Premiers signes de vie dans des lacs volcaniques acides ? // Early life signs in acidic volcanic lakes?

Une étude effectuée par une équipe de chercheurs de l’Université d’Akita (Japon) a révélé que peu de temps après avoir émergé de l’océan, la vie a pu s’adapter et s’installer dans des lacs volcaniques acides. L’étude, publiée dans la revue Earth and Planetary Science Letters, s’appuie sur une analyse géochimique de roches sédimentaires vieilles de trois milliards d’années prélevées dans le bassin de Witwatersrand en Afrique du Sud.

Les conclusions de l’étude japonaise ne sont pas vraiment un scoop. Des recherches antérieures ont déjà mis en évidence des signes de vie autour des «fumeurs noirs» au fond des océans, ou dans des mares de boue volcanique comme les celles qui mijotent dans la caldeira d’Uzon au Kamtchatka.

L’équipe japonaise a concentré son travail sur le Dominion Group, une formation rocheuse datant du Mésoarchéen et qui se trouve sur l’une des plus anciennes portions de la croûte terrestre – le craton du Kaapvaal – en Afrique australe. Bien que le Dominion Group se compose principalement de roches volcaniques, les chercheurs ont été plus intrigués par ses litages de roches sédimentaires, connus localement sous le nom de Wonderstone.

Dans trois carrières différentes, les chercheurs ont découvert des parois de Wonderstone, parfois hautes de plusieurs dizaines de mètres. Le matériau se compose principalement de grès et de schistes que les chercheurs ont interprété comme des débris provenant de l’érosion d’un volcan et qui auraient glissé dans un grand lac. Ce lac aurait existé à peine quelques dizaines de millions d’années après l’émergence du continent de l’océan.

La Wonderstone est une roche d’aspect sombre, presque noir et lisse. La couleur provient d’un matériau riche en carbone intercalé entre les grains de la roche. Bien que les mineurs exploitent les gisements de Wonderstone depuis des décennies, l’origine du carbone reste un mystère.

L’équipe scientifique japonaise a étudié les origines du matériau de couleur sombre en examinant la disposition des différentes formes de carbone dans la roche. Ils ont remarqué que la forme la plus lourde était rare, ce qui laisse supposer qu’elle provient d’êtres vivants tels que des micro-organismes morts. Les chercheurs ont également constaté que le profil du carbone correspondait à celui que l’on est censé trouver dans des organismes producteurs de méthane, ou méthanogènes. Ces organismes appartiennent à une ancienne famille de bactéries, les archées ou Archaea, connues pour leur capacité à survivre dans des conditions extrêmes.

En général, on pense que l’acidité n’est pas propice à la vie, mais elle a permis d’expulser des roches volcaniques les nutriments nécessaires à la vie. Ces nutriments ont pu également être fournis par une autre source. En observant les métaux présents dans la Wonderstone, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que les fluides chauds présents dans les profondeurs avaient pu s’infiltrer dans l’ancien lac et y apporter des nutriments. Aujourd’hui, les colonies d’archées colonisent les bouches hydrothermales, elles aussi  riches en nutriments, au fond des océans.

Les chercheurs pensent que la Wonderstone pourrait permettre aux scientifiques de mieux comprendre les anciens environnements lacustres sur Mars et la vie qui a pu y élire domicile, à supposer qu’une telle vie ait jamais existé.

Source: Yahoo News / ABC News.

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 A team of researchers from Akita University in Japan has suggested that shortly after emerging from the sea, life may have adapted to survive in acidic volcanic lakes. Their research, published in the journal Earth and Planetary Science Letters, comes from a geochemical analysis of 3-billion-year-old sedimentary rocks in the Witwatersrand Basin of South Africa.

The findings are not really new. Previous studies evidenced signs of life in the “black smokers” at the bottom of the oceans, or at volcanic mud pools like the acidic thermal pools in the Uzon Caldera (Kamchatka).

