Soufriere Hills (Ile de Montserrat / Antilles britanniques)

medium_drapeaufrancais.280.jpgLa situation sur le volcan reste relativement calme. Le dernier rapport en date signale cependant que trois coulées pyroclastiques ont été observées dans la vallée de la Tar River le 8 février dans l’après-midi ; la plus longue d’entre elles a couvert 2 kilomètres. Une autre a couvert 700 mètres dans Tyres Ghaut le matin du 9 février. Ces coulées sont provoquées par des effondrements périodiques du dôme sommital.

medium_drapeau_anglais.273.jpgVolcanic activity has remained low over the last few days. The latest report indicated that on February 8th, three pyroclastic flows were observed in the Tar River Valley with the largest reaching a couple of kilometres. Another flow covered 700 metres in Tyres Ghaut on February 9th in the morning. Such pyroclastic flows are caused by periodical collapses of the summit dome.

Vous avez dit volcanologue?

Quand je fais des diaporamas-conférences, il arrive fréquemment que de jeunes spectateurs me demandent ce qu’il faut faire pour devenir volcanologue.
Si l’on s’en tient à l’étymologie du mot, un volcanologue est une personne qui étudie les volcans. En se limitant à cette définition, il y a beaucoup de volcanologues dans nos universités, en particulier dans les sections de géologie ou de pétrographie par exemple où l’étude des roches volcaniques fait bien sûr partie du programme.
En revanche, si l’on entend par volcanologue celui qui, sur les traces d’Haroun Tazieff ou de Katia et Maurice Krafft, va étudier les volcans sur le terrain – ce qui est pour moi la vraie définition d’un volcanologue – le nombre d’heureux élus se réduit considérablement. Les postes de travail vacants dans les observatoires et les instituts scientifiques sont très peu nombreux, de sorte que beaucoup de jeunes qui ont étudié la volcanologie en couronnant leurs études par des maîtrises et autres doctorats se trouvent souvent réduits, pour gagner leur vie, à des fonctions d’enseignement, d’encadrement touristique, ou doivent se replier sur des métiers parfois fort éloignés de la volcanologie. A ce sujet, une visite du site web de l’Institut de Physique du Globe de Paris (rubrique « Institut / Quelques chiffres ») est très révélatrice.
Rêver de devenir Tazieff ou Krafft de nos jours est illusoire. Il est devenu très difficile, voire impossible, de vivre de ses images. Le contexte n’est plus le même que dans les années 60. Les vidéos de volcans en éruption ont envahi les écrans de télévision. Certaines agences de voyages proposent même de conduire leurs clients à Hawaii ou en Indonésie. Il est d’ailleurs à noter que beaucoup d’accompagnateurs de ces voyages sont des diplômés en sciences de la terre qui n’ont pas trouvé d’emplois sur le terrain.
Ce que je conseille aux jeunes épris de volcanologie, c’est de poursuivre leurs études en fonction de leurs résultats scolaires, sans trop penser à la volcanologie. Si l’occasion de travailler dans cette spécialité – ou dans un domaine touchant aux Sciences de la Terre – se présente un jour, qu’ils la saisissent, cela va de soi ! Pour la plupart, ce n’est que plus tard, lorsqu’ils auront trouvé un métier à leur convenance, qu’ils pourront donner libre cours à leur passion. C’est la solution que j’ai choisie. J’ai fait des études d’anglais. J’exerce un métier qui me plaît et qui me permet d’escalader les volcans actifs de la planète pour y faire des observations et prendre des photos, bref, assouvir ma passion des volcans. Je ne suis que « volcanophile », mais c’est très bien ainsi !

