Bienvenue sur Io, la lune de Jupiter ! // Welcome to Io, Jupiter’s moon !

J’ai écrit plusieurs notes à propos de Io, l’une des lunes de Jupiter, bien connue pour son intense activité volcanique. Le site space.com invite ses lecteurs à la visiter.
Avec un rayon moyen de 1 821 km, Io est légèrement plus grande que la Lune. Elle présente une forme légèrement elliptique, avec son axe le plus long dirigé vers Jupiter. Parmi les satellites de Jupiter, Io occupe la troisième place tant en masse qu’en volume, derrière Ganymède et Callisto mais devant Europe.
La surface de Io est parsemée de centaines de volcans. Certains émettent des panaches riches en soufre, de plusieurs centaines de kilomètres de hauteur. La surface de la lune évolue et se modifie à une vitesse incroyable. Des fissures laissent échapper de la lave qui remplit les cratères d’impact et inonde de nouvelles étendues sous de la roche liquide. Bien que la composition exacte de Io soit inconnue, il s’agit probablement de soufre fondu et de dioxyde de soufre. La température de surface de la lune est en moyenne d’environ – 130°C. Les volcans, quant à eux, peuvent atteindre 1 649°C.
L’activité volcanique de Io a été découverte pour la première fois par les missions Voyager de la NASA en 1979. La plupart des informations figurant dans l’article de space.com ont été fournies par l’agence américaine.
Comme Io décrit une orbite elliptique autour de Jupiter, la force exercée par la gravité de Jupiter sur la lune varie en fonction de sa proximité avec la planète. Cette fluctuation gravitationnelle crée une poussée et une traction perpétuelles sur l’intérieur de Io dans différentes directions, ce qui fait gonfler sa surface d’une centaine de mètres. Ce mouvement entraîne une compression des roches de Io les unes contre les autres, ce qui génère de grandes quantités de chaleur.
Si Io était la seule lune de Jupiter, son orbite ressemblerait probablement à un cercle, mais les forces exercées par Europe et Ganymède, les lunes voisines de Io, empêchent une telle situation de se produire. Io ne peut pas échapper au jeu perpétuel de tiraillement gravitationnel permanent, ni à l’échauffement planétaire qui s’ensuit.
Io met 1,77 jours terrestres pour orbiter autour de Jupiter et, verrouillée par les forces de marée, montre toujours la même face à Jupiter.
La surface de Io est principalement composée de soufre et de dioxyde de soufre. L’atmosphère de dioxyde de soufre de Io est extrêmement ténue et représente environ un milliardième de la pression de surface de l’atmosphère terrestre.
L’orbite de Io traverse les puissantes lignes de force magnétiques de Jupiter, de sorte que la lune devient un puissant générateur électrique. Selon la NASA, ce courant dissipe une puissance de plus de 1 térawatt avec un potentiel de 400 000 volts, créant à son tour 3 millions d’ampères de courant électrique. Ce courant revient ensuite le long des lignes de champ magnétique de Jupiter et provoque des orages dans la haute atmosphère de la planète.
Pendant la rotation de Jupiter, les forces magnétiques retirent environ une tonne de matériau à Io chaque seconde. Ce matériau devient ionisé et forme un nuage de rayonnement toroïdal appelé tore de plasma. Certains des ions sont attirés dans la haute atmosphère de Jupiter et créent des aurores (voir mon article du 9 mai 2015 à ce sujet). Un exemple de cette activité a été repéré par le télescope spatial Hubble qui a révélé le rôle joué par Io et Ganymède dans les aurores de Jupiter.
Io a également une atmosphère au comportement variable. L’enveloppe de dioxyde de soufre du gaz se fige lorsque la lune passe dans l’ombre de Jupiter. Le dioxyde de soufre se retransforme en gaz lorsque Io revient à la lumière du soleil.