The Japanese team focused their study on the Dominion Group, a formation of rocks assembled in the Mesoarchean on what is today some of the oldest crust on Earth – southern Africa’s Kaapvaal Craton. Though the Dominion Group consists mostly of volcanic rocks, the researchers were most intrigued by its beds of sedimentary rock, known by local miners as Wonderstone*.

In three different quarries, the researchers found walls of Wonderstone, sometimes tens of meters tall. It consisted mostly of sandstones and shales, which they interpreted as debris that eroded from a volcano and slid downhill into a large lake. This lake would have existed just tens of millions of years after the continent’s emergence from the sea.

The Wonderstone is dark, almost black, and soft. The colour comes from a carbon-rich material interspersed between the rock’s grains. Although miners have exploited the Wonderstone deposits for decades, the origins of the carbon had remained a mystery.

The scientific team decided to investigate the origins of the dark material by looking at the array of different forms of carbon in the rock. They found a scarcity of the heaviest form of the element, which suggested that it came from living things such as dead microorganisms.

The team also found that the carbon profile matched what would be expected of methane-producing organisms, called methanogens. These organisms belong to an ancient domain of microbes called Archaea, which are known for their ability to survive in extreme conditions.

In general, it is believed that acidity is not conducive for life. But it leached nutrients from the volcanic rocks, which were necessary for life. Sustenance may have also come from another source. Metals present in the Wonderstone hinted to the researchers that hot fluids from deep underground were likely seeping into the ancient lake and bringing nutrients with them. Today, colonies of Archaea cluster around similarly nutrient-rich vents on the seafloor.

The researchers believe the Wonderstone could help scientists better understand ancient lake environments on Mars. Moreover, the rocks could shed light on the environments Martian life might have inhabited, if it ever existed.

Source: Yahoo News / ABC News.

* Wonderstone est l’appellation commerciale de la pyrophyllite qui est extradite en plusieurs endroits de la planète, comme l’Inde et l’Afrique du Sud.

Carrière de Wonderstone en Afrique du Sud

Echantillon de Wonderstone noire car riche en carbone

( Photos : Wonderstone Ltd)

Les archées ont d’abord été découvertes dans les environnements extrêmes, comme les sources chaudes volcaniques (Photo : C. Grandpey)

Islande : Nouvelles fissures éruptives ! // Iceland : New eruptive fissures !

17 heures (heure française) : Une nouvelle fracture éruptive s’est ouverte vers midi (heure locale) aujourd’hui 5 avril 2021 près du site éruptif dans la Geldingadalur. On estime que la fissure mesure environ 200 mètres de long et que sa partie centrale se trouve à environ un kilomètre au nord-est de l’éruption dans la Geldingadalur. La lave de la nouvelle fissure s’écoule vers les vallées de Merardalir. Il ne semble pas y avoir beaucoup de pression au niveau de la fracture éruptive, mais les scientifiques islandais disent que l’on peut assister à une intensification de l’éruption.

Des hélicoptères de la garde côtière islandaise sont sur place pour s’assurer que la zone est évacuée, même si na nouvelle fissure est loin des zones habitées. Un avion avec des scientifiques à son bord est en route vers la fissure pour évaluer plus précisément son emplacement et sa taille.

Comme il n’y a pas d’émission de téphra et de cendres dans l’atmosphère, le Met Office islandais affirme qu’il n’y a aucun danger imminent pour l’aviation. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne pour l’aéroport de Keflavik reste Orange.

En raison de la nouvelle situation, le site éruptif dans la Geldingadalur a été fermé au public.

Source: Icelandic Met Office.

