Découverte d’une nouvelle faille en Californie // Discovery of a new fault in California

drapeau-francaisDes scientifiques de l’Université de Californie, de la Scripps Institution  et de l’Université du Nevada ont révélé la semaine dernière dans le Bulletin of the Seismological Society of America qu’ils ont découvert une nouvelle ligne de faille qui longe le bord oriental de la Mer de Salton et qui est parallèle à la faille de San Andreas. Cette ligne de faille est probablement liée de façon complexe à la faille de San Andreas et permettra peut-être d’expliquer pourquoi aucun séisme majeur n’a eu lieu dans la partie sud de la faille de San Andreas depuis plus de 300 ans.
Les chercheurs de la Scripps ont utilisé une panoplie de techniques d’imagerie pour cartographier les déformations dans les couches sédimentaires à l’intérieur de la Mer de Salton. Ils ont pu obtenir une image précise de la faille qui s’étire à l’ouest de la faille de San Andreas.
L’annonce de la découverte de cette faille intervient quelques heures après un essaim sismique incluant près de 200 petits événements dans la Mer de Salton et qui a réveillé la crainte toujours présente du «Big One». Toutefois, selon les chercheurs, la nouvelle faille, baptisée Salton Trough Fault, n’a aucun lien avec le dernier essaim sismique et l’annonce de sa découverte est une simple coïncidence.
L’USGS a tout d’abord déclaré que l’essaim sismique, dont la magnitude maximale était de M 4.3, augmentait le risque d’un séisme plus important, mais la situation est redevenue normale quelques heures après la détection de l’essaim.
Les scientifiques ont fait remarquer que la découverte de nouvelles failles est de moins en moins fréquente dans la Californie du Sud qui est bien surveillée dans ce domaine, mais la découverte de la Salton Trough Fault était délicate car elle semble se trouver majoritairement sous l’eau. De nouvelles recherches seront nécessaires pour déterminer sa longueur et sa localisation exacte.  Les études montrent qu’au cours du dernier millénaire l’extrémité sud de la faille de San Andreas a connu des séismes de M 7 environ tous les 175 à 200 ans, même si aucun événement majeur n’a pas eu lieu depuis plus de 300 ans.
La question que l’on est en droit de se poser est la suivante : Qu’est-ce qui retient l’énergie produite par les contraintes au niveau de la faille et empêche le déclenchement d’un séisme? L’énergie accumulée est-elle transférée vers une autre faille capable de l’engranger? Ou bien la faille est-elle « coincée » quelque part le long de la faille de San Andreas?
Les scientifiques espèrent savoir si la Salton Trough Fault absorbe une partie des contraintes produites par les plaques le long de la de la faille de San Andreas. Cela expliquerait pourquoi le sud de la faille de San Andreas n’a toujours pas déclenché de séisme et a réussi à contenir l’énergie accumulée pendant plusieurs siècles. Il est toutefois encore difficile de savoir quelle relation existe entre la Salton Trough Fault et la faille de San Andreas et comment elles interagissent. On espère que de nouvelles recherches permettront de répondre à ces questions.
Source: Presse américaine.

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drapeau-anglaisScientists from the University of California, the Scripps Institution and the University of Nevada revealed last week in the Bulletin of the Seismological Society of America that they have discovered a new fault line running along the eastern edge of the Salton Sea parallel to the San Andreas Fault. It is likely complexly linked to the San Andreas Fault and may be the clue to why a major earthquake hasn’t occurred in the southern portion of the San Andreas Fault in over 300 years.

The Scripps research team used a variety of imaging techniques to map deformation in sediment layers within the Salton Sea. They were able to accurately image the fault, which is located to the west of the San Andreas Fault.

The announcement follows a recent swarm of almost 200 small earthquakes at the Salton Sea and heightened concerns about the « Big One. » However, according to the researchers, the new fault, named Salton Trough Fault, has no connection to the recent quake swarm and the timing of the announcement is coincidental.

USGS initially said the swarm, with a maximum magnitude of M 4.3, temporarily increased the risk of a bigger earthquake, but the situation went back to normal a few hours after the swarm was detected.

The scientists said the discovery of new faults is becoming less common, particularity in well-surveyed Southern California, but this one was difficult to find because it appears to be under the water. More research is needed to determine the fault’s full length and location.

Research suggests that over the past thousand years, the southern end of the San Andreas Fault has seen M 7 earthquakes roughly every 175 to 200 years, although a major event hasn’t occurred in more than 300 years.

The logical next questions are: what is holding the strain build up? Has it transferred to another fault, which accommodates the additional prolonged strain? Or is the fault “stuck” somewhere along the San Andreas Fault?