Io a été la première des lunes de Jupiter à être découverte par l’astronome italien Galileo Galilei le 8 janvier 1610. C’était la première fois qu’une lune était observée en orbite autour d’une planète autre que la Terre. La découverte de Galilée a permis de comprendre que les planètes tournent autour du soleil, et non que le système solaire tourne autour de la Terre.
Bien qu’aucune mission dédiée n’ait été envoyée sur Io, plusieurs engins spatiaux ont survolé Jupiter et observé ses lunes : les sondes Pioneer 10 de la NASA en 1973, Pioneer 11 en 1974, Voyager 1 et Voyager 2 en 1979. Entre 1995 et 2002, l’engin spatial Galileo de la NASA a effectué plusieurs survols de Io. ils ont fourni aux scientifiques les vues les plus proches à ce jour de la lune de Jupiter.
Bien qu’il n’y ait pas de mission spécifiquement prévue pour observer Io, d’autres missions passent actuellement à proximité de la lune ou le feront dans les années à venir. La mission JUICE de l’Agence spatiale européenne, dont le lancement est prévu en 2023, se concentrera sur Europe, Ganymède et Callisto. En 2024, les projets de mission Europa Clipper de la NASA s’attarderont sur l’habitabilité d’ Europe.
Vous trouverez plus de détails sur le site space.com.
Source : space.com.

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I have written several posts about Io, one of Jupiter’s moons. It is the most volcanically active body in the solar system. The website space.com invites its readers to an exhaustive visit of the celestial body.

With a mean radius of 1,821 km, Io is slightly larger than Earth’s moon. It has a slightly elliptical shape, with its longest axis directed toward Jupiter. Among the Galilean satellites, Io ranks third, behind Ganymede and Callisto but ahead of Europa, in both mass and volume.

Io’s surface is peppered with hundreds of volcanoes, some spewing sulfurous plumes hundreds of kilometers high. This surface is changing at an incredible rate. Volcanic fissures ooze lava that fills impact craters and creates new floodplains of liquid rock. While Io’s exact composition is unknown, it is likely molten sulfur and sulfur dioxide..Io’s surface temperature averages about minus 130°C. Io’s volcanoes can reach 1,649°C degrees C.

Io’s volcanic activity was first discovered by NASA’s Voyager missions in 1979. The American agency has provided most of the information of this article.

As Io orbits Jupiter in an elliptical fashion, the strength of Jupiter’s gravity on Io varies depending on how close the moon is to the planet. This gravitation fluctuation creates a perpetual push and pull on the moon’s interior in different directions, which causes Io’s surface to bulge by as much 100 meters. This movement causes Io’s rocks to grind past each other, generating vast quantities of heat.

If Io were Jupiter’s only moon, its orbit would probably look like a circle, but the ongoing, constant outward tug from Io’s outer neighbours Europa and Ganymede ensure that does not happen. Io cannot escape this perpetual game of gravitational tug-of-war and subsequent planetary heating.

Io takes 1.77 Earth-days to orbit Jupiter. Io is tidally locked, so the same side always faces Jupiter.

Io’s surface is primarily composed of sulfur and sulfur dioxide. Io’s sulfur dioxide atmosphere is extremely thin, about one billionth the surface pressure of Earth’s atmosphere.

Io’s orbit cuts across Jupiter’s powerful magnetic lines of force, turning Io into an electric generator. According to NASA, Io can develop 400,000 volts across itself, in turn creating 3 million amperes of electrical current. This then makes its way back along Jupiter’s magnetic field lines and causes lighting storms in Jupiter’s upper atmosphere.

As Jupiter rotates, the magnetic forces strip away about a ton of Io’s material every second. The material becomes ionized and forms a doughnut-shaped cloud of radiation called a plasma torus. Some of the ions are pulled into Jupiter’s upper atmosphere and create auroras (see my post of May 9th, 2015 about this topic). An example of this activity was spotted by the Hubble Space Telescope, which revealed the influences of Io and Ganymede, in Jupiter’s auroras.

Io also has a collapsible atmosphere. The sulfur dioxide envelope of gas freezes up while Io is in the shadow of Jupiter every day. When Io comes back into the sunlight, the freezing sulfur dioxide converts to gas once more.

