Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Dans ma dernière mise à jour sur l’activité volcanique dans le monde, j’écrivais qu’une hausse de la température avait été enregistrée dans le lac de cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) les 13 et 21 mars, avec une température de 31°C. Le phénomène s’accompagnait d’une hausse significative du tremor volcanique indiquant une augmentation du flux de gaz dans le système et un risque d’éruption. Le niveau d’alerte volcanique avait alors été porté à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et la couleur de l’alerte aérienne était restée au Vert.
Dans un nouveau bulletin, on apprend que le 28 mars 2022, GeoNet a élevé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 depuis le 21 mars.
Au cours de la semaine dernière, la température du lac atteignait environ 32°C. Le réchauffement de l’eau a été entravé par de fortes pluies sur le volcan et l’arrivée d’eau froide dans le lac. le tremor volcanique reste élevé, indiquant que les gaz circulent dans le système.
L’augmentation plus lente que prévu de la température du lac laisse supposer qu’un blocage partiel s’est peut-être produit dans la bouche qui se trouve sous le lac, ce qui empêche les gaz à haute température d’entrer dans le lac. Si c’est le cas, cela pourrait provoquer une accumulation de pression dans l’édifice volcanique qui doit être surveillé de près. Le Ruapehu peut entrer en éruption avec peu ou pas de signes avant-coureurs lorsqu’il montre des signes d’activité élevés,
Source : GeoNet.

Sommet du Ruapehu et le lac de cratère (Photo : C. Grandpey

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Les bulletins du HVO à propos de l’activité du Kilauea (Hawaii) sont devenus brefs et laconiques. En voici un exemple :  » L’éruption au sommet du Kīlauea, dans le cratère de l’Halema’uma’u, est restée presque constante depuis la mise à jour quotidienne du HVO publiée ce matin. D’après les observations précédentes, la lave sera probablement observée à la surface du lac de lave actif ce soir. « 

Les émissions de SO2 restent élevées et atteignaient 1400 tonnes par jour le 23 mars 2022. La sismicité reste élevée mais stable. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Watch (Vigilance).

 

Vue de l’Halema’uma’u depuis la lèvre du cratère (Source : HVO)

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Une éruption a commencé vers 09h00 UTC au niveau de la bouche sous-marine Funka Asane près du volcan Kita-Ioto (Japon) le 27 mars 2022. L’événement a généré un panache de cendres qui s’est élevé jusqu’à 7 km au-dessus du niveau de la mer. Les émissions se sont poursuivies jusqu’au 28 mars puis se sont dissipées sur les images satellites.
Il a été demandé aux avions et les navires d’éviter la zone en raison du risque de cendres et de gaz.
Le niveau d’alerte a été porté à 3, sur une échelle de 1 à 5.
La dernière éruption de ce volcan a duré de 1930 à 1945 (VEI 2).
https://youtu.be/HelLzQ6NiOI

Le Kita-Ioto est un stratovolcan qui forme un cône basaltique aux parois abruptes s’élevant à environ 800 m au-dessus de la mer (voir image ci-dessous). Des éruptions sont enregistrées depuis le 18ème siècle à Funka Asane, une bouche sous-marine située à 4 – 5 km au nord-ouest de l’île
Source : Agence météorologique japonaise, Smithsonian Institution.

Source : JMA

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Dans une mise à jour diffusée le 27 mars 2022, l’IAVCEI indique que les séimses continuent à São Jorge (Açores) et restent localisés entre 7 et 15 km de profondeur. Tous les événements enregistrés jusqu’à présent restent de faible magnitude et montrent une origine tectonique. Les données existantes à ce jour corroborent les observations sismologiques en indiquant l’existence de certaines déformations dans la zone épicentrale des séismes. Il semblerait donc que les structures tectoniques où se sont déroulées les éruptions historiques de 1580 et 1808 et la crise sismovolcanique de 1964, dans le système volcanique fissural de Manadas, se soient réactivées. De ce fait, on peut raisonnablement penser qu’il s’est produit une intrusion magmatique profonde. Selon les scientifiques, il existe une réelle possibilité qu’une éruption se produise, mais rien n’indique qu’elle soit imminente.

