Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde. La situation est restée relativement calme ces derniers jours.

L’INGV indique que l’activité s’est intensifiée au niveau du Nouveau Cratère SE (NCSE) de l’Etna ces derniers jours, avec des panaches de cendres plus denses correspondant peut-être à l’agrandissement de la bouche numéro 3. Des explosions stromboliennes projetant des matériaux hors du cratère et sur ses flancs sont également enregistrées.
L’activité explosive dans la Voragine (VOR) est relativement faible et discontinue. Le cône principal n’a pratiquement pas changé et produit de modestes émissions de cendres. Une forte activité explosive au niveau d’un cône situé à l’est du cône principal génère beaucoup de cendres et projette des matériaux qui retombent sur la lèvre Ouest de la Voragine ainsi que sur la terrasse Sud de la Bocca Nuova.
Source: INGV.

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La couleur du niveau d’alerte est Jaune sur 3 volcans surveillés par l’Alaska Volcano Observatory (AVO).
Le Shishaldin reste actif, avec un panache de vapeur visible sur les images de la webcam et de faibles anomalies thermiques  sur les images satellites. Des épisodes de tremor et des séquences sismiques basse fréquence sont parfois détectés par le réseau sismique local, mais aucune activité explosive n’a été enregistrée. Bien que l’activité soit actuellement à un niveau bas, elle est susceptible de s’intensifier sans prévenir.
Aucune activité significative n’a été détectée sur le Semisopochnoi par les stations sismiques locales ou les images satellites.
De petits séismes locaux continuent à être enregistrés sur le Great Sitkin. Aucune activité n’a été observée sur les images satellites et sur la webcam.

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L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique que de puissantes éruptions ont été observées au niveau du cratère Minamidake du Sakurajima (Japon) au cours des derniers jours. L’une d’elles, le 27 avril 2020, a généré un panache de cendres qui s’est élevé à plus de 3000 mètres au-dessus du cratère et a projeté des blocs jusqu’à 600 – 900 mètres de hauteur. D’autres explosions ont été enregistrées les 1er, 7, 8 et 11 mai avec de semblables panaches de cendres denses et la projection de blocs jusqu’à 1 000 mètres du cratère. L’incandescence est actuellement visible la nuit.
Les émissions de SO2 s’élèvent en moyenne à 2 300 tonnes par jour.
Le niveau d’alerte est maintenu à 3 depuis le 5 février 2016. Les habitants et les touristes sont priés à ne pas entrer dans la zone de danger.
Source: JMA.

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L’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Guadeloupe (OVSG) indique qu’au cours du mois d’avril 2020 on a enregistré sur la Soufrière  275 séismes d’origine volcanique, localisés essentiellement sous et autour du dôme, entre 0.1 et 6.9 km de profondeur sous le sommet.

Depuis le début de l’année 2018 on assiste à un processus cyclique d’injection de gaz magmatiques profonds à la base du système hydrothermal à une profondeur entre 2 et 3 km sous le sommet. Cela génère un processus répétitif de surchauffe et de surpression du système hydrothermal qui se traduit par des perturbations de la circulation des fluides hydrothermaux. Il en résulte une fluctuation de l’activité fumerollienne et une augmentation des essaims sismiques. Certains événements sont ressentis par la population, comme une secousse de M4.1 le 27 avril 2018. L’OVSG détecte également des déformations de faible amplitude et limitées au dôme de La Soufrière.

Toutefois, ces phénomènes ne sont pour l’instant pas clairement associés à une anomalie des autres paramètres de surveillance qui pourrait indiquer une éventuelle ascension du magma. La probabilité d’une activité éruptive à court terme reste faible.

Source : OVSG.

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Le HVO indique que l’activité sismique a augmenté ces derniers jours sur le Loihi, le volcan sous-marin au large de la côte sud de la Grande Ile d’Hawaï. Plus de 100 événements – dont 79 séismes de magnitude  M2 et 19 séismes de magnitude M3 et plus – ont été détectés les 11 et 12 mai 2020, mais rien n’indique qu’une éruption sous-marine s’est produite. La dernière activité majeure du Loihi a eu lieu en 1996. Les expéditions sous-marines qui ont fait suite à cette activité ont découvert que la zone sommitale du volcan s’était effondrée pour former un nouveau cratère d’environ 550 m de diamètre et 275 m de profondeur. Des bouches hydrothermales ont été observées dans le nouveau cratère, ainsi que des preuves d’une récente émission de lave.
Il est difficile de savoir exactement ce qui se passe actuellement sur le Loihi, mais l’intensification actuelle de l’activité sismique dans la région ne constitue pas une menace pour les Hawaiiens..
Il convient de noter qu’il n’y a pas de relation directe entre l’essaim sismique enregistré en ce moment sur le Loihi et l’augmentation de la sismicité observée à Pahala au cours de l’année écoulée. Il n’y a pas non plus de lien avec la sismicité observée sur le flanc sud du Kilauea.
Source: USGS / HVO.

