Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Les Islandais attendent toujours une éventuelle éruption sur la péninsule de Reykjanes. L’activité sismique est toujours importante. On a enregistré un séisme de M 5.0 à 00h46 le 9 novembre 2023. Cette sismicité reste à la 4-5 km de profondeur. Les données satellitaires confirment que le soulèvement du sol se poursuit autour du mont Þorbjörn. L’accumulation de magma reste à une profondeur d’environ 5 km dans une zone au nord-ouest du Þorbjörn. Si on considère que le 27 octobre 2023 est le début de l’inflation, on remarque que le phénomène a été assez constant. Le Met Office dit qu’il est probable que l’activité sismique se poursuivra avec des hauts et des bas, en parallèle avec l’accumulation de magma.
Plusieurs mesures de prévention ont été décidées à Grindavik et autour de la centrale électrique de Svartsengi. Elles sont décrites à cette adresse :
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/11/07/lislande-toujours-dans-lattente-dune-eruption-iceland-still-waiting-for-an-eruption/

Le Blue Lagoon a finalement annoncé sa fermeture pour une semaine en raison des inquiétudes suscitées par l’activité sismique dans la région et le risque potentiel d’éruption. Le célèbre site restera fermé jusqu’au 16 novembre 2023, date à laquelle des décisions seront prises pour décider de l’avenir. .

 

Carte montrant l’orientation de la sismicité autour du Mt Þorbjörn et de la centrale de Svartsengi (Source: IMO)

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Le 2 novembre 2023, l’AVO m’a envoyé un message indiquant que l’activité s’était intensifiée sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska), et que le volcan était susceptible d’entrer en éruption. En raison de cette hausse de l’activité, la couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été relevés à Orange et Watch (Vigilance).
Un autre message faisait état d’une éruption explosive le 3 novembre. Des cendres ont été observées dans les données satellite à une altitude de 6 000 m au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique sont restés inchangés.

Source: AVO

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Le 1er novembre 2023, les militaires en poste sur l’île d’Iwoto – historiquement connue sous le nom d’Iwo Jima (Japon) – ont assisté à la naissance d’une nouvelle île suite à une intense activité sismique.
L’éruption qui a créé la nouvelle île s’est produite à partir d’une bouche située à environ 1 km au large de la côte sud-est d’Iwo Jima. Lors d’un survol le 30 octobre, des observateurs avaient enregistré des explosions toutes les quelques minutes ; elles éjectaient des matériaux sombres à une vingtaine de mètres au-dessus de la surface de l’océan. L’accumulation de ces matériaux a édifié une île de couleur noire et de la pierre ponce flottait autour de l’île.
Une image satellite acquise par Sentinel-2 le 2 novembre montre que l’île mesure environ 230 m de long et 200 m de large.
La création de l’île suit un processus géologique dans la région. En effet, l’île d’Iwoto elle-même a connu une élévation de son altitude attribuée à l’activité volcanique continue. Déjà en juin 2023, des pierres ponces, probablement issues de la même activité volcanique, ont été observées à la surface de l’océan à proximité de l’île.
Source ; Agence météorologique japonaise.

 

Vue de la nouvelle île au large de la côte d’Iwo Jima (Crédit photo : Japan Maritime Self-Defence Force)

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Comme je l’ai écrit précédemment, une puissante éruption a commencé sur le Klyuchevskoy (Kamchatka) le 31 octobre 2023, incitant le KVERT à élever au Rouge la couleur de l’alerte aérienne. Les panaches de cendres se sont élevés jusqu’à 14 km d’altitude. Des fontaines de lave s’élevaient jusqu’à 1 km au-dessus du sommet et alimentaient des coulées de lave qui descendaient plusieurs ravines sur les flancs SE, S et Ouest. Selon des articles de presse, les panaches de cendres ont provoqué des annulations et des perturbations de vols dans les Aléoutiennes, en Colombie-Britannique et le long des routes aériennes reliant les États-Unis au Japon et à la Corée du Sud.
L’activité a commencé à décliner le 1er novembre ; le 2 novembre les panaches de cendres ne montaient qu’à 6,5 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à Orange. L’activité éruptive au sommet s’est poursuivie les 3 et 4 novembre, avec des panaches de cendres qui se sont élevés jusqu’à 5,5 km d’altitude. L’éruption avait cessé le 5 novembre.
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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Au Pérou, l’activité éruptive est stable sur le Sabancaya et l’Ubinas. Si le niveau d’alerte volcanique est maintenu à l’Orange pour le Sabancaya, il a été abaissé à la couleur Jaune pour l’Ubinas.