Scientists hope the newly discovered Salton Trough Fault will provide clues as to whether the new fault accommodates some of the strain coming from the larger San Andreas Fault. This would provide evidence as to why the southern San Andreas Fault hasn’t triggered an earthquake and released built up energy in several hundred years. However, it’s still unclear as to how the Salton Trough Fault and the San Andreas Fault interact and influence one another. It is hoped that additional research will help answer these questions.

Source: U.S. newspapers.

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Emplacement de la nouvelle faille (Source: Université de Californie)

 

Chute dans un geyser islandais ! // Fall into an Icelandic geyser !

drapeau-francaisHier à Flúðir, une zone géothermale du sud de l’Islande, un touriste âgé d’une soixantaine d’années est tombé dans un geyser où l’eau mijote à 80°C. Il a été transporté par hélicoptère dans un état très grave au CHU de Reykjavik. Il est gravement brûlé aux mains, à la poitrine et aux jambes et a été admis en soins intensifs.
L’homme est tombé dans un geyser à côté du Secret Lagoon, un lieu de baignade populaire du sud de l’Islande. Il est entré dans une zone géothermale dont l’accès est interdit. Il y a des panneaux demandant de ne pas entrer dans la zone.
Il semble que le touriste se soit fait éclabousser, ce qui lui a fait perdre l’équilibre et tomber dans le geyser. Une expérience douloureuse qui lui servira, peut-être, de leçon !
Source: Iceland Review.

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drapeau-anglaisA tourist in his sixties fell into an 80-degree Celsius geyser yesterday at Flúðir, a geothermal area in South Iceland. He was transported by a National Coastguard helicopter to the National University hospital in Reykjavik and his condition is very serious. He is badly burned on hands, chest and legs and is in intensive care.

He fell into a geyser next to the Secret Lagoon, a popular bathing spot in South Iceland. He entered a geothermal area where access is not allowed. There are warning signs asking not to enter the area.

It seems that the man’s feet were splashed with boiling water which caused him to lose balance and fall into the geyser. A painful experience that will have (perhaps!) taught him a lesson!

Source: Iceland Review.

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Eruption du Strokkur en Islande (Photo: C. Grandpey)

Le HVO et les séismes // The Hawaiian Volcano Observatory and the earthquakes

drapeau-francaisComme il le fait de temps à autre, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) vient de publier un article très intéressant sur les séismes, les techniques de mesure et leur interprétation.
L’Observatoire explique aux lecteurs de l’article que, lorsque la terre tremble, les ondes sismiques sont captées par des sismomètres installés un peu partout à Hawaii. Ces données sont envoyées quasiment en temps réel vers le HVO où des ordinateurs avec des logiciels adaptés contrôlent l’activité sismique 24 heures sur 24. Lorsque quatre stations sismiques ou plus détectent un séisme, l’ordinateur détermine automatiquement la localisation et la magnitude de l’événement. Si cette dernière est supérieure à M 3,0, l’ordinateur envoie l’information vers le site du HVO sans aucune intervention humaine. L’Earthquake Notification Service (service se signalement des séismes) alerte alors ses abonnés. Le processus intervient généralement dans les cinq minutes qui suivent le séisme.
Les sismologues du HVO passent ensuite ces données au crible. Ils recalculent les paramètres du séisme et, si nécessaire, modifient les données qui ont été communiquées précédemment de manière automatique. Pour les séismes d’une magnitude supérieure à M 4,0, les scientifiques effectuent leur propre vérification dans les deux heures et émettent un nouveau bulletin d’information. Les événements inférieurs à  M 4,0 sont examinés régulièrement en quelques jours.
Après examen par un sismologue, la magnitude du séisme peut être augmentée ou diminuée de quelques dixièmes. D’autres organismes que le HVO, tels que le Pacific Tsunami Warning Center et le National Earthquake Information Center peuvent, eux aussi, apporter de légères modifications.
La notion de magnitude sismique remonte à 1935, lorsque Charles Richter a mis au point une méthode de comparaison des tailles relatives des séismes dans le sud de la Californie. Il a mesuré la façon dont l’amplitude des secousses diminue avec la distance par rapport au lieu où s’est produit le séisme. En utilisant le logarithme de l’amplitude maximale, Richter a pu établir une échelle montrant le vaste éventail de magnitude des séismes. Par exemple, sur cette échelle, la magnitude d’un séisme de M 4,0 est dix fois plus élevée que celle d’un événement de M 3,0.
Aujourd’hui, il existe de nombreux types de magnitude sismique qui tirent parti des progrès de l’instrumentation et ils couvrent une vaste gamme de situations. Pour les séismes supérieurs à environ M 5,5, la mesure de grandeur la plus utilisée est la magnitude de moment (Mw) qui rend compte du processus physique à l’origine de l’émission de l’énergie sismique à la source. Elle dépend de la taille de la rupture et du glissement opérée sur la faille. Pour chaque augmentation de 0,2 de la magnitude de moment, l’énergie double. Par exemple, un séisme de M 6,2 libère environ deux fois plus d’énergie qu’un événement M 6,0.
Pour les séismes mineurs, comme ceux qui se produisent quotidiennement à Hawaii, le HVO calcule deux types de grandeur basés soit sur la durée, soit sur l’amplitude de la secousse enregistrée par les sismomètres. La magnitude de durée a tendance à être mieux adaptée aux petits séismes (inférieurs M 2,0) qui se situent à une profondeur inférieure à 20 km. La prise en compte de l’amplitude, qui est une formulation moderne de la magnitude selon Richter, convient davantage aux séismes locaux qui ont des magnitudes comprises entre M 2,0 et M 5,5.
La magnitude obtenue est en fait une moyenne des valeurs calculées par chaque sismomètre. Ces valeurs varient en fonction de la distance, de la direction, de l’instrument et du type de matériau traversé par l’onde sismique. Les sismologues du HVO déterminent quelles sont les stations sismiques qui fournissent les estimations de magnitude les plus fiables et les plus objectives ; ils déterminent ensuite une moyenne et choisissent la durée ou l’amplitude la plus adaptée pour déterminer la magnitude de chaque événement.
Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisAs it does from time to time, the Hawaiian Volcano Observatory has just posted a very interesting article about earthquakes, the way they are measured and interpreted by the Observatory.

