Les conclusions alarmistes du dernier rapport du GIEC

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) vient de publier ses dernières évaluations et prévisions climatiques. Comme on pouvait le prévoir, les nouvelles ne sont pas bonnes ; elles sont même catastrophiques.

La température globale à la surface de la Terre a été supérieure de 1,09°C entre 2011 et 2020 à qu’elle était entre 1850 et 1900, avec une hausse plus importante au niveau des terres (1,59°C) qu’au niveau des océans (0,88°C).

Cette hausse a forcément des conséquences :

Entre 1901 et 2018, le niveau des océans a grimpé de 20 centimètres, plus vite que lors de n’importe quel autre siècle depuis au moins 3 000 ans.

En Arctique, entre 2011 et 2020, l’étendue moyenne de la banquise en Arctique a atteint son plus bas niveau depuis 1850.

La fonte des glaciers a causé un recul de leur surface « sans précédent depuis 2 000 ans ».

La concentration de CO2 dans l’atmosphère est la plus élevée depuis au moins 2 millions d’années. Elle atteignait 414,99 ppm le 5 août 2021, en hausse de 2 ppm par rapport à la même époque en 2020 ! Cette concentration n’a fait qu’augmenter depuis le dernier rapport du GIEC. Elle atteignait en 2019 son plus haut niveau « depuis au moins 2 millions d’années pour le CO2 et depuis au moins 800 000 ans  pour le méthane et le protoxyde d’azote, deux autres gaz à effet de serre.

Le résultat ne s’est pas fait attendre. La capacité du monde à limiter le réchauffement de la planète à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle (objectif idéal de l’Accord de Paris) n’est plus à l’ordre du jour. Le rapport du GIEC envisage deux trajectoires de hausse des températures. Si rien n’est fait, elles pourraient augmenter de 2,1°C à 3,5°C d’ici la fin du siècle, ou de 3,3°C à 5,7°C d’après les pires trajectoires, par rapport à la période 1850-1900.

On peut lire dans le dernier rapport du GIEC que les activités humaines sont, « sans équivoque », à l’origine du réchauffement climatique. Elles ont contribué au schéma actuel des précipitations, Elles sont aussi à l’origine du recul des glaciers depuis les années 1990, de la fonte de la banquise en Arctique ou encore du réchauffement de la couche supérieure des océans. La conclusion de ce chapitre est sans appel : « Les activités humaines affectent toutes les composantes du système climatique, certaines d’entre elles réagissant pendant des décennies et des siècles. »

Au moment où les catastrophes se multiplient à travers le monde, les scientifiques écrivent noir sur blanc que nombre de ces événements sont causés par le changement climatique. « Les preuves qui montrent du changement dans des extrêmes comme les vagues de chaleur, les fortes précipitations, les sécheresses et les cyclones tropicaux ont été renforcées depuis » le dernier rapport de 2014.

Ces preuves permettent aujourd’hui d’établir que les extrêmes de chaleur ou encore les fortes précipitations sont plus fréquents et plus intenses depuis les années 1950, à cause du changement climatique.

Après ce bilan et ces perspectives pessimistes, le GIEC présente plusieurs solutions. Il faut d’abord atteindre la neutralité carbone, autrement dit arriver à un équilibre entre les émissions anthropiques et les absorptions de CO2, car « chaque tonne de CO2 émise s’ajoute au réchauffement global ».

Le GIEC aborde ensuite le budget carbone : il s’agit d’une estimation de la quantité de CO2 que l’humanité peut encore émettre avant de dépasser l’objectif des 1,5°C. Le groupe d’experts estime qu’il ne faut pas aller au-delà d’environ 500 gigatonnes de CO2. Ils évoquent enfin la capture de carbone, qui a le « potentiel de retirer du CO2 de l’atmosphère et de le stocker durablement dans des réservoirs ».Ce sont quelques unes des solutions qui seront approfondies dans un autre volet du rapport consacré aux mesures d’atténuation. Sa publication est prévue pour début 2022.