Source : IGP.

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Il n’y a actuellement aucune activité éruptive sur le Kilauea (Hawaii). L’activité observée ces dernières semaines a diminué, avec une baisse de la sismicité qui avait été enregistrée en association avec un événement intrusif débuté début octobre. L’inflation sommitale a également considérablement diminué. Cependant, selon le HVO, une reprise de l’activité éruptive ne saurait être exclue dans les semaines ou les mois à venir. Aucune activité particulière n’a été observée sur la zone du rift est du Kilauea ou sur la zone du rift sud-ouest.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here some news of volcanic activity around the world :

Icelanders are still waiting for a possible eruption on the Reykjanes Peninsula. Seismic activity is still significant, with an M 5.0 event recorded at 00:46 on November 9th, 2023. It remains at the same depth as before. Satellite data confirms that uplift continues around Þorbjörn. Magma accumulation continues at a depth of around 5 km in the area NW of Þorbjörn. If October 27th is considered the starting day of the inflation event, the rate of uplift has been fairly constant. IMO says it is likely that seismic activity will continue, and be episodic in intensity, while magma accumulation is ongoing.

Several prevention measures have been decided in Grindavik and around the Svartsengi power station. They are described at this address :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/11/07/lislande-toujours-dans-lattente-dune-eruption-iceland-still-waiting-for-an-eruption/

The Blue Lagoon has finally announced it was closing for one week amid rising concerns over the seismic activity in the area and the potential risk of an eruption. The popular tourist destination will remain closed until November 16th, 2023 when decisions will be taken to decide about the future. .

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On November 2nd, 2023, AVO sent me a message indicating that the level of unrest had increased at Shishaldin (Aleutians / Alaska), and that the volcano wass likely erupting. Due to the increase in activity, the Aviation Color Code and Volcano Alert Level were raised to Orange and Watch.

Another messagze warned that an explosive eruption on November 3rd. Ash was observed in satellite data at an altitude 6,000 m above sea level. The Aviation Color Code and Alert Level remained unchanged.

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On November 1st, 2023, military personnel located on Iwoto Island – historically known as Iwo Jima (Japan) – witnessed the birth of a new island following intense seismic activity.

The eruption that created the new island occurred at a vent about 1 km off the soutn-eastern coast of the island. During an overflight on October 30th, observers had recorded explosions every few minutes that ejected dark material about 20 meters above the surface of the ocean. Ejecta from the vent built a black-colored island and floating pumice was present around the island.

A satellite image acquired by Sentinel-2 on November 2nd shows the island is approximately 230 m long and 200 m wide:

The creation of the island follows a pattern of geological change in the region, as Iwoto island itself has been experiencing a rise in elevation attributed to ongoing volcanic activity. Earlier in June, pumice stones, believed to be from the same volcanic activity, were found floating in the waters near the island.

Source ; Japan Meteorological Agency.

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In Peru, eruptive activity is table on Sabancaya and Ubinas volcanoes. The alert level remains at Orange for Sabancaya but it has been lowered to Yellow for Ubinas.

Source : IGP.

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There is currently no eruption at Kilauea (Hawaii). The activity observed in the past weeks has diminished, with a decrease in seismicity, in association with an intrusive event that began in early October. The rate of uplift at the summit of the volcano has also lessened significantly. However, a new outbreak of eruptive activity is still possible in the coming weeks or months. No unusual activity has been noted along Kilauea’s East Rift Zone or the Southwest Rift Zone.

Source : HVO.

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As I put it before, an intense eruption began at Klyuchevskoy (Kamchatka) on October 31st, 2023, , prompting KVERT to raise the Aviation Color Code to Red. Ash plumes rose as high as 14 km a.s.l. Lava fountains rose as high has 1 km above the summit and fed lava flows that descended several drainages on the SE, S, and W flanks. According to news articles the ash plumes caused some flight cancellations and disruptions in the Aleutians, British Columbia, and along flight paths connecting the Unites States to Japan and South Korea.
Activity began to decline on 1 November and on 2 November ash plumes were rising only as high as 6.5 km a.s.l. The Aviation Color Code was lowered to Orange. Eruptive activity at the summit continued during 3-4 November, producing ash plumes that rose as high as 5.5 km a.s.l. The eruption had ceased by 5 November.