La Soufrière (Ile de la Guadeloupe)

medium_drapeaufrancais.279.jpgEffondrée à la suite du séisme du 21 novembre 2004 (6,4 sur l’échelle de Richter), la route qui mène au pied de la Soufrière est toujours coupée entre les Bains jaunes et la Savane à mulet et, selon la presse guadeloupéenne, pour très, très longtemps. Les études ont montré qu’une éventuelle réparation de la route serait très difficile, voire impossible dans les conditions actuelles ; toute la montagne bouge, jusqu’au niveau des Bains jaunes. D’ailleurs, emprunter cette route effondrée, dont l’accès est interdit, s’avère très périlleux.
Il faudra donc trouver des alternatives pour conduire les visiteurs vers ce site. En attendant, la solution envisagée consiste à agrandir l’air de stationnement des Bains jaunes, ce qui devrait être fait avant la fin de l’année.
Comme le sentier du Pas du Roy (qui relie en une demi-heure les Bains jaunes et la Savane à mulet) vient d’être rénové, l’accès au sommet pourra à nouveau se faire dans des conditions correctes.
Le Parc a l’intention de profiter de l’occasion pour « réaménager la Maison du Volcan (située aux Bains jaunes) et en faire un véritable outil pédagogique ».

medium_drapeau_anglais.272.jpgCollapsed after the earthquake of November 21st 2004 (6.4 on the Richter scale), the road that leads to the base of the Soufriere volcano is still cut between Les Bains jaunes and La Savane à mulet. According to the local newspapers, it will be for a very long time. Indeed, studies have shown that repairing the road will be very difficult – or even impossible – in the current conditions. The whole mountain is moving, as far as Les Bains jaunes. Using this collapsed road, whose access is forbidden, would be highly dangerous.
Therefore, alternate solutions will have to be found to take visitors to the site. Meantime, a solution will be to enlarge the car park of Les Bains jaunes, which should be done by the end of the year.
As the Pas du Roy footpath (that links in half an hour Les Bains jaunes and La Savane à mulet) has just been renovated, the access to the summit will still be possible in acceptable conditions.
The Park intends to take advantage of this opportunity to “refurbish the House of the Volcano (located at Les Bains jaunes) and turn it into a genuine educational tool”.

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Info-volcans / Volcano news

medium_drapeaufrancais.278.jpgPas de grands changements au cours des derniers jours. Il suffit de rappeler la situation sur quelques volcans pour s’en rendre compte.

Karymsky (Kamchatka / Russie) :
La sismicité reste supérieure à la normale, avec 200 à 300 événements de surface enregistrés quotidiennement, et des panaches de cendres atteignant 3 km d’altitude. Le niveau d’alerte reste à l’Orange.
La situation est identique sur le Shiveluch.

Kilauea (Hawaii / Etats Unis) :La lave continue à entrer dans l’océan sur les sites de Kamokuna, East Lae’apuki et Ka’ili’ili. Une lueur plus ou moins forte éclaire périodiquement les bouches qui percent le plancher du Pu’u O’o.

Santiaguito (Guatemala) :
Des explosions généraient au début du mois des nuages de cendres montant jusqu’à 5 km d’altitude, tandis que des avalanches de blocs et de cendres dévalaient les versants SO et S du volcan.

Soufrière Hills (Ile de Montserrat / Antilles britanniques) :
Le volcan s’est bien calmé, au moins momentanément. Aucune avalanche pyroclastique n’a été enregistrée récemment. Le dôme continue à croître, en particulier dans sa partie ouest.

medium_drapeau_anglais.271.jpgThere have been no great changes in the last few days. Let’s have a look at some volcanoes to make sure of it!

Karymsky (Kamchatka):
Seismicity is still above background levels, with 200 to 300 events everyday and ash plumes that may reach 3 km a.s.l. The alert level is kept at Orange.
The situation is the same on Shiveluch.

Kilauea (Hawaii / USA):Lava is still entering the ocean on the sites of Kamokuna, Lae’apuki and Ka’ili’ili. A glow – more or less intense – periodically illuminates the vents that pierce the floor of Pu’u O’o.

Santiaguito (Guatemala):
Early this month, explosions were generating ash clouds up to 5 km a.s.l., while avalanches of blocks and ash were travelling along the SW and S slopes of the volcano.

Soufriere Hills (Island of Montserrat / British West Indies)):The volcano has calmed down, at least for the moment. No pyroclastic flow has been observed in the last few days. The dome keeps growing, more particularly in the western part of the crater.