Vous verrez la nouvelle éruption avec la nouvelle fissure en cliquant sur ce lien:

https://www.ruv.is/frett/2021/03/18/bein-utsending-fra-gossvaedinu-nyjar-sprungur-opnast

La fracture éruptive vue par la nouvelle webcam

Vue aérienne du nouveau site éruptif (Crédit photo : IMO)

Remarque personnelle : Il va être intéressant d’observer le comportement de l’activité sur le site de la première éruption. A mes yeux, il n’est pas impossible que la nouvelle fracture éruptive appartienne au même réseau que la première qui s’est ouverte dans la Geldingadalur. (Il serait intéressant de connaître la composition de la lave émise sur les deux sites). Si c’est le cas, une baisse d’intensité de la première éruption sera probablement observée dans les prochaines heures. Le nouvel événement montre que l’activité éruptive actuelle est alimentée par un dyke volumineux dans lequel règne une pression relativement importante. Il y a de fortes chances pour que la lave continue à s’écouler pendant pas mal de temps.

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18h30 : En fait, ce sont deux nouvelles fissures éruptives qui se sont ouvertes à proximité du site initial dans la Geldingadalur. L’IMO a mis en ligne de nouvelles photos. Le nouveau site éruptif est situé à environ 700 mètres au nord-est des cratères jumeaux de la Geldingadalur. Les nouvelles fissures mesurent 200 mètres de long. La lave est fluide et s’écoule rapidement en formant une étroite rivière dans la vallée de Meradalir, à l’est des nouvelles fissures. Un nouveau champ de lave est en formation.

Crédit photo : IMO

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22h30 : Les dernières visites du nouveau site éruptif par des scientifiques islandais confirment qu’il se situe à environ 500 mètres au nord-est de l’éruption qui a débuté le 19 mars dans la Geldingadalur. Comme je l’ai écrit précédemment, la lave forme un mince ruban qui serpente vers l’aval et avance dans les vallées de Merardalir.

Le géophysicien Páll Einarsson explique que la nouvelle fissure principale est une extension d’une fracture qui a été active tout le temps. Il ajoute qu’il s’agit une très petite éruption, mais on ne sait jamais comment elle peut évoluer.

Les autorités demandent au public de respecter la fermeture de la zone pendant que la situation est en cours d’évaluation. La police indique qu’il est peu probable que les sentiers conduisant au site de l’éruption initiale soient ouverts le 6 avril. L’activité éruptive sur le double cône dans la Geldingdalur est assez stable, même après l’ouverture des nouvelles fissures. Les deux bouches actives continuent de projeter des paquets de lave fluide. Le débit ne semble pas avoir beaucoup varié et se situe probablement autour de 5 mètres cubes par seconde. Voici une vidéo du nouveau site éruptif, réalisée depuis un hélicoptère:

https://player.vimeo.com/external/533177310.hd.mp4?s=36f160f0bf176336d4a484b2ce39300ab5cc47bf&profile_id=174

Image extraite de la vidéo

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5 pm (French time) : A new eruptive fissure opened at about midday today (local time) near the initial eruption site in Geldingadalur. It is estimated that the fissure is about 200 metres long, and the middle of the fissure is approximately one kilometre NE of the eruption site in Geldingadalur. The lava from the new fissure flows toward Merardalir valleys, east of the new fissure. There does not seem to be a lot of lava coming to the surface, but local scientists say it could lead to an increased eruption.

Helicopters from the Icelandic Coast Guard are at the new eruption site to make sure the area is evacuated, although the fissure is far from populated areas A plane with scientists is on its way to the fissure for evaluating more presicely its location and size.

The Icelandic Met Office says that because of the lack of ash and tephra in the atmosphere, there is no imminent hazard for the aviation. As a consequence, the aviation colour code for Keflavik airport remains Orange

Because of the new situation, , the eruption site in Geldingadalur has been closed to the public.

Source: Icelandic Met Office.