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Une femme qui était entrée illégalement dans le Parc National de Yellowstone (Etats-Unis) a dû être transportée par avion vers un hôpital de l’Idaho où elle a été traitée pour des blessures, notamment des brûlures, après être tombée dans une source thermale du Parc. La femme n’avait pas l’autorisation d’entrer dans le Parc qui est fermé aux visiteurs depuis le 24 mars en raison de la pandémie de coronavirus. D’après la presse locale, elle était en train de prendre des photos près du Vieux Fidèle et serait tombée dans une source chaude en reculant, un peu comme les personnes qui tombent d’une falaise en faisant une autofoto.
Source: Bozeman Daily Chronicle.

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A la suite de reconnaissances de terrain effectuées le 13 mai 2020 par les autorités compétentes, le préfet de La Réunion a décidé de revenir en phase de « vigilance » du dispositif ORSEC du Piton de la Fournaise. En conséquence, l’interdiction d’accès du public à la partie haute de l’Enclos a été levée. Toutefois, cet accès reste strictement limité aux trois sentiers balisés suivants :
– le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier Rivals –  Cratère Caubet.
– le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le Nord du cratère).
– le sentier Kapor jusqu’au Piton Kapor.

Par ailleurs, le sentier Rivals est ouvert à la circulation jusqu’au niveau du cratère Caubet. La portion entre le cratère Caubet et Belvédère sur Château Fort reste interdite d’accès.

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Alors que le typhon « Vongfong » – connu localement sous le nom d’Ambo – est en train de s’abattre sur les Philippines, le PHIVOLCS met en garde sur le risque de lahars post-éruptifs dans les ravines qui entament les flancs du Mayon. Les très fortes précipitations peuvent remobiliser les dépôts laissés par les coulées pyroclastiques. Ces coulées de boue peuvent menacer les localités sur les moyennes et basses pentes, dans la partie aval des ravines où elles peuvent causer de gros dégâts.
Mayon est entré pour la dernière fois en éruption entre janvier et mars 2018.

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Here is some news of volcanic activity around the world. The situation has been relatively quiet during the past days.

INGV indicates that activity at Mt Etna’s New SE Crater (NSEC) increased in recent days, with more dense ash plumes, possibly with the enlargement of vent number 3. Strombolian explosions ejecting material out of the crater and onto the flanks are also recorded

Explosive activity at Voragine (VOR) is relatively mild and discontinuous. The main cone is almost unchanged and produces modest ash emissions. Strong explosive activity at a cone located E of the main cone produces a lot of ash, and ejects material that falls on the W edge of VOR as well as on the S terrace of Bocca Nuova.

Source: INGV.

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The alert level is Yellow on 3 volcanoes monitored by the Alaska Volcano Observatory (AVO).

Unrest continues at Shishaldin with a steam plume visible in webcam images and barely elevated surface temperatures in satellite views. Occasional periods of tremor and low frequency earthquakes are detected on the local seismic network, but no explosive activity has been recorded. Although activity is currently at low levels, it could escalate with little warning.
No significant activity was detected at Semisopochnoi on local seismic stations, or satellite images.

Small local earthquakes have continued at Great Sitkin over the past daye. No activity was observed in satellite and webcam images.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) indicates that powerful eruptions have been observed at Minamidake Crater of Sakurajima volcano (Japan) over the past days.  One of them on April 27th, 2020 generated an ash plume that rose more than 3,000 metres above the crater and ejected blocks 600 to 900 metres high. More explosions were recorded on May 1st, 7th, 8th and 11th with similar dense ash plumes and the ejection of blocks as far as 1000 metres from the crater. Incandescence is currently visible at night.

SO2 emissions average about 2,300 tons per day.

The alert level has been kept at 3 since February 5th, 2016. Residents and tourists are asled not to enter the danger zone.

Source: JMA.