Le CIVISA a relevé le niveau d’alerte à 2, puis à 3 (sur une échelle de 0 à 6) le matin du 20 mars, et enfin à 4 l’après-midi de ce même jour. Bien qu’aucune évacuation officielle n’ait été décrétée, les personnes vulnérables telles que les patients du centre de santé de Velas ont été déplacées vers d’autres endroits de l’île. La population totale de l’île est d’environ 8 400 personnes; environ 1 250 habitants ont décidé de quitter l’île les 23 et 24 mars.

Alignement des cônes sur le système fissural de Manadas.

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L’éruption du Sabancaya (Pérou) continue à un niveau modéré, avec une trentaine d’explosions par jour. Elles génèrent des panaches de cendres qui montent en moyenne à 2 km au-dessus du sommet du volcan. Selon l’IGP, la situation ne devrait guère évoluer dans les prochains jours.

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L’activité volcanique reste intense sur le Taal (Philippines). Des fluides à haute température continuent de remonter dans le lac, générant des panaches qui s’élèvent jusqu’à 2,4 km de heuteur. Des événements phréatomagmatiques ont encore été enregistrés le 27 mars par le réseau sismique. Les émissions de SO2 étaient en moyenne de 1 140 à 4 273 tonnes/jour les 28 et 29 mars 2022. Le 27 mars, 2 961 personnes avaient été évacuées des zones les plus exposées.
Source : PHIVOLCS.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In my latest update about global volcanic activity, I indicated that an increase in temperature had been recorded at Mt Ruapehu‘s crater lake (New Zealand) by March 13th and 21st, with temperature of 31°C. The heating cycle was accompanied by strong levels of volcanic tremor, indicating increased gas flux though the system, and an increased likelihood of eruptive activity. The volcanic alert level had then been raised to 2 (on a scale from 0-5) and the aviation color code had remained at Green.

In a new bulletin, GeoNet indicates that on March 28th, 2022, GeoNet raised the Aviation Color Code to Yellow. The Volcanic Alert Level has remained at 2 since March 21st.

Over the past week, the lake has heated further to approximately 32 °C.The slow heating has been hindered by heavy rainfall at the volcano and influx of cold water into the lake. The strong tremor continues, indicating that gas is fluxing through the system.

However, the slower-than-expected increase in lake temperature suggests a partial blockage may exist in the vent beneath the lake, preventing the hot gas from entering the lake. This could allow pressure to build up within the volcano which needs to be closely monitored. Mt. Ruapehu has the potential to erupt with little or no warning when in a state of elevated volcanic unrest,

Source : GeoNet.

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The updates released by HVO avout activity at Kilauea Volcano (Hawaii) have become short and laconic. Here is one example :  » The summit eruption of Kīlauea Volcano, within Halemaʻumaʻu crater, has remained nearly constant since the HVO Daily Update issued this morning. Based on previous observations, lava will likely be on the surface of the active lava lake this evening. « 

SO2 emission rates remain elevated at about 1,400 tonnes per day on March 23rd. Seismicity is elevated but stable.The aviation color code and the volcano alert level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: HVO.

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An eruption started at around 09:00 UTC at the underwater Funka Asane vent near Kita-Ioto volcano (Japan) on March 27th, 2022. It generated an ash plume that rose up to 7 km above sea level. The emissions continued into March 28th and then dissipated on satellite images.

Aircraft and ships were warned to avoid the area due to the risk of ash and gasses.

The alert level was raised to 3, on a scale 1 -5.

The last confirmed eruption at this volcano lasted from 1930 to 1945 (VEI 2).

Kita-Ioto is a stratovolcano, which forms a steep-sided basaltic cone rising about 800 m above the sea. Eruptions have been recorded since the 18th century at Funka Asane, a submarine vent 4 – 5 km NW of the island.

Source: Japan Meteorological Agency, Smithsonian Institution.

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In an update released on March 27th, 2022, IAVCEI indicates that seismicity continues at São Jorge (Azores) at depths between 7 and 15 km. All the events recorded so far remain of low magnitude and show a tectonic origin. The existing data corroborate the seismological observations and indicate the existence of certain deformations in the epicentral area of the earthquakes. It therefore seems that the tectonic structures where the historic eruptions of 1580 and 1808 and the seismovolcanic crisis of 1964 took place, in the fissural volcanic system of Manadas, have been reactivated. As a consequence, one can reasonably think that a deep magmatic intrusion occurred. According to scientists, there is a real possibility of an eruption, but there is no indication that it is imminent.

