Pavlof (Alaska / Etats Unis): L’éruption continue

drapeau francais   L’AVO indique que l’éruption du Pavlof continue. La sismicité reste élevée et on peut voir sur les images de la webcam un panache de cendre qui monte jusqu’à une altitude d’environ 6 km. Les habitants de Cold Bay, communauté située à une soixantaine de kilomètres au SO du Pavlof, ont observé de l’incandescence au sommet du volcan pendant la nuit. Des rapports de pilotes avec des photos font état d’une coulée de lave active sur le flanc NO.

drapeau anglais   AVO indicates that the eruption of Pavlof continues. Elevated seismic activity persists and a steam and ash cloud is visible in the webcam images rising up to about 6 km a.s.l.  Residents of Cold Bay, located 60km southwest of the volcano, observed incandescent glow at the summit during the night. Pilot reports and photographs indicate that the lava flow extending down the northwest flank is still active.

Pavlof-blog

Le Pavlof le 14 mai 2013  (Crédit photo: Jeffrey Doerning – AVO)

Popocatepetl (Mexique): Situation stable et pas vraiment alarmante // The situation is stable and not really alarming

drapeau francais   Si l’on en croit l’article mis en ligne par le Daily Mail sur son site Internet, le Popocatepetl serait sur le point de connaître une éruption majeure et les autorités s’apprêteraient à évacuer la population au pied du volcan.

Comme d’habitude, il faut diviser par 3,14 les affirmations du tabloïd britannique qui se complait dans les articles à sensations.

Comme je l’ai indiqué précédemment, le Popocatepetl connaît actuellement une activité intense qui a justifié l’élévation du niveau d’alerte à la Phase 3 de la couleur Jaune, le dernier cran avant l’alerte Rouge. Le volcan est parfois secoué par des explosions qui génèrent des panaches de cendre jusqu’à 3 km de hauteur et des projections incandescentes jusqu’à 1,5 km de distance. Toutefois, il n’y a pas lieu de paniquer. Les autorités mexicaines n’ont fait que réagir aux recommandations du CENAPRED en prévoyant la mise à disposition de centres d’évacuation si la situation volcanique venait à se dégrader. Cela n’a rien d’exceptionnel et de telles évacuations ont déjà eu lieu dans le passé. Des routes d’évacuation sont d’ailleurs prévues, avec des panneaux pour les signaler, comme cela se fait en Alaska ou à Hawaii à propos des tsunamis.

Si l’on s’attarde sur l’historique des éruptions du Popocatepetl, on se rend compte qu’elles consistent le plus souvent en explosions au niveau du dôme, avec l’apparition, au cours de certains événements, de coulées pyroclastiques et de lahars déclenchés par les pluies qui ont suivi. S’agissant des victimes, leur nombre est faible. Les dernières recensées sont cinq alpinistes imprudents qui ont perdu la vie près du sommet en 1996.

(http://www.dailymail.co.uk/news/article-2324377/Popocatepetl-volcano-Mexico-looks-ready-blow-Officials-poised-evacuate-thousands.html?ITO=1490&ns_mchannel=rss&ns_campaign=1490)

drapeau anglais   If we are to believe the article released by the Daily Mail on its website, Popocatepetl is about to go through a major large-scale eruption and Mexican authorities are ready to evacuate the people living close to the volcano.

As usual, we need to interpret this article coming from the British yellow press which is keen on telling about disasters and deaths.

As I put it earlier, Popocatepetl is experiencing intense activity that justified the elevation of the alert to Phase 3 of the Yellow colour alert level, the last notch before the Red Alert. The volcano is sometimes shaken by explosions that produce ash plumes up to 3 km high and ejections of incandescent materials as far as 1.5 km. However, there is no need to panic. Mexican authorities have only responded to the recommendations of CENAPRED by setting up evacuation centres if the volcanic situation were to deteriorate. There is nothing exceptional and such evacuations have already taken place in the past. Evacuation routes are also planned, with panels to show them, as this is done in Alaska or Hawaii about tsunamis.
If one lingers on the history of eruptions of Popocatepetl, one realizes that they often consist of explosions at the dome, with the occurrence, in some events, of pyroclastic flows and lahars triggered by the rains that followed. As for the victims, their number is small. The last deaths concerned five unwary climbers who lost their lives near the summit in 1996.