You will seen the new eruption site with the new fissure by clicking on this link :

https://www.ruv.is/frett/2021/03/18/bein-utsending-fra-gossvaedinu-nyjar-sprungur-opnast

Personal Note : It will be interesting to observe the behaviour of activity at the site of the first eruption. It is not impossible that the new eruptive fracture should belong to the same network as the first fissure which opened in Geldingadalur. (It would be interesting to know the composition of the lava emitted on the two sites). If so, a decrease in intensity of the first eruption will likely be observed in the next few hours. The new event shows that the current eruptive activity is fueled by a large dyke in which there is relatively high pressure. Chances are, the lava will continue to flow for quite a while.

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6:30 pm : Actually, two new volcanic fissures opened near to the initial eruption site in Geldingadalur. IMO has released new photos. The new eruptive site is located about 700 metres NE of the twin craters in Geldingadalur. The new fissures are 200 metres long. Theit lava is fluid and flows fast in a narrow lava-river into Meradalir valley, east of the new fissures, where a new lava field is forming.

Source: IMO.

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10:30 pm : The latest visits to the new eruptive site by Icelandic scientists confirm that iyt is located about 500 metres northeast of the eruption that began on March 19th in the Geldingadalur. As I put it before, the thin-flowing lava forms a river that winds its way, like a red snake, down the mountain and into Merardalir valleys.

Geophysicist Páll Einarsson explains that the main new fissure is an extension of the fissure that has been active the whole time. He adds it is very small eruption, but one never knows how it can develop.

Authorities ask the public to follow news of closures in the area while the situation is being evaluated. The police says it is unlikely that hiking trails to the eruption site will be open on April 6th.

Eruptive activity at the twin cone in Geldingdalur is quite stable, even after the opening of the new fissures. The two vents keep ejecting batches of fluid lava. The emission rate does not seem to have much fluctuated . It looks as if it is still at least 5 cubic metres per second.

Here is a video of the new eruptive site shot from a helicopter:

https://player.vimeo.com/external/533177310.hd.mp4?s=36f160f0bf176336d4a484b2ce39300ab5cc47bf&profile_id=174

Les Salinelle di Paternò et leur relation avec l’activité de l’Etna // The Salinelle di Paternò and their connection with Mt Etna’s activity

Un article récemment publié sur le site Focus Sicilia aborde le comportement des Salinelle di Paternò sur le flanc sud de l’Etna et leur relation avec l’activité éruptive du volcan. C’est un sujet qui a également été abordé avec Boris Behncke et Rosario Faraci lors de la conversation « Mamma mia » sur YouTube samedi.

Il y a quelques années, j’ai effectué des observations sur ce site où l’eau bouillonne et d’où s’échappent des gaz. Mon étude est intitulée « Les émanations gazeuses sur les basses pentes de l’Etna. » Vous pourrez en lire le résumé en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/les-emanations-gazeuses-sur-les-basses-pentes-de-letna/

Avant que je m’attarde sur le site – à l’époque très boueux – plusieurs études avaient déjà établi un lien entre le comportement des salinelle et l’activité éruptive sur l’Etna. On avait observé que lorsque les Salinelle di Paternò augmentaient leur bouillonnement, l’activité de l’Etna s’intensifiait généralement quelques semaines ou quelques mois plus tard, avec des éruptions, des explosions et des paroxysmes.

Cette relation entre les salinelle et le volcan a encore été observée ces derniers temps, comme l’a confirmé un géochimiste de l’INGV de Catane, spécialiste de l’étude géochimique des fluides, en particulier sur le site de Paterno. Le scientifique explique que la corrélation entre la Salinelle di Paternò et l’Etna est indirecte. Il explique que «le cratère le plus actif des Salinelle est entré dans une phase très dynamique en novembre 2020. Il montre un bouillonnement résultant principalement du dioxyde de carbone provenant du réservoir magmatique profond situé presque au niveau du manteau terrestre. Actuellement l’eau, très salée, présente en surface une température d’environ 40 degrés Celsius. Elle a même atteint 50°C dans le passé. On estime que la nappe phréatique qui alimente le site de Paterno se trouve à environ un kilomètre de profondeur, avec une température d’environ 120 degrés». Cette eau a un réel potentiel géothermique qui pourrait être exploité pour la production d’énergie. On parle depuis des décennies de l’utilisation de ce site unique au monde, mais ces dernières années, il a été abandonné et envahi par des déchets de toutes sortes. Les Salinelle di Paternò ont enfin été nettoyées et sont désormais protégées. Il existe un projet d’intensification de la surveillance scientifique par l’INGV et, une fois réhabilité, le site pourrait être ouvert au public en 2022.