CIVISA raised the Alert Level to 2 and then 3 (on a scale of 0-6) during the morning of March 20th, and finally to 4 that afternoon. Although no official evacuations had been issued, vulnerable people such as patients in the Velas health center were being moved to other locations on the island. The total estimated population of the island is around 8,400 people; about 1,250 residents decided to leave the island onMarch 23rd and 24th.

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The eruption of Sabancaya (Peru) continues at a moderate level, with about thirty explosions per day. They generate ash plumes that rise an average of 2 km above the summit of the volcano. According to IGP, the situation should not much change in the coming days.

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Volcanic unrest continues at Taal (Philippines). Hot fluids continue to upwell in the lake, generating plumes that rise as high as 2.4 km. Phreatomagmatic events were still recorded on March 27th by the seismic network. SO2 emissions averaged 1,140-4,273 tonnes/day on March 28th-29th, 2022. By March 27th , 2,961 people had been evacuated.

Source : PHIVOLCS.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Eruption aux Tonga et les perturbations ionosphériques // Tonga eruption and ionospheric disturbances

Plusieurs études ont confirmé récemment que l’éruption du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai aux Tonga le 15 janvier 2022 a provoqué des perturbations à grande échelle dans l’atmosphère terrestre.
En utilisant les données enregistrées par plus de 5 000 récepteurs GNSS – Global Navigation Satellite System – situés à travers le monde, les scientifiques de l’Observatoire Haystack du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et leurs collègues de l’Université arctique de Norvège ont observé des preuves d’ondes atmosphériques générées par les éruptions et de leurs empreintes ionosphériques à 300 kilomètres au-dessus de la surface de la Terre, et cela pendant une longue période. Ces ondes atmosphériques ont été actives pendant au moins quatre jours après l’éruption et ont fait trois fois le tour du globe. Les perturbations ionosphériques sont passées au-dessus des États-Unis six fois, d’abord d’ouest en est, puis en sens inverse.
Cette éruption a été extraordinairement puissante et a libéré une énergie équivalente à 1 000 bombes atomiques de Hiroshima. Les scientifiques savent que les éruptions volcaniques te type explosif et les séismes peuvent déclencher une série d’ondes influant sur la pression atmosphérique, y compris des ondes acoustiques, qui peuvent perturber la haute atmosphère à plusieurs centaines de kilomètres au-dessus de l’épicentre. Au-dessus de l’océan, ces ondes peuvent déclencher des vagues de tsunami, et donc des perturbations dans la haute atmosphère. L’impact de l’éruption aux Tonga a surpris les scientifiques, notamment par son étendue géographique et sa durée de plusieurs jours. L’étude de ces ondes a permis de nouvelles découvertes quant à la façon dont les ondes atmosphériques et l’ionosphère sont connectées.
Une nouvelle étude, menée par des chercheurs du MIT Haystack Observatory et de l’Arctic University of Norway, a été publiée le 23 mars 2022 dans la revue Frontiers in Astronomy and Space Sciences. Les auteurs pensent que les perturbations atmosphériques sont un effet des ondes de Lamb ; ces ondes, ainsi appelées d’après le mathématicien Horace Lamb, se déplacent à la vitesse du son sans grande réduction de leur amplitude. Bien qu’elles soient principalement situées près de la surface de la Terre, ces ondes peuvent échanger de l’énergie avec l’ionosphère de manière complexe. La nouvelle étude précise que « la présence dominante des ondes de Lamb a déjà été signalée lors de l’éruption du Krakatau en 1883 et à d’autres occasions. L’étude fournit pour la première fois une preuve substantielle de leurs empreintes de longue durée dans l’ionosphère à l’échelle de la planète. »
Grâce au financement de la National Science Foundation, le Haystack Observatory concentre les observations du réseau GNSS mondial pour étudier quotidiennement des informations importantes depuis 2000. Une forme particulière de météo spatiale, causée par des ondes ionosphériques appelées perturbations ionosphériques itinérantes – Traveling Ionospheric Disturbances (TID) – est souvent favorisée par des processus comprenant des apports soudains d’énergie du soleil, des conditions météorologiques terrestres et des perturbations d’origine humaine.
Selon l’étude, seules les tempêtes solaires intenses sont connues pour produire une propagation de TID dans l’espace pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Les éruptions volcaniques et les séismes ne produisent normalement des perturbations ionosphériques que sur des milliers de kilomètres. En détectant ces importantes perturbations ionosphériques induites dans l’espace par les éruptions sur de très longues distances, les chercheurs ont découvert non seulement la génération d’ondes de Lamb et leur propagation globale sur plusieurs jours, mais aussi un nouveau processus physique fondamental.
Source:Massachusetts Institue of Technology (MIT).