Source : Presse nationale, France Info en particulier.

Que se passera-t-il maintenant ? Nos gouvernants prendront-ils enfin conscience de la gravit é de la situation ? Les larmes de crocodile versées après un tel rapport et l’hypocrisie qui imprègne les pseudo mesures prises ne dureront qu’un temps. Un jour ou l’autre, la situation climatique deviendra intenable et il sera trop tard pour agir.

Dernier relevé des concentrations de CO2 dans l’atmosphère et évolution sur une année (Source: Scripps Institution)

Climat : multiplication des événements extrêmes // Climate : multiplication of extreme events

Si vous lisez la seule presse française, vous ne vous en rendrez pas compte. Nos journalistes sont trop occupés à s’attarder sur des sujets futiles en oubliant le reste de l’actualité. En revanche, si vous lisez la presse internationale, vous vous rendrez vite compte à quel point la situation climatique est alarmante et à quelle vitesse les événements extrêmes se multiplient. Quand l’un d’entre eux survient en France, c’est toujours le même refrain : « On n’avait jamais vu ça ! ». Malheureusement le « jamais vu ça » aura tendance à se répéter dans les prochaines années si rien n’est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Pourtant, la planète nous aura prévenus. Cela fait plusieurs années que des régions du monde souffrent car elles connaissent des événements extrêmes. Ainsi, entre décembre 2019 et janvier 2020, l’Australie était dévastée par les flammes. On parlait alors d’un événement exceptionnel, mais l’exceptionnel a tendance à se répéter ! La vague de chaleur qui a frappé les Etats Unis et le Canada au cours des dernières semaines est, selon les experts, « la plus extrême que la Terre ait connue depuis longtemps ». Elle a fait tomber un record de température de près de 5°C !

En France, ce sont les pluies qui ont plongé dans l’angoisse la population de certaines régions, mais c’est peu de chose à côté des crues dévastatrices qui viennent d’affecter la Belgique et surtout l’Allemagne où Angela Merkel a parlé d’« inondations qui dépassent l’imagination. »

En Chine, sur la ville de Zhengzhou, il est tombé, en 72 heures 787,9 millimètres de pluie. C’est l’équivalent de ce qui tombe habituellement dans la région en .un mois ! Le phénomène a entraîné des inondations monstres…

Des vagues et des records de chaleur sont enregistrés dans de nombreux pays. La Finlande vient ainsi de connaître 31 jours consécutifs à plus de 25°C. Comme je l’ai écrit dans une note précédente, la chaleur a déclenché de gigantesques incendies en Sibérie où les scientifiques ont enregistré en juillet 2021 des niveaux de particules fines dans l’atmosphère supérieurs à 1.000 microgrammes par mètre cube. C’est plus de 40 fois le niveau de sécurité recommandé par l’OMS.

Aucun continent n’est épargné. En Afrique, le Botswana a enregistré le 22 juillet 2021 une température de -9,7 °C et le Groenland pourrait voir ses températures monter à quelque 20°C au-dessus des normales dans les prochains jours.

Aujourd’hui, contrairement au passé, tous les scientifiques sont d’accord pour dire que le responsable de ces événements extrêmes est le changement (ou réchauffement) climatique . Certes, il y a toujours eu des inondations en Chine et des feux de forêts en Australie, mais leur fréquence et leur ampleur sont devenues exceptionnelles. Le réchauffement climatique a clairement un effet amplificateur sur tous ces événements météorologiques extrêmes.

Des études ont montré que le réchauffement climatique allait rendre les vagues de chaleur plus fréquentes, plus longues et plus intenses. De la même façon, on va assister à une multiplication des épisodes de pluies extrêmement abondantes, ou encore des sécheresses prononcées, avec toutes les conséquences que cela suppose.

