Nishino-shima (Japon) continue de grandir // Nishino-shima (Japan) keeps growing

drapeau-francaisVoici les dernières nouvelles de Nishino-shima car je sais que l’île a beaucoup de fans sur mon blog! Elle est apparue en novembre 2013, à côté de l’île Nishino-shima, et n’a cessé de croître jusqu’à ce que les deux îles ne fassent plus qu’une.
Les gardes-côtes japonais viennent d’indiquer que l’île volcanique est maintenant 12 fois plus grande qu’à sa naissance. Nishino-shima mesure actuellement 1900 mètres d’est en ouest, environ 1950 mètres du nord au sud et présente une hauteur de plus de 100 mètres.
Les éruptions continuent de l’agrandir et les scientifiques estiment que cette activité n’est pas près de s’arrêter. Lors d’un récent survol de l’île, la Garde côtière a observé un panache de 1200 mètres de hauteur ainsi que des projections de roche volcanique plusieurs fois par minute.
Pour les scientifiques cette île représente une occasion rare d’étudier la colonisation d’une terre vierge. Ils pensent qu’un jour elle regorgera de vie végétale et animale et deviendra un laboratoire naturel
Vous verrez de belles photos de l’île sur le site web de Mail Online:

http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-3332607/Volcanic-island-appeared-two-years-ago-TWELVE-times-bigger.html?ITO=1490&ns_mchannel=rss&ns_campaign=1490

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drapeau-anglaisHere is the latest news about Nishino-shima. I know the island has a lot of fans on my weblog! It first surfaced in November 2013, next to the island Nishino-shima, and kept growing until the two merged into one.
Today, the Japanese Coast Guard has revealed the volcanic island has now grown 12 times its initial size. The new Nishino-shima now measures 1,900 metres east to west, about 1,950 metres north to south and is more than 100 metres tall
Eruptions from the volcano keep adding land, and scientists believe this activity is not going to stop in the short term. During a recent aerial survey of the island, the Coast Guard observed a 1,200-metre plume coming from the eruption as well as volcanic rock being ejected from the volcano several times per minute.
Scientists view this island as a rare opportunity to study how life begins to colonize barren land. They say it will one day be humming with plant – and possibly animal – life, so that the island will become a ‘natural laboratory’
You will see great pictures of the island on the Mail Online website :

http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-3332607/Volcanic-island-appeared-two-years-ago-TWELVE-times-bigger.html?ITO=1490&ns_mchannel=rss&ns_campaign=1490

Nishinoshima

Nishino-shima en mars 2015 (Crédit photo: NASA)

Sakurajima (Japon): Ça se calme! // Alert level lowered on Sakurajima volcano (Japan)

drapeau-francaisSuite à la baisse de l’activité volcanique, la JMA a réduit ce mercredi le niveau d’alerte du Sakurajima.
Aucune éruption majeure n’a été observée depuis le 17 septembre. En conséquence, le niveau d’alerte est passé de 3 à 2. Il est donc recommandé aux personnes de ne pas s’approcher de la zone sommitale du volcan. L’accès est désormais interdit à moins de 2 km des cratères Showa et Minami-dake.
Le volcan se trouve à seulement 4 km du centre-ville de Kagoshima et à une cinquantaine de kilomètres de la centrale nucléaire de Sendai qui a redémarré son activité en août dernier.
Source : The Japan Times.

En cliquant sur ce lien, vous verrez une séquence éruptive du Sakura-jima filmée le 18 septembre 2014 par Franck Gueffier, visiteur de mon blog.

https://www.facebook.com/franck.gueff/videos/10205890989887355/?__mref=message_bubble

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drapeau-anglaisDue to a reduction in volcanic activity, the Japan Meteorological Agency (JMA) on Wednesday downgraded its warning level for Mount Sakurajima.
With no major eruptions observed since September 17th, the agency lowered the alert level from 3 to 2, on a scale of 5 levels. Level 2 advises people not to approach the crater. Access will be restricted to within a 2-kilometer radius of Sakurajima’s Showa and Minami-dake summit vents.
The volcano is located just 4 km away from Kagoshima city centre and some 50 km from the Sendai nuclear power plant that was restarted in August.
Source : The Japan Times.

