Le Katla et le risque de tsunami aux Iles Vestmann // Katla Volcano and the tsunami hazard in Vestmannaeyjar

drapeau-francaisSi une éruption du Katla venait à se produire, on pense qu’une crue brutale due à la fonte du glacier Mýrdalsjökull pourrait déclencher un raz-de-marée susceptible de frapper les Iles Vestmann au sud de l’Islande. Cette éventualité a été abordée récemment lors d’une réunion organisée par le chef de la police des Iles Vestmann, avec la présence du responsable des risques naturels au Met Office islandais et du volcanologue Ármann Höskuldsson de l’Université d’Islande.
On sait depuis quelque temps que parmi les conséquences des éruptions du Katla figurent les raz-de-marée le long de la côte sud. Dans le passé, de telles vagues ont été suffisamment puissantes pour causer des dégâts jusqu’à Grindavík, à 230 km à l’ouest. La ville de Vík, sur la côte sud à quelques kilomètres du Mýrdalsjökull, serait probablement concernée par une inondation soudaine provoquée par le glacier. Les îles Vestmann se trouvent à vol d’oiseau à seulement une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Vík.
En 1918, lors de la dernière éruption du Katla, il y a eu des vagues qui ont déferlé sur les îles Vestman. En conséquence, il est important que dans un gros port de pêche comme Heimaey les gens soient préparés à un tel événement. La principale zone industrielle de la ville se trouve près du port qui serait forcément frappé par un raz-de-marée.
Cependant, on pense qu’il y aurait assez de temps pour mettre en place une évacuation. Habituellement, le panache éruptif du Katla sort du glacier avant que se déclenche la crue glaciaire. A en juger par les récits du passé, le raz-de-marée intervient une fois que l’eau de la crue a atteint le rivage. Quand on apercevra le panache éruptif, il faudra donc que les gens aillent se réfugier sur des zones plus élevées pendant quelques heures, en attendant de voir si le raz-de-marée va se produire.
La nécessité de mettre en place un équipement sismique plus important dans les Iles Vestmann a également été discutée lors de la réunion.
Source: Iceland Review.

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drapeau-anglaisShould an eruption of Katla volcano occur, it is believed that a flash flood from Mýrdalsjökull glacier might trigger a tidal wave likely to hit the Westman Islands off South Iceland. The scenario was recently discussed at a meeting organized by the Chief of Police in the Westman Islands, with the director of natural hazards at the Icelandic Meteorological Office, and volcanologist Ármann Höskuldsson from the University of Iceland.

It has been known for some time that among the consequences of eruptions in Katla are tidal waves along the south coast. In the past, such tidal waves were large enough to cause damage all the way to Grindavík which is located 230 km to the west. The town of Vík, located on the south coast just a few kilometres from Mýrdalsjökull, would almost certainly be hit by a flash flood from the glacier. The Westman Islands lie approximately 50 km to the west of Vík in a straight line.

 In 1918, during Katla’s last eruption, there were waves washing up on the Westman Islands. As a consequence, it is important that in a big and important fishing town like Heimaey people should be prepared. The town’s largest industrial area is down by the harbour which would naturally be affected by a tidal wave.

However, it is believed that there would be time for an evacuation. Usually Katla’s eruptive plume extends from the glacier before the flash floods occur. Judging by the accounts, the tidal waves occur after the flash floods have reached the shore. When a plume is sighted, it will be safer for people to move to a higher ground for a few hours while waiting to see whether the tidal wave will happen.

The necessity to establish more earthquake monitors in the Westman Islands was also discussed at the meeting.

Source: Iceland Review.

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Vue du port d’Heimaey, dans les Iles Vestmann (Crédit photo: Wikipedia)

L’Observatoire des Volcans de l’Alaska // Alaska Volcano Observatory

drapeau-francaisDans le cadre du Mois de la Sensibilisation aux Volcans, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) – géré par l’USGS – a consacré un article à l’Observatoire des Volcans de l’Alaska (AVO).
Le rôle de cet observatoire est essentiel car l’Alaska possède le plus grand nombre de volcans de tous les États-Unis. Sur les 169 volcans actifs de ce pays, 90 se trouvent en Alaska. Les éruptions sont monnaie courante et certains volcans restent actifs, même s’ils ne sont pas forcément en éruption