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2324377/Popocatepetl-volcano-Mexico-looks-ready-blow-Officials-poised-evacuate-thousands.html?ITO=1490&ns_mchannel=rss&ns_campaign=1490

Kilauea: Mort sur le champ de lave (suite) // Death on the lava field (continued)

drapeau francais   Suite à ma note du 9 mai sur le décès d’un randonneur à Hawaii, voici quelques détails supplémentaires qui vont dans le sens des conseils que je donnais à l’issue de l’article.

La victime est un Canadien âgé de 57 ans qui était parti de Kalapana avec un ami afin de se rendre sur le champ de lave pour y voir les coulées de plus près. Sur le chemin du retour, ils se sont perdus. L’un des randonneurs a commencé à paniquer et, sous le coup de la chaleur et de la fatigue, s’est effondré. Son ami est allé cherché de l’aide et de l’eau mais au retour, il a été incapable de retrouver son ami. Quand les secours sont arrivés sur place, il était trop tard ; l’homme avait cessé de vivre.

Cet accident révèle deux erreurs commises par les randonneurs.

D’une part, il semble évident que la quantité d’eau emportée était insuffisante. Il faut savoir que la marche sur le champ de lave hawaiien est longue et pénible et il fait de plus en plus chaud au fur et à mesure que l’on approche du site actif et des coulées. Personnellement, en plus des bouteilles d’eau, je glisse une canette de Coca-Cola dans mon sac à dos. Elle est souvent bienvenue au terme de la randonnée.

D’autre part, on a souvent tendance à minimiser la taille du champ de lave sur la plaine côtière. Au départ de Kalapana, on aperçoit les gaz et (au crépuscule) le rougeoiement émis par les coulées et on a l’impression que la distance à parcourir n’est pas énorme. En fait, c’est souvent une illusion optique et il faut marcher pendant plusieurs kilomètres avant d’arriver à destination. Le retour à Kalapana est plus compliqué car les coulées se trouvent souvent vers le pied du pali et de ce secteur, on ne voit plus le point de départ à Kalapana. D’où la nécessité d’avoir une boussole ou (encore mieux) un GPS.

Un ranger m’a indiqué un jour que les accidents ou les pertes d’orientation sont relativement fréquents à Hawaii. Il n’est, bien sûr, fait état que des accidents les plus graves. La presse laisse de côté les chutes et les brûlures qui sont monnaie courante sur le champ de lave.

drapeau anglais   Further to my note of May 9th on the death of a hiker in Hawaii, here are some additional details that confirm the advice I gave at the end of the article.
The victim is a 57-year-old Canadian who had left Kalapana with a friend to go to the lava field to see the lava flows closer. On the way back, they got lost. One of the hikers began to panic, and because of the heat and fatigue, he collapsed. His friend went to get help and water, but on his way back, he was unable to find his friend. When paramedics arrived on site, it was too late, the man was dead.
This incident reveals two mistakes committed by the hikers.
On the one hand, it seems clear that the amount of water they had brought along was insufficient. Everybody should know that walking on the Hawaiian lava field is long and strenuous and it’s getting hotter and hotter as you as you approach the active site and the lava flows. Personally, in addition to water bottles, I slip a can of Coca-Cola in my backpack. It is often welcome at the end of the hike.
On the other hand, there is a tendency to minimize the size of the lava field on the coastal plain. From Kalapana, gases and (at dusk) the glow emitted by lava can be seen and it seems that the distance is not so great. Actually, it is often an optical illusion and you have to walk several kilometers before reaching your destination. Walking back to Kalapana is more complicated because the flows are often located near the base of the pali and from that point, you do not see the point of departure in Kalapana. Hence the need for a compass or (even better) a GPS.
A ranger told me one day that accidents or loss of orientation are relatively common in Hawaii. Of course, only the most serious accidents are reported. The press ignores the falls and burns that are common on the lava field.

Coulee-hawaii

(Photo:  C.  Grandpey)