Islande : la visite des grottes de glace à nouveau autorisée // Iceland : ice cave tours allowed again

L’interdiction des visites de grottes de glace en Islande après l’accident d’août 2024 sur le glacier Breiðamerkurjökull n’a pas duré longtemps. Les intérêts financiers étaient trop importants. Le conseil d’administration du Parc national de Vatnajökull vient d’autoriser à nouveau les visites des grottes de glace sur le glacier. Le Parc indique que la période de validité court jusqu’au 1er novembre 2024 et que des mesures de sécurité supplémentaires doivent être mises en place. En particulier, il ne sera possible de faire des excursions que dans les endroits où une évaluation préalable de la sécurité aura été effectuée. Un groupe coopératif des représentants des agences de voyage et de l’Association des guides de montagne d’Islande devra effectuer quotidiennement une évaluation de la situation à l’intérieur des grottes de glace. Une telle évaluation se base sur un document que le Parc national du Vatnajökull a réalisé et diffusé en 2017. Elle s’ajoute à une méthodologie que le groupe mentionné ci-dessus soumettra au Parc national pour approbation. En outre, il est précisé qu’il s’agit d’un projet pilote qui peut évoluer pendant la période de validité. Le conseil souligne également que la sécurité des participants aux excursions vendues par les agences relève de la responsabilité de l’entreprise touristique et du guide accompagnateur.

Source : Iceland Monitor.

Photo: C. Grandpey

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The ban on ice cave tours in Iceland after the August accident on Breiðamerkurjökull glacier did not last long. Money interests were too strong. The board of Vatnajökull National Park has agreed to allow ice cave tours on the glacier again. The Park’s message says that the validity period is until November 1st , 2024 and that additional security provisions should be added.

However, it will only be possible to go on trips in the places where a risk assessment has been carried out. At the same time, the conditions stipulate taht a cooperative group of operators and the Association of Mountain Guides in Iceland should carry out a daily situational assessment of the safety of the ice formations.

Such an assessment is based on a risk assessment that Vatnajökull National Park did in 2017, in addition to a methodology that the collaborative group submits to the national park for approval.

Furthermore, it is stated that this is a pilot project that may develop during the validity period.

The board also points out that the safety of travelers on sold trips is ultimately the responsibility of the tourism company and the guide.

Source : Iceland Monitor.

Islande : des éruptions plus difficiles à prévoir ? // Iceland : eruptions more difficult to predict ?

Depuis le mois de décembre 2023, la prévision éruptive le long de la chaîne de cratères Sundhnúkagígar sur la péninsule de Reykjanes est relativement bonne. En s’appuyant sur les données de soulèvement du sol dans le secteur de Svatseengi, qui correspondent à l’accumulation de magma sous la surface, les scientifiques du Met Office ont pu dire, avec une marge d’erreur relativement faible, à quel moment une éruption était susceptible de se produire.
Cependant, selon une étude récente effectuée par des scientifiques de l’Institut des sciences de la Terre de l’Université d’Islande en collaboration avec le Met Office islandais, la prévision des prochaines éruptions pourrait devenir plus difficile.
La composition chimique du magma émis lors des quatre premières éruptions de Sundhnúkagígar révèle qu’il provient de plusieurs chambres ou sources magmatiques proches les unes des autres, à une profondeur d’environ cinq kilomètres. L’étude se base sur les données des quatre premières éruptions, en décembre 2023 et en janvier, février et mars 2024.
L’objectif de l’étude était de mieux comprendre l’accumulation de magma pour chaque éruption en examinant la composition chimique du magma émis. Si cette composition change à chaque éruption, cela montre que le magma provient de plusieurs chambres magmatiques.
La méthodologie de l’étude comprenait le prélèvement d’un certain nombre d’échantillons de lave à différents endroits au cours des quatre éruptions, ainsi que l’étude des différentes compositions chimiques du magma. Au total, 161 échantillons ont été collectés ; leur analyse a été réalisée à l’Institut des sciences de ta Terre de l’Université d’Islande et au Laboratoire Magmas et Volcans de Clermont-Ferrand.
Le résultat des analyses révèle que la composition chimique du magma est très variable, ce qui laisse supposer qu’il provient de chambres magmatiques différentes à une profondeur d’environ cinq kilomètres sous la chaîne de cratères. De plus, la composition chimique varie également d’une éruption à l’autre, ce qui indique des changements dans les chambres magmatiques à mesure que l’activité volcanique progresse sur la péninsule de Reykjanes.
Selon la conclusion de l’étude, comme il existe probablement plus d’une chambre magmatique sous Svartsengi, il peut être difficile de prévoir quand les prochaines éruptions auront lieu. Le comportement des éruptions peut également changer. Il peut être difficile de prévoir la quantité de magma émise par chaque éruption et la durée de l’éruption, en fonction de la chambre d’où provient ce magma.
On savait déjà que le magma est susceptible de s’accumuler dans plusieurs chambres magmatiques proches les unes des autres, mais c’est la première fois que cela est confirmé, grâce à l’analyse détaillée du magma émis sur la chaîne de cratères Sundhnúkagígar.