Source : KVERT.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Nous allons droit dans le mur !

Suite aux trois notes que j’ai diffusées le 8 novembre 2023, un fidèle lecteur de mon blog m’a adressé un commentaire qui me semble très intéressant et qui rejoint en grande partie les craintes que j’exprime depuis plusieurs années. Vous trouverez l’intégralité du texte sous l’onglet « Commentaires « dans la colonne de gauche du blog.

D’emblée, cette personne me dit qu’elle est encore plus pessimiste que moi ! Et d’ajouter : « Je souhaiterais que l’on présente certains points du problème différemment : la planète « Terre » N’EST PAS en danger, elle continuera à tourner : c’est la survie de nos petits enfants, celle de l’espèce humaine qui est en cause ! Ce n’est pas la planète qu’il faut sauver, mais c’est « nous » qui sommes en danger, c’est « nous » qu’il faut sauver !

– Le comportement de l’espèce humaine est-il suicidaire ?
Hélas oui ! Au rythme actuel de dégradation, la Terre sera inhabitable non pas dans quelques siècles mais dans quelques décennies ! …inhabitable surtout à cause de la montée des températures ! Plus tard, ce sera à cause de la disparition de nombreux territoires sous la montée des eaux.

– Une solution à la mode « Elysium » ?
Juste pour une poignée de politiciens et de richissimes terriens ! …rien à voir avec la survie de l’espèce humaine…

– Une « planète B » pour la survie de l’espèce humaine ?
Même pas dans les rêves les plus fous : pas de planète habitable à portée de vaisseau spatial, le temps manquera pour modifier ce qu’on a « sous la main », et quant à y transporter des milliards d’individus…

Ce dont il faut bien prendre conscience, c’est qu’actuellement, même si l’humanité entière CESSAIT brusquement et TOTALEMENT ses émissions de gaz à effet de serre, non seulement la TEMPÉRATURE de la Terre ne baisserait pas, mais CONTINUERAIT DE S’ÉLEVER pendant plusieurs décennies ! Car pour caricaturer, ce ne sont pas les gaz à effet de serre que nous émettons aujourd’hui qui font monter la température, mais ceux qui sont DÉJÀ dans l’atmosphère : ceux que nous émettons ne font qu’aggraver la situation ! Il faudrait donc faire baisser, très significativement et le plus vite possible, la quantité de CO2 dans l’atmosphère, ce qui paraît actuellement utopique !!!

La teneur atmosphérique en CO2 joue en effet le rôle d’un immense thermostat ; actuellement, il est « réglé » sur une valeur « consigne » que je n’ose même pas imaginer : si rien ne change il faudrait bien une dizaine de degrés supplémentaires pour que l’énergie évacuée par rayonnement égale celle que la Terre accumule ; donc, tant qu’on ne baissera pas l’aiguille du thermostat (c’est-à-dire la teneur en CO2), la température continuera à monter vers la nouvelle valeur de « consigne » !! La nature est certes capable d’absorber du CO2, mais à un rythme très modeste, qui de surcroît diminue quand la température est plus élevée !! Le retour vers les anciennes températures n’est donc pas pour demain, quoi qu’il arrive !

Et il y a une véritable urgence, car l’aggravation est de plus en plus rapide. En effet, une différence inquiétante par rapport aux thermostats classiques (sauf les plus récents) équipant nos logements est la suivante : alors que la puissance de chauffe dans un logement reste constante quand le thermostat est réglé sur une consigne de chauffe quelconque (chauffage à pleine puissance de l’installation, jusqu’à ce que la température de consigne soit atteinte, puis arrêt total), dans notre atmosphère au contraire, plus il y a de CO2, plus l’effet de serre est intense, et donc tout se passe comme si, quand l’aiguille du thermostat est réglée plus haut, la puissance de chauffe est plus importante ! (rappelons-nous : dans les années 1970 le réchauffement était LENT, à peine perceptible …et contesté, alors qu’actuellement, il est de plus en plus RAPIDE !!!)