The readers of the article are explained that when the earth shakes, seismic waves are picked up seismometers which are located across Hawaii. This seismic data is relayed in near real-time to HVO, where computers trained to look for earthquake patterns keep watch around the clock. When four or more stations detect an earthquake, the computer automatically estimates the location and magnitude of the event. If the earthquake magnitude is above M 3.0, the computer posts the information to HVO’s website without any human intervention. The USGS Earthquake Notification Service then alerts subscribers. This generally happens within five minutes of the earthquake.

HVO’s seismologists then spring to action to review the data. They recalculate the earthquake parameters and, if needed, overwrite the previously posted automatic ones. For M 4.0 and higher earthquakes, the scientists complete their manual review within two hours and issue a news release. Events smaller than  M4.0 events are reviewed routinely within a few days.

Upon review by a seismologist, the earthquake’s magnitude can go up or down by a few tenths. Different groups, such as the Pacific Tsunami Warning Center and the USGS National Earthquake Information Center, might also report slightly different magnitudes.

The concept of earthquake magnitude dates back to 1935, when Charles Richter created a way to compare the relative sizes of earthquakes in southern California. He measured how the amplitude of shaking recorded by seismometers decreased with distance from an earthquake. Using the logarithm of the maximum amplitude, Richter was able to derive a scale that conveyed the wide range of earthquake sizes, which can vary by several orders of magnitude. For example, on this scale, the amplitude of an M 4.0 earthquake is ten times higher than that of an M 3.0 event.

Today, there are numerous types of earthquake magnitudes that take advantage of advances in seismic instrumentation and cover a wide range of situations. For earthquakes higher than about M 5.5, the most common measure of magnitude is called moment magnitude (Mw), which relates fundamentally to the energy released by an earthquake’s fault motion. For every 0.2 increase in moment magnitude, the energy doubles. For example, an M 6.2 earthquake releases roughly twice as much energy as an M 6.0 event.

For smaller earthquakes, like those that happen daily in Hawaii, HVO computes two types of magnitude based on either the duration or amplitude of the shaking recorded by seismometers. Duration magnitude tends to work better for smaller earthquakes (less than about M 2.0) that are located shallower than 20 km beneath the surface. Amplitude magnitude, which is a modern-day formulation of Richter’s magnitude, works better for local earthquakes with magnitudes between about M 2.0 and M 5.5.

Any reported magnitude is actually an average of values computed for each seismometer that recorded the earthquake. These values vary depending on distance, direction, instrument, and the type of material along the seismic wave’s path. HVO seismologists evaluate which stations provide the most reliable and objective magnitude estimates, average them together, and select either duration or amplitude as the preferred magnitude type for each event.

Source : USGS / HVO.

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Sismographes à Hawaii (Photo: C. Grandpey)

Denali, le roi de l’Alaska ! // Denali, the king of Alaska !

drapeau-francaisComme je l’ai expliqué dans une note le 17 mars 2015 (https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/03/17/le-mont-mckinley-est-il-un-volcan-non-could-mt-mckinley-be-a-volcano-no/), le Denali – qui s’appelait encore à l’époque McKinley – n’est pas un volcan. Il appartient à la Chaîne de l’Alaska qui, contrairement à celles des Aléoutiennes au sud-ouest, n’est pas volcanique et ne possède donc pas d’édifices comme le Spurr, L’Iliamna ou le Redoubt.  Dominant la Chaîne de l’Alaska de ses 6194 mètres, le Denali est le plus haut sommet de tout le continent nord-américain. Même si ce n’est pas un volcan, j’aime beaucoup cette région de l’Alaska. Il ne faut pas avoir d’œillères ; il n’y a pas que de beaux volcans sur Terre !