L’étude souligne également que l’analyse de la composition chimique du magma fournit des informations permettant l’interprétation des données géophysiques ; cela pourrait conduire à une meilleure compréhension du comportement des volcans.
Source ; Icelandic Met Office, Iceland Monitor.

Image webcam de la dernière éruption

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Since December 2023, the prediction of eruptions along the Sundhnúkagígar crater row on the Reykjanes Peninsula has been quite good. Relying on ground uplift in the Svatseengi area that corresponded with magma accumulation beneath the surface, scientists at the Met Office were able to say, with a relatively small margin of error, when the next eruption would occur.

However, according to a recent study by scientists at the Earth Sciences Institute of the University of Iceland in collaboration with the Icelandic Meteorological Office, eruptive prediction might become more difficult in the future.

The chemical composition of the magma in the first four eruptions in the Sundhnúkagígar crater row suggests that the magma comes from several magma chambers or vents that are close to each other at a depth of about five kilometers.The study is based on data from the first four eruptions, in December 2023 and January, February and March 2024.

The goal of the study was to gain a better understanding of magma accumulation for each eruption by examining the chemical composition of the magma that emerged. If it turned out to change in each eruption, it would be an indication that the magma came from more than one magma chamber.

The methodology of the study included that the researchers collected a number of lava samples in many places in the eruption areas during the four eruptions and investigated the different chemical composition of the magma. They took a total of 161 samples whose analysis was carried out at the Institute of Geosciences of the University of Iceland and the Laboratoire Magmas et Volcans in Clermont-Ferrand.

The result of the analysis was that the chemical composition of the magma is very variable, which suggests that it comes from several different magma chambers at a depth of about five kilometers below the series of craters. In addition, the chemical composition also varies from one eruption to another, which indicates changes in the magma chambers as the volcanic activity progresses on the Reykjanes Peninsula.

The conclusion of the study is that since there is possibly more than one magma chamber under Svartsengi, it may be difficult to predict when the next eruptions will occur. Then the behaviour of the volcanic eruptions can also change. It may be difficult to predict how much magma will be produced by each eruption and how long the eruption will last, depending on which chamber the magma comes from.

We know that it is probably common for magma to accumulate in more than one magma chamber that are close to each other in volcanoes, but this is the first time it has been confirmed, thanks to the detailed analysis of the magma from the Sundhnúkagígar crater row. The study also emphasizes that the analysis of the chemical composition of magma provides more accurate information that helps in the interpretation of geophysical data and will lead to a better understanding of the behaviour of volcanoes.

Source ; Icelandic Met Office, Iceland Monitor.

Ours polaire abattu en Islande // Polar bear killed in Iceland

L’arrivée d’un ours en Islande, en provenance du Groenland, est un événement exceptionnel, mais il arrive que des plantigrades débarquent dans le nord-ouest de l’île, transportés par de petits icebergs qui se sont détachés de la banquise.