Il est facile de comprendre ce qui provoque les précipitations extrêmes et leur cortège d’inondations. Lorsque l’air se réchauffe, il retient plus d’humidité. Un excès d’humidité de 7 % entraîne une hausse de 1°C des températures. De plus, lorsque l’air se réchauffe, l’évaporation devient plus rapide, que ce soit au-dessus de l’eau ou au-dessus des terres. On débouche donc sur des précipitations particulièrement intenses.

Des chercheurs anglais de l’université de Newcastle attirent l’attention sur un différentiel de température qui diminue entre les pôles et les tropiques en raison du réchauffement climatique. Cela a pour conséquence de ralentir le déplacement des tempêtes et entraîner de fortes précipitations sur une région donnée, avec le risque de crues soudaines. A cela, il faut ajouter la destruction de plus en plus de barrières végétales et un développement urbain qui empêche les précipitations de se dissiper.

On a parfois – voire souvent – reproché aux climatologues d’être trop pessimistes dans leurs prévisions, mais la situation actuelle démontre qu’ils ont probablement été trop optimistes. Aujourd’hui, quelques-uns expliquent qu’ils pourraient avoir sous-estimé les conséquences du réchauffement climatique. Un scientifique du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA a même déclaré : «  C’est déjà pire que ce que j’imaginais.»,

Adapté d’un article paru dans Futura Sciences.

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If you only read the French press, you won’t realize it. Our journalists are too busy dwelling on trivial matters while forgetting the rest of the news. On the other hand, if you read the international press, you will quickly realize how alarming the climate situation is and how quickly extreme events are multiplying. When one of them occurs in France, it’s always the same refrain: “We had never seen that before! Unfortunately, the “never seen before” will tend to repeat itself in the coming years if nothing is done to reduce greenhouse gas emissions.
However, the planet will have warned us. Regions of the world have been suffering for several years because they are experiencing extreme events. Thus, between December 2019 and January 2020, Australia was devastated by the flames. Expetrts said it was an exceptional event, but the exceptional tends to be repeated! The heat wave that has hit the United States and Canada in recent weeks is, according to experts, « the most extreme that the Earth has known in a long time ». It brought down a temperature record by nearly 5°C!
In France, the rain plunged the population of certain regions into anxiety, but this is little compared to the devastating floods which have just affected Belgium and above all Germany where Angela Merkel spoke of  » Floods that are beyond imagination.  »
In China, in the city of Zhengzhou, 787.9 millimeters of rain fell in 72 hours. This is the equivalent of what usually falls in one month in the region! The phenomenon led to monster floods …

Heat waves and heat records are being recorded in many countries. Finland has just experienced 31 consecutive days at over 25°C. As I put it in a previous post, the heat started gigantic fires in Siberia where scientists in July 2021 recorded levels of fine particles in the atmosphere above 1,000 micrograms per cubic meter. This is more than 40 times the level of safety recommended by the WHO.

No continent is spared. In Africa, Botswana recorded on July 22nd, 2021 a temperature of -9.7°C and Greenland could see its temperatures rise to some 20°C above normal in the coming days.

Today, unlike in the past, all scientists agree that the culprit behind these extreme events is climate change (or global warming). Of course, there have always been floods in China and forest fires in Australia, but their frequency and magnitude have become exceptional. Global warming clearly has an amplifying effect on all of these extreme weather events.
Studies have shown that global warming will make heat waves more frequent, longer and more intense. Likewise, we will witness an increase in episodes of extremely abundant rains, or even severe droughts, with all the consequences that this implies.
It’s easy to understand what causes extreme precipitation and its attendant flooding. As the air heats up, it retains more moisture. An excess of humidity of 7% causes a rise of 1°C in temperatures. In addition, as the air warms up, evaporation becomes faster, whether over water or over land. The situation therefore ends up with particularly intense precipitation.