Io was the first of Jupiter’s moons discovered by Italian astronomer Galileo Galilei on January 8th, 1610. This discovery, along with the discovery of three other Jovian moons, was the first time a moon was ever found orbiting a planet other than Earth. Galileo’s discovery eventually led to the understanding that planets orbit the sun, instead of our solar system revolving around Earth.

While no dedicated mission has been sent to Io, several spacecraft have flown by Jupiter and observed its moons : NASA’s Pioneer 10 in 1973, Pioneer 11 in 1974, Voyager 1 and Voyager 2 probes in 1979. Between 1995 and 2002, NASA’s Galileo spacecraft made multiple flybys of Io and provided scientists with the closest views to date of the volcanic moon.

While there is no mission specifically planned to look at Io, other missions are now in the vicinity of the moon or will be in future years. The European Space Agency’s JUICE mission, set to launch in 2023, will focus on Europa, Ganymede and Callisto. In 2024, NASA’s Europa Clipper mission plans investigate the habitability of another Galilean moon, Europa.

You will find more details on the space.com website

Source : space.com.

Eruption à la surface de Io

Aurore sur Jupiter (Source; NASA)

Planète Volcan : une bonne émission de vulgarisation

La chaîne de télévision France 5 avait programmé le 17 mars 2022 une émission consacrée aux volcans. Rien de très nouveau par rapport aux émissions précédentes sur ce sujet. Les explications fournies par les intervenants sont intéressantes (mes amitiés à Jacques-Marie Bardintzeff) et le risque volcanique est présent tout au long de ce documentaire, illustré par de belles aminations et simulations. Le problème, c’est que ces dernières font partie d’une science exacte alors que le comportement des volcans est le plus souvent imprévisible, mais leur intérêt pédagogique ne saurait être négligé.

On se rend compte que les drones font de plus en plus souvent partie de la panoplie d’instruments utilisés par les volcanologues. Il faut toutefois remarquer que des mesures ponctuelles comme celles effectuées par de jeunes scientifiques sur le Villarrica (Chili) n’apportent rien ou pas grand-chose en matière de prévision volcanique. Il faudrait effectuer de telles mesures de gaz fréquemment, voire en continu, et sur le long terme. C’est d’ailleurs pour cela que Haroun Tazieff disait que les guides de l’Etna, présents en permanence sur le terrain, étaient les meilleurs volcanologues.

S’agissant de l’Amérique Centrale, il est dommage que le documentaire ait beaucoup insisté sur le Santiaguito (Guatemala) et ne se soit pas attardé sur le Fuego dont l’éruption de 2028 a été particulièrement meurtrière avec plusieurs centaines de victimes. L’événement a montré les lacunes de la prévision éruptive et la situation est même devenue conflictuelle entre l’INSIVUMEH – qui contrôle l’activité volcanique – et la CONRED – qui gère les catastrophes, les deux organismes se rejetant mutuellement la responsabilité de la catastrophe.

S’agissant du Taal (Philippines), on se rend compte de la nécessité de mettre en place le principe de précaution. Il valait mieux mettre la population en sécurité, même si les coulées pyroclastiques tant redoutées ne se sont pas produites. Ce fut la même situation sur l’Agung (Bali / Indonésie) en 2017: évacuations de plusieurs milliers de personnes par crainte d’une violente éruption qui, au final, n’a pas eu lieu.

Le dernier chapitre de l’émission consacré aux super volcans montre bien la menace qui pèse sur la Campanie avec les Champs Phlégréens et, à plus grande échelle, sur tout un continent avec le volcan de Yellowstone.

A côté de cela, je pense que la déclaration de la voix off à propos de l’Antarctique demande des explications: « multiplication des éruptions à cause du réchauffement climatique »!! Allusion au rebond isostatique? Une telle affirmation me semble déplacée dans cette émission. A ce jour, aucune relation n’a été établie entre le réchauffement climatique et une possible accélération du phénomène éruptif.

