La nouvelle île de l’archipel des Tonga (suite) // The new island of the Tonga archipelago (continued)

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, une nouvelle éruption sous-marine a été détectée sur le volcan Metis Shoal (Iles Tonga), également connu sous le nom de Lateiki. Elle a donné naissance au banc de ponce observé à la surface de la mer en août 2019 L’éruption a finalement donné naissance à une nouvelle île à la fin du mois d’octobre. Elle se trouve à environ 120 mètres à l’ouest d’une ancienne île, aujourd’hui disparue. La nouvelle île mesure environ 400 mètres de long sur 100 mètres de large. Pour le moment, elle est trois fois plus grande que la précédente, mais comme elle est faite de pierre ponce, elle subira probablement les assauts de l’océan avant de disparaître elle aussi.

Le site Web The Watchers a publié de bonnes images de l’éruption et de la nouvelle île prises par le satellite Sentinel-2 de l’ESA. L’éruption a émis de volumineux panaches de vapeur, mais aucune trace de cendre n’a été identifiée par le VAAC de Wellington. .
Source: The Watchers.

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As I put it in a previous post, a new underwater eruption at Tongan Metis Shoal volcano, also known as Lateiki, the source of a massive amount of pumice detected in August 2019, resulted in the creation of a new island by the end of October. It was created about 120 metres west of a previous island which is now gone. The new island is about 400 metres long by 100 metres wide at the moment. As such, it is three times bigger than the previous one. As it is made of pumice, it will probably be washed away, just like the preceding ones.

The website The Watchers has released good images of the eruption and the new island taken by ESA’s Sentinel-2 satellite. The eruption emitted voluminous steam plumes and no ash was identified by the Wellington VAAC. .

Source : The Watchers.

L’éruption observée par le satellite SEntinel-2 le 30 octobre 2019

Hausse d’activité du Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) // Increased activity at Shishaldin (Aleutians / Alaska)

L’Alaska Volcano Observatory (AVO) indique que l’activité du Shishaldin a considérablement augmenté au cours des dernières 24 heures et que des fontaines de lave étaient visibles sur les images de la webcam pendant la soirée et la nuit. Des températures de surface très élevées ont également été détectées au sommet et sur les flancs du volcan. Des émissions de cendre faibles à modérées ont aussi été observées.
La sismicité au cours de la journée écoulée a considérablement augmenté. Le tremor s’est stabilisé mais est resté élevé au cours des dernières heures.
Le niveau d’alerte volcanique reste à Vigilance et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.

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The Alaska Volcano Observatory (AVO) indicates that activity at Shishaldin has increased significantly over the past day with fire-fountaining observed in web camera views throughout the evening and night. Strongly elevated surface temperatures have been observed at the summit and along the flanks of the volcano. Minor to moderate ash have also been observed.

Seismicity over the past day increased significantly. The seismic tremor has stabilized and remains high over the past hours.

The current volcano alert level is Watch. The aviation colour code is Orange.

Cette vue du Shishaldin obtenue grâce au satellite Sentinel-2 le 24 octobre 2019 montre l’incandescence dans le cratère sommital ainsi qu’un petit panache de vapeur. Le cratère est rempli de lave qui s’échappe vers le nord-ouest et alimente une coulée d’environ 800 mètres de long. (Source : ESA)

Et si Yellowstone entrait de nouveau en éruption? // What if Yellowstone erupted again?

 À la fin de ma conférence «Volcans et risques volcaniques», j’explique que l’un des événements que je redoute le plus est l’éruption d’un super volcan. Yellowstone est l’un d’eux. L’USGS a expliqué qu’il était «des milliers de fois plus puissant qu’un volcan de taille normale».
Si le super volcan qui se cache sous le Parc National de Yellowstone devait entrer en éruption, ce serait une catastrophe pour une grande partie des États-Unis. Des nuages de cendre répandraient la mort et la désolation sur des milliers de kilomètres à travers le pays, détruisant des bâtiments, anéantissant les récoltes et affectant des infrastructures vitales. Cependant, selon les scientifiques de l’USGS, le risque que cela se produise est très faible.
Le super volcan de Yellowstone a connu trois éruptions majeures au cours de sa longue histoire. L’une d’elles s’est produite il y a 2,1 millions d’années, une autre il y a 1,3 million d’années et une autre il y a 664 000 ans. Rien n’indique actuellement qu’une autre super éruption va se produire dans un avenir proche ; il est même possible que Yellowstone ne connaisse plus jamais d’éruption d’une telle ampleur.
Les chercheurs de l’USGS ont calculé l’impact à court terme – sur des années, voire des décennies – d’une telle éruption sur les régions proches. Des coulées pyroclastiques pourraient affecter des parties des États environnants du Montana, de l’Idaho et du Wyoming qui sont les plus proches de Yellowstone, tandis que d’autres régions des États-Unis seraient touchées par les retombées de cendre. L’Europe devrait aussi supporter les conséquences d’une telle éruption. L’USGS se veut rassurante et explique que le risque de voir un tel événement se produire à Yellowstone est extrêmement faible pour les prochains millénaires.