English researchers at Newcastle University draw attention to a temperature differential that is shrinking between the poles and the tropics due to global warming. This has the effect of slowing the movement of storms and causing heavy rainfall over a given region, with the risk of flash floods. To this must be added the destruction of more and more plant barriers and urban development that prevents precipitation from dissipating.
Climate scientists have sometimes – indeed often – been criticized for being too pessimistic in their forecasts, but the current situation shows that they have probably been too optimistic. Today, some explain that they could have underestimated the consequences of global warming. A scientist from NASA’s Jet Propulsion Laboratory (JPL) even said: « It’s already worse than I imagined. »,
Adapted from an article in Futura Sciences.

Inondations en Allemagne (Source: Chaîne Météo)

Nouvelles inquiétudes pour l’AMOC et le Gulf Stream // New concerns for AMOC and the Gulf Stream

A plusieurs reprises sur ce blog (17 avril, 2018, 3 août 2020, 11 mars 2021, etc.), j’ai attiré l’attention sur les modifications qu’était en train de connaître la circulation méridienne de retournement atlantique (AMOC) et les effets désastreux que cela pourrait avoir pour notre planète si la situation venait à empirer.

Alors que le GIEC s’apprête à divulguer son rapport annuel sur l’évolution du climat, des scientifiques attirent à nouveau l’attention sur la circulation méridienne de retournement atlantique et la dégénérescence de sa stabilité à cause du réchauffement climatique.

Une étude publiée le 5 août 2021 dans la revue Nature Climate Change dresse un nouveau constat alarmant sur cette circulation à laquelle appartient également le Gulf Stream. Les analyses montrent un affaiblissement progressif de son équilibre au cours des dernières décennies.

Il est bon de rappeler que l’AMOC est l’un des principaux systèmes de courants océaniques de notre planète. Il transporte les eaux de surface chaudes des Caraïbes vers l’Atlantique nord, et rapatrie l’eau froide dans le sens inverse. Ce tapis roulant géant répartit la chaleur reçue du soleil et influence les climats dans de nombreuses régions du monde.

Le problème, c’est qu’avec la fonte des glaces au Groenland et de l’Arctique sous les coups de boutoir du réchauffement climatique, ce système de renouvellement est fortement perturbé au Nord. Les calottes glaciaires apportent au courant de l’eau douce moins dense que l’eau salée, ce qui a pour conséquence de ralentir le tapis roulant.

On savait que le Gulf Stream était à son plus bas niveau de circulation depuis plus de 1000 ans mais la cause de cette dégradation était encore floue. Ce qui inquiète les scientifiques, c’est que « la perte de stabilité dynamique impliquerait que l’AMOC a approché son seuil critique, au-delà duquel une transition substantielle et probablement irréversible vers le mode faible pourrait se produire. »

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont analysé huit indices AMOC indépendants, répertoriés à travers l’Océan Atlantique. Ils sont basés sur des données d’observation de la température et de la salinité de la surface de la mer. On parle “d’empreintes digitales”. Une analyse détaillée de ces empreintes digitales dans huit indices indépendants suggère que l’affaiblissement de l’AMOC au cours du siècle dernier est susceptible d’être associé à une perte de stabilité.

Selon les chercheurs, le déclin de l’AMOC signifie probablement l’approche d’un seuil critique au-delà duquel le système de circulation pourrait s’effondrer. C’est le “point de basculement”, celui de non-retour tant redouté par les scientifiques et qui apportera des conséquences désastreuses irréversibles.  Les conséquences d’un tel scénario sont faciles à imaginer. On assistera forcément à un refroidissement de l’hémisphère nord, une élévation du niveau de la mer dans l’Atlantique, une baisse globale des précipitations en Europe et en Amérique du Nord ou bien un changement sur le niveau des pluies en Amérique du Sud, en Afrique et Asie. La série d’événements catastrophiques se fera ressentir à travers la planète entière.

Selon les auteurs de la dernière étude, la seule solution est de maintenir les émissions de gaz à effet de serre aussi basses que possible. La probabilité que cet événement à impact extrêmement élevé ne fait que s’accroître avec chaque gramme de CO2 que nous rejetons dans l’atmosphère.

