Peu de glace de mer en Arctique…et en Antarctique ! // Little sea ice in the Arctic and in Antarctica !

drapeau-francaisAlors que les températures extrêmement élevées continuent à être enregistrées dans l’Arctique (voir ma dernière note sur cette région), la glace de mer, un indicateur clé de l’état général de l’Arctique, réagit à cette hausse du thermomètre. Les glaciologues n’en croient pas leurs yeux: selon les données du National Snow and Ice Data Center, le 19 novembre 2016 l’étendue de la glace de mer dans l’Arctique était inférieure de presque un million de kilomètres carrés à ce qu’elle était ce même jour en 2012, année du précédent record. Le phénomène se passe dans une période de l’année où la glace est censée envahir l’Océan Arctique. Au lieu de cela, la glace n’avance pas et elle avait même tendance à reculer ces derniers temps. La glace de mer est arrivée très tard à Barrow, sur la côte nord de l’Alaska, et la mer est loin d’être complètement recouverte (voir capture d’écran de la webcam ci-dessous).
Comme si les données de l’Arctique ne suffisaient pas, dans le même temps, la glace autour de l’Antarctique bat elle aussi des records de faiblesse. Son étendue le 19 novembre 2016 a également représenté un record pour cette période de l’année, en prenant en compte des relevés qui remontent à 1979.
Le recul de la glace de mer en Antarctique est particulièrement déconcertant ; en effet, il y a seulement quelques années, on se demandait pourquoi la glace antarctique atteignait des records d’étendue, et non des creux historiques comme dans l’Arctique, et pourquoi cela se produisait alors que les glaciers du continent antarctique perdaient une masse considérable.
Alors que les scientifiques tentent toujours de comprendre le système de glace de mer de l’Antarctique, une étude assez déconcertante, publiée au début de l’année 2016, liait l’expansion récente de la glace de mer dans la région au comportement de l’Océan Pacifique tropical. L’étude s’attardait sur un cycle du système climatique appelé Oscillation Décennale du Pacifique qui serait lié à une pause ou un ralentissement du réchauffement climatique au milieu des années 2000. Cependant, cette configuration du Pacifique tropical s’est modifiée depuis, ce qui peut expliquer la perte de glace de mer autour de l’Antarctique.
Les scientifiques ont du mal à comprendre ce qui se passe actuellement dans l’Arctique ou l’Antarctique. Il est possible que le niveau actuel de la glace de mer ait atteint son point le plus cas, peut-être dans le sillage du phénomène El Niño de 2015-2016, et que les conditions redeviennent normales quand l’effet El Niño s’estompera. .
Cependant, il est clair que notre planète subit des changements spectaculaires et que si rien n’est fait pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, il faudra s’attendre à de nouveaux changements en Arctique et Antarctique, avec le risque de rupture du bel équilibre qui existait jusqu’à présent sur notre planète.
Adapté de l’Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisAs extraordinarily warm temperatures continue in the Arctic (see my previous post about the region), Arctic sea ice, a key indicator of the overall state of this system, seems to be responding in kind. Glaciologists say it is kind of unbelievable: According to data from the National Snow and Ice Data Center, on November 19th, the extent of Arctic sea ice was nearly one million square kilometres lower than it was on that date during the prior record low year of 2012.This is happening in a time of year when ice is supposed to be spreading across the polar ocean; yet instead, it is flat or even declining a little lately. Sea ice arrived very late in Barrow, on the northern shore of Alaska and, even so, the sea is far from completely frozen (see screenshot of the webcam below).

As if the Arctic data isn’t enough, at the very same time, ice around Antarctica is also pushing surprising new lows. Antarctic sea ice extent on November19th also represented a record low for this time of year, taking into account date that goes back to 1979.

The Antarctic sea ice decline is particularly bewildering because just a few years ago, the debate was instead over why floating Antarctic sea ice was pushing record highs, not record lows – and why this was happening even as the continent’s glaciers were losing considerable mass.