Vous pourrez revoir l’émission en cliquant sur ce lien :

https://www.france.tv/france-5/science-grand-format/1987567-planete-volcan.html

Le super volcan de Yellowstone (Photo : C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’activité du Bezymianny (Kamtchatka) s’est intensifiée le 14 mars 2022, avec une nouvelle émission de lave visqueuse au niveau du dôme. Cette activité s’est accompagnée de petites coulées pyroclastiques et de panaches de cendres s’élevant jusqu’à 4,5 km d’altitude. L’éruption se poursuivait dans la matinée du 15 mars et s’est intensifiée le 16 de ce même mois, avec des panaches de cendre jusqu’à plus de 11 km d’altitude. Ils sont susceptibles d’affecter les vols internationaux ainsi que les aéronefs volant à basse altitude. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange.

Source: KVERT.

L’éruption du Bezymianny le 15 mars 2022 vue depuis l’espace (Source: Copernicus / Sentinel-2)

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L’éruption du Kilauea (Hawaii) vient d’entrer dans un temps faible avec une tendance déflationniste du sommet. En conséquence, aucune lave active n’est visible en ce moment dans le cratère de l’Halema’uma’u. En attendant sa probable réapparition d’ici quelques jours…

Source: HVO.

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L’éruption du Fuego (Guatemala) continue avec une dizaine d’explosions chaque jour, accompagnées de la projection de matériaux incandescents. Les panaches de cendres montent à plus un kilomètre au-dessus du sommet. On observe toujours des coulées pyroclastiques qui impactent les cultures et la végétation. Des retombées de cendres et des ondes de choc continuent d’affecter les localités proches du volcan.

Source: INSIVUMEH.

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La lente émission de lave se poursuit sur le Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska) avec une très faible sismicité. Des températures de surface élevées sont identifiées de temps en temps sur les images satellites. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Watch (Vigilance).
Source : AVO.

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L’éruption du Pavlof (Alaska) continue au niveau d’une bouche située sur le flanc supérieur E, avec de petites explosions. Une image satellite montre des températures de surface très élevées près de la bouche active, mais la couverture nuageuse a parfois entravé les observations. Le 14 mars 2022, des images satellites ont montré une petite émission de lave au niveau de la bouche active. Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch (Vigilance) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange.
Source : AVO.

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L’éruption du volcan Ibu (Indonésie) se poursuit avec des panaches de cendres s’élevant de 200 à 1 000 m au-dessus du sommet. Des avalanches parcourent 100 à 400 m sur les pentes N et NO du volcan. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester à au moins 2 km du cratère actif.
Source : CVGHM.

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Toujours en Indonésie, l’éruption du Lewotolok continue. Des panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. L’incandescence du cratère, des coulées de lave et des grondements sont également signalés. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé au public de rester à 3 km du cratère sommital et à 4 km du cratère sur le flanc SE.
Source : CVGHM.

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Le dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) s’est effondré les 9 et 10 mars 2022, envoyant des coulées pyroclastiques jusqu’à 5 km au SE dans la ravine de la rivière Gendol. Des panaches de cendres se sont élevés à au moins 3 km au-dessus du sommet, avec retombées signalées dans plusieurs villages sous le vent. Le volume total de l’effondrement est estimé à 646 000 mètres cubes, ce qui porte le volume du dôme restant à environ 2 582 000 mètres cubes.
L’extrusion du dôme de lave SO continue; le volume du dôme est estimé à 1,58 million de mètres cubes, sans changement par rapport aux semaines précédentes.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 3-5 km du sommet, selon les endroits.
Source : BPPTKG.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Activity at Bezymianny (Kamchatka) increased on March 14th, 2022, with new viscous lava flowing out of the dome. This activity was accompanied by small pyroclastic flows and ash plumes rising up to 4.5 km a.s.l. The eruption was continuing in the morning of March 15th and intensified on March 16th with ash plumes rising up to 11.6 km. The ash could affect international and low-flying aircraft,. The aviation color code is kept at Orange.

Source: KVERT.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) is currently very low with a deflationary trend at the summit of the volcano. As a result, no active lava is currently visible in Halema’uma’u crater. However, it will probably reappear in a few days…
Source: HVO.

 

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The eruption of Fuego (Guatemala) continues with a dozen explosions each day, accompanied by the projection of incandescent materials. Ash plumes rise over one kilometer above the summit. There are still pyroclastic flows that impact crops and vegetation. Ashfall and shock waves continue to affect municipalities near the volcano.
Source: INSIVUMEH.