Source : Presse internationale.

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On several occasions on this blog (April 17, 2018, August 3, 2020, March 11, 2021, etc.), I drew attention to the changes that the Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC) was undergoing. and the disastrous effects it could have on our planet if the situation worsened.
As the IPCC prepares to release its annual report on climate change, scientists are once again drawing attention to AMOC and the degeneration of its stability due to global warming.
A study published on August 5th, 2021 in the journal Nature Climate Change draws up an alarming new finding on this circulation to which the Gulf Stream also belongs. Analyses show a gradual weakening of its balance over the past decades.
It is worth remembering that AMOC is one of the main ocean current systems on our planet. It carries warm surface water from the Caribbean to the North Atlantic, and repatriates cold water in the opposite direction. This giant treadmill distributes the heat received from the sun and influences climates in many parts of the world.
The problem is that with the melting of the ice in Greenland and the Arctic under the blows of global warming, this system is severely disrupted in the North. Ice caps bring fresh water which is less dense than salt water, slowing down the conveyor belt.
We knew that the Gulf Stream was at its lowest circulation level for more than 1000 years, but the cause of this degradation was still unclear. What worries scientists is that « the loss of dynamic stability would imply that AMOC has approached its critical threshold, beyond which a substantial and probably irreversible transition to the weak mode could occur.  »
To come to this conclusion, the scientists analyzed eight independent AMOC indices, listed across the Atlantic Ocean. They are based on observational data of the temperature and salinity of the sea surface. They are called “fingerprints”. A detailed analysis of these fingerprints in eight independent indices suggests that the weakening of AMOC over the past century is likely to be associated with a loss of stability.
According to the researchers, the decline in AMOC likely means it is approaching a critical threshold beyond which the circulation system could collapse. This is the “tipping point” feared by scientists,which would bring disastrous and irreversible consequences.

The consequences of such a scenario are easy to imagine. There will inevitably be a cooling of the northern hemisphere, a rise in sea level in the Atlantic, an overall decrease in precipitation in Europe and North America or a change in rainfall in South America, in Africa and Asia. The series of catastrophic events will be felt across the entire planet.
The only solution, according to the authors of the latest study, is to keep greenhouse gas emissions as low as possible. The likelihood of this extremely high impact event is only increasing with every gram of CO2 we release into the atmosphere.
Source: International press.

Incendies et manque d’eau en Californie // Wildfires and lack of water in California

Toute l’actualité environnementale en France en ce moment se focalise sur les incendies de forêt qui font rage en Grèce et en Turquie, mais il ne faudrait pas oublier que la situation reste également préoccupante aux États-Unis. Un énorme incendie de végétation – le Dixie Fire – dans le nord de la Californie est entré dans la petite ville historique (elle date de la Ruée vers l’Or) de Greenville le 4 août 2021, réduisant en cendres les maisons et les autres structures. L’incendie a brûlé une grande partie du centre-ville et certaines maisons des alentours. Une station-service, un hôtel et un bar ont été totalement détruits.
Certains habitants n’ont pas tenu compte de l’ordre d’évacuation. En conséquence, les pompiers ont dû venir à leur secours au lieu de se concentrer sur la protection des structures. Heureusement, il n’y a pas eu de morts ou de blessés.
Le Dixie Fire brûle dans les comtés de Plumas et de Butte depuis le 14 juillet. Il s’agit du plus important incendie de forêt en Californie. Il a jusqu’à présent détruit au moins 67 structures et n’est contenu qu’à 35 %. Il s’agit également du huitième plus grand incendie de l’histoire de la Californie.