Le Parc National de Yellowstone se trouve au-dessus d’un réservoir magmatique situé à environ 8 km de profondeur. Il est alimenté par un énorme panache de roches en fusion dont la source se trouve à des centaines de kilomètres à l’intérieur de la Terre. C’est cette chaleur qui permet l’existence des célèbres geysers et sources chaudes. Des scientifiques américains ont découvert il y a quelques mois qu’il y avait en fait deux chambres magmatiques sous le volcan.
Le sol se soulève et s’abaisse parfois à Yellowstone. En ce moment, on n’observe aucun mouvement significatif de ce type. À de rares occasions au cours de l’histoire, la chambre magmatique du super volcan a donné naissance à des éruptions. La grande majorité ont consisté en de petites coulées de lave ; la dernière s’est produite sur le Pitchstone Plateau il y a environ 70 000 ans.
Bien que le risque d’une super éruption à Yellowstone semble faible, il ne faut pas oublier qu’un tel événement atteint le niveau 8 sur l’indice d’explosivité volcanique (VEI). Au moins 1 000 kilomètres cubes de matériaux sont vomis par le volcan, ce qui suffirait pour enfouir l’ensemble du Texas sous 1,50 mètres de cendre. Dans le passé, des super éruptions ont secoué des volcans comme le Taupo en Nouvelle-Zélande ou le Toba en Indonésie. On ne peut pas affirmer que cela ne se reproduira plus jamais ailleurs sur Terre..

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At the end of my conference « Volcanoes and volcanic hazards », I explain that one of the events I fear most is the eruption of a super volcano. Yellowstone is one of them. USGS has explained that it was “thousands of times more powerful than a normal-sized volcano.”.

Should the supervolcano lurking beneath Yellowstone National Park ever erupt, it could spell calamity for much of the USA. Deadly ash would spew for thousands of kilometres across the country, destroying buildings, killing crops, and affecting key infrastructure. However, according to USGS scientists, the chance of this occurring is very low.

This supervolcano has had three truly enormous eruptions in its long history. One occurred 2.1 million years ago, one 1.3 million years ago, and one 664,000 years ago. There is currently little indication another super-eruption is due anytime soon; it is even possible Yellowstone might never have an eruption on a similar scale again.

USGS researchers have calculated how such an enormous eruption would affect nearby regions in the short-term, meaning years to decades. Parts of the surrounding states of Montana, Idaho, and Wyoming that are closest to Yellowstone would be affected by pyroclastic flows, while other places in the United States would be impacted by falling ash. Europe would also have to bear the consequences of such a huge eruption. USGS says that, fortunately, the chances of this sort of eruption at Yellowstone are exceedingly small in the next few thousands of years.

Yellowstone National Park sits on top of a reservoir of hot magma about 8 kilometres deep.

It is fed by a huge plume of molten rock welling up from hundreds of kilometres below. This heat fuels Yellowstone’s famed geysers and hot springs. US scientists a few months ago discovered that there were actually two magma chambers beneath the volcano.

Yellowstone occasionally rises and falls. At the moment, no real ground movements are being observed. On rare occasions throughout history, the supervolcano’s magma chamber has erupted. The overwhelming majority of those eruptions in Yellowstone have been smaller lava flows, with the last occurring at Pitchstone Plateau some 70,000 years ago.

Although the risk of a super eruption at Yellowstone looks low, one should bera in mind that such an event measures 8 or more on the volcano explosivity index (VEI) in which at least 1,000 cubic kilometres of material get ejected – enough to bury the state of Texas 1.50 metres deep. In the past, super eruptions shook volcanoes like Taupo in New Zealand or Toba in Indonesia. One can never be sure it will never happen again in some other place on Earth.

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La double chambre magmatique de Yellowstone (Source: USGS):

Des vestiges d’éruptions…

Des geysers…

 Des sources chaudes aux mille couleurs…

Photos: C. Grandpey

Cleveland (Alaska) & Sakurajima (Japon)

L’AVO indique que les données satellitaires laissent supposer q’un lent épanchement de lave a commencé dans le cratère sommtal du Cleveland (Aléoutiennes / Alaska). En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été élevée à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance. Cependant, aucun signe d’activité explosive avec panaches de cendre n’a été détectée.

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L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique que l’activité du Sakurajima (Japon) a augmenté ces dernières semaines. Une forte éruption observée le 8 novembre 2019 au niveau du cratère sommital Minamidake a généré un panache de cendre de 6,7 km. La JMA précise qu’il s’agit de la plus forte éruption depuis juillet 2016. Aucun dégât ni aucune victime n’ont été signalés.

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AVO indicates that satellite data suggest that slow effusion of lava may have begun in the summit crater of Cleveland (Aleutians / Alaska). As a consequence, the aviation colour code has been raised to Orange and the volcanic alert level to Watch. However, no evidence of explosive, ash-producing activity has been detected.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) indicates that activity at Sakurajima (Japan) has been increasing over the past few weeks. A strong eruption on November 8th, 2019 at the Minamidake summit crater generated an ash plume up to 6.7 km. JMA says it was the largest eruption since July 2016. There were no reports of damage or injuries.

Vue du Sakurajima et de la ville de Kagoshima (Crédit photo: Wikipedia)