While scientists are still trying to understand all aspects of the Antarctic sea ice system, one intriguing study published earlier this year linked a recent sea ice expansion in the region to behaviour in the tropical Pacific Ocean. It focused specifically on a cycle in the climate system called the Interdecadal Pacific Oscillation or IPO, that was also connected to a global warming « pause » or slowdown in the mid-2000s. However, that tropical Pacific pattern has since shifted, which may be contributing to sea ice losses around the Antarctic.

We don’t know all the causes of what’s currently happening in either the Arctic or Antarctic. It’s certainly possible that the lows we’re seeing now are an extreme, perhaps tied to the aftermath of the powerful 2015-2016 El Nino, and conditions will soon push more back towards the range of what’s normal as that event continues to fade.

However, it is clear our planet is undergoing dramatic changes and that if nothing is done to curb the emissions of greenhouse gases we should expect more changes at the poles which are likely to break the balance that has existed up to now.

Adapted from Alaska Dispatch News.

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Hier vers midi, la webcam montrait très peu de glace de mer à Barrow (Alaska)

La Mer de Ross (Antarctique) bientôt un sanctuaire marin // The Ross Sea (Antarctica) to become a marine sanctuary

drapeau-francaisAprès cinq ans de négociations, les vingt-quatre Etats qui siègent avec l’Union européenne dans la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) ont annoncé à Hobart (Australie), le vendredi 28 octobre, la création d’une très vaste aire maritime protégée (AMP) dans la mer de Ross

Proposée par les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande, cette zone couvre 1,57 million de kilomètres carrés, dont 1,12 million totalement protégés, où tout prélèvement, la pêche notamment, sera interdit. C’est le plus grand sanctuaire marin du monde.

Pour parvenir à cet accord historique, les membres de la CCAMLR ont dû vaincre les réticences du gouvernement chinois, ce qui fut fait en 2015, puis celles des Russes lors de cette session. Cette AMP a une durée limitée à trente-cinq ans.

L’Antarctic Ocean Alliance (AOA), une coalition d’une vingtaine d’ONG, se réjouit sans réserve d’une avancée qu’elle attendait avec optimisme. Il s’agit en effet d’une avancée, mais d’autres projets de sanctuaires au sud du 60e parallèle ont été repoussés à plus tard. La France et l’Australie proposent depuis plusieurs années de créer une autre vaste AMP dans l’est de l’Antarctique, tandis que l’Allemagne et les Etats-Unis en défendent une troisième dans la mer de Weddell. A elles trois, ces aires couvriraient 4,8 millions de km² et pourraient représenter un solide maillage de l’océan Austral, actuellement bien moins protégé que le continent Antarctique.

L’extrême sud n’est plus épargné, on y trouve désormais des polluants persistants, des particules de plastique. Avec 7 000 scientifiques et 33 000 touristes par an, l’augmentation du nombre de visiteurs constitue une nouvelle menace. Plusieurs espèces de manchots sont classées comme quasi menacées, tandis que leur nourriture principale, le krill, est elle-même à la fois victime du réchauffement climatique et de la convoitise des pêcheurs.

La légine, dont il existe deux espèces dans les profondeurs des eaux froides, constitue l’autre dossier emblématique de la commission d’Hobart. Qualifié d’or blanc, ce gros prédateur est à la mode dans les restaurants chics, de New York et Tokyo surtout. A 40 euros le kilo au moins, il est l’un des poissons les plus chers et suscite du braconnage.

Pour une ONG comme le WWF, lutter contre la pêche illégale ne suffit pas. Il est nécessaire d’établir des aires protégées qui peuvent permettre aux écosystèmes d’affronter le changement climatique avec plus de ressources afin d’être en mesure de s’y adapter

Ce discours semble être entendu au ministère français de l’environnement. Dans la partie de l’Antarctique qui est sous juridiction française, Ségolène Royal souhaite établir rapidement une importante AMP en étendant la réserve autour des îles Kerguelen, Crozet, Saint-Paul et Amsterdam. La ministre de l’environnement a décidé d’en faire une vaste aire réglementée de 581 000 km² (dont 120 000 km² en protection renforcée), quoique morcelée en plusieurs parties.