La sécheresse actuelle en Californie a entraîné la fermeture de la centrale hydroélectrique Edward Hyatt. Le niveau d’eau du lac Oroville a atteint un niveau historiquement bas C’est la première fois que la centrale électrique cesse ses activités depuis sa construction en 1967, au moment où la Californie met en garde sur de possibles coupures d’électricité. La centrale a la capacité d’alimenter près d’un demi-million de foyers.
Les autorités affirment que ce n’est que l’une des conséquences de la sécheresse provoquée par le réchauffement climatique. Elles appellent l’ensemble de la population à prendre des mesures dès maintenant pour réduire la consommation d’eau de 15 %, afin de préserver les réserves.

Un problème similaire affecte le lac Powell en Arizona. Le niveau de l’eau est historiquement bas sur le lac très prisé des passionnés de navigation. Une rampe de mise à l’eau des bateaux est tellement au-dessus de l’eau que les gens doivent emprunter une pente raide pour transporter les kayaks et atteindre la berge. Les agences de location de bateaux ont dû annuler leurs réservations jusqu’en août.
Le lac Powell est le deuxième plus grand réservoir des États-Unis, juste derrière le lac Mead au Nevada, qui stocke également l’eau du fleuve Colorado. Le niveau des deux lacs diminue plus rapidement que prévu. C’est un sérieux problème pour une région englobant sept États qui dépend du fleuve pour fournir de l’eau à 40 millions de personnes et à une industrie agricole très active.
Plusieurs grandes étendues d’eau dans l’ouest des États-Unis ont atteint des niveaux bas record cet été, y compris le Grand Lac Salé dans l’Utah.

Le manque d’eau dans les lacs est dû au manque de neige et donc moins d’eau de fonte dans le fleuve Colorado et ses affluents. De plus, les températures très chaudes dessèchent le sol et provoquent l’évaporation d’une grande quantité d’eau du fleuve. Des études ont établi un lien entre la sécheresse de plus de 20 ans dans la région et le changement climatique d’origine anthropique.

Source: Médias d’information américains.

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All environmental news in France at the moment is centered on the wildfires that are raging in Greece and Turkey, but the situation remains preoccupying in the U.S. as well. A huge wildfire – the Dixie Fire – in northern California entered the small Gold Rush town of Greenville on August 4th, 2021, levelling down homes and businesses. The fire has burnt much of the downtown and some surrounding homes, A gas station, hotel and bar were burnt to the ground.

Some residents did not heed the evacuation order, and firefighters had to get them out of harm’s way instead of being able to focus on defending structures. Fortunately, there were no reports of injuries or casualties.

The Dixie Fire has been burning in Plumas and Butte counties since July 14th..It is currently the largest wildfire in California. It has so far destroyed at least 67 structures and is only 35% contained. It is also the eighth-largest wildfire in California’s recorded history.

The current drought in California has forced the shutdown of the Edward Hyatt hydroelectric power plant. The water levels in Lake Oroville have reached historic lows. It is the first time the power plant has ceased operations since it was constructed in 1967, at a time when California is warning about the potential for rolling blackouts The plant has the capacity to power almost half a million households.

Authorities say this is just one of many unprecedented impacts in California as a result of the climate-induced drought. They are calling on everyone to take action now to reduce water use by 15 percent, to preserve as much water supply in storage as possible.

A similar problem affects Arizona ‘s Lake Powell. The water level at the popular destination for houseboat vacations is at a historic low. One boat ramp is so far above the water, people have to carry kayaks down a steep cliff face to reach the surface. Houseboat-rental companies have had to cancel their bookings through August.

Lake Powell is the second-largest reservoir in the United States, right behind Nevada’s Lake Mead, which also stores water from the Colorado River. Both are shrinking faster than expected, a dire concern for a seven-state region that relies on the river to supply water to 40 million people and to a very active agricultural industry.

There are currently several large bodies of water in the U.S. West that have hit record lows this summer, including the Great Salt Lake in Utah. The causes of the lower water are less snowpack flowing into the Colorado River and its tributaries, and hot temperatures parching soil and causing more river water to evaporate. Studies have linked the region’s more than 20-year megadrought to human-caused climate change.

Source: U.S. news media.

Vue du lac Powell (Photo: C. Grandpey)