By clicking on the following link, you will see an eruptive episode of Sakura-jima shot by Franck Gueffier on September 18th 2014:

https://www.facebook.com/franck.gueff/videos/10205890989887355/?__mref=message_bubble

Sakurajima-blog

Crédit photo: Wikipedia

Muons et volcans // Muons and volcanoes

drapeau francaisEn mai 2007 et décembre 2010, j’ai écrit deux articles expliquant que les scientifiques japonais essayaient d’observer l’intérieur des volcans en utilisant une nouvelle technologie basée sur l’utilisation des muons, particules chargés positivement ou négativement, en provenance des couches supérieures de l’atmosphère. Lorsque le rayonnement cosmique produit par les explosions de supernovae et autres évènements dans l’espace lointain atteint la Terre et entre en collision avec l’atmosphère, cela génère un grand nombre de muons. Ils représentent 70% des rayons cosmiques qui atteignent la surface de la Terre. Comme ils ont une masse très faible, les muons passent à travers tous les objets, mais certaines substances les bloquent plus que d’autres, de la même façon que les os interfèrent avec des particules des rayons X. Pour les volcanologues, la radiographie par les muons, ou muographie, est un outil relativement nouveau qui pourrait permettre de percer les mystères qui entourent l’activité volcanique.
Tout comme une plaque radiographique capte le rayonnement traversant le corps, une plaque spéciale d’émulsion nucléaire est utilisée pour capter les muons qui traversent un volcan. Les scientifiques comptent ensuite le nombre de particules qui ont atteint la plaque pour mesurer les densités relatives de l’intérieur du volcan. Ces données sont converties en éléments visuels indiquant l’emplacement et la forme des conduits et réservoirs magmatiques. Pour capter les muons qui traversent latéralement le volcan, la plaque d’émulsion nucléaire est positionnée sur le flanc de la montagne. Le magma qui contient de la vapeur d’eau et les conduits magmatiques sont moins denses que la roche encaissante et le sol sous pression, donc un plus grand nombre de muons passent à travers ces zones et atteignent la plaque.
La muographie n’est pas le seul moyen d’étudier l’intérieur d’un volcan. On a vu de quelle façon les scientifiques américains ont disposé un réseau de sismographes autour du Mont St Helens pour enregistrer les ondes sismiques générées par la détonation d’explosifs. Cependant, la muographie est d’un ordre de grandeur plus précis que la technique sismique conventionnelle.
En 2013, la muographie a été utilisée pour visualiser la structure interne du volcan Satsuma-Iojima dans la préfecture de Kagoshima. Les scientifiques savaient que le volcan dissimulait un réservoir magmatique, mais la muographie a révélé que la quantité de magma était beaucoup plus grande que prévu.
L’avènement de la muographie présente de nouvelles perspectives en volcanologie, mais il y a encore un bon nombre d’obstacles. Le principal est le coût. Les détecteurs de muons sont des dispositifs haut de gamme qui coûtent des centaines de milliers de dollars chacun, ce qui va à l’encontre des coupes budgétaires qui affectent actuellement les laboratoires scientifiques. Cela signifie que seul un nombre limité de détecteurs de muons peut être acheté et déployé sur le terrain.
Un autre obstacle est la complexité de la science, ce qui nécessite à la fois une bonne connaissance de la physique des particules et de la volcanologie. La collaboration entre les scientifiques dans ces différents domaines pourrait aider à résoudre ce problème.
Depuis le début des années 1950, les scientifiques utilisent la muographie pour étudier l’intérieur de structures massives telles que les pyramides d’Egypte. La technologie a également été utilisée pour tenter de déterminer l’emplacement du combustible nucléaire à la centrale de Fukushima après le séisme qui a frappé le Japon en mars 2011.
Source: Nikkei Asian Review: http://asia.nikkei.com/

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drapeau-anglaisIn May 2007 and December 2010, I wrote two articles explaining that Japanese scientists were trying to see the inside of the volcanoes by using a new technology based on the use of muons, particles which are charged positively or negatively, coming from the upper layers of the atmosphere.
When cosmic radiation from supernova explosions and other events in deep space reaches Earth and collides with the atmosphere, large numbers of muons are generated. They account for 70% of the cosmic rays that reach the surface of the Earth. Because they have such an extremely small mass, muon particles pass through about everything, but some substances block them more than others, similar to how bones interfere with X-ray particles.
For volcanologists, cosmic-ray muon radiography, or muography, is a relatively new tool that could eventually help unravel the mysteries surrounding volcanic activity.
Just like an X-ray plate captures radiation passing through the body, a special nuclear emulsion plate is used to capture muons passing through a volcano. Scientists then count the number of particles that reached the plate to measure the relative densities of the interior. This data is converted into a visualization showing the locations and shapes of conduits and magma reservoirs. To capture muons that traverse the volcano laterally, the nuclear emulsion plate is positioned on one side of the mountain. Magma containing water vapor and magma conduits are less dense than rock and pressurized soil, so more muons pass through these areas and reach the plate.
Muography is not the only way to study the inside of a volcano. We have seen how American scientists arranged a network of seismographs around Mt St Helens to record the seismic waves generated by the detonation of explosives. However, muography is an order of magnitude more precise than the conventional seismic technique.
In 2013, muography was used to visualize the internal structure of the Satsuma-Iojima volcano in Kagoshima Prefecture. Scientists had imagined that the volcano contained a magma reservoir, but muography revealed that the quantity of magma was far greater than predicted.
The advent of muography presents a whole new opportunity for volcanologists, but there are still quite a good number of obstacles. One big hurdle is the cost. Muon detectors are specialized devices that cost hundreds of thousands of dollars apiece, which goes against the budget cuts that currently affect scientific laboratories. This means that only a limited number of muon detectors can be purchased and deployed.
Another hurdle is the complexity of the science, which requires familiarity with both particle physics and volcanology. Collaboration among scientists in different fields could help solve the second problem.
Since the early 1950s, scientists have used muography to study the interior of such massive structures as the pyramids of Egypt. The technology was also used to try to ascertain the location of nuclear fuel at the Fukushima nuclear power plant after the earthquake that struck Japan in March 2011.
Source : Nikkei Asian Review : http://asia.nikkei.com/