Ce qui aggrave la situation, également, ce sont les phénomènes liés à des boucles de rétroaction, comme par exemple :

– albédo : quand la glace des pôles fond, l’eau qui en résulte absorbe plus facilement la chaleur et contribue à la fonte de la glace…
– ou encore, les glaciers, clairs, absorbent beaucoup moins de chaleur que la roche nue, plus sombre, quand ils ont fondu…
– dissolution du CO2 : quand l’eau des océans s’échauffe, elle absorbe de moins en moins de CO2, ce qui accentue le réchauffement…

En fait, la Nature n’a même pas besoin de prédateurs pour rétablir ses équilibres : sa patience est l’une de ses meilleures armes ; il lui suffit d’attendre, et pour ce qui « nous » concerne, elle n’aura même pas à attendre longtemps, puisque « nous » faisons tout ce qu’il faut pour abréger notre séjour !

Je suis très pessimiste, et le comportement de nos dirigeants n’incite guère à l’optimisme ! »

Le glacier du Rhône à l’agonie (Photo: C. Grandpey)

Un super volcan sur Pluton // A super volcano on Pluto

Dans une note rédigée le 9 avril 2022, j’expliquais que le 14 juillet 2015, les données fournies par la sonde spatiale New Horizons de la NASA laissaient supposer la présence de cryovolcanisme sur Pluton, une planète naine de la ceinture de Kuiper, une région de forme circulaire au-delà de l’orbite de Neptune. Les scientifiques de la NASA avaient détecté un cryovolcan présumé de la taille du Mauna Loa et baptisé Wright Mons, et affirmé que « ce serait le plus grand édifice de ce type découvert dans le système solaire externe. » Depuis cette époque, un autre cryovolcan, Piccard Mons a été découvert sur Pluton.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/04/09/le-cryovolcanisme-sur-pluton-plutos-cryovolcanism/

Aujourd’hui, nous apprenons que Pluton pourrait avoir à sa surface un super volcan de glace de la taille de Yellowstone. Le volcan qui vient d’être découvert et a été baptisé Kiladze Caldera, était à l’origine identifié comme un simple cratère au vu des images capturées par la mission New Horizons. Après avoir réexaminé les données, les scientifiques pensent aujourd’hui que la caldeira de Kiladze est entrée en éruption à plusieurs reprises au cours de son histoire et a émis environ « un millier de kilomètres de cryolave » lors de chacune de ses plus grandes éruptions. Les chercheurs ont rédigé leurs observations dans une étude parue dans la revue Icarus.
Les chercheurs disposaient de nombreuses preuves montrant que Kiladze était plus qu’un simple cratère d’impact. Par exemple, il était entouré de glace d’eau et niché entre des failles et d’autres caractéristiques tectoniques.
La vérité sur Kiladze est apparue lorsque l’équipe scientifique a découvert des traces d’ammoniac mélangé à la glace d’eau autour de la caldeira. L’ammoniac abaisse le point de congélation de l’eau, ce qui permet éventuellement à l’eau de s’écouler sous forme de lave cryogénique liquide.
Le fait que Kiladze soit entouré de glace d’eau laisse également supposer qu’il est assez jeune, ou du moins qu’il est entré en éruption assez récemment, ce terme étant pris à l’échelle géologique. Au fil du temps, la glace d’eau a été recouverte par d’autres matériaux, et une zone qui n’a pas été recouverte est donc forcément plus jeune. Les chercheurs estiment que la caldeira de Kiladze et ses environs n’est âgée que de quelques millions d’années.
La grande question est de savoir d’où vient l’eau. Pluton possédait autrefois un océan interne. C’était une époque où la planète naine montrait une certaine chaleur suite aux collisions qui ont conduit à sa naissance. Il se pourrait que la chaleur résiduelle au cœur de la planète maintienne aujourd’hui cet océan liquide, avec l’ajout de produits chimiques résistants au gel comme l’ammoniac, et cet océan émergerait occasionnellement par le biais des cryovolcans comme la Kiladze Caldera. Une autre hypothèse est que cet océan se soit transformé en glace il y a longtemps, mais que de petites poches d’eau subsistent et alimentent des structures comme Kiladze.
Source  : Live Science via Yahoo Actualités.

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In a post written on April 9th, 2022, I explained that on July 14th, 2015, data provided by NASA’s New Horizons spacecraft suggested the presence of cryovolcanism.on Pluto, a dwarf planet in the Kuiper Belt, a donut-shaped region of icy bodies beyond the orbit of Neptune. NASA scientists had detected a suspected Mauna Loa-size cryovolcano called Wright Mons, saying « it would be the largest such feature discovered in the outer solar system.» It should be noted that Piccard Mons was another cryovolcano later discovered on Pluto.

Today, we learn Pluto may have a super ice volcano on its surface the size of Yellowstone. The newly discovered volcano, Kiladze Caldera, was originally pegged as a crater via images captured by NASA’s New Horizons mission. After taking a second look at the data, scientists now think Kiladze Caldera has erupted multiple times over its history, spewing around « a thousand kilometers of cryo-lava » in each of its largest eruptions. The researchers wrote their observations in a study submitted to the journal Icarus.

Researchers had plenty of evidence to suspect Kiladze was more than a common impact crater. For instance, it was surrounded by water ice and nestled between faults and other tectonic features.

The real truth came when the scientific team found evidence of ammonia mixed in with the water ice around Kiladze. Ammonia lowers the freezing point of water, possibly allowing water to flow as liquid cryo-lava.

The fact that Kiladze is surrounded by water ice also suggests that it is quite young, or at least erupted fairly recently, in geologic timescales. Over time, the water ice is covered up by other materials, so an uncovered area must be younger. The researchers estimate that the age of Kiladze and its surroundings is only a few million years.

The big question is to know where the water cryo-lava came from. Pluto once had an internal ocean that was global in scale. It was a time when Pluto was still warm from the collisions that led to its birth. Leftover heat in the planet’s core could be keeping that ocean liquid now, combined with freeze-resistant chemicals like ammonia, and occasionally bursting out through cryovolcanoes like Kiladze. Another hypothesis is that the subsurface ocean may have frozen over long ago, but small pockets of water remain feeding structures like Kiladze.

Source : Live Science via Yahoo News.

 Image de Pluton fournie par la sonde New Horizons en juillet 2015. (Source : NASA)

Sommet sur les glaciers et les pôles : Mesures contraignantes, ou simples discours ?

A partir d’aujourd’hui 8 novembre 2023 et jusqu’au 10 novembre se tient au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris le One Planet Polar Summit, premier sommet international consacré aux glaciers et aux pôles. Ce sommet est organisé alors que les pôles apparaissent comme centraux dans la régulation du climat et la préservation de la biodiversité. Il se déroulera avant la séquence politique qui réunira chefs d’Etats et de gouvernements auxquels se joindra le Président de la République française le 10 novembre.

L’annonce du One Planet Polar Summit ajoute que le Muséum, en tant qu’institution de référence pour l’étude de la biodiversité et par son expertise scientifique sur les questions polaires, est un acteur de ce sommet qui se déroulera dans ses emprises. Le One Planet Polar Summit succède au One Ocean Summit de juin 2022 et au One Forest Summit de mars 2023 pour lesquels le Muséum s’était également impliqué.

Vous trouverez le programme de cet événement ainsi que la liste des intervenants en cliquant sur ce lien :

https://oneplanetsummit.fr/sites/default/files/2023-11/programme-one-planet-polar-summit_1.pdf

Je peux me tromper, mais je crains fort que ce sommet, à l’image des COP, se solde par de belles promesses et des voeux pieux qui ne seront pas suivis de mesures concrètes qui empêcheraient la banquise et les glaciers de se diriger vers la catastrophe annoncée.

A mon modeste niveau, en faisant référence à ce que j’ai pu observer à travers le monde, je lance régulièrement des messages d’alerte, mais j’ai vraiment l’impression que le réchauffement climatique et la fonte des glaciers sont des patates chaudes que se transmettent les gouvernements les uns après les autres, sans se soucier des prochaines générations et, plus globalement, de l’avenir de notre planète.

Que ce soit dans les Alpes, en Alaska ou au Groenland, les glaciers fondent à une vitesse incroyable. Châteaux d’eau sur notre planète, leur disparition auraient des conséquences catastrophiques (Photos: C. Grandpey)