Source: Focus Sicilia.

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An article recently published on the Focus Sicilia website deals with the behaviour of the Salinelle di Paternò on the southern flank of Mt Etna and their relationship to the eruptive activity of the volcano. A few years ago, I made observations on this site where the water is boiling and where gases are escaping. My study is entitled « Gaseous Emanations on the Low Slopes of M Etna. »You can read the summary by clicking on this link:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/les-emanations-gazeuses-sur-les-basses-pentes-de-letna/

 Before I went to work on the site – at the time very muddy – several studies had already established a link between the behaviour of salt marshes and eruptive activity on Mt Etna. Observations showed that when the Salinelle di Paternò increased their bubbling, activity at Mt Etna usually intensified a few weeks or months later, with eruptions, explosions and paroxysms.

This relationship between the salinelle and the volcano has been observed again recently, as confirmed by a geochemist at the INGV of Catania, a specialist in the geochemical study of fluids, in particular at the Paterno site. The scientist explains that the correlation between the Salinelle di Paternò and Mt Etna is indirect. He explains that “the most active crater of the Salinelle entered a very dynamic phase in November 2020. It shows a bubbling resulting mainly from carbon dioxide coming from the deep magma reservoir located almost at the level of the Earth’s mantle. Currently the water, very salty, has a surface temperature of around 40 degrees Celsius. It even reached 50°C in the past. It is estimated that the water table that feeds the Paterno site is about one kilometre deep, with a temperature of around 120 degrees Celsius”. This water has a real geothermal potential which could be exploited for energy production. There has been talk for decades about the use of this unique site in the world, but in recent years it has been abandoned and invaded by waste of all kinds. The Salinelle di Paternò have finally been cleaned and are now protected. There is a plan to intensify scientific monitoring by INGV and, once rehabilitated, the site could be open to the public in 2022.

Source: Focus Sicilia.

Photos : C. Grandpey

Geldingadalur (Islande) : une éruption sous contrôle… // A well controlled eruption…

Les contrôles sur le site de l’éruption dans la Geldingadalur ont été renforcés ces derniers jours. Le site sera ouvert de 6h00 à 18h00 pendant le week-end de Pâques, à condition que les conditions météorologiques le permettent. La police a décidé que les visiteurs devraient avoir quitté le site avant 22h00 chaque soir.

Il y avait tellement de monde le 30 mars que l’accès a été fermé vers 18h00. Plusieurs photos publiées sur les réseaux sociaux montrent de très longues files de véhicules sur la Grindavíkurvegur qui attendaient de pouvoir atteindre le site de l’éruption. La police rappelle qu’il est interdit de s’arrêter et de garer son véhicule sur ou à proximité de la Grindavíkurvegur. Si de telles files de véhicules réapparaissent, la police fermera les accès à l’intersection de Reykjanesbraut et Grindavíkurvegur, ainsi qu’à l’intersection de Suðurstrandarvegur et Krýsuvíkurvegur. Il y aura également une fermeture d’accès sur la Krýsuvíkurvegur.

Les visiteurs sont fortement invités à respecter la règlementation COVID. Il leur est en particulier rappelé qu’ils doivent porter un masque si la distanciation de deux mètres ne peut pas être respectée. Le chef du service islandais d’épidémiologie demande aux gens d’attendre pour visiter le site de l’éruption tant que l’épidémie en Islande n’est pas maîtrisée.

