Popocatepetl (Mexique)

drapeau francais.jpgL’activité du Popocatepetl est relativement stable en ce moment et se limite à des émissions de vapeur et de gaz (voir image de la webcam ci-dessous). De temps en temps, de la cendre se mêle au panache et on peut observer occasionnellement une explosion, comme le 8 juin où un panache de cendre a atteint plus de 8 km d’altitude.

Source : CENAPRED.

 

drapeau anglais.jpgActivity at Popocatepetl is currently quite stable and consists of steam and gas emissions (see webcam image here below). Some ash can sometimes be seen in the plume and an explosion can occasionally be observed, like on June 8th when the ash plume reached more than 8 km a.s.l.

Source: CENAPRED.

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Avec l’aimable autorisation du CENAPRED

Mont Rainier (Etat de Washington / Etats Unis)

En observant les sismos du Mont Rainier à l’heure actuelle (voir ci-dessous), on relève des milliers de petits impacts qui se produisent à quelques minutes d’intervalle. Selon les scientifiques américains, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Le volcan ne montre pas de signes de réveil. Ces signaux sismiques baptisés « ice quakes » sont provoqués par les glaciers qui s’étirent sur les flancs du Mont Rainier. Leur origine est superficielle et non en profondeur où elle pourrait indiquer une montée de magma. De plus, la signature laissée par ces micro-séismes d’une magnitude souvent inférieure à 1 est différente de celle laissée par les séismes annonciateurs d’une activité volcanique. Alors que ces derniers commencent brutalement pour diminuer ensuite, les « ice quakes » commencent en douceur pour enfler ensuite puis diminuer. Ils n’apparaissent que sur trois sismos, en particulier celui installé près de Camp Muir, bien connu des randonneurs sur le Mont Rainier.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle sismicité est enregistrée sur le volcan. Elle est déjà apparue en 1990 et en 1998 mais avait duré moins longtemps. En 2010, les impacts sismiques ont commencé à être observés le 21 mai pour s’estomper début juin et réapparaître depuis. Les scientifiques pensent que cette sismicité est probablement dû à un écoulement de l’eau entre la base du glacier et la roche en dessous. En tout cas, ces micro-séismes ne sont pas responsables de l’avalanche qui a tué un randonneur le 5 juin dernier.

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Tungurahua (Equateur)

drapeau francais.jpgLe dernier bulletin de l’Instituto Geofisico en date du 9 juin indique que le Tungurahua, après avoir connu quelques heures de calme relatif, montre de nouveau une très forte activité explosive, à raison de 4 ou 5 événements par heure. Les explosions projettent des matériaux incandescents qui descendent sur environ un kilomètre sur les flancs du volcan. Les panaches éruptifs s’élèvent jusqu’à 4 km de hauteur et transportaient une quantité modérée de cendre au cours des dernières heures.

 

drapeau anglais.jpgThe Geophysical Institute’s latest report indicates that Tungurahua went through a few hours of relative quiescence and then showed again violent explosive activity, with 4 or 5 explosions per hour. Theses explosions eject incandescent material that roll down over one kilometre on the slopes of the volcano. Eruptive plumes are currently rising up to 4 km or so and carrying a moderate quantity of ash.

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

Le HVO a mis en ligne dans la rubrique « Images » de son site Internet (http://hvo.wr.usgs.gov/kilauea/update/images.html) des photos intéressantes du cratère du Pu’uO’o où se produit depuis plusieurs jours un épanchement de lave pompeusement appelé ‘lac’ par les scientifiques américains. On se rend compte sur les clichés que la couche de lave accumulée n’est pas très épaisse puisqu’un petit spatter cone émerge à sa surface. L’accumulation de lave comporte deux sources d’alimentation : l’une au NE du cratère et l’autre au SO.

Dans le même temps, une quantité importante de lave s’écoule à la surface de l’East Rift Zone où un champ de lave s’est formé au-dessus des tunnels qui en assurent l’alimentation. Un tel champ de lave a été baptisé « rootless shield » par opposition à un champ de lave alimenté directement par une bouche éruptive. La présence d’un champ de lave de ce type freine obligatoirement l’écoulement de la lave dans les tunnels qui, de ce fait, sont faiblement alimentés vers l’aval. On n’observe que quelques petites coulées de surface sur le pali et la plaine côtière. Le HVO ne fait plus état d’entrées de lave dans l’océan depuis quelques jours.  

N’oublions pas qu’un lac de lave subsiste dans la bouche qui perce le plancher de l’Halema’uma’u.