Source : Presse internationale.

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drapeau-anglaisAfter five years of negotiations, the twenty-four states sitting with the European Union in the Commission for the Conservation Antarctic Marine Living Resources (CCAMLR) announced in Hobart (Australia), on Friday 28 October, the creation of a vast marine park area (MPA), in the Ross sea
Proposed by the United States and New Zealand, the area covers 1.57 million square kilometers, 1.12 million fully protected, where any sampling, including fishing, will be banned. This is the largest marine sanctuary in the world.
To reach this historic agreement, CCAMLR members had to overcome the reluctance of the Chinese government, which was done in 2015, and the opposition of the Russians at that session. The AMP has a limited time of thirty-five years.
The Antarctic Ocean Alliance (AOA), a coalition of twenty NGOs, wholeheartedly welcomes this advance it was waiting for with optimism. This is an advance indeed, but other projects of santuaries south of the 60th parallel were postponed. France and Australia have proposed for several years to create another large MPA in East Antarctica, while Germany and the United States are defending a third in the Weddell Sea. Together, these three areas would cover 4.8 million square kilometers and could represent a solid mesh of the Southern Ocean, now less protected than the Antarctic continent.
The extreme south is not spared, and now includes persistent pollutants and plastic particles. With 7,000 scientists and 33,000 tourists a year, the increasing number of visitors represents a new threat. Several species of penguins are classified as nearly threatened, while their main food source, krill, is itself both a victim of global warming and the envy of the fishermen.
Toothfish, with two species in the deep cold waters, is another emblematic case of the Hobart commission. A kind of white gold, this large predator is fashionable in chic restaurants, especially in New York and Tokyo. At 40 euros a kilo at least, it is one of the most expensive fish and has to face poaching.
For NGOs such as WWF, fighting against illegal fishing is not enough. It is necessary to establish protected areas that can allow ecosystems to face climate change with more resources in order to be able to adapt
This appraoch seems to be heard at the French Ministry of Environment. In the part of Antarctica which is under French jurisdiction, Segolene Royal wants to quickly establish a significant GPA by extending the reserve around Kerguelen, Crozet, Saint-Paul and Amsterdam. The Environment Minister has decided to set up a large regulated area of 581,000 km² (120,000 km² with high protection), though fragmented into several parts.
Source: International press.

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Vue de l’Antarctique sud, avec la Mer de Ross et le volcan Erebus à proximité.

Source : Encyclopédie Larousse en ligne.

 

« Avant le déluge » // « Before the flood »

drapeau-francaisA quelques jours de l’élection présidentielle américaine, on peut visionner en ce moment, avec plusieurs rediffusions, un documentaire intitulé « Avant le déluge », « Before the flood » dans la version anglaise. Disponible gratuitement jusqu’au 5 novembre, en 45 langues sur les comptes YouTube et Dailymotion de la chaîne National Geographic, le film montre  Leonardo DiCaprio partant enquêter aux quatre coins du monde à la recherche de solutions contre le réchauffement climatique. L’acteur rencontre des scientifiques, des chefs d’État et des personnalités de renom tels que Barack Obama, Ban Ki-moon ou le Pape François. Il ne fait aucun doute que la date de la diffusion n’est pas un hasard et que le film se veut un plaidoyer anti-Donald Trump dont on connaît le mépris pour l’écologie.

Personnellement, j’ai trouvé le film intéressant, même si je n’ai pas été séduit par Leonardo DiCaprio dont j’apprécie par ailleurs le talent d’acteur. Certes, il rencontre de nombreuses personnes dont les témoignages sont précieux, mais son apparence bcbg, ses vêtements de marque (dont les logos sont un peu trop visibles) donnent plus l’image des tribulations d’un enfant gâté que celle d’un militant environnementaliste. C’est un acteur talentueux et ce talent occulte quelque peu la cause qu’il défend.