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The Volcanological and Seismological Observatory of Guadeloupe (OVSG) indicates that during April 2020, 275 volcanic earthquakes were recorded on the Soufrière, located mainly under and around the dome, 0.1-6.9 km deep beneath the summit.
Since the beginning of 2018 there has been a cyclic process of injection of deep magma gases at the base of the hydrothermal system at a depth of 2-3 km beneath the summit. This generates a repetitive process of overheating and overpressure of the hydrothermal system which results in disturbances in the circulation of hydrothermal fluids. This results in a fluctuation in fumarolic activity and an increase in seismic swarms. Some events are felt by the population, such as an M 4.1 earthquake on April 27th, 2018. The OVSG also detects small amplitude deformations, limited to the dome of La Soufrière.
However, these phenomena are not yet clearly associated with an anomaly in the other monitoring parameters which could indicate a possible magma ascent. The likelihood of short-term eruptive activity remains low.
Source: OVSG.

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HVO indicates that seismic activity has increased at Loihi, the submarine volcano off the south coast of Hawaii Big Island. More than 100 events – including 79 M2 quakes and 19 M3 quakes and above – were detected on May 11th and 12th, 2020, but there is no indication that a submarine eruption has occurred. Loihi’s last major activity took place in 1996. Subsequent undersea expeditions to the area discovered that the volcano’s summit area had collapsed to form a new crater about 550 m across and 275 m deep. Hydrothermal vents were observed in the new crater, and evidence was found of newly erupted lava.

It is difficult to determine what exactly is currently happening at Loihi, but the current increased seismic activity in the area does not pose a threat to Hawaii residents.

It should be noted that there is no direct relationship between the current Loihi swarm and the ongoing increased seismicity observed in Pahala over the past year. It is also unrelated to seismicity observed on the south flank of Kilauea.

Source: USGS / HVO.

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A woman who illegally entered Yellowstone National Park (United States) had to be airlifted to an Idaho hospital where she was treated for injures including burns after she fell into a thermal spring in the Park. The woman did not have permission to enter park, which has been closed to visitors since March 24th because of the coronavirus pandemic. She was reportedly taking pictures near Old Faithful and fell into a thermal feature while backing up, a bit like people who fell from a cliff while doing selfies.

Source : Bozeman Daily Chronicle.

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Following a field reconnaissance carried out on May 13th, 2020 by the competent authorities, the prefect of Reunion Island has decided to return to the « Vigilance » (Watch) phase for Piton de la Fournaise. Consequently, the ban on public access to the upper part of the Enclos has been lifted. However, this access remains strictly limited to the following three marked trails:
– Pas de Bellecombe trail – Formica Léo – Rivals trail – Caubet Crater.
– Pas de Bellecombe trail – Formica Léo – access trail to the Dolomieu crater observation site (access from the north of the crater).
– Kapor trail to Piton Kapor.

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With typhoon « Vongfong » – locally known as Ambo – making landfall in the Philippines,  PHIVOLCS warned that it may generate post-eruption lahars on major channels draining Mayon volcano’s edifice by incorporating loose material from pyroclastic flow deposits. Lahars can threaten communities along the middle and lower slopes and downstream of the drainages, with the risk of major damage.

Mayon last erupted between January and March 2018.

L’activité sismique sur le Loihi (Source: USGS / HVO)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde. La situation est restée relativement calme ces derniers jours.

Le Kavachi est l’un des volcans sous-marins les plus actifs dans le sud-ouest de l’Océan Pacifique. Situé au sud de l’île de Vangunu dans les îles Salomon, le volcan a percé la surface de l’océan au moins huit fois depuis sa première éruption en 1939, avant de disparaître sous l’action des vagues.
Dans son dernier rapport, le Global Volcanism Program de la Smithsonian Institution indique que les données satellitaires montrent une décoloration de l’eau de mer autour du Kavachi depuis janvier 2020. Les zones décolorées  à la surface de l’océan sont devenues plus fréquentes et plus denses et s’étirent sur de plus longues distances. Le 25 avril, une image satellite a montré une zone décolorée d’environ 15 km de long pour une surface d’environ 30 kilomètres carrés. Une zone circulaire d’eau marron d’environ 50 000 mètres carrés trahissait probablement l’emplacement de la bouche active à l’origine de la décoloration de l’océan. Une image acquise le 30 avril montre un mince ruban d’eau décolorée s’étendant à environ 50 km à l’ouest de Kavachi.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Semeru (Indonésie). Les explosions génèrent des panaches de cendres denses qui s’élèvent à 100-400 m au-dessus du sommet. Des matériaux incandescents se détachent des extrémités des coulées de lave et descendent  sur environ 1 km dans les ravines Kembar et Kobokan (sur le flanc sud) où elle atteignent une distance de 2 km du cratère. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et il est rappelé au public de rester en dehors d’un rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.
Source: CVGHM.