Un ours, probablement un jeune animal, a été observé sur une plage dans le Jökulfjörður et les autorités islandaises ont immédiatement décidé de l’abattre pour assurer la sécurité de la population de Höfðaströnd, où un homme vit actuellement dans une maison d’été.
La police a déclaré que c’était le seul moyen d’assurer la sécurité de la zone. « Les ours polaires sont dangereux. Personne ne va transporter de tels animaux vivants dans un hélicoptère ou un bateau. De plus, l’Agence de l’Environnement ne dispose pas du matériel nécessaire pour capturer des animaux vivants, il n’y avait donc pas d’autre solution que de tuer l’ours. »
Interrogée sur le sort de la carcasse de l’animal, la police a déclaré qu’elle sera transportée à Reykjavik où un laboratoire spécialisé l’examinera et prélèvera des échantillons. Il faudra être vigilant car les ours sont connus pour véhiculer des bactéries qui peuvent être dangereuses pour l ‘homme. L’ours peut aussi être porteur de la rage et de la grippe aviaire. Un échantillon d’ADN permettra de savoir à quelle population du Groenland il appartient.
Beaucoup d’Islandais sont très mécontents quand des ours polaires sont abattus. Un policier a déclaré qu’il doit débrancher son téléphone la nuit car les gens appellent pour demander de ne pas tuer les ours et les laisser partir.
Les autorités islandaises ont contacté un vétérinaire du Groenland lorsque l’ours a été vu pour la première fois sur la plage, mais le vétérinaire a dit que les Groenlandais n’en voulaient pas parce qu’ils ont assez d’animaux.
Une tentative a déjà été effectuée pour sauver un ours polaire qui avait débarqué en Islande en 2008, mais elle n’a pas abouti. Un chercheur de l’Institut d’histoire naturelle a expliqué que « tout avait été fait pour l’éloigner, un navire avait même été prévu, mais les Groenlandais ont simplement dit « Non, nous ne l’acceptons pas. Il peut s’agir d’un animal malade ».
Source : Iceland Monitor.

Photo: C. Grandpey

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The arrival of a polar bear in Iceland is an exceptional event, but animals from Greenland may land in northwest Iceland, carried by small icebergs that detached from Greenland’s sea ice. One of them, probably a young animal, was observed on a beach in Iceland’s Jökulfjörður in the Westfjords, and Icelandic authorities decided to kill it to ensure the safety of people at Höfðaströnd where one adult lives in a summer house.

The police said this was the only way to do ensure the safety of the area. « Polar bears are dangerous. No one is going to take such animals alive in a helicopter or boat. Moreover, the Environment Agency does not have the equipment needed to capture animals alive, so there was no other resources than to kill the bear. »

Asked what will happen to the carcass of the animal, the police said it will be transported to Reykjavík where a natural science laboratory will examine it and take samples. Various things will be checked because the bears are known for being exposed to bacteria that can be dangerous to humans. The bear can carry rabies and bird flu. A DNA sample will also allow to know which of the Greenland population it is.

Many people in Iceland get very angry when polar bears are shot. A policeman said he usually has to unplug the phone at night because people call to ask not to shoot the bears but to let them go.

Icelandic authorities talked to a vet in Greenland when the bear was first seen on the beach, but the vet said that they didn’t want him at all because they have enough animals.

An attempt was already made to save a polar bear that landed in Iceland in 2008, but that it was unsuccessful. A researcher at the Natural History Institute of Iceland explained that « everything was supposed to be done to get it away, a guard ship was waiting outside and everything, but the Greenlanders just said « No, we do not accept this. It can be a sick animal’. »

Source : Iceland Monitor.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Dans une mise à jour publiée le 14 septembre 2024, le HVO indiquait que le Kilauea (Hawaï) n’était pas en éruption. L’activité sismique avait augmenté dans la Middle East Rift Zone, près du cratère Makaopuhi. Les modélisations de déformation du sol en amont du Pu’uO’o laissaient supposer qu’une nouvelle intrusion magmatique pourrait se produire dans cette région, comme pour les événements survenus en juillet et août 2024. Le HVO surveillait étroitement la situation et émettrait des messages supplémentaires si nécessaire. Il n’y avait aucun signe d’éruption imminente ; cependant, les conditions peuvent changer rapidement.
Le niveau d’alerte volcanique restait à Advisory (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne était maintenue au Jaune.
Source : HVO.