Cela dit, le documentaire met bien en valeur les menaces qui accablent notre planète, que ce soient les sables bitumineux de l’Alberta canadien ou la culture extensive des palmiers à huile en Indonésie et la déforestation qu’elle entraîne. Certains témoignages sont particulièrement percutants, comme celui – essentiel à mes yeux – du Dr Michael Mann de l’Université de Pennsylvanie qui ne cesse de dénoncer les lobbies industriels (Koch Industries en particulier) aux Etats-Unis et leurs liens avec le Parti Républicain.

Globalement, « Avant le déluge » est un bon documentaire.

Voici l’un des sites permettant de le regarder :

http://television.telerama.fr/television/regardez-avant-le-deluge-le-documentaire-sur-le-climat-produit-par-leonardo-dicaprio,149351.php

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drapeau-anglaisA few days before the US presidential election, we can see right now, with several reruns, a documentary entitled « Before the flood ».  Available for free until November 5th, in 45 languages, on  the YouTube and Dailymotion accounts of the National Geographic Channel, the film shows Leonardo DiCaprio investigating around the world in search of solutions against global warming. The actor has met scientists, heads of state and renowned personalities such as Barack Obama, Ban Ki-moon and Pope Francis. There is no doubt that the date of the distribution was not chosen at random and that the film is definitely against Donald Trump whose contempt for ecology has been known for a long time.
Personally, I found the film interesting, although I have not been seduced by Leonardo DeCaprio I appreciate as an actor. Certainly, he met many people whose testimonies are valuable, but his stylish appearance, his clothes (whose brands are a little too visible) rather give the image of the tribulations of a spoiled child than that of a committed environmentalist. He is a talented player and this talent erases a bit the cause he is defending.
Anyway, the documentary brings into focus the threats that plague our planet, whether the oil sands of Alberta in Canada, or the extensive cultivation of oil palms in Indonesia with the deforestation it causes. Some testimonies are particularly impactful, like the one – essential to me – of Dr. Michael Mann of the University of Pennsylvania who repeatedly denounced the industrial lobbies (particularly Koch Industries) in the United States and their ties to the Republican Party.
Overall, « Before the Flood » is a good documentary.
Here is one of the sites with a link to watch it:
http://television.telerama.fr/television/regardez-avant-le-deluge-le-documentaire-sur-le-climat-produit-par-leonardo-dicaprio,149351.php

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Il est grand temps d’agir car, dans les régions polaires, la glace continue de fondre. Comme l’explique l’un des intervenants dans le film, les conséquences d’un Arctique dépourvu de glace seraient terribles. (Photo: C. Grandpey)

Etude sur la fonte des glaciers antarctiques // Study about the melting of Antarctica’s glaciers

