été enregistrée à 04h58 UTC le 20 juillet 2024. La colonne éruptive a atteint 4,8 km d’altitude
Il s’agissait du 24ème épisode éruptif sur le Sakurajima depuis le début de l’année. Voici une vidéo de cet événement :
https://twitter.com/i/status/1814531520276631832


Crédit photo: JMA

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Toujours au Japon, des images satellite diffusées le 19 juillet 2024 laissent supposer que le volcan Iwo-Jima, également connu sous le nom d’Ioto et d’Ogasawara-Iojima, est entré dans une nouvelle phase éruptive. Une activité explosive sous-marine a commencé à environ 600 m au large de la plage d’Okinahama, dans la partie sud de l’île, entre le 9 et le 19 juillet.
La dernière période d’activité à Iwo-Jima s’est déroulée du 18 octobre 2023 au 16 mars 2024, avec un VEI 1.
Source : The Watchers.

Image acquise par le satellite Copernicus EU/Sentinel-2 le 19 juillet 2024

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Le Merapi (Java / Indonésie) a connu un important épisode éruptif le 20 juillet 2024. On a recensé 19 coulées de lave qui ont parcouru jusqu’à 1,7 km.
Une vidéo enregistrée le 20 juillet à 19 h 46 (heure locale) montre l’événement :
https://twitter.com/i/status/1814806016867115448

Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à une distance de 3 à 7 km du sommet, selon les secteurs.
Source : Centre de recherche et de développement des technologies en cas de catastrophe géologique (BPPTKG).

Capture d’écran de la vidéo ci-dessus

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Situé sur l’arc volcanique des Aléoutiennes, le Great Sitkin (Alaska) forme une grande partie la partie nord de l’île du même nom. Dans ses dernières mises à jour, l’Observatoire des Volcans de l’Alaska (AVO) indique qu’une lente émission de lave « est probablement en cours »au niveau du cratère sommital. La sismicité est actuellement faible avec quelques petits événements quotidiens enregistrés par le réseau sismique. Les images de la webcam montrent de petites émissions de vapeur en provenance de la coulée de lave active. Des températures de surface élevées sont détectées par satellite. Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch – Vigilance – (niveau 3 sur une échelle de quatre niveaux) et la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.
L’AVO a mis en ligne une vidéo accélérée montrant 3 années d’émission de lave sur le Great Sitkin. Le document est une animation d’images satellite de l’éruption entre le 9 mai 2021 et le 22 juillet 2024.
https://x.com/i/status/1815466182587412788

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Une hausse de l’activité sismique et de la déformation du sol dans l’Upper East Rift Zone du Kīlauea (Hawaï) a été observée par le HVO dans la matinée du 22 juillet 2024. Une quarantaine de séismes ont été détectés ; le plus important avait une magnitude de M3,1. L’Observatoire suit la situation attentivement et diffusera des messages supplémentaires si nécessaire. Actuellement, il n’y a aucun signe d’éruption imminente ; cependant, la situation peut évoluer rapidement. Le niveau d’alerte volcanique est brièvement passé à Watch (Vigilance) and la couleur de l’alerte aérienne à Orange, avant d’être ramené à Advisory et à la couleur Jaune quelques heures plus tard. Madame Pélé joue avec les nerfs des scientifiques du HVO !

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Entre le 22 et le 23 juillet 2024, l’Etna (Sicile) a été secoué par un nouveau paroxysme au niveau de la Voragine. Comme précédemment, l’événement a commencé par une intensification de l’activite strombolienne qui a atteint son paroxysme dans la matinée du 23 juillet avec de puissantes fontaines de lave et l’apparition d’une coulée qui a débordé de la lèvre ouest de la Bocca Nuova. Les panaches de cendre qui ont accompagné cet épisode éruptif ont provoqué la fermeture de l’aéroport de Catane pendant plusieurs heures. Voir mes notes à propos de cet événement.

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Selon les dernières données du Met Office, le magma continue de s’accumuler sous Svartsengi, sur la péninsule de Reykjanes (Islande). Les scientifiques islandais s’attendent à une intrusion magmatique ou une éruption dans les deux à trois prochaines semaines. Selon les calculs de probabilité, un volume approchant 16 millions de mètres cubes devrait être stocké dans la chambre magmatique dans les prochains jours. Par rapport aux éruptions précédentes, les scientifiques estiment qu’il faut 13 à 19 millions de mètres cubes pour déclencher une éruption ou une intrusion magmatique.
Le Met Office n’exclut pas la possibilité d’une éruption fissurale à l’intérieur de la ville de Grindavík. Cependant, il est davantage probable que des fissures s’ouvriront au nord de la ville plutôt qu’à l’intérieur de celle-ci.
Il n’est toutefois pas impossible que la lave en provenance d’une éruption au nord des digues de terre près de Grindavík pénètre dans des fissures, puis réapparaisse à travers d’autres fissures déjà ouvertes à l’intérieur de la ville.

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L’extrusion de lave au sommet du Bezymianny (Kamchatka) a considérablement augmenté le 21 juillet 2024, provoquant des effondrements de la partie orientale du dôme de lave et des avalanches de matériaux. Les panaches de cendres provenant des effondrements se sont élevés à 2-3 km au-dessus du niveau de la mer. Le 22 juillet, la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs). L’activité s’est poursuivie les jours suivants avec des panaches de cendres s’étirant sur 70 km en direction du sud-ouest.

Dans une nouvelle mise à jour, le KVERT indique qu’une forte éruption explosive a commencé sur le Bezymianny à 15h10 UTC le 24 juillet 2024, avec une colonne de cendres qui est montée jusqu’à 12 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge, pour la première fois depuis le 18 octobre 2023.

