Suite à ma note du 9 mai sur le décès d’un randonneur à Hawaii, voici quelques détails supplémentaires qui vont dans le sens des conseils que je donnais à l’issue de l’article.
La victime est un Canadien âgé de 57 ans qui était parti de Kalapana avec un ami afin de se rendre sur le champ de lave pour y voir les coulées de plus près. Sur le chemin du retour, ils se sont perdus. L’un des randonneurs a commencé à paniquer et, sous le coup de la chaleur et de la fatigue, s’est effondré. Son ami est allé cherché de l’aide et de l’eau mais au retour, il a été incapable de retrouver son ami. Quand les secours sont arrivés sur place, il était trop tard ; l’homme avait cessé de vivre.
Cet accident révèle deux erreurs commises par les randonneurs.
D’une part, il semble évident que la quantité d’eau emportée était insuffisante. Il faut savoir que la marche sur le champ de lave hawaiien est longue et pénible et il fait de plus en plus chaud au fur et à mesure que l’on approche du site actif et des coulées. Personnellement, en plus des bouteilles d’eau, je glisse une canette de Coca-Cola dans mon sac à dos. Elle est souvent bienvenue au terme de la randonnée.
D’autre part, on a souvent tendance à minimiser la taille du champ de lave sur la plaine côtière. Au départ de Kalapana, on aperçoit les gaz et (au crépuscule) le rougeoiement émis par les coulées et on a l’impression que la distance à parcourir n’est pas énorme. En fait, c’est souvent une illusion optique et il faut marcher pendant plusieurs kilomètres avant d’arriver à destination. Le retour à Kalapana est plus compliqué car les coulées se trouvent souvent vers le pied du pali et de ce secteur, on ne voit plus le point de départ à Kalapana. D’où la nécessité d’avoir une boussole ou (encore mieux) un GPS.
Un ranger m’a indiqué un jour que les accidents ou les pertes d’orientation sont relativement fréquents à Hawaii. Il n’est, bien sûr, fait état que des accidents les plus graves. La presse laisse de côté les chutes et les brûlures qui sont monnaie courante sur le champ de lave.
Further to my note of May 9th on the death of a hiker in Hawaii, here are some additional details that confirm the advice I gave at the end of the article.
The victim is a 57-year-old Canadian who had left Kalapana with a friend to go to the lava field to see the lava flows closer. On the way back, they got lost. One of the hikers began to panic, and because of the heat and fatigue, he collapsed. His friend went to get help and water, but on his way back, he was unable to find his friend. When paramedics arrived on site, it was too late, the man was dead.
This incident reveals two mistakes committed by the hikers.
On the one hand, it seems clear that the amount of water they had brought along was insufficient. Everybody should know that walking on the Hawaiian lava field is long and strenuous and it’s getting hotter and hotter as you as you approach the active site and the lava flows. Personally, in addition to water bottles, I slip a can of Coca-Cola in my backpack. It is often welcome at the end of the hike.
On the other hand, there is a tendency to minimize the size of the lava field on the coastal plain. From Kalapana, gases and (at dusk) the glow emitted by lava can be seen and it seems that the distance is not so great. Actually, it is often an optical illusion and you have to walk several kilometers before reaching your destination. Walking back to Kalapana is more complicated because the flows are often located near the base of the pali and from that point, you do not see the point of departure in Kalapana. Hence the need for a compass or (even better) a GPS.
A ranger told me one day that accidents or loss of orientation are relatively common in Hawaii. Of course, only the most serious accidents are reported. The press ignores the falls and burns that are common on the lava field.

(Photo: C. Grandpey)