C’est à l’occasion de la dernière visite de Barack Obama en Alaska, en septembre 2015, que la montagne a retrouvé son nom autochtone Denali, «celui qui est haut». Le peuple autochtone koyukon athabascan l’avait baptisé « Deenaalee ». Même si la montagne portait le nom d’un ancien président depuis 1896, les Alaskiens n’ont jamais cessé de l’appeler Denali.

Tout le monde n’a pas apprécié la décision du Président Obama ! Les autorités de l’Ohio la considèrent comme une insulte. En effet, c’est en 1896 qu’un chercheur d’or avait baptisé la montagne du nom de William McKinley, originaire de l’Ohio, qui venait tout juste de remporter l’investiture républicaine. Le président McKinley est mort assassiné en 1901… sans jamais avoir mis les pieds en Alaska. Chaque année, depuis 40 ans, l’Alaska réclamait le changement de nom auprès du gouvernement fédéral et chaque année, un représentant de l’Ohio bloquait le processus. Cette fois-ci, le Département de l’Intérieur est intervenu pour mettre fin à cette dispute, juste à temps pour la visite du président.

Le Parc National du Denali est une pure merveille. Une route unique le traverse, autorisée aux véhicules particuliers sur une vingtaine de kilomètres seulement. Pour visiter le Parc, il faut emprunter l’une des navettes. On traverse d’abord la taïga, avant de déboucher dans la toundra qui revêt une splendide couleur rouge à l’automne qui débute dès le mois d’août dans la région. Les dernières haltes de la navette permettent de découvrir le Denali dans toute sa splendeur….si le temps est de la partie car la montagne disparaît fréquemment dans les nuages.

Lors de mon dernier voyage en Alaska en septembre 2016, j’avais déjà pu admirer le Denali et ses glaciers depuis le hublot de l’avion. Lors de ma visite dans le Parc en 2016, il avait tendance à disparaître derrière les nuages, alors qu’en 2009 la vue était somptueuse. Cette année, je l’ai revu en conduisant vers Talkeetna, petite bourgade au nord d’Anchorage

Voici quelques photos ci-dessous…

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drapeau-anglaisAs I explained in a note written on March 17th, 2015 (https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/03/17/le-mont-mckinley-est-il-un-volcan-non-could-mt-mckinley- be-a-volcano-no /), Denali – which was still called McKinley when I wrote the note – is not a volcano. It belongs to the Alaska Range which, unlike the Aleutian range to the south-west, iis not volcanic and does not possess peks like Mt Spurr, Iliamna or Redoubt. High above the Alaska Range with 6,194 meters, Denali is the tallest peak of the entire North American continent. Although it is not a volcano, I love this region of Alaska. One should not have blinkers; there are not only volcanoes on Earth!
It was during Barack Obama’s last visit to Alaska, in September 2015, that the mountain regained its Aboriginal name “Denali”, « the high one. » It was the Koyukon Athabascans who baptized the mountain “Deenaalee”.. Although the mountain was named after a former president since 1896, Alaskans have never stopped calling it Denali.
Everyone did not like President Obama’s decision! Ohio authorities saw it as an insult. Indeed, it was in 1896 that a gold digger had given the mountain the name of William McKinley, from Ohio, who had just won the Republican nomination. President McKinley was assassinated in 1901 … without ever having set foot in Alaska. Every year for 40 years, Alaska had asked the federal government to change the name of the mountain, and each year an Ohio representative blocked the process. This time, the Department of Interior intervened to end this dispute, just in time for the President’s visit.
Denali National Park is a marvel. A single road allows private vehicles to drive about twenty kilometers into the Park. To visit the Park, you need to take one of the shuttles. The road first passes through the taiga, before arriving into the tundra which puts on beautiful red colours in autumn that starts as early as August in the region. The last shuttle stops allow visitors to discover Denali in all its splendor … if the weather is fine because the mountain frequently disappears in the clouds.
During my last trip to Alaska in September 2016, I had already watched Denali and its glaciers from the airplane window. During my visit in the Park in 2016, it sometimes disappeared behind the clouds, while in 2009 the view was magnificent. This year I saw Denali while driving to Talkeetna, a small town north of Anchorage
Here are some photos…

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Vue aérienne du massif du Denali

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Vue du Denali depuis Wonder Lake

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Zone sommitale du Denali

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Vue du Denali depuis Talkeetna

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Taïga dans le Parc National du Denali

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Toundra dans le Parc National du Denali

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Rencontres dans le Parc National du Denali

(Photos: C. Grandpey)