Exemple d’éruption du Bezymianny (Source: KVERT)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The Yellowstone Volcano Observatory has given some more details about the hydrothermal explosion that occurred in Biscuit Basin on July 23rd, 2024.

The event, caused by the rapid transition of water to steam in the shallow hydrothermal system beneath the Black Diamond Pool, resulted in significant debris ejection but was not linked to volcanic activity. Seismicity, ground deformation, and gas and thermal emissions remain at normal levels.

The explosion sent steam and debris several tens of meters into the air, destroying a nearby boardwalk and projecting rocks, some as large as 90 centimeters, considerable distances. The explosion’s dark color stemmed from mud and debris mixed with steam and boiling water. No injuries were reported despite the presence of visitors.

Black Diamond Pool and Black Opal Pool were affected, with Black Diamond Pool’s shape altered and both pools murky from debris. The ground around their edges remains unstable. By the morning of July 24th, both pools were overflowing into the Firehole River, with no further water bursts observed from the Black Diamond Pool.

Biscuit Basin has been closed for the remainder of the 2024 season for visitor safety.

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I have often indicated on this blog that Sakurajima‘s eruptive activity (Japan) was continuing at the Minamidake Crater. The Japan Meteorological Agency (JMA) informed the public that a strong explosive eruption was registered at 04:58 UTC on July 20th, 2024. The eruptive column reached 4.8 km above sea level.

This event was Sakurajima’s 24th eruption since the start of the year. Here is a video of the event :

https://twitter.com/i/status/1814531520276631832

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Still in Japan, satellite images released on July 19th, 2024, suggest that Iwo-Jima volcano, also known as Ioto and Ogasawara-Iojima, has entered a new eruptive period. New submarine explosive activity started roughly 600 m off the coast of Okinahama beach in the island’s southern portion between July 9th and 19th.

The last eruptive period at Iwo-Jima took place from October 18th, 2023, to March 16th, 2024 (VEI 1).

Source : The Watchers.

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Mount Merapi (Java / Indonesia) went through a significant eruptive episode on July 20th, 2024, The volcano triggered 19 lava flows that travelled as far as 1.7 km.

A video recorded on July 20th, at 19:46 (local time) captured the event :

https://twitter.com/i/status/1814806016867115448

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1 – 4), and the public is asked to stay 3 – 7 km away from the summit, based on location.

Source : Center for Geological Disaster Technology Research and Development (BPPTKG).

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Located on the Aleutian volcanic arc, the Great Sitkin volcano (Alaska) forms much of the northern side of Great Sitkin Island. In its last updates, the Alaska Volcano Observatory (AVO) reported that slow lava effusion « likely continued » from the summit crater. Seismicity is currently low with few daily small earthquakes recorded by the seismic network. Daily clear webcam views show minor steaming from the active lava flow. Elevated surface temperatures are detected by satellite. The Volcano Alert Level remains at Watch (level 3 on a four-level scale) and the Aviation Color Code remains at Orange.

AVO has released a timelapse video showing 3 years of lava effusion at Great Sitkin. The document is an animation of satellite radar imagery of the eruption between 9 May 2021 and 22 July 2024.

https://x.com/i/status/1815466182587412788

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Increased seismic activity and rates of ground deformation at Kīlauea’s upper East Rift Zone (Hawaii) were observed by HVO on the morning of July 22nd, 2024. About 40 earthquakes have been detected, the largest of which was a magnitude M3.1. The Observatory is watching the situation closely and will issue additional messages as needed.  Currently, there are no signs of an imminent eruption; however, conditions could change quickly. The volcano alert level was raised to Watch and the aviation color codeto Orange, before being lowered to Advisory and Yellow a few hours later. The volcano is playing with the nerves of HVO scientists !

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Between July 22nd and 23, 2024, Mt Etna (Sicily) was shaken by a new paroxysm at the Voragine. As before, the event began with an intensification of Strombolian activity which reached its peak on the morning of July 23rd with powerful lava fountains and the appearance of a lava flow which overflowed from the western rim of the Bocca Nuova. The ash plumes that accompanied this eruptive episode caused the closure of Catania airport for several hours. See my previous post about this event.

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According to the latest Met Office data, magma continues to accumulate beneath Svartsengi on the Reykjanes Peninsula (Iceland). A magma intrusion or a volcanic eruption is expected in the next two to three weeks. According to the probability calculations, the total amount added since the last eruption is most likely to approach 16 million cubic meters in the coming days. Compared to previous eruptions, it takes 13 to 19 million cubic metres to start an eruption or a magma intrusion.

The Met Office does not exclude the possibility of a fissure opening within Grindavík. However, it is most likely that such a fissure would open up north of the town before it would open up within the town limits.

It is suggested that lava flowing from a volcanic eruption north of the defense walls near Grindavík may flow into fissures and then they could re-emerge through open fissures within the town limits.

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Lava extrusion at Bezymianny (Kamchatka) significantly increased on July 21st, 2024, causing collapses of the eastern part of the lava dome and hot avalanches of material. Ash plumes from the collapses rose 2-3 km above sea level. On July 22nd, the Aviation Color Code was raised to Orange (level 3 on a four-color scale). Activity continued the following days with ash plumes drifting 70 km SW.

In a new update, KVERT indicated that a strong explosive eruption began at Bezymianny at 15:10 UTC on July 24th, 2024, ejecting ash up to 12 km above sea level. The Aviation Color Code was raised to Red, for the first time since October 18th, 2023.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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