L’éruption de l’Augustine en 1986 a mis l’accent sur la nécessité d’un système de surveillance des volcans en Alaska. Elle a également donné naissance à l’AVO, créé en 1988. L’Observatoire travaille en collaboration avec trois organismes: l’USGS, l’Institut de Géophysique de l’Université d’Alaska à Fairbanks et le département d’études géologiques et géophysiques de l’Alaska. Ces trois institutions sont en charge des observations, mais au final les bulletins d’alerte sont émis par l’USGS qui fédère et a la responsabilité de l’ensemble des rapports.
L’AVO n’a pas eu à attendre longtemps après sa création pour montrer son utilité. Le 14 décembre 1989, le Redoubt est entré en éruption. Le lendemain, le vol KLM 867, entre Amsterdam et Tokyo, avec à son bord 231 passagers, s’apprêtait à faire escale à Anchorage. Le Boeing a traversé le panache de cendre du Redoubt, avec pour effet immédiat la mise à l’arrêt de ses quatre moteurs. L’avion a fait une chute de plus de 3000 mètres, cinq minutes avant que les pilotes réussissent à redémarrer les moteurs et atterrir en toute sécurité à Anchorage. Les quatre moteurs ont dû être remplacés, avec des dégâts qui se sont élevés à environ 80 millions de dollars. L’éruption du Reboubt a continué jusqu’au début du mois de juin 1990.
Il existe une différence importante entre l’AVO en Alaska et le HVO à Hawaï. À Hawaï, les scientifiques se concentrent principalement sur les risques volcaniques au sol, tels que les coulées de lave, alors qu’en Alaska ils doivent gérer à la fois les risques terrestres et aériens. La zone de contrôle – et donc de responsabilité – de l’AVO est également beaucoup plus vaste que celle du HVO. Elle s’étend du sud-est de l’Alaska à Anchorage, le long de la péninsule de l’Alaska, et le long la chaîne des Aléoutiennes vers la péninsule du Kamchatka en Russie.
Néanmoins, l’AVO utilise des méthodes de surveillance volcanique semblables à celles employées par le HVO, avec des webcams, des stations sismiques, le GPS et la cartographie géologique. Le travail sur le terrain n’est pas évident en raison de l’environnement hostile de l’Alaska et de l’éloignement d’un grand nombre de volcans, de sorte que les données satellitaires sont essentielles et largement utilisées. Comme on l’a vu récemment à propos du Bogoslof (Iles Aléoutiennes), les rapports des pilotes d’aéronefs sont également des sources importantes d’information sur les volcans d’Alaska
Depuis sa fondation, l’AVO a fait d’énormes progrès dans la cartographie des volcans les moins connus de l’Alaska afin de mieux comprendre leur histoire et leur potentiel éruptif. Certains des volcans éloignés des îles Aléoutiennes occidentales ont été instrumentés pour suivre leur activité et détecter les éruptions qui pourraient présenter un danger pour le trafic aérien. Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine car bon nombre de volcans des Aléoutiennes – comme le Bogoslof – sont dépourvus d’équipements et il faut s’appuyer sur les stations sismiques voisines ou sur les rapports de pilotes pour suivre leur activité
L’AVO a développé des outils de haute technologie pour interpréter les données satellitaires susceptibles de détecter les panaches de cendre et les anomalies thermiques. Certains de ces outils ont été exportés vers Hawaï, où les scientifiques du HVO les utilisent pour améliorer leur surveillance des volcans Kilauea et Mauna Loa.
Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisAs part of Volcano Awareness Month, the USGS Hawaiian Volcano Observatory (HVO)has dedicated an article to the Alaska Volcano Observatory (AVO).

The role of this observatory is essential as Alaska has the largest number of volcanoes of all the United States. Of the nation’s 169 active volcanoes, 90 are located in Alaska. Eruptions there are common and some volcanoes are in a semi-constant state of low-level activity.

The 1986 eruption of Augustine volcano emphasized the need for volcano monitoring and research in Alaska. It also prompted the establishment of AVO which was founded in 1988. The observatory is a partnership between three organizations: USGS, the Geophysical Institute of the University of Alaska Fairbanks, and the Alaska Division of Geological and Geophysical Surveys. These three groups contribute to observatory operations, although hazards notifications are issued by the USGS, which has federal responsibility for such declarations.