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The recent eruption of Tonga’s Hunga Tonga–Hunga Ha‘apai volcano on January 15th, 2022 was recently confirmed to have causeded large-scale disturbances in the Earth’s atmosphere.

Using data recorded by more than 5,000 Global Navigation Satellite System (GNSS) ground receivers located around the globe, MIT Haystack Observatory scientists and their international partners from the Arctic University of Norway have observed substantial evidence of eruption-generated atmospheric waves and their ionospheric imprints 300 kilometers above the Earth’s surface over an extended period. These atmospheric waves were active for at least four days after the eruption and circled the globe three times. Ionospheric disturbances passed over the United States six times, at first from west to east and later in reverse.

This volcanic event was extraordinarily powerful, releasing energy equivalent to 1,000 Hiroshima atomic bombs. Scientists have known that explosive volcanic eruptions and earthquakes can trigger a series of atmospheric pressure waves, including acoustic waves, that can perturb the upper atmosphere a few hundred kilometers above the epicenter. When over the ocean, they can trigger tsunami waves, and therefore upper-atmospheric disturbances. Results from this Tonga eruption have surprised this international team, particularly in their geographic extent and multiple-day durations. These discoveries ultimately suggest new ways in which the atmospheric waves and the global ionosphere are connected.

A new study, led by researchers at MIT Haystack Observatory and the Arctic University of Norway, was published on March 23rd, 2022 in the journal Frontiers in Astronomy and Space Sciences. The authors believe the disturbances to be an effect of Lamb waves; these waves, named after mathematician Horace Lamb, travel at the speed of sound without much reduction in amplitude. Although they are located predominantly near Earth’s surface, these waves can exchange energy with the ionosphere through complex pathways. As stated in the new study, “prevailing Lamb waves have been reported before as atmospheric responses to the Krakatoa eruption in 1883 and other occasionss. This study provides substantial first evidence of their long-duration imprints up in the global ionosphere.”

Under National Science Foundation support, Haystack has been assembling global GNSS network observations ton a daily basis since 2000. A particular form of space weather, caused by ionospheric waves called traveling ionospheric disturbances (TIDs), are often excited by processes including sudden energy inputs from the sun, terrestrial weather, and human-made disturbances.

According to the study, only severe solar storms are known to produce TID global propagation in space for several hours, if not for days. Volcanic eruptions and earthquakes normally yield ionospheric disturbances only within thousands of kilometers. By detecting these significant eruption-induced ionospheric disturbances in space over very large distances, the researchers found not only generation of Lamb waves and their global propagation over several days, but also a fundamental new physical process.

Source: Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Perturbations ionosphériques itinérantes (TID) après l’éruption des Tonga, mesurées à partir des réseaux GNSS de récepteurs. L’axe horizontal indique le temps ; l’axe vertical indique la distance. Les TID se propagent à la fois vers le nord et vers le sud à partir des Tonga. L’antipode de l’éruption se situe en Afrique du Nord, à environ 21 000 km des Tonga. Les TID ont mis 17 à 18 heures pour atteindre l’antipode et le même temps pour revenir aux Tonga le lendemain. (Source: Hayward Observatory).

Traveling ionospheric disturbances (TID) following the Tonga eruption, as measured from the GNSS networks of receivers. The horizontal axis shows time; the vertical axis shows distance. TIDs are propagating both northward and southward from Tonga. The eruption antipode is in North Africa, approximately 21,000 km away from Tonga. TIDs took 17-18 hours to reach the antipode and the same time to return to Tonga on the next day. (Source: Hayward Observatory).