drapeau-francaisDans des notes précédentes (décembre 2015 et avril 2016), j’ai expliqué que les glaciers de l’Antarctique fondent eux aussi. J’ai donné les exemples des glaciers Thwaites et Pine Island qui sont parmi ceux qui fondent le plus vite sur notre planète. Dans une étude récente, des chercheurs américains de l’Institut de Technologie de Californie avancent une hypothèse selon laquelle une arrivée d’eau plus chaude contribuerait à faire réduire l’épaisseur de certaines plates-formes glaciaires de l’Antarctique Occidental, ce qui entraînerait le recul rapide des glaciers.
En utilisant les données recueillies par l’Opération IceBridge de la NASA, avec un avion pour survoler les pôles, les scientifiques ont étudié la fonte des glaciers Smith, Pope et Kohler (voir la carte ci-dessous). Ils ont découvert que la glace avait fondu sur plusieurs centaines de mètres d’épaisseur entre 2002 et 2009, ce qui confirme l’hypothèse que, dans le milieu des années 2000, la baie de la Mer d’Amundsen dans l’Antarctique Occidental a été envahie par de l’eau plus chaude.
Les chercheurs expliquent que les plates-formes glaciaires sont d’épaisses et vastes étendues de glace qui avancent dans la mer. De l’eau plus chaude peut pénétrer dans des fractures ouvertes à la base d’une plate-forme, entraînant son érosion par le bas. Cela peut avoir un effet domino si l’eau pénètre dans la zone où la glace quitte son support terrestre et commence à flotter dans l’eau. Si cette zone absorbe de l’eau chaude, le contact entre le substratum rocheux et le glacier est affaibli et le glacier recule rapidement.
Jusqu’à présent, on ne savait pas quelle quantité de glace disparaissait de cette façon. Grâce aux équipements à bord des avions de la NASA qui balayent les étendues de glace, les chercheurs ont conclu que des trois glaciers étudiés, le Smith était celui qui avait le plus souffert, avec un recul de 70 mètres et une perte d’épaisseur de près de 500 mètres chaque année.
L’eau de mer relativement chaude qui provoque la fonte de la glace de ces glaciers a pour nom Eau Profonde Circumpolaire – Circumpolar Deep Water (CDW). C’est un mélange de tous les océans du monde et elle se déplace à travers un plateau continental à une profondeur de plus de 300 mètres. A partir de 2009 et jusqu’en 2014, les chercheurs indiquent que l’afflux d’eau chaude a été moins important, ce qui a ralenti le recul des glaciers Kohler et Pope. Mais c’était trop tard. La glace qui se trouve dans la zone entre la mer et le substratum rocheux avait déjà formé une cavité profonde, de sorte que la fonte se poursuit aujourd’hui.
Les résultats de cette étude seront utilisés pour développer un modèle qui pourrait simuler les processus au point de contact de la glace avec l’océan, afin de mieux comprendre comment les plates-formes glaciaires évoluent et prévoir leur fonte dans les années à venir.
Source: Cosmos Magazine.

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drapeau-anglaisIn previous notes (December 2015 and April 2016), I explained that glaciers in Antarctica re melting too. I gave the examples of the Thwaites and Pine Island glaciers which are among the world’s fastest melting glaciers. In a recent study, US researchers from the California Institute of Technology suggest an influx of warm water thinned some of West Antarctica’s ice shelves, leading to the rapid retreat of the glaciers.

Using data collected by NASA’s Operation Icebridge – which sends aircraft to fly over the poles, the scientists studied the melting from the Smith, Pope and Kohler Glaciers (see map below). They found hundreds of metres of the glacial ice melted between 2002 and 2009, supporting the hypothesis that in the mid-2000s, the West Antarctica’s Amundsen Sea bay was flooded with warm water.

The researchers explain that ice shelves are thick, vast swathes of ice that poke out from the land and into the sea. But warm water can squeeze into ice shelf cracks, eroding them from the bottom up. This can have a domino effect if the water penetrates the grounding line, which is the zone where land ice starts to float in water. If the grounding line takes in warm water, contact between bedrock and glacier ice is weakened and glaciers retreat rapidly.

Until now, no one knew just how much ice was lost this way. With NASA aircraft scanning the icy plains, the researchers measured that Smith glacier suffered the most of the three, with as much as 70 metres in length and almost 500 metres in thickness of solid ice disappearing each year.

The relatively warm, salty water that causes the melting of glacier ice is called Circumpolar Deep Water. It’s a blend of the world’s oceans and travels across a continental shelf at a depth of more than 300 metres. From 2009 until 2014, the researchers indicate the warm water eased up and slowed Kohler and Pope’s retreat. But it might have been too late. The ice at the grounding line had already formed a deep cavity, so that melting continues today.

The results from this study will be used to develop a model that would simulate the processes at the ice-ocean connection point, to better understand how ice shelves evolve and help predict future melting.

Source: Cosmos Magazine.

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Vitesse d’écoulement (« Velocity »)des glaciers cartographiée grâce au satellite Earth Observatory de la NASA. Comme indiqué dans le texte, entre 2002 et 2009, le glacier Smith a reculé de 70 mètres par an et perdu quelque 500 mètres d’épaisseur.