AVO did not have to wait long after its establishment for showing its utility. On December 14th, 1989, Redoubt volcano erupted. The next day, KLM flight 867, carrying 231 passengers from Amsterdam to Tokyo with a stop in Anchorage, flew through a Redoubt ash plume, causing all four engines to fail. The aircraft dropped more than 3 km in altitude within five minutes before the flight crew managed to restart the engines and land the plane safely in Anchorage. All four engines on the aircraft had to be replaced, with damages totaling about $80 million. The Redoubt eruption continued through early June 1990.

There is a significant difference between AVO in Alaska and HVO in Hawaii. In Hawaii, the scientists focus primarily on ground-based volcanic hazards such as lava flows, whereas Alaska has both ground and airborne concerns. AVO’s area of responsibility is also much broader than that of HVO, extending from southeast Alaska to Anchorage, along the Alaska Peninsula and then out the chain of Aleutian Islands towards Russia’s Kamchatka Peninsula—a distance of over 3000 km!

Nevertheless, AVO uses volcano monitoring methods similar to those employed by HVO, including webcams, seismic and GPS stations, and geological mapping. Ground-based monitoring and research field work are considerable challenges owing to Alaska’s harsh environment and the remoteness of so many volcanoes, so satellite data are used extensively. As we recently saw it about Bogoslof, aircraft pilot reports are also important sources of information about Alaskan volcanoes

Since its founding, AVO has made tremendous strides in mapping the largely unknown volcanoes of Alaska to better understand their eruptive histories and future eruptive potential. Even some of the remote volcanoes of the western Aleutian Islands have been instrumented to track unrest and detect eruptions that might be hazardous to aircraft.

AVO has also developed state-of-the-art tools for viewing the abundance of available satellite observations that can detect ash plumes and thermal anomalies. Some of these tools have been exported to Hawaii, where HVO scientists use them to enhance their monitoring of Kilauea and Mauna Loa volcanoes.

Source : USGS / HVO.

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L’Iliamna et les volcans de Cook Inlet (Source: AVO)

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Volcan Iliamna et glaciers.

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Vue du Redoubt.

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Vue de l’Augustine.

(Photos: C. Grandpey)

Bonne vidéo de l’éruption du Kilauea (Hawaii) // Good video of the Kilauea eruption (Hawaii)

drapeau-francaisL’USGS a réalisé une vidéo haute définition du Kilauea, filmée à l’aide d’une caméra 4K.
D’une durée de 11 minutes, elle offre des images de l’éruption sommitale qui a commencé en mars 2008. Elle se concentre essentiellement sur le lac de lave actif dans le cratère de l’Halema’uma’u, une zone qui est fermée au public pour des raisons évidentes de sécurité.
Le film présente des vues grand angle et des plans rapprochés du lac de lave et de son activité, avec des éclatements de bulles de gaz et des projections. On y voit aussi les scientifiques du HVO effectuer leur travail sur le terrain et à l’intérieur de l’Observatoire.
La vidéo peut être consultée à l’adresse ci-dessous. Sans être exceptionnelle, elle offre de bonnes vues de l’éruption sommitale en cours:
Https://youtu.be/w_XX4r6jzUo

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drapeau-anglaisUSGS has produced high-definition video of Kilauea Volcano, filmed using a 4K camera.

The 11-minute video offers images of the summit eruption, which began in March 2008. It focuses on the active lava lake within Halema’uma’u Crater, an area that is closed to the public due to ongoing volcanic hazards.

Highlights include close ups of the active lava lake; close up and wide angle views of lava lake activity, such as gas bubble bursts and spattering; USGS scientists working in the field and inside the Observatory.