Le site web Iceland Monitor a publié une liste de recommandations destinées aux personnes désireuses de se rendre sur le site de l’éruption.. Voici des extraits de la liste:

– Il est interdit aux personnes en quarantaine de visiter la zone.

– Tout le monde doit quitter le site de l’éruption avant 22 heures (voir ci-dessus).

– Les visiteurs doivent consulter les prévisions météorologiques lors de la planification de leur excursion.

– Les téléphones portables doivent être complètement chargés.

– Les gens doivent apporter un sac à dos avec une collation et de l’eau.

– Comme le sentier est parfois pentu et recouvert de glace, il est conseillé d’apporter des crampons et les bâtons de randonnée sont très utiles.

– Une lampe frontale est un must si vous visitez la région la nuit ou avant le lever du soleil.

– Les visiteurs doivent apporter un sac pour les détritus. Ils doivent respecter la nature et se rappeler que la conduite hors route est illégale.

– Des chaussures de randonnée confortables et des vêtements chauds et imperméables sont recommandés

– Il est judicieux d’apporter des pansements contre les ampoules.

– Si les gens visitent la zone la nuit, il est conseillé d’apporter un gilet réfléchissant pour être plus visible des conducteurs au moment de rejoindre son véhicule.

– Il est rappelé aux visiteurs que le parcours depuis la route dure une à deux heures dans chaque sens.

Bon voyage, à condition que vous trouviez un avion pour vous rendre en Islande, que vous ayez été vacciné, ou que vous acceptiez de vous soumettre à la quarantaine de 5 ou 6 jours entre les deux tests PCR,…. et que vous aimiez les foules !

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Access to the eruption site at Geldingadalur has been reinforced in the past days. It will be open from 6:00 in the morning to 18:00 in the evening over the Easter weekend, provided weather conditions remain good. The police has decided that responders should begin evacuating the eruption site at 22:00 each evening.

There were so many visitors on March 30th that access was closed around 18:00. Several photos posted on the social media show very long queues of vehicles on Grindavíkurvegur waiting to reach the eruption site. An announcement from the police states that it is forbidden to stop and park vehicles on or by Grindavíkurvegur. If such problems reappear, the police will set up closing posts at the intersection of Reykjanesbraut and Grindavíkurvegur, the intersection of Suðurstrandarvegur and Krýsuvíkurvegur. There will also be a closing post on Krýsuvíkurvegur.

Visitors are stromgly asked to respect the COVID rules. The police reminds people that there is a regulation on the restriction of meetings due to COVID-19. Visitors to the eruption site are also reminded that if it is not possible to stay two metres apart at the site, masks should be worn. Iceland’s chief epidemiologist has encouraged people to wait to visit the eruption site while the epidemic in Iceland is being brought under control.

The Iceland Monitor website published a list of what visitors should do and should not do at the eruption site, the precautions they should take and the items they should bring along with them. Here are excerpts from the list:

People in quarantine are prohibited from visiting the area.

Everyone must leave the eruption site by 10 pm (see above).

Visitors should check the weather forecast when planning their trip.

Cellphones should be fully charged.

People should bring a backpack with a snack and water. Hot chocolate is good, too.

As the trail is steep at times and can be very icy, it is advisable to bring crampons along and trekking poles are very helpful.

A headlamp is a must if you visit the area at night or before sunrise.

They should also bring a bag for trash. They should respect nature, and remember that off-road driving is illegal.

Comfortable hiking boots and warm, water-proof clothing are recommended

It is smart to bring band-aids that provide cushioning against blisters, in case shoes hurt.

If people visit the area at night, it is advisable to bring along a thin reflective vest to be more visible to drivers on the road where there is an endless line of cars driving by.

Visitors are reminded that the hike from the road takes one to two hours each way.

Have a nice trip, provided you find a plane to go to Iceland, you have been vaccinated, or you submit to the 4 or 5-day quarantine between the two PCR tests, ….and you like the crowds!

Capture image webcam le 2 avril 2021