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Les émissions de gaz et de cendres se poursuivent sur le Yasur (Vanuatu). Certaines explosions peuvent être intenses et projeter des bombes à l’extérieur du cratère. Les données sismiques indiquent une diminution de l’activité par rapport au mois de mars. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 4). Le rayon de la zone d’exclusion a été étendu à 600 mètres à la mi-mars et reste en vigueur.
Source: GeoHazards.

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L’eau du lac de cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) montre actuellement une tendance au refroidissement. La température de l’eau est de 35°C. Entre février à avril, elle avait atteint 42°C. L’intensité du tremor volcanique a augmenté au début du mois de mars, avant de décliner, pratiquement en même temps que le refroidissement de l’eau du lac. Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne reste au Vert.
Source: GeoNet.

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Here is some news of volcanic activity around the world. The situation has been relatively quiet during the past days.

Kavachi is one of the most active submarine volcanoes in the south-west Pacific Ocean. Located south of Vangunu Island in the Solomon Islands, the volcano has become emergent and then been eroded back into the sea at least eight times since its first recorded eruption in 1939.

In its latest report, the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Program indicates that satellite data have shown discoloured water around Kavachi since January 2020. The discoloured plumes became more frequent, dense, and stretched for longer distances. On April 25th, a satellite image showed a plume in the water that was about 15 km long and spread over about 30 square kilometres. A small brown circle about 50,000 square metres in area indicated the presence of material over the likely vent location. An image acquired on April 30th showed a thin ribbon of discoloured water extending about 50 km W of Kavachi.

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Eruptive activity continues at Semeru (Indonesia). The explosions produce dense ash plumes that rise 100-400 m above the summit. Incandescent material from the ends of lava flows descend 1 km in the Kembar and Kobokan drainages (on the S flank), reaching a maximum distance of 2 km from the crater. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is reminded to stay outside a 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

Source : CVGHM.

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Gas-and-ash emissions are continuing at Yasur Volcano (Vanuatu). Some explosions can be intense and eject bombs outside the summit crater. Data from the seismic network indicate a decrease in activity as compared to March data. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-4). The radius of the permanent exclusion zone had been extended to 600 m in mid-March and is still in effect.

Source : GeoHazards.

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A cooling trend is currently observed in the water of the crater lake of Ruapehu (New Zealand). The water temperature is 35°C. During February-April the water temperature had peaked at 42°C. The intensity of the volcanic tremor increased in early March and later declined, almost in conjunction with the lake water cooling trend. The Volcanic Alert Level remains at 1 and the Aviation Color Code is kept remained at Green.

Source: GeoNet.

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

Islande : Vík í Mýrdal sous la cendre ! // Iceland : Vík í Mýrdal under the ash !

Vík í Mýrdal ou Vík est une bourgade de quelque 300 habitants sur la côte sud de l’Islande. Elle est située au sud du glacier Mýrdalsjökull qui cache sous sa calotte de glace le volcan Katla considéré comme l’un des plus dangereux du pays. Dans les prochains jours, Vik sera recouverte de cendre dans le cadre du tournage d’une série de science fiction intitulée Katla diffusée sur Netflix en février de l’année prochaine.

La période de tournage est parfaite car aucun touriste ne devrait être présent dans le village avant longtemps, alors que le lieu est normalement très populaire. Les interdictions de voyager dues la pandémie de COVID-19 ont profondément affecté la région où le taux de chômage atteint 42% au mois d’avril.
Le film a pour cadre une éruption du Katla pendant près d’un an, avec des conséquences dramatiques pour Vik. En vue du tournage, une partie du village sera recouverte de cendre, donnant l’impression qu’il a été abandonné.
Les mesures concernant l’interdiction des rassemblements publics seront quelque peu assouplies le 4 mai et le 7 mai 2020 quand arrivera l’équipe de tournage qui devrait durer jusqu’à la fin du mois de mai.

Source : Iceland Review.

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Vík í Mýrdal or Vík is a town with around 300 inhabitants on the south coast of Iceland. It is located south of the Mýrdalsjökull, a glacier which hides Katla, a volcano considered as one of the most dangerous in the country. In the coming days, Vik will be covered with ash as part of the shooting of a science fiction series called Katla, to be aired on Netflix in February next year.

The timing of the shooting is perfect, since no visitor is expected any time soon in the town, normally crowded with tourists. Travel bans and the lack of tourists, caused by the COVID-19 pandemic, have been exceptionally tough for this area, which has seen unemployment rates as high as 42 percent this month.

The film series takes place when the volcano Katla has erupted for nearly a year, causing havoc in the town. In preparation for shooting, part of Vík will be covered in ash, looking deserted.

Rules regarding a ban on public gatherings will be eased somewhat on May 4th, and on May 7th, 2020 when the crew is expected in town, where it will remain at least through the end of May.

Source: Iceland Review.

Le village de Vik et le site de Dyrhólaey à l’arrière-plan (Photo: C. Grandpey)

Vue aérienne du Myrdalsjökull (Crédit photo: IMO)

Photo: C. Grandpey

18 mai 1980, le jour où le Mont St Helens a explosé (1ère partie) // May 18th, 1980, the day when Mount St Helens exploded (part 1)

Avril 1980, les jours d’avant.

Le 18 mai 2020 marquera le 40ème anniversaire de l’éruption cataclysmale du Mont St Helens en mai 1980. Dans un article récent, l’US Geological Survey (USGS) explique le travail effectué par les volcanologues américains pendant les jours qui ont précédé l’événement.
Il y a quarante ans, aucun scientifique de l’USGS n’était formé à la surveillance de tous les types de volcans actifs. Le travail se limitait à l’observation des éruptions du Kilauea et du Mauna Loa à Hawaï; et les volcanologues n’avaient jamais étudié sur le terrain les volcans composites qui s’alignent le long de la Chaîne des Cascades. De plus, les instruments n’étaient pas aussi performants que ceux utilisés aujourd’hui. Les ordinateurs n’étaient pas répandus et les observations par satellite se comptaient sur les doigts de la main.
Début avril, un renflement avait été observé sur le flanc nord du Mont St Helens ; les glaciers se fracturaient sous sa poussée et un cratère s’était formé à l’arrière de cette bosse qui gonflait en direction du nord. Le phénomène était inquiétant, mais les scientifiques ne savaient pas s’il s’agissait d’un événement superficiel ou le signe d’une déformation plus profonde et plus grande ampleur qui pourrait se développer au-delà du volcan.

Crédit photo: USGS

Pour répondre à cette question, le personnel de l’USGS sur le terrain au mois d’avril 1980 a utilisé le Spirit Lake, alors encore recouvert de glace au nord du volcan, comme inclinomètre à liquide. Les scientifiques ont cloué des repères en bois sur des souches d’arbres ou des embarcadères autour du lac. Grâce à des rotations d’hélicoptères, ils ont relevé les niveaux d’eau sur six sites pendant environ 20 minutes et calculé les différences. La répétition des mesures jusqu’à la fonte de la glace à la mi-avril n’a montré aucune variation significative de niveau.

Vue du Spirit Lake avec le Mont St Helens à l’arrière-plan (Photo: C. Grandpey)

Les scientifiques ont alors commencé à se concentrer les mesures de déformation sur le renflement apparu sur le versant nord du Mont St Helens. La surface plane du parking du terrain de camping Timberline, situé juste au nord-est du renflement, était parfaite pour mesurer l’inflation, en utilisant une méthode mise au point par le HVO à Hawaii. Des clous ont été enfoncés dans la chaussée aux extrémités d’un triangle d’environ 10 m de côté. Ils ont servi de points de repères pour déterminer les variations d’élévation relatives. Des mesures répétées, souvent pendant des tempêtes de neige, ont révélé les variations d’élévation du sol. Sept relevés entre le 30 mars et le 30 avril ont montré une inclinaison globale environ 2 microradians par jour à bonne distance du renflement. Cette petite variation d’inclinaison était une preuve supplémentaire que la déformation était concentrée sur le renflement proprement dit.

Mesure du tilt (inclinaison) au parking du camping de Timberline (Crédit photo: USGS)

D’importantes inclinaisons de plusieurs dizaines de microradians pendant seulement quelques minutes se superposaient à l’inclinaison globale. Le parking oscillait d’avant en arrière, probablement sous l’effet du mouvement saccadé du renflement sur le flanc du volcan. Pour fournir des données d’inclinaison en continu, des inclinomètres électroniques ont été installés fin avril. Cependant, des problèmes techniques et l’instabilité du sol à cause du dégel ont limité leur utilisation.
Il devenait évident qu’un télémètre électronique – Electronic Distance Meter (EDM) – était indispensable pour mesurer le renflement sur le flanc du volcan. Les EDM performants étaient coûteux et difficilement disponibles à cette époque. Un tel instrument était disponible à la Smithsonian Institution et un prêt a été conclu. Les mesures ont commencé le 20 avril 1980.
Les mesures EDM ne sont pas simples. Un EDM suppose l’installation d’une cible qui réfléchit un rayon laser vers l’instrument.

Normalement, des prismes en verre coûteux sont utilisés, mais tout ce qui devait être installé sur le renflement devait être bon marché. L’USGS a opté pour des réflecteurs routiers en plastique qui ont été vissés sur une planche qui a été ensuite boulonnée sur un panneau en acier enfoncé dans le sol à des emplacements situés sur et  près du renflement, et accessibles par hélicoptère. A l’aide de ces cibles de fortune, de l’EDM et d’un théodolite optique à l’ancienne, les scientifiques de l’USGS ont pu mesurer la progression du renflement qui atteignait jusqu’à 1,5 m par jour. Ils ont pu aussi définir les limites du renflement et obtenir des données fiables.
Source: USGS.

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April 1980, the days before the event.

May 18th, 2020 will mark the 40th anniversary of the powerful Mt St Helens eruption in May 1980. In a recent article, the U.S. Geological Survey (USGS) explains the work they had to do during the days that preceded the event.

Forty years ago, no scientists in the USGS and academia were adept at monitoring all types of active volcanoes. Their expertise came from the observations of eruptions on Kilauea and Mauna Loa in Hawaii; they had never worked on the steep composite volcanoes that dominate the Cascade Range. Equipment was remedial by today’s standards, computers were not in general use, and satellite observations were limited.

By early April, a growing bulge had appeared high on the north flank of the volcano (see image above), cracking glaciers and leaving a crater behind as it moved northward. This phenomenon was alarming, but scientists did not know whether it was a shallow feature or only the tip of deeper, larger deformation that might reach beyond the volcano.

To answer this question, USGS staff in April used ice-covered Spirit Lake (see image above) north of the volcano as a large liquid tiltmeter. They nailed wooden yardsticks to tree stumps or dock piers around the lakeshore where open water was present. Using helicopter hops, they read water levels at six sites in about 20 minutes and calculated their differences. Repeat measurements until the ice melted in mid-April showed no change.

The scientists could thus focus deformation measurements on the bulge itself. The flat parking lot at Timberline campground just northeast of the bulge was perfect for measuring tilt, using a method developed at HVO (see photo above). They drove nails into the pavement at the tips of a triangle about 10 m on a side and leveling determined their relative elevations. Repeated leveling, often during snowstorms, found changes in elevation caused by tilting ground. Seven levelings (March 30th – April 30th) showed an overall tilt away from the bulge at about 2 microradians per day. This small tilt was further evidence that deformation was concentrated in the bulge itself.

Huge tilts of tens of microradians lasting only a few minutes were superimposed on the overall tilt. The parking lot was swaying back and forth, probably because of jerky movement of the bulge itself. To provide continuous tilt data, electronic platform tiltmeters were installed in nearby areas in late April. However, instrument problems and sites made unstable by thawing ground limited their use.

It became clear that there was the need for an electronic distance meter (EDM) to make measurements of the bulge itself. Powerful EDMs were expensive and not readily available. An instrument was located at the Smithsonian Institution and a loan was arranged. Measurements began on April 20th, 1980. EDM measurements were not straightforward. An EDM requires a target that reflects a laser back to the instrument (see principle above). Normally, costly glass prisms were used, but anything on the bulge had to be cheap. HVO opted for plastic highway reflectors that were screwed to a board which was bolted onto a steel signpost driven into the ground at helicopter-accessible sites on and near the bulge. These makeshift targets, the loaned EDM, and an old-fashioned optical theodolite allowed USGS scientists to measure bulge movement of up to 1.5 m per day, define the limits of the bulge, and otherwise obtain reliable data.

Source : USGS.