Iodake

Vue du volcan Satsuma-Iojima (Préfecture de Kagoshima) en juin 2015.

(Crédit photo: Wilipedia)

Volcans et éducation des populations // Volcanoes and population education

drapeau francaisAu cours de mes interventions en public, j’insiste beaucoup sur l’importance de la prévention et de l’éducation des populations dans les pays où se manifestent les volcans actifs. Je donne en priorité l’exemple de Kagoshima au Japon où les habitants sont sous la menace permanente du Sakurajima. Ils ont appris à vivre avec les éruptions et sont parfaitement préparés à subir une alerte à n’importe quel moment.
Au Vanuatu, les scientifiques essayent d’établir un lien avec la population locale. Douglas Charley, technicien géologue à l’Orstom, surveille les volcans en activité. D’île en île, il gagne la confiance des habitants, explique les mesures qu’il prend, donne des informations sur l’état du cratère. En retour, les croyances et les légendes que racontent les chefs de village nourrissent la science, car ce sont quasiment les seules archives disponibles sur la vie présumée des volcans.
A Hawaii, Madame Pélé a permis l’an dernier une étroite relation entre les scientifiques et la population du District de Puna. La lave menaçait la petite bourgade de Pahoa avec ses commerces et ses écoles. Elle menaçait aussi de couper la Route 130, principale artère de communication dans cette partie de la Grande Ile. L’histoire s’est bien terminée car Madame Pélé a arrêté la lave à 155 mètres de la route et épargné les maisons de Paoha.
Avant l’apparition de la coulée de lave – baptisée coulée du 27 juin car elle était née ce jour-là – la population de Paoha était étrangère au vocabulaire technique de la volcanologie. Les habitants n’avaient jamais entendu parler d’inflation et de déflation du sommet du Kilauea, de tremor, pas plus que de bouches éphémères. Leur éducation s’est faite rapidement, ce qui leur a permis de mieux comprendre le comportement du volcan, mais aussi les difficultés rencontrées par les scientifiques du HVO pour faire des prévisions.
Une très bonne réciprocité s’est établie entre la population et les scientifiques qui ont toujours accepté de répondre aux questions de la population sur la trajectoire des coulées de lave. Les moments les plus forts ont été les réunions publiques organisées entre le 24 août 2014 et le 22 janvier 2015 pendant lesquelles, devant une salle comble, les membres du HVO présentèrent des cartes et des diapositives illustrant clairement la situation.

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drapeau-anglaisDuring my conferences, I insist much on the importance of prevention and education of the population in countries where active volcanoes happen to erupt. I give the example of Kagoshima in Japan, where the residents are under the constant threat of Sakurajima. They have learned to live with the eruptions and are fully prepared to react at any time.
In Vanuatu, scientists are trying to set up a link with the local people. Douglas Charley, a technician and geologist at ORSTOM, monitors volcanoes. Travelling from one island to another, he won the confidence of the inhabitants by explaining his actions, providing information on activity in the craters. In return, beliefs and legends told by village leaders feed science, because they are virtually the only records available on the presumed life of volcanoes.
In Hawaii, Madame Pele last year allowed a close relationship between scientists and the population of the District of Puna. Lava threatened the small town of Pahoa with its shops and schools. It also threatened to cut off Highway 130, the main artery of communication in this part of the Big Island. The story ended well as Madame Pele stopped the lava 155 meters from the road and spared the houses of Paoha.
Before the appearance of the lava flow – called June 27 because it was born on that day – the Paoha population had never heard of the technical vocabulary of volcanology. The people had never heard of inflation and deflation of the summit of Kilauea, tremor, nor breakouts. Their education was done quickly, which allowed them to better understand the behavior of the volcano, but also the difficulties encountered by HVO scientists to make predictions.
A very good reciprocity was established between the population and scientists who have always agreed to answer questions from the public about the path of lava flows. The best moments were undoubtedly yhe public meetings held between 24 August 2014 and the 22 January 2015 during which, before a packed house, HVO members presented maps and slides clearly illustrating the situation.

Coulées

La lave était une menace pour Pahoa à la fin de l’année 2014 (Source: USGS / HVO)