Eruption phréatomagmatique sur le Taal (Philippines)

Une éruption phréatomagmatique s’est produite sur le Taal (Philippines) à 07h22 (heure locale) le 26 mars 2022). En conséquence, le PHIVOLS a relevé le niveau d’alerte de 2 à 3. L’Institut indique que « cela signifie qu’il y a une intrusion magmatique au niveau du cratère principal qui pourrait entraîner davantage d’éruptions ».

L’événement a été de courte durée et a été suivi d’une activité phréatomagmatique quasi continue qui a généré des panaches montant à 1 500 m au-dessus du cratère, avec des séismes volcaniques et de signaux infrasonores.
Selon le VAAC de Tokyo, les images satellites ont montré des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 3,3 km et dérivant vers l’ouest à 28 km/h.
Le PHIVOLCS recommande fortement l’évacuation Volcano Island et des barangays à haut risque proches du lac en raison du risques de coulées pyroclastiques et de tsunami si des éruptions plus fortes devaient se produire.
Il est rappelé au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ) et que l’entrée sur l’île ainsi que dans les barangays d’Agoncillo et de Laurel est interdite. Toutes les activités sur le lac Taal sont également interdites pour le moment.
Il est conseillé aux pilotes d’éviter de survoler Volcano Island, car les cendres et les projections provenant de possibles explosions et coulées pyroclastique peuvent présenter un danger pour les aéronefs.
Les garde-côtes philippins qui ont procédé aux évacuations indiquent que le volcan s’est calmé depuis l’éruption.
Source : PHIVOLCS.

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A phreatomagmatic eruption occurred at Taal Volcano (Philippines) at 07:22 (local time) on March 26th, 2022). As a consequence, the Philippine Institute of Volcanology and Seismology (PHIVOLS) has raised the alert level from 2 to 3. The Institutes indicates that « this means that there is magmatic intrusion at the Main Crater that may lead to more eruptions, » The eruption was short-lived, followed by a nearly continuous phreatomagmatic activity that generated plumes 1,500 m above the crater, accompanied by volcanic earthquakes and infrasound signals.

According to the Tokyo VAAC, volcanic ash was continuously observed in satellite imagery rising up to 3.3 km and drifting W at 28 km/h.

PHIVOLCS strongly recommends Taal Volcano Island and high-risk barangays close to the lake be evacuated due to the possible hazards of pyroclastic flows and volcanic tsunami if stronger eruptions should occur.

The public is reminded that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ), and entry into the island as well as high-risk barangays of Agoncillo and Laurel must be prohibited. All activities on Taal Lake should not be allowed at this time.

Civil aviation authorities advised pilots to avoid flying over Taal Volcano Island as airborne ash and ballistic fragments from sudden explosions and pyroclastic density currents may pose hazards to aircraft.

The Philippine Coast Guard (PCG), which was evacuating residents from the area, observed that the volcano has calmed down since the eruption.

Source: PHIVOLCS.

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Vue de l’éruption entre 7h22 et 8h59 le 26 mars 2022.

Vue du Taal et de Volcano Island (Source: Wikipedia)

São Jorge (Açores) : Vers une éruption? // Will an eruption occur?

Les dernières informations en provenance des Açores indiquent que la sismicité est toujours intense sur l’île de São Jorge. Le Centre d’information et de surveillance sismo-volcanique des Açores (CIVISA) a relevé le niveau d’alerte de l’activité volcanique à 4 (sur une échelle de 1 à 5), ce qui signifie « possibilité réelle d’éruption ».
Les autorités expliquent qu’il sera peut-être nécessaire d’évacuer l’île partiellement ou en totalité en raison de la forte activité sismique. La Protection Civile des Açores a déjà activé le plan d’urgence régional.
En cas d’éruption imminente, les cloches des paroisses sonneront pour avertir la population. Cette alerte sera suivie d’un plan d’évacuation impliquant les réseaux sociaux et la radio locale. Tous les habitants de São Jorge doivent être en alerte et se tenir prêts à une évacuation imminente. En cas de besoin, des moyens aériens et maritimes seront mobilisés et un camp de soutien militaire est en cours de préparation dans la municipalité de Calheta, .
Il est conseillé aux personnes préparer un sac à dos avec le minimum, à savoir avec des vêtements de rechange, les médicaments et quelques aliments.
La zone entre Velas et Terreiros a été identifiée comme la « plus critique » car c’est là que vivent trois mille personnes. La commune compte environ 5 000 habitants. La population totale de l’île est d’environ 8 400 personnes.
L’île connaît une intense crise sismique depuis le 19 mars 2022, avec plus de 2 000 événements de faible magnitude. Bien que 142 de ces secousses aient été ressenties par la population, il n’y a eu ni décès ni dégâts matériels.
Le gouvernement régional des Açores déconseille de se rendre sur l’île de São Jorge pour le moment. Il est recommandé de reporter les voyages sur l’île et de ne s’y rendre que pour des raisons essentielles.
Sāo Jorge, l’une des neuf îles qui composent les Açores, fait partie du groupe central de l’archipel, qui comprend les destinations touristiques populaires de Faial et Pico, qui sont également volcaniques.
Source : Portuguese American Journal.