Dans une nouvelle mise à jour publiée le 16 septembre 2024, le HVO a indiqué que l’intrusion magmatique qui a commencé le 14 septembre dans la Middle East Rift Zone du Kīlauea s’est poursuivie, avec un risque de plus en plus fort d’éruption dans cette zone. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été relevé de Advisory à WATCH (Vigilance) et lla couleur de l’alerte aérienne est passée du Jaune à l’ORANGE.
L’activité actuelle se déroule dans une zone reculée de la Middle East Rift Zone du Kīlauea, dans le Parc national des volcans d’Hawaï. Aucun changement n’a été détecté dans la Lower East Rift Zone, pas plus que dans la zone de rift sud-ouest.
Source : HVO.

Dans un nouveau message envoyé le 16 septembre 2024, le HVO a indiqué que « le Kīlauea est entré brièvement en éruption le 15 septembre 2024, entre 21h00 et 22h00 (heure locale) sur la Middle East Rift Zone, dans le Parc national des volcans d’Hawaï. De petites émissions de lave sont sorties de deux segments de fissures sur quelques centaines de mètres. La lave a parcouru une cinquantaine de mètres. Le niveau d’alerte volcanique reste à WATCH (Vigilance) pour le moment. La sismicité et la déformation du sol sous le sommet, le long de la Lower East Rift Zone et la zone de rift sud-ouest restent faibles. L’activité actuelle se limite à l’Upper et à la Middle East Rift Zone du Kīlauea. »

La mise à jour du HVO du 19 septembre 2024 indique que l’éruption se poursuit. LaCrater webcam et l’imagerie thermique par satellite montrent que l’activité éruptive à l’intérieur du Nāpau Crater a probablement cessé tandis que l’activité sur la lèvre ouest du cratère semble avoir repris. La lave tombe actuellement en cascade en bordure nord-ouest due Nāpau Crater. Il n’y a pas de menace immédiate pour les infrastructures.

Dans une nouvelle mise à jour publiée le 20 septembre 2024, le HVO indique que l’éruption près du Nāpau Crater diminue actuellement de manière significative. Le tremor éruptif a décliné au cours des dernières heures et les images de la webcam montrent que la lave qui descendait dans le Nāpau Crater s’est probablement recouverte d’une croûte. Le HVO prévient toutefois que de nouveaux épisodes d’activité éruptive sont possibles et peuvent survenir sans prévenir. Le niveau d’alerte volcanique reste à WATCH (Vigilance).

Crédit photo : HVO

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La dernière éruption sur la péninsule de Reykjanes (Islande) s’est terminée le 6 septembre 2024 et a duré deux semaines. C’était la troisième plus longue des six éruptions qui se sont produites sur la chaîne de cratères Sundhnúkagígar depuis décembre 2023. Le magma s’accumule à nouveau dans la même zone que précédemment sous Svartsengi et l’inflation se comporte comme lors des deux dernières éruptions. On peut remarquer que l’espace de temps s’allonge entre les événements. Selon le Met Office, la situation sur la péninsule de Reykjanes sera probablement calme jusqu’à la mi-novembre,

Image drone de la dernière éruption

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Une forte sismicité et des émissions de SO2 qui ont atteint un niveau record le 11 septembre 2024 sont observées sur le Kanlaon (Philippines). Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le PHIVO conseille aux pilotes de ne pas voler à proximité du volcan. 2 298 personnes se trouvaient toujours dans des centres d’évacuation le 16 septembre 2024.
Source : PHIVOLCS.