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Slow lava effusion continues at Great Sitkin (Aleutians / Alaska) with very low seismicity. Elevated surface temperatures are periodically identified in satellite images. The aviation color code and the volcano alert level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: AVO.

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The eruption at a vent located on Pavlof’s upper E flank (Alaska) continues, with small explosions. A satellite image showed highly elevated surface temperatures near the vent, but cloud cover sometimes prevented observations. On March 14th, 2022, satellite images showed minor lava effusion at the vent. The volcano alert level remains at Watch and the aviation color code is kept at Orange.

Source: AVO.

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The eruption at Ibu (Indonesia) continues with ash plumes rising 200-1,000 m above the summit. Avalanches travel 100-400 m down the N and NWslopes of the volcano. The Alert Level remains at a 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 2 km away from the active crater.

Source: CVGHM.

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Still in Indonesia, the eruption at Lewotolok continues. Ash plumes rise as high as 1 km above the summit. Crater incandescence, lava effusion and rumbling sounds are also reported. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 3 km away from the summit crater and 4 km away from the crater on the SE flank.

Source: CVGHM.

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The lava dome at the summit of Mt Merapi (Indonedia) collapsed on March 9th and 10th, 2022, sending pyroclastic flows as far as 5 km SE down the Gendol drainage. Ash plumes rose at least 3 km above the summit, with ashfall reported in several villages downwind. The total volume that collapsed was an estimated 646,000 cubic meters, making the volume of the remaining dome material about 2,582,000 cubic meters.
Extrusion at the SW lava dome continues; the volume of the dome is estimated at 1.58 million cubic meters, similar to the previous few weeks.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-5 km away from the summit.

Source: BPPTKG.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Fire & Iceland

Le 19 mars 2022, tout juste un an après le début de l’éruption de Fagradalsfjall, aura lieu à Reykjavik la première projection publique d’un documentaire intitulé Fire & Iceland. Le film, réalisé par Art As Air Project, a été réalisé au cours de l’éruption, qui s’est terminée le 18 septembre 2021. Il est produit et réalisé par April Anderson.
Selon le communiqué de presse qui accompagne la sortie du documentaire, les cinéastes interrogent des personnes de différents horizons en Islande. Ainsi, les membres des équipes de secours expliquent qu’elle ont du gérer des fractures et autres problèmes cardiaques chez des touristes qui avaient sous-estimé leurs capacités avant d’emprunter le sentier escarpé conduisant au volcan.
Une pilote d’hélicoptère, qui a effectué des allers-retours sur le site plusieurs fois par jour avec des touristes qui assistaient pour la première fois à une éruption volcanique, raconte son expérience.
Ensuite, il y a des témoignages d’artistes – un auteur-compositeur parmi eux – qui expliquentent comment l’éruption les a inspirés.
L’entrée à la projection est gratuite, mais les places sont limitées,
Le documentaire est déjà disponible sur Amazon Prime au Royaume-Uni et aux États-Unis.
Vous pouvez regarder la bande-annonce ci-dessous :

https://youtu.be/iM-oH0DUADI

Source: Iceland Review.

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On March 19th, 2022 in Reykjavik, a year after the start of the Fagradalsfjall eruption, the premier of a documentary film entitled Fire & Iceland will take place in the Icelandic capital. The documentary, made by the Art As Air Project, was filmed over the course of the eruption, which ended on September 18th, 2021. The documentary was produced and directed by April Anderson.

According to press release, the film makers interview people from several different walks of life in Iceland. Members of rescue teams talk about dealing with the daily broken bones and heart attacks that were always a possibility with tourists who underestimated their capabilities on the difficult trail to the volcano.

A helicopter pilot, who flew back and forth to the site several times every day with tourists who were seeing a volcanic eruption for the first time in their lives, describes her experience.

Then there are artists – a songwriter among them – who detail how the eruption inspires them.

Admission is free to the event, but seating is limited,

The documentary is already available on Amazon Prime in the UK and the US.

You can watch the trailer below:

Source: Iceland Review.