The video can be seen at the following address. Without being exceptional, it offers great views of the current summit eruption:

https://youtu.be/w_XX4r6jzUo

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Le lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u (Crédit photo: USGS /HVO)

Des Cratères de la Lune à la planète Mars // From Craters of the Moon to Mars

drapeau-francaisDes chercheurs de la NASA se sont donné rendez-vous en août 2016 au Monument national des Cratères de la Lune dans l’Idaho où ils ont réalisé le premier scan tridimensionnel d’Indian Tunnel, l’un des tunnels de lave les plus longs et les plus accessibles du site.
Leur travail permettra non seulement de mieux comprendre le passé géologique de notre planète, mais il permettra également aux scientifiques d’en savoir plus sur la vie souterraine susceptible d’exister sur d’autres planètes.
L’équipe a créé le nouveau scan à l’aide d’un LIDAR (acronyme de LIght Detection And Ranging), une technique de mesure à distance fondée sur l’analyse des propriétés d’un faisceau de lumière renvoyé vers son émetteur. Elle utilise des impulsions laser pour numériser un environnement et créer une image tridimensionnelle du terrain. Le puissant scanner laser utilisé par l’équipe scientifique peut détecter au millimètre près les détails et la texture d’une surface. Un tel scan nécessite plusieurs dizaines de gigaoctets de stockage et la cartographie d’un seul site peut prendre plusieurs jours. Si les scientifiques sont en mesure de découvrir les caractéristiques et les dangers à l’intérieur des tunnels de lave, les planificateurs de mission pourront à leur tour décider comment les explorer et les exploiter sur la Lune, sur Mars ou sur d’autres planètes.
Un chercheur de la NASA a expliqué que «le but ultime est de réaliser la cartographie d’un grand nombre de tunnels de lave.» Il espère pouvoir un jour installer un tel équipement de scannage sur un petit robot et à le piloter distance pour cartographier des tunnels de lave sur d’autres planètes.
Les scientifiques ont détecté les preuves d’un vaste réseau de tunnels sous la surface martienne. Certains planificateurs de missions pensent que ces tunnels pourront servir de refuges aux premiers explorateurs de la Planète Rouge. En effet, ils auront besoin de se protéger contre les rayonnements intenses, les tempêtes de poussière et les températures extrêmes. De plus, les anciennes grottes martiennes peuvent apporter leur lot de nouvelles révélations, comme des réservoirs d’eau et des traces de vie microbienne.
L’envoi d’astronautes dans des tunnels de lave non cartographiés sur la Lune ou sur Mars serait dangereux. Il sera donc préférable d’envoyer d’abord des robots, éventuellement  rattachés à la surface par un câble, en guise d’éclaireurs. Il se peut qu’un jour sur Mars l’accès rapide à ces abris sauve la vie des hommes venus explorer la planète. C’est là que les cartes LIDAR pourront s’avérer très utiles. Les scans obtenus peuvent dès maintenant être communiqués aux ingénieurs qui planifient les futures missions martiennes afin qu’ils puissent étudier en détail les meilleurs chemins à emprunter.
Source: National Geographic.

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drapeau-anglaisA team of NASA researchers gathered in August at Craters of the Moon National Monument in Idaho where they created the first complete three-dimensional scan of Indian Tunnel, one of the largest and most accessible lava tubes at the site.

Their work not only helps us better understand our planet’s geologic past, but it will also allow scientists to learn more about potential subterranean living on other worlds.

The team created the new scan using LIDAR (for LIght Detection And Ranging), which uses laser pulses to scan an environment and create a three-dimensional view of the terrain. The team’s powerful laser scanner can detect the detail and texture of a surface down to millimetres. Such scanning is data-intensive, requiring several tens of gigabytes of storage, and mapping a single location can take several days. But the more scientists can discover about the features and hazards that are common among lava tubes, the better mission planners can decide how to explore and exploit them on the moon, Mars, or elsewhere.

A NASA researcher explained that « part of the ultimate goal is to get a collection of lava tubes mapped.” He eventually hopes to mount similar scanning equipment on a small rover and remotely map alien lava tubes.

Scientists have found signs of an extensive network of lava tubes underneath the Martian surface, too. Some mission planners think these tubes will allow to keep early settlers safe.

Indeed, the visitors will need protection from intense radiation, dust storms, and temperature extremes. The ancient Martian caves may come with additional revelations, such as reservoirs of water and traces of microbial life.

Sending astronauts into unmapped lava tubes on the moon or Mars would be unsafe, so rovers, perhaps connected to the surface by a tether, will likely be sent ahead of them. Someday on the Martian surface, finding those easily accessible shelters may be lifesaving. And that’s where the LIDAR maps can become very useful. The resulting scans can now be shared with engineers and designers planning future Mars missions, so they can study the best possible paths in detail.

Source : National Geographic.

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Craters of the Moon National Monument (Photos: C. Grandpey)