Crédit photo: Phivolcs

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Une éruption de faible intensité est en cours à White Island (Nouvelle-Zélande). Cette situation est confirmée par les webcams, des survols et les images satellites. Les émissions de SO2 enregistrées lors d’un survol le 5 septembre 2024 étaient parmi les plus élevées des 20 dernières années. La bouche éruptive semblait légèrement plus grande le 11 septembre.
Selon le VAAC de Wellington, les panaches de cendres et de gaz s’élevaient à environ 1 km au-dessus du niveau de la mer du 13 au 14 septembre. Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5) et la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In a first update released on 14 September 2024, HVO indicatee that Kilauea (Hawaii) was  not erupting. Seismic activity had increased in the Middle East Rift Zone, near Makaopuhi Crater. Ground deformation patterns uprift of Puʻuʻōʻō suggested that another intrusive event could be occurring in this region, similar to events that occurred in July and August 2024. The HVO was watching the situation closely and would issue additional messages as needed. There were no signs of an imminent eruption; however, conditions could change quickly.

The Volcano Alert Level/Aviation Color Code for Kilauea remained at Advisory / Yellow.

Source : HVO.

In another update released on 16 September 2024, HVO indicated that the magma intrusion that began on September 14th, in Kīlauea’s Middle East Rift Zone, continued, increasing the potential of an eruption in this region. Accordingly, the Volcano Alert Level was raised from ADVISORY to WATCH and the Aviation Color Code from YELLOW to ORANGE.

Current activity is taking place in a remote area of Kīlauea’s Middle East Rift Zone, within Hawaiʻi Volcanoes National Park. No changes have been detected in the Lower East Rift Zone, or Southwest Rift Zone.

Source : HVO.

In a new message sent on September 16th, 2024, HVO indicated that « Kīlauea volcano erupted briefly on September 15, 2024, between approximately 9:00 and 10:00 p.m. HST, on the Middle East Rift Zone in Hawaiʻi Volcanoes National Park. Small lava pads erupted from two fissure segments in a couple hundred meters.  The lava extended 50 or so meters from the fissure vents,Thé Volcano Alert Level remains at WATCH at this time. Rates of seismicity and ground deformation beneath the summit, lower East Rift Zone, and Southwest Rift Zone remain low. Current activity is restricted to Kīlaueaʻs Upper-to-Middle East Rift Zone. »

HVO’s update on September 19th, 2024 indicates that the eruption continues. Webcam and satellite thermal imagery show that eruptive activity within Nāpau Crater likely ceased while eruptive activity on the west edge of the crater appears to have restarted. Lava is currently cascading into Nāpau Crater on the northwest rim. There is no immediate threat to infrastructure.

In a new update released on September 20th, 2024, HVO indicates that the eruption near Nāpau Crater is currently decreasing significantly. The eruptive tremor has declined over the past hours and thewebcam images show that lava falls into Nāpau Crater have likely crusted over. HVO warns that renewed episodes of unrest or eruption in this region are possible and could occur with little warning. The Volcano Alert Level remains at WATCH.

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The last eruption on the Reykjanes Peninsula (Iceland) came to an end on September 6th, 2024 and lassted two weeks. It was the third longest of the six that have occurred in the Sundhnúkagígar crater row since December 2023. Magma is again accumulating in the same area as before under Svartsengi and inflation behaves as it did for the last two eruptions. One can notice that the time scale is getting longer between events. According to the <met Office, the situation on the Reykjanes Peninsula will be likely quiet until the middle of November,

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Elevated seismicity and SO2 emissions that reached a record high on 11 September 2024 have been obsered at Kanlaon (Philippines). The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and PHIVOLCS reminds the public to remain outside of the 4-km-radius Permanent Danger Zone. Pilots are advised not to fly close to the volcano. There were a total of 2,298 people in evacuation centers as of 16 September 2024..

Source : PHIVOLCS.

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A low-level eruption is going on at White Island (New Zealand. This is confirmed by data from webcams, overflights, and satellite images. SO2 emissions recorded during a 5 September 2024 overflight were some of the highest during the previous 20 years. The eruptive vent area appeared slightly larger on 11 September.
According to the Wellington VAAC ash-and-gas plumes rose about 1 km a.s.l. during 13-14 September. The Volcanic Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5) and the Aviation Color Code remains at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : GeoNet.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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