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Dernier bulletin du CIVISA (24 mars 2022 à 22h):

Le CIVISA informe qu’une activité sismique significative est enregistrée depuis 16h05 (heure locale) le 19 mars 2022 dans la partie centrale de l’île de São Jorge, plus précisément le long d’une ligne l’ONO- ESE, dans la zone entre Velas et Fajã do Ouvidor.
L’événement le plus puissant s’est produit le 19 mars à 18h41 et avait une magnitude de M 3,3.
Plusieurs secousses ont été ressenties par la population, dont 8 entre 10h00 et 22h00 le 24 mars 2022.

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La situation à Sāo Jorge confirme notre difficulté à prévoir les éruptions, surtout lorsque des zones habitées sont en jeu. Les instruments montrent aux scientifiques qu’une éruption peut se produire, mais il n’y a pas de certitude. En conséquence, les autorités locales doivent recourir au principe de précaution. Mieux vaut évacuer la population plutôt que de faire face à une éventuelle catastrophe humaine.

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Seismicity is still intense on the island of São Jorge and the Azores Seismovolcanic Information and Surveillance Center (CIVISA) has raised the volcanic activity alert level to 4 (on a scale of 1 – 5), which means “real possibility of eruption.”

Authorities say that it may be necessary to evacuate the island partially or in full due to the high seismic activity. The Civil Protection of the Azores has already activated the Regional Emergency Plan.

In case of an impending eruption, the bells of the parishes will warn the island population. The alert will be followed by an evacuation plan involving the social networks and the local radio. All residents of São Jorge must be on alert and prepared for an imminent evacuation. If it becomes needed, air and sea resources have been mobilized, while a military support camp is being prepared, located in the municipality of Calheta, .

People are advised to have their backpack prepared with the minimum, namely with a change of clothes, with their medicines, with some basic food.

The area between Velas and Terreiros has been identified as the “most critical” where three thousand people live. The municipality has about 5,000 inhabitants. The total population of the island is about 8,400 people.

The island has been experiencing a severe seismic crisis since March 19th, 2022, with more than 2,000 earthquakes of low magnitude. Although 142 of these earthquakes were felt by the population, there were no fatalities or damage to property.

The Regional Government of the Azores has advised against travel to São Jorge island at this time. Officials advise that trips to the island should be postponed, and that travel should be undertaken only for essential reasons.

Sāo Jorge, one of nine islands which make up the Azores, is part of the archipelago’s central group, which includes the popular tourist destinations of Faial and Pico, which are also volcanic.

Source: Portuguese American Journal.

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CIVISA’s latest update (March 24th, 2022 – 10 pm) :

CIVISA informs that a significant seismic activity has been recorded since 4:05 p.m. (local time) on March 19th, 2022 in the central part of the island of São Jorge, more precisely along a line WNW-ESE, in the area between Velas and Fajã do Ouvidor. The strongest event occurred on March 19th at 6:41 p.m. and had a magnitude of M 3.3. Several tremors were felt by the population, including 8 events between 10 a.m. and 10 p.m. on March 24th, 2022.

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The situation at Sāo Jorge is another evidence of the difficulty to predict eruptions when populated areas are at stake. Instruments show scientists that an eruption may happen, but not for sure. As a consequence, local authorities have to resort to the precaution principle. They’d rather evacuation the population than gface a possible human disaster.

 La sismicité à